07/09/02 Un échec grave pour IOG et des conséquences lourdes ? D’apres des informations en provenance du GED, l’opposant d’Addis Abeba est arrivé à Bruxelles hier vendredi soir. Des déclarations devraient suivre

Nous avons appris, par des sources proches du GED (Gouvernement en Exil), que l’opposant d’Addis Abeba est l’ancien Commandant IFTIN. Il est arrivé hier à 23 heures à Bruxelles en provenance d’Addis Abeba, via Francfort et il a été accueilli par plusieurs délégations de l’opposition djiboutienne active et désormais unie : GED, FRUD, FDP, etc…ainsi que des journalistes ..

Cette personne avait échappé à Addis Abeba aux mercenaires de Guelleh qui avaient tenté de l’assassiner à plusieurs reprises et tout nous porte à croire que les publications de l’Observatoire avaient contribué à ralentir leur efficacité : on se souviendra d’ailleurs, de la vitesse avec laquelle le tueur Zakaria était rentré à Djibouti, après un échec retentissant à Addis Abeba ….

D’après ce que nous savons le Cdt IFTIN pourrait faire des déclarations importantes, car il a été témoin dans de nombreuses affaires d’Etat dans lesquelles GUELLEH pourrait être impliqué pénalement et en particulier. On murmure même, qu’il pourrait revenir sur le témoignage qu’il avait fait aux juges français et qui aurait contribué à écarter la possibilité d’une implication directe du Chef de l’Etat. Rien n’est confirmé pour l’instant, mais cette affaire pourrait aussi avoir des liens avec des responsables français : tout est possible.

Le fait que la France (via ses consulats), en dépit de plusieurs courriers officiels, ait refusé de donner un visa à cette personne, tant à Djibouti qu’à Addis, pourrait ouvrir la porte à bien des suppositions de ce type …

Le commandant IFTIN a été, si nos informations sont bonnes, le chef de la garde présidentielle et le patron du témoin en Belgique M. Alhoumekani. Il est toujours possible qu’il ait pu commettre des actes condamnables à cette fonction, mais nous n’avons pas d’information précise à ce jour.

Cela dit, il se serait exilé très rapidement à Addis, après avoir été mis sur la touche par Guelleh, pour échapper aux tueurs lancés contre lui…

Réfugié à Addis Guelleh et bien accueilli, semble-t-il, par le Gouvernement éthiopien, il avait été contraint de continuer à se protéger. En effet Guelleh, avait usé an quelle que sorte ‘d’un soi-disant’ droit de poursuite, dont les origines remontent au moyen âge pour le faire poursuivre par ses hommes …. qui avaient certainement pour mission, soit de l’éliminer, soit de le ramener pieds et poings liés à Djibouti pour lui faire subir toutes les tortures habituelles et désormais, quasi institutionnalisées par Guelleh.

Mais les Ethiopiens veillaient aussi …!

Le GED annonce une communication importante pour demain ou après-demain. Nous l’attendons avec impatience, car elle pourrait marquer un tournant dans l’histoire de l’opposition et dans la pérennité du régime de Guelleh.

29/06/02 Lettre ouverte de l’ARDHD à Monsieur Jacques Chirac, Président de la République française, au sujet de la participation des FFDJ au défilé militaire du 27 juin.

Monsieur le
Président de la République,

En mai dernier
vous avez été élu par une majorité
écrasante de la population française, qui s’était
retrouvée, toutes opinions politiques confondues, autour
d’un thème majeur : le refus de l’extrême-droite
et des conséquences prévisibles : dictature, privations
des libertés, etc.

En donnant l’ordre aux forces françaises stationnées
à Djibouti (FFDJ) de participer, de façon importante
et visible (5ème RIAOM, 13ème DBLE, armée
de l’air, etc) au défilé militaire du 27 juin à
Djibouti, la France a marqué nettement ses préférences
sur le plan de la politique locale.

En effet,
ce jour là, les soldats français ont présenté
les armes à la Gloire du dictateur !

Tous les djiboutiens
de l’opposition et de nombreux français sont scandalisés
par cette démonstration de force qui :
– constitue une ingérence dans les affaires intérieures
du pays, en contradiction avec les termes des accords franco-djiboutiens,
– est considérée comme un renouvellement de confiance
au régime dictatorial.

Ce régime
est contesté et critiqué de toutes parts pour ses
actes répréhensibles qui sont commis, chaque jour,
sous les yeux de nos représentants diplomatiques et militaires
sur place : tortures, violations des droits de l’homme, répressions
sanglantes de manifestations, fraude électorale, corruption,
sans oublier une implication toujours possible, des plus hauts
responsables de l’Etat djiboutien, dans l’assassinat d’un juge
français.

Cette manifestation
de la France est perçue par l’opinion publique, comme un
soutien ‘fort’ à un régime qui asservit son peuple.
Il y a contradiction évidente avec le mandat qui vous a
été donné par le Peuple français en
mai dernier.

Nous vous
rappelons, qu’en 1999, lors de l’élection (entachée
d’une fraude électorale massive) de Monsieur Guelleh, une
patrouille aérienne française avait survolé
la maison de l’heureux élu en effectuant des battements
d’ailes …. Après une question à l’Assemblée
nationale, l’officier français responsable de l’ordre qui
avait été donné à l’époque,
avait été convoqué par sa hiérarchie
et il avait fait l’objet d’une sanction.

Allez-vous
faire de même aujourd’hui et demander que les responsables
de la participation militaire de la France à ce défilé
soient sanctionnés ? Ceci aurait le mérite de montrer
clairement que vos engagements personnels sont en faveur de la
liberté, de la justice et de la démocratie pour
toutes les populations et non aux côtés des dictateurs
sanguinaires.

A l’avance,
je vous remercie de la réponse que vous voudrez bien m’adresser
et je vous prie de croire, Monsieur le Président de la
République, à l’assurance de ma très haute
considération.


Jean-Loup SCHAAL
Président de l’ARDHD

26/06/02 L’ARDHD souhaite de bonnes fêtes à tous les Djiboutiens – L’Indépendance véritable est proche ; il ne reste plus qu’un pas à franchir !

L’équipe
de l’ARDHD tient à adresser ses voeux les plus
sincères à tous les Djiboutiens à
l’occasion de la fête nationale et du 25ème
anniversaire de l’indépendance relative.

25
ans, c’est l’occasion de faire un bilan objectif. Nous
savons tous que ce bilan est dramatique, parce que quelques
uns ont saboté l’indépendance acquise grâce
au courage de ceux qui s’étaient engagés
dans la lutte contre le colonialisme. Ces misérables
individus ont accaparé non seulement le pouvoir
mais aussi et surtout toutes les forces vives du pays.

Ils
sont directement responsables d’une situation de catastrophe
financière, humanitaire et sociale :