13/09/02 La Grande braderie du Patrimoine national des Djiboutiens continuent dans des conditions tout à fait opaques.

L’aéroport de Djibouti
vendu à une société de Dubaï

L’aéroport se résume
toujours et depuis 25 ans, à ce seul bâtiment. On mesure l’ampleur
du chemin parcouru ! Pendant que les autres capitales ne cessent, en permanence,
d’agrandir leurs installations pour répondre à la demande …

Mais il faut du trafic
pour cela, il faut des hommes d’affaire et des touristes. Les régimes
successifs de Gouled puis de Guelleh n’ont rien fait pour attirer ces deux
catégories…. bien au contraire.

L’aéroport de Djibouti,
à l’exemple de nombreuses villes d’Afrique, a toujours constitué
un lieu de rassemblement. Les mouvements d’avion n’y sont pas si nombreux
et chacun se pressent à l’arrivée, puis au départ de
l’avion de Paris, ou à l’arrivée de ceux d’Addis ou de Sanaa,
souvent porteurs de Khat …

Pour une raison qui nous
échappe, beaucoup de gens se retrouvent sans raison à la salle
d’attente. Impossible de distinguer les passagers des non passagers.

Dans les faits et au fil
des années, l’aéroport est devenu un immense marché à
ciel fermé où se côtoient les ‘charcharis’, les douaniers,
la police, la gendarmerie, et bien d’autres personnes sans étiquette
( il s’agit probablement des membres de la SDS, la police politique).

Il y a quelques mois,
IOG a vendu la concession à une société de Dubaï, dans
laquelle il détient certainement des intérêts indirects,
mais productifs. Les Djiboutiens ont donc été expropriés
bien malgré eux et Guelleh a certainement encaissé la plus grosse
part du gâteau. Pour remercier ses concitoyens, il n’a pas protesté
dès que les licenciements massifs ont été annoncés
et réalisés. Ça ne le concernait pas, puisqu’il s’agissait
de travailleur, membre du Peuple qu’il ne peut que mépriser.

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Le Port de Djibouti et son nouveau terminal
pour recevoir les containers.

Le Port de
Djibouti a toujours été stratégique. D’abord port de
relâche et de ravitaillement pour tous les navires qui ralliaient l’Europe
aux Indes et plus loin encore. Ensuite point de passage important pour le
commerce de l’Éthiopie qui n’a plus de débouché maritime
depuis la séparation de l’Erythrée et qui bénéficie
du train reliant Djibouti à Addis.

Le Port a
toujours constitué une source de revenu importante pour les dirigeants
et en particulier pour le Premier Ministre qui cumulait la fonction de Ministre
du Port. Chacun se souviendra de la Ferrari rouge de Barkat qu’il avait conduite
en Ville et qui lui aurait offerte par l’entreprise italienne chargée
d’installer les nouveaux portiques.

Guelleh a
estimé qu’il n’encaissait pas assez et il a vendu la concession de
cette pièce maîtresse de l’économie djiboutienne et régionale,
pan entier du patrimoine de la République à la même société
de Dubaï. Ne cherchez pas, il y a intérêt sous roche.

05/09/02 Radio-Trottoir. Pour IOG : qu’importent les couleuvres à avaler, pourvu qu’elles aient des lingots attachés au bout de leurs queues …

Si notre association devait
se prononcer, elle condamnerait sans équivoque la guerre qui pourrait
se préparer contre l’IRAQ au motif que des civils, des enfants et des
familles pourraient être les victimes de combats dont les motifs leur
sont totalement étrangers. Mais ce n’est pas son rôle, ni son
secteur géographique.

IOG héberge les
forces allemandes et américaines (et françaises, même
s’il a tendance à les négliger à certains moments ..(1)
)

Un jour, il fait
recevoir un général américain, en présence d’un
officier supérieur allemand, selon l’ADI :

« Le chef d’état-major
Général des Armées le Général de Division
Fathi Ahmed Houssein, a reçu ce matin l’Amiral Kalähne, Commandant
de la Task Force 150.

Ont pris part à
ces entretiens le Général de Brigade Zakaria Cheik Ibrahim et
le Capitaine de vaisseau Wolff officier de liaison de l’armée
allemande stationnée à Djibouti.

Les discussions entre
les deux responsables ont porté notamment sur les liens privilégiés
qui existent entre les deux armées ainsi que sur la situation dans
la région. »

Le lendemain, il
reçoit l’envoyé de Sadam Hussein …

« DJIBOUTI (ADI)-
4 septembre- Le chef de l’État M. Ismaïl Omar Guelleh a reçu
aujourd’hui en audience au palais présidentiel, le Ministre irakien
de la culture M. Hamed Youssouf Hammadi, porteur d’un message que le
dirigeant irakien Saddam Houssein a adressé au président de
la République de Djibouti.

Au cours de cette audience,
le chef de l’État djiboutien a réaffirmé la position
de son gouvernement quant à son rejet de toute attaque contre l’Iraq.

Le gouvernement djiboutien
a estimé en outre, que suite à l’acceptation de l’Iraq
du retour des inspecteurs de l’ONU, il incombait à la Communauté
Internationale de mettre en place un calendrier pour la levée de l’embargo
imposé au peuple irakien. »

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On peut s’interroger !
Certes, si IOG était connu pour sa sagesse et pour ses talents de diplomate,
on pourrait penser qu’il se met à la disposition des futurs belligérants
pour tenter de modérer les ardeurs de chacun des décideurs ennemis
… et contribuer à trouver une solution pacifique. Un Monsieur bons
offices en quelque sorte.

Mais ce n’est vraiment
pas le cas. La diplomatie djiboutienne, sous son autorité, semble à
la dérive, dirigée par les considérations personnelles
d’IOG, ses amitiés ou ses inimitiés. Citons par exemple : l’échec
du processus d’Arta qui n’a pas permis de restaurer la paix en Somalie, des
alliances mouvementées, suivies de périodes de bouderie (ou
inversement) avec l’Éthiopie, l’Erythrée, le Somaliland (il
ferme la frontière ensuite il signe des accords secrets ?), et souvent
la France, etc….

Beaucoup estiment qu’IOG
a choisi, comme c’est son habitude, de jouer sur tous les tableaux dans le
seul but, d’encaisser au final un maximum d’argent. Mais attention, cette
fois, le jeu devient très dangereux. Les américains ne sont
pas des enfants de choeur et contrairement aux Français, relativement
bienveillants et prêts à tout lui pardonner, ils ne feront aucun
cadeau gratuit.

On peut se demander les
raisons qui ont justifié leur débarquement américain
massif à Djibouti, débarquement auquel IOG n’aurait pas eu les
moyens s’opposer. (2) Les américains veulent-ils aussi pouvoir le surveiller
étroitement ? Pour quelles raisons : seraient-ce les liens d’IOG avec
des organisations proches de la nébuleuse Al Qayda ? ou ?

Bref, si les USA déclenchaient
la foudre contre l’IRAQ (ce que nous condamnons – voir plus haut), IOG aurait
un peu de mal à se situer entre les deux adversaires …. Il ne fait
nul doute que les USA exigeront qu’il se range sans ambiguïté
dans leur camps et il n’aura probablement pas le choix …. Comment réagira
alors la diplomatie iraquienne ?

 

(1) il faut noter que
l’on a probablement oublié d’inviter les officiers français.
Cela vient après le « manque » d’accueil qui avait été
réservé au Général KELCHE … ! Les français
sont-ils devenus masochistes ? Aiment-ils prendre des coups auxquels ils répondent
invariablement à coup … d’aides financières extraordinaires
et substantielles. Cela porterait même à sourire, si ces aides
n’étaient pas prélevées sur les revenus des Français
qui participent ainsi bien involontairement à la mise en esclavage
du Peuple djiboutien

(2) Selon des témoins,
un officier américain, aurait débarqué un jour dans le
bureau d’IOG en lui demandant simplement et sans préambule, s’il était
avec eux ou contre eux. Le pauvre IOG, un peu secoué par cette irruption
brutale, aurait été contraint de répondre positivement.
L’officier aurait alors continué calmement, en lui disant que le terrain
était déjà choisi, que 1.300 hommes étaient en
route et qu’il le priait de donner immédiatement les ordres pour que
leur installation ne pose pas de problèmes …. IOG ne s’en vante pas
!

Mais maintenant il
va pouvoir fixer le montant du loyer que les Américains vont devoir
payer pour leur base. Qu’importent les couleuvres à avaler, s’il y
a des lingots attachés au bout de leurs queues . Et ce serait bien
le cas.

03/09/2002 Rumeurs confuses à Djibouti autour d’une aggravation possible de l’état de santé de Guelleh ?

Que s’est-il passé ? Des rumeurs persistantes circulent depuis lundi soir (2/09/02) sur une aggravation possible de l’état de
santé de Guelleh. Plusieurs informateurs généralement bien informés affirmaient qu’il était malade depuis plusieurs mois au moins, mais nous nous refuserions à officialiser ce type de rumeurs, tant qu’elles ne sont pas étayées sur des faits précis.

Les rumeurs qui nous avaient été rapportées dans la journée n’ont pas été confirmées dans la soirée et en l’état des informations disponibles, nous ne pouvons que les démentir.

Et pourtant, cela pourrait-il laisser supposer qu’il se serait passé quelque chose d’anormal hier lundi ?

Les rumeurs se fondent principalement sur le fait qu’IOG ne serait pas allé rejoindre la délégation qui participe au sommet de Johannesbourg.

Certains allaient même jusqu’à affirmer qu’IOG aurait été évacué d’urgence vers un centre de soin en Italie … ce qui est probablement une fausse information.

Mais la question se pose
quand même de savoir pourquoi ces personnes ont évoqué l’Italie et non, celui traditionnel pour les
hauts dirigeants de Djibouti, du Val de Grâce, l’hôpital militaire ?
à Paris ?

Parmi les hypothèses,
si l’on ne peut pas complètement exclure l’existence d’un centre italien de
soin qui serait plus performant dans le traitement de la maladie hypothétique
que les services médicaux français équivalents, beaucoup penchent pour explication qui aurait pour
fondement le rafraîchissement très sensible des relations entre
la France et Djibouti. Le chantage de Guelleh après le 27 juin, affirmant
qu’il était prêt à envisager le départ de l’Armée
française (dans le seul but d’obtenir de l’argent supplémentaire)
et l’accueil (ou plutôt le manque d’accueil) que Guelleh a fait réserver
au Général Kelche lors de sa récente visite à
Djibouti auraient laissé des cicatrices diplomatiques profondes.

Ainsi la France pourrait
avoir changé de stratégie et ne plus nourrir à l’égard
de la politique de Guelleh, la sympathie exagérée qu’elle lui
avait accordée pendant des années. Il est vrai qu’au fil du
temps, les actes de barbarie, les atteintes aux Droits de l’homme, l’effondrement
économique et les détournements de fonds publics ne sont plus
ni tolérés ni acceptés par la communauté internationale
qui exige aujourd’hui une mise à plat des relations avec les pays coupables
de ces faits. Sur ces plans et sur d’autres, il devient quand même assez
difficile de défendre le régime de Guelleh.

En tout cas la situation
pourrait être relativement confuse et l’on ne peut pas exclure un coup de théâtre
dans les prochains jours. Il convient de rester extrêmement prudent sur
ce sujet et nous demandons aux Djiboutiens de nous faire parvenir des informations précises, lorsqu’ils en ont – Merci.

21/07/02 Dialogue (presque) imaginaire qui aurait pu avoir été entendu à Addis Abeba.

Dans
un bureau luxueux,
deux interlocuteurs
connus : Guelleh et
le Premier Ministre
éthiopien Meles
Zenawi.

IOG
: Je ne sais pas comment
te le dire, mais j’aimerais
te demander un service.

MZ
: j’imaginais bien.
Chacune de tes visites
impromptues est toujours
intéressée.
L’amitié tu
ne connais pas. Qu’est
ce que tu veux encore
?

IOG
(embarrassé)
: eh bien voilà,
c’est un peu compliqué.
J’aimerais bien récupérer
l’un de mes hommes
qui est chez toi.
Sa famille s’inquiète,
car il a abandonné
le domicile conjugal.
Enfin tu comprends,
ses proches aimeraient
bien le revoir. Ses
enfants pleurent le
père absent

MZ
: intéressant,
poursuis !

IOG
: c’est aussi un homme
que j’aime beaucoup
personnellement et
j’aimerais moi aussi
le retrouver pour
lui manifester mon
soutien.

MZ
: viens au fait !
De qui s’agit-il ?

IOG
: ça m’ennuie
de te donner son nom.
Disons que c’est un
ancien officier qui
s’est réfugié
chez toi. Il a eu
tort, car je ne lui
veux que du bien et
je tiens à
le protéger
moi-même. Il
n’y a aucune raison
que la charge de sa
protection soit aux
frais du Peuple éthiopien.
C’est à celui
de Djibouti d’assurer
la dépense.

MZ
: tu te fous de moi
? La protection que
tu veux lui accorder,
ce ne serait pas Gabode
par hasard, la Villa
Christophe ou le siège
de la SDS ? Lui réserverais-tu
le même sort
que celui que t’as
accordé à
ton vieil ami le Général
?

IOG
: Oui, mais celui-là,
ce sont les Français
qui me l’avaient rendu
lorsqu’il était
réfugié
dans leur base militaire
et sans me demander
un sou ! Bon tu as
compris. Alors parlons
d’argent. A combien
estimes-tu la liberté
de cet homme ?

MZ
: celui-là,
il est cher ! Tu y
tiens trop. Voyons
2 millions de Dollars
?

IOG
: tu es fou ! Ce n’est
pas sérieux.
Il est vieux mon bonhomme,
il est maigre et fatigué.
Il ne vaut pas ce
prix-là sur
le marché international.
Et en plus les bourses
ont beaucoup baissé.
On ne peut plus envisager
des transactions sur
les mêmes bases
qu’autrefois avec
Kadami, par exemple
ou les autres.

MZ
: tu sais que je ne
marchande jamais.
Tu le veux, tu payes
en liquide. Sinon
tu rentres chez toi.
Et je te signale que
tu as intérêt
à te dépêcher
de prendre ta décision,
car l’oiseau pourrait
s’envoler un jour
vers d’autres cieux
… plus cléments
que les tiens.

IOG
: il y a pas tant
d’urgence. Les Français,
à ma demande,
lui ont refusé
un visa pour l’Europe,
alors il peut encore
galèrer quelque
temps avant de pouvoir
s’échapper
de chez toi. 1 million
de Dollar et on conclue
l’affaire maintenant.

MZ
: Non, 2 millions
ou rien ! T’as les
moyens de payer, rien
qu’avec les bénéfices
de ton usine d’armement
en Afrique du Sud.
Tiens à ce
sujet, je te signale
que les pays arabes
s’inquiètent
de la présence
d’un agent du Mossad
avec toi. Moi je n’en
sais rien, mais je
te préviens
qu’ils sont fâchés.

Malheureusement
notre correspondant
a été
découvert à
cet instant et nous
n’avons pas reçu
le script de la fin
de la conversation.
Nous connaîtrons
certainement la suite
dans les prochains
jours. Meles Zenawi
cèdera-t-il
aux amicales pressions
de Guelleh ? (A suivre)

Avertissement
: toute ressemblance
avec une situation
actuelle ne serait
que pure coïncidence
et nous dégageons
toute responsabilité,
sur la véracité
ou non, de cet enregistrement.

20/07/02 Sur des forums Internet, des rumeurs circulent sur une attaque aériene de l’aviation djiboutienne au-dessus d’Hargeisa au Somaliland ??

L’information
circule sur plusieurs
forums Internet.

Il
faut prendre la prendre
avec la plus extrême
précaution,
car elle n’est pas
confirmée officiellement
actuellement. S’agit-il
d’une rumeur ou d’une
forme de désintoxication
?

Nous remercions tous
les témoins
qui pourraient nous
apporter des éléments
soit pour confirmer
l’information, soit
pour la démentir,
de prendre contact
avec nous.

05/07/02 Rumeurs autour de la régularisation de la situation administrative d’Aïnaché.

Selon certaines rumeurs,
Aïnache pourrait voir sa situation régulariser par les autorités
djiboutiennes. Il fut le premier dirigeant de la RTD, poste dont il a
démissionné pour des raisons de conscience.

Persécuté
ou tout au moins, en but à des mesures vexatoires diverses, il
fut pratiquement contraint à l’exil. Etabli dans l’Ouest de la
France, il s’est toujours intéressé aux mouvements djiboutiens
de l’opposition auxquels il a apporté sporadiquement son aide et
ses conseils, sans compter les contributions qu’il a confiées à
notre site "La voix au chapitre".

Mais il n’a jamais
cessé de réclamer le versement des traitements qui lui étaient
dus, puisqu’il fait toujours partie de la fonction publique. Il semble
qu’une solution "à la djiboutienne" ait été
trouvée pour régulariser cette situation, sans qu’aucune
des parties ne perde la face. Elle pourrait passer par une nomination
à un poste de conseiller pour la communication d’un Ministre.

Nous attendons, sous
quelques jours, de savoir si cette solution sera finalement retenue.

21/06/02 Démission probable du Président fantôche de la Somalie ?

Selon des rumeurs
persistantes, le Président de la Somalie, issu de la comédie
d’ARTA devrait donner sa démission dans les prochains jours.

Il n’avait jamais
réussi à imposer son autorité, même à
Mogadiscio et son départ semble inévitable.

17/04/02 Rumeur sur une dévaluation possible du FD par rapport au Dollar.

Nous avons
été informés d’une possible dévaluation
du FD face au Dollar. A cet instant, nous n’avons pu recevoir
aucune confirmation officielle.

Si cette information
se vérifiait, ce serait un nouvelle épreuve que
Guelleh ferait subir aux Djiboutiens. Ils devraient payer encore
plus cher les produits d’importation. Et on sait que Djibouti
importe presque tout, y compris les produits de première
nécessité et le Khat.

On peut comprendre
que le Gouvernement doit faire face à des difficultés
financières de plus en plus sérieuses mais elles
ne sont que la conséquence de l’augmentation des prélévements
(corruption) que s’attribuent Guelleh et ses proches soit sur
le trésor public directement soit indirectement sur les
marchés.

Guelleh a
raison d’y penser au moins six mois avant les élections
… car la mesure ne serait certainement pas très populaire
…et il faudrait au moins cette période pour faire avaler
la pilulle par les électeurs …

Les Djiboutiens
finiront-ils par découvrir, à cette occasion, l’ampleur
de l’abime économique vers lequel le dictateur les conduit
inéluctablement …