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09/02/02 : Nouvelle alerte de la LDDH au sujet du sort des prisonniers politiques

Le Président

NOTE D’INFORMATION
N° 3/02/LDDH
DU 7 FEVRIER 2002

Affaire
du 7 Décembre 2000

TROP C’EST
TROP !

NE PAS RESPECTER
LES LOIS EN VIGUEUR ! C’EST TROP !

QUE LE MINISTERE
PUBLIC SE CONTREDIT, D’UNE COUR A L’AUTRE, C’EST VRAIEMENT TROP
!

QUE LE MINISTERE
PUBLIC GARANT DE LA SURVEILLANCE ET PREMIER CONCERNE POUR EXIGER
ET FAIRE RESPECTER LES LOIS… QUE CE MEME MINISTERE PUBLIC,
DECIDE EN VIOLANT LES LOIS ; DECIDE DE L’AVENIR DES INCULPES
; DECIDE SANS CRAINTE ET CERTAINEMENT COUVERT PAR UNE POLITIQUE
; COUVERT PAR L’IMPUNITE ; AUX DECISIONS VERBALES OU ECRITES
; DECISIONS SANS AUCUNE ARGUMENTATION, SANS AUCUN MOTIF PALPABE
!

QUE CE PUISSANT
ET IMPOSANT MINISTERE PUBLIC, N’HESITE PAS A OUTREPASSER SES
PROPRES OUTILS, A OUTREPASSER TOUS LES DELAIS FIXES PAR LE CODE
DE PROCEDURE PENALE !

ALORS FRANCHEMENT
C’EST TROP ! ET A QUI SE PLAINDRE ?

La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains(LDDH) continue à revenir
encore, sur ce fond de toile d’un imbroglio juridique mais aux
résonances d’une manœuvre dilatoire sans fin.

Cette Note
d’Information attire en priorité l’aimable attention
du Ministre de la Justice chargé des Droits de l’Homme,
encourage les Juges debout et les Juges assis à œuvrer
avec courage à l’indépendance effective et totale
du Pouvoir Judiciaire en République de Djibouti.

Cette Note
d’Information est établie pour contrecarrer toutes formes
de dérives, même si le fond du procès s’oriente
et s’achemine vers la voie d’un procès politique, procès
qui se prolonge par des dérives.
.
Dérive illustrée, à juste titre, par les
contradictions relevées dans les différentes réquisitions
émises par le Procureur Général, ALI MOHAMED
ABDOU sur une même affaire, celle du 7 Décembre
2000

Le 03 Septembre
2001, le Procureur Général, à l’audience
de la Chambre d’Accusation, a requis de "dire n’y avoir
à suivre contre FATHI MOHAMED GUELLEH et MOHAMED ABDILLAHI
GOD, des chefs d’accusation relevés à leur encontre"
(réf : Arrêt de la chambre d’accusation N°43/01
du 20 Octobre 2001).

Le 24 Décembre
2001, dans ses "considérations", l’Arrêt
de la cour – suprême N°154/PAG/01 du 24.12.2001, se
réfère la position du Procureur Général,
en ces termes

"considérant
que le Procureur Général, entendu pour ses réquisitions
expose s’en remettre à la sagesse de la cour, dans l’application
de la loi, sans revenir sur ses réquisitions développées
par écrit devant la chambre d’accusation le 3 Septembre
2001.".

Le 11 Janvier
2001, le Procureur Général adresse une nouvelle
réquisition contredisant "ses" précédentes
dans la "même" affaire en ces termes "Ordonnons
le renvoi des accusés FATHI MOHAMED GUELLEH ET MOHAMED
ABDILLAHI GOD devant la cour criminelle en jugement".

Contradictions
flagrantes que nous dénonçons avec vigueur.

Aussi, demandons
au Ministre de la Justice,

– Existe-t-il
des pressions sur le Ministère Public ?

– D’où
proviennent les contradictions entre le Procureur Général
et le Procureur de la République, d’autant plus. que
les alinéas 1 et 2 de l’article 35 du Code de Procédure
Pénale stipule que : " Le procureur général
veille à l’application de la loi pénale sur tout
le territoire.
Il a autorité sur tous les membres du ministère
public de la cour d’appel, du tribunal de première instance
et des justice de paix et exerce à leur égard
les mêmes prérogatives que celles reconnues au
Ministre de la justice à l’article 31 " ?

– Quand
dans le temps vont prendre fin ces détentions illégales,
contraires aux articles 133 à 148 sur la détention
provisoire et le contrôle judiciaire du Code de Procédure
Pénale ?

– Quand
dans le temