30/01/2000 – LDDH: Les prisonniers politiques sont toujours sous haute surveillance : même les familles ne peuvent plus leur rendre visite. Vengeance après le reportage de France 2 ?

Le Président : Noël Abdi Jean-Paul
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Djibouti, le 29 janvier 2000

COMMUNIQUE DE PRESSE
N5/LDDH/00 du 29 janvier 2000

Dans un reportage diffusé vers la mi-janvier sur la chaîne française Antenne 2, et réalisé en partie à l’intérieur du pénitencier de Gabode, on a pu suivre l’Interview télévisé de deux détenus politiques, aujourd’hui libérés après avoir purgé leurs peines de détention pour délits d’opinion et de presse. Cette incursion dans le temple de la répression du régime, la sinistre prison de Gabode où gisent plus de 60 personnes politiques, a plus que révolté une hiérarchie judiciaire qui cherchait visiblement le bon prétexte pour apporter son soutien au ” premier magistrat de Djibouti, en l’occurrence le chef d’Etat “.

Pour cette ” forfaiture de plus “, le régime semble quant à lui à faire payer les détenus politiques auxquels toutes visites, même muni d’une autorisation du Parquet est interdite. De plus, ils sont depuis plusieurs jours interdits de promenade et cloîtrés dans leurs cellules. Leurs familles qui n’ont plus le droit de visite sont parfois inquiétées et même arrêtées sans mandat légal comme oe fut le cas de Mme FATOUMA DABALE.Pour la LDDH cette manière de procédé en se retournant contre les prisonniers politiques relève d’une stratégie de chantage inadmissible contre laquelle, elle s’élève vigoureusement

C’est dans cette même logique que trois responsables du FRUD détenus depuis plus de 2 ans à Gabode : Med KADAMI, ALI Med MAKI et KAMIL Med KAMIL se sont vu délivrer une nouvelle inculpation dans une Affaire qui s’est déroulée alors qu’ils étaient déjà détenus. La LDDH est très inquiète pour la santé de certains d’entre eux malades, ou âgés et demande au Ministre do la Justice et des Droits de l’Homme de leurs accorder une attention particulière.

N.B. jusqu’aujourd’hui 29/01/00
Les prisonniers politiques sont sous haute surveillance.

Ligue Djiboutienne des Droits Humains
(L.D.D.H.)
Le Président