01/04/06 (B344-A) Selon une dépêche en Anglais, la Compagnie de transport Sud Africaine COMAZAR aurait remporté la concession de la ligne ferroviaire Djibouti-Addis (info lecteur) (Ethiopian Herald)

Ethiopia: South African Transport Operator Wins Bid to Administer Ethio-Djibouti Railway

The Ethiopian Herald (Addis Ababa)

ENA
Addis Ababa

Comazar, a South Africa-based railway operator, has won an international bid to administer the Ethio-Djibouti Railway Company, the Ministry of Transport and Communications said.

In its statement sent to ENA yesterday, the Ministry said Ethiopia and Djibouti reached an agreement to grant the administration of the Ethio-Djibouti Railway Company to the stated company with concession for the railway has failed to provide efficient services.

The Ministry said the joint council of the two countries led by Ethiopian Minister of Transport and Communications Juneidi Sado and the Djiboutian Minister of Equipment and Transport Esmael Ibrahim approved recently the winner of the bid after thorough discussions.

The statement said further negotiations would be held between Comazar and a committee of experts selected from the two East African countries.

Comazar, which is operating in more than 20 African countries currently, will be authorized to operate the 1,000-km Ethio-Djibouti Railway for the next 25 years.

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29/09/03 (B214) Le GED nous propose une hypothèse sur les responsabilités possibles dans l’attentat à la bombe du train qui a fait deux morts et neuf blessés le vendredi 26 septembre à Adiquala.

Article publié
sur le GED sous la signature d’Abdallah Deberkaleh.
Vice
président du Gouvernement en Exil de Djibouti


Le supposé ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation
M.Abdoulkader Doualeh Waïs nous ressort son “violon de la naïveté”
insultante en parlant de renforcement de la sécurité des passagers
alors qu’il sait qui est le “donneur d’ordres” de tels actes.


L’attentat à la bombe, perpétré vendredi 26 septembre
à 12 heures 30, dans le train qui relie Djibouti à l’Ethiopie
et qui s’est produit dans la localité d’Adiquala ( Hadhagala ) – faisant
deux morts et neuf blessés a quelque chose d’ignoble et d’insultant
pour les familles des victimes lorsque le “gogo de service” – entendez
par là l’ersatz de Ministre Abdoukader Doualeh Waïss – nous parle
ensuite d’amélioration des conditions de sécurité des
passagers.

Cet attentat a soulevé
un certain nombre de vives réactions avec l’émergence d’hypothèses
quant à ses motivations et comprendre à qui profite le crime.

1 – Quelles en sont
les motivations et à qui profite le crime ?.

Si l’on procède
par élimination des hypothèses on s’aperçoit que ni le
Gouvernement d’Ethiopie du PM Zenawi ni celui du Somaliland n’ont un quelconque
intérêt à ce que se produise de tels attentats sur leur
propre territoire.

2 – Stratégie
– Phase 1 – Laisser croire que des attentats pourraient se produire à
Djibouti.

La première observation
qui vient à l’esprit s’appuie sur le fait qu’Ismaël Omar Guelleh
n’a de cesse – depuis des mois – de laisser traîner et d’entretenir
les bruits selon lesquels des attentats pourraient se produire sur le sol
Djiboutien contre les populations et les intérêts étrangers
– tout particulièrement américains.

Ceci a eu comme conséquence
un renforcement important des mesures de sécurité au niveau
de toutes les forces militaires étrangères stationnées
sur notre sol national.

3 – Stratégie
– Phase 2 – Armer et financer des groupuscules de ” Mercenaires ”
pour fomenter des attentats et tenter de déstabiliser les régions
frontalières au Somaliland et en Ethiopie, en se protégeant
derrière une forte présence militaire étrangère
à Djibouti.

La seconde remarque est
qu’il convient de se référer aux actions menées par personnes
interposées dont les ministres M Yassin Elmi Bouh alias waraba kourayé
et M Saïd Barkat, qui tentent de monter ponctuellement des opérations
de déstabilisation et de soulèvement des populations locales
notamment dans la région d’Awdal, contre le pouvoir central d’Hargeïsa.

