29/03/99 (LIB 001) GREVE DE LA FAIM ILLIMITEE

Tous
les prisonniers politiques, détenus dans la Prison de Gabode, ont entamé
une grève de la faim illimitée le 29 mars 1999.

Ils
dénoncent :

  • leur
    incarcération illégale, sans jugement ni instruction véritable,
  • les
    conditions effroyables de leur détention ni hygiène,
  • le
    refus de soins aux malades et aux blessés et le décès

    d’Abdi Houffaneh Liban le 12 mars 99

Ils
lancent un appel à la communauté internationale pour obtenir
:

  • leur libération
    immédiate
  • recevoir la visite
    de médecins et de soignants,
  • imposer un contrôle
    de la prison par les organisations internationales

 

ILS
SONT LARGEMENT SOUTENUS
A PARIS / BAGNOLET (9 personnes)
ET A BRUXELLES (15 personnes)

par
de nombreux djiboutiens, dont Aicha Daballeh,
qui poursuivent une gréve de la faim

AU
TOTAL PLUS DE SOIXANTE PERSONNES
COMMUNIQUE

ME AREF
MOHAMED AREF ET LES AUTRES PRSIONNIERS POLITIQUES ONT ENTAMÉ UNE GRÈVE DE
LA FAIM A DJIBOUTI

Le 31 mars
1999 Me AREF, condamné et détenu illégalement par les autorités de Djibouti
a entamé, avec tous les autres prisonniers politiques, le 29 mars dernier
une grève de la faim pour protester contre les conditions de détention auxquelles
ils sont soumis, sans pouvoir recevoir les moindres soins médicaux. Me AREF,
souffrant de graves maux de rein, n’a jamais pu obtenir d’être visité par
un médecin pour recevoir un traitement adapté.

Deux
prisonniers sont morts en 1998 et en mars 1999 à la suite des mauvais traitements
qu’ils subissent. Par solidarité, plusieurs ressortissants djiboutiens, à
Paris et Bruxelles, ont également décidé de faire grève de la faim illimitée.

Le gouvernement de Djibouti
refuse toutes missions d’observations et de bons offices et a rejeté la demande
de visa déposée par la Commission Internationale des Juristes de Genève.

La campagne électorale
pour le scrutin présidentiel du 9 avril prochain a encore plus exacerbé les
positions du régime tyrannique du Président Gouled et du candidat ” officiel
” Ismaël Omar Guelleh.

L’ASSOCIATION FRANÇAISE
DES AMIS DES DÉMOCRATES DE DJIBOUTI demande la libération de Me AREF et de
tous les prisonniers politiques de Djibouti. Elle dénonce solennellement une
fois de plus les atteintes aux principes fondamentaux qui doivent régir une
telle consultation électorale et s’insurge contre les violations commises
par le gouvernement pour détourner, par tous les moyens, les voix de électeurs.

L’A.F.A.D.D. exige instamment
que soient restaurées les valeurs républicaines et démocratiques défendues
par la majorité du peuple de Djibouti pour que des élections libres et transparentes
soient organisées.

LE
PRESIDENT,
Roger-Vincent Calatayud