Ces tentatives de déstabilisation
de régions – entre autres limitrophes de Djibouti – par des groupuscules
créés, armés et soutenus par Ismaël Omar Guelleh
sur les fonds des finances publiques djiboutiennes ne se limitent pas au jeune
état du Somaliland car concernant aussi l’Ethiopie.

C’est en 1983 qu’Ismaël
Omar Guelleh va créer à Djibouti mais aussi à Borama
avec l’ex Colonel somalien Farah Waiss Bhoule l’artificiel Union Somali Front
(USF) dont le but est exclusivement de mener des actions de subversions, de
sabotages et d’attentats contre les personnes dans les régions frontalières
au Somaliland mais aussi et plus ponctuellement en Ethiopie.

Conjointement, les intentions
d’Ismaël Omar Guelleh et de Farah Waiss Bhoule sont de créer –
à plus ou moins court terme – une république issa intégrant
Djibouti, Dire Dawa, Awache, Aidaitou, Gawani, Oundosso, Gadamaitou (région
afar) Zeila et une grande partie de la région d’Awdal qui se trouve
en territoire Somalilandais.

C’est à partir
de cela que l’on comprend mieux toutes les actions que fait mener en ce sens
Ismaël Omar Guelleh depuis près de 20 ans par personnes interposées
– n’hésitant pas à utiliser tous les moyens et les financements
confirmant ainsi toutes ses visées hégémoniques qui tentent
de remettre en cause les frontières des pays voisins telles qu’elles
sont établies.

Ces groupes de ”
mercenaires ” de l’Union Somali Front (USF), sans idéologie politique
qui leur soit propre mais agissant sur ordre, sont placés sous les
ordres du Général Zakaria Cheik Ibrahim qui dispose du Colonel
des FNS Abdourahman Kahin et du Colonel de l’AND Amin Atteyeh ( tous trois
natifs de la région d’Awdal où opère l’USF alors que
leurs familles demeurent encore en cette région ).

Ayant le même donneur
d’ordres – entendez par là Ismaël Omar Guelleh – l’Union Somali
Front travaille en collaboration étroite avec un autre Front de Libération
qui fut créé là encore artificiellement mais plus récemment
et soutenu financièrement par l’Etat djiboutien actuel à partir
des Finances publiques.

Ce second groupuscule
de ” mercenaires ” – qui ne représente quasiment rien à
l’échelle de l’ethnie dont il se réclame à tort et qui
se retranche derrière un fallacieux Front de Libération a pour
mission – là encore et exclusivement – de mener des actions subversives,
de sabotage et d’éliminations physiques de personnes plus spécifiquement
de part et d’autre de l’axe ferroviaire passant par Dire Dawa (région
Afar d’Ethiopie) et jusqu’à Addis Abéba.

Tout ceci revient à
dire que quelles que puissent être les actions en préparation
ou menées dans les régions frontalières avec le Somaliland
et l’Ethiopie, Ismaël Omar Guelleh en est soit tenu informé, soit
il en est le donneur d’ordres par agents interposés qu’il finance grassement
sur les budgets de l’Etat djiboutien.


4 – Le Décideur – le rôle de coordinateur dévolu à
Ismaïl Tani (natif de la région d’Awdal) – les Agents centralisateurs
des informations et des actions en région de Dire Dawa – Ethiopie.

Ismaël
Omar Guelleh dispose – par l’intermédiaire de son Directeur de Cabinet
M Ismaël Tani – d’Agents centralisateurs des actions menées dans
la région de Dire Dawa en la personne de M Omar Osman et de l’ex-colonel
somalien Farah Waiss Bhoule – d’origine Issa Oroneh.

Le cursus du l’ex Colonel
Farah Waiss Bhoule mérite – à bien des égards – que l’on
s’interroge un peu plus longuement sur ce personnage à multiples facettes
qui dispose d’un minimum de trois nationalités – Somalienne – Djiboutienne
et Ethiopienne.

Il est dit qu’il aurait
obtenu récemment – par l’intermédiaire d’Ismaël Omar Guelleh
– la nationalité française sous une fausse identité (trompant
ainsi les autorités françaises) afin de lui octroyer une protection
supplémentaire si l’Etat éthiopien venait à mettre son
nez dans ses “Affaires” pour le moins louches.

On sait de lui qu’il fut
le seul Issa dans le Comité exécutif militaire – dit Comité
révolutionnaire des 9 dirigé par le Major général
Siyad Barré – qui le 21 octobre 1969 prit le pouvoir alors que les
partis politiques étaient réunis à Mogadiscio pour donner
un successeur au président Shermarke.

Farah Waiss Bhoule dirigea
la région en tant que Gouverneur nommé dans les derniers mois
par Siyad Barré avant la création de l’Etat du Somaliland.

Issu de l’école
du KGB – comme Ismaël Omar Guelleh – ils sont tous deux à l’origine
de la création de l’artificiel Union Somali Front (USF) dont la responsabilité
sur Borama fut confiée à l’origine et l’est encore à
M Omar Osman.

Cet ex Colonel de l’armée
somalienne – qui semblerait bien être une plaque tournante d’actions
subversives menées en Ethiopie par le gouvernement djiboutien actuel
– vit en apparence paisiblement à Dire Dawa tout en percevant un salaire
équivalent à celui d’un Ministre – versé mensuellement
par l’Etat djiboutien – et a – de plus – bénéficié de
l’octroi par Ismaël Omar Guelleh à titre de récompense
– pour ” bons et loyaux services ” – d’un grand terrain cultivable
et d’une superbe maison située à Dire Dawa, et d’une villa de
haut standing à Djibouti, plus précisément sur le site
privilégié d’Arta.

Ajoutons à cela
qu’il dispose d’un budget particulier et complémentaire, prélevé
sur les finances publiques djiboutiennes, à partir duquel il peut appuyer
financièrement sur la région les actions ponctuelles ordonnées
dans l’urgence par son ami – Ismaël Omar Guelleh.

A ceci viennent s’ajouter
tous les financements occultes – des ” mercenaires ” agissant en
région d’Awdal – par l’intermédiaire de la SOGIK (Société
djiboutienne du khat) installée directement à Dire Dawa.

5 – Une première
hypothèse concernant l’Attentat d’Adiquala ( Hadhagala ).

A partir de tous les éléments
qui ont été portés à notre connaissance et après
analyse on peut raisonnablement penser que l’attentat d’Adiquala ( Hadhagala
) ait pu être ordonné par Ismaël Omar Guelleh et réalisé
par les “mercenaires” de l’Union Somali Front (USF) – en collaboration
avec l’artificiel Front de Libération cité plus avant – avec
le soutien des Agents à Dire Dawa – afin de brouiller les pistes ce
qui est bien plus qu’envisageable.

On trouvera dans cette
action – qui aurait pu être ordonnée directement par Ismaël
Omar Guelleh dans l’urgence – bien des motivations qui se rattachent à
ses tentatives de déstabilisation des régions limitrophes de
Djibouti et pour faire une nouvelle démonstration de ses volontés
de mainmise sur la région mais aussi opposer une réponse – à
sa manière – à sa mise en échec par les gouvernements
d’Ethiopie et du Kenya au sein de la Conférence de réconciliation
nationale en Somalie qui se tient au Kenya.

Une telle réaction
correspondrait tout à fait au personnage et à ses excès
bien connus lorsque l’on s’oppose à ses volontés, quel qu’en
soit le domaine.

6 – Une seconde hypothèse
concernant l’Attentat d’Adiquala ( Hadhagala ) ..

Une question élémentaire
qu’il convient de poser.

” l’Engin explosif
était-il programmé pour exploser spécifiquement à
Adiquala ( Hadhagala ) où a-t-il explosé inopinément
à cet endroit ?.

Si cet engin a été
volontairement programmé pour exploser à Adiquala ( Hadhagala
) on peut envisager l’hypothèse suivant laquelle il était destiné
à semer la terreur dans les populations de la région.

Il s’avère que
cette région constitue une base importante de soutiens pour Moumin
Bahdon Farah et Aden Robleh Awaleh, tous deux membres d’une UMP – union d’opérette
– qui masque mal les divergences d’intérêts privés entre
les deux hommes et Ismaël Omar Guelleh.

Souvenons-nous que lors
de récentes réunions de leurs partis respectifs et de manifestations
populaires à Djibouti – il est vrai à la fréquentation
très limitée – Moumin Bahdon Farah et Aden Robleh Awaleh n’ont
pas hésité à dénoncer ce que tout le monde sait
depuis fort longtemps – à savoir – l’absence de transparence et la
monopolisation de tous les pouvoirs par Ismaël Omar Guelleh.

A ceci s’ajoute le fait
qu’un travail d’information aurait été effectué par les
deux hommes dans leur région natale ce qu’Ismaël Omar Guelleh
– d’après ce que nous en savons – n’aurait pas du tout apprécié.

L’attitude des deux personnalités
politiques étant censée – d’après lui – d’être
à sa botte après être rentrés dans le rang pour
le soutenir…..

On peut donc avancer l’hypothèse
selon laquelle l’attentat – ordonné vraisemblablement par Ismaël
Omar Guelleh – aurait constitué en quelque sorte une forme d’avertissement
et visait le fief de Moumin Bahdon Farah et d’Aden Robleh Awaleh, confirmant
ainsi qu’il entend rester le maître absolu, à Djibouti comme
ailleurs.

Il n’y aurait – encore
en cela – rien d’impossible lorsque l’on connaît Ismaël Omar et
ses pratiques !.

Ajoutons que l’occupant
transitoire du Palais de l’Escale souhaiterait vraisemblablement créer
un point de fixation pour l’armée éthiopienne dans la région
avec la volonté – pour Ismaël Omar Guelleh – que se créent
des situations de tensions entre l’Armée Ethiopienne et les populations
locales Issas … y compris et surtout les Younis Moussa.

Ce qu’il ne peut maîtriser,
Ismaël Omar Guelleh tente de le briser ou de le faire briser en montant
de toute pièce des frictions.

Par évidence nous
serons fixés sur ce dernier point dans les jours et les semaines à
venir.

Pour conclure, rappelons
tout de même que tous les attentats de ces trois dernières années
se sont produits soit en Ethiopie (toujours dans la même région),
soit au Somaliland et certes pas à Djibouti.

Curieux tout de même
!

Si l’on ajoute à
cela le fait que dès que l’on remonte la filière à la
recherche de l’identification du donneur d’ordres on retrouve immanquablement
soit Ismaël Omar Guelleh, soit l’un de ses subordonnés directs
tous étant originaires de la région d’Awdal : Ismaïl Tani
– le Général Zakaria Cheik Ibrahim – le Colonel des FNS Abdourahman
Kahin – le Colonel de l’AND Amin Atteyeh – Abdoulkkader Doualeh Waïs
et bien d’autres….

Curieux tout de même
!

En matière de curiosité
mais surtout en prolongement des questions que posent dans les mabrazes ces
derniers temps les Djiboutiens sur le cas que présente le supposé
ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation M.Abdoulkader
Doualeh Waïs.

Ses réactions pour
le moins désordonnées de ces dernières semaines – notamment
lors des opérations d’expulsion des réfugiés – pourraient
vraisemblablement s’expliquer lorsque l’on sait qu’il est suivi – médicalement
parlant, de manière intensive et depuis plusieurs années – par
le service psychiatrique de l’hôpital Bouffard.

Psyschisme particulier
? bien plus que cela mais c’est eux qui gouvernent Djibouti !!! plus pour
longtemps…


M Abdallah Debarkaleh.
Vice président du Gouvernement en Exil de Djibouti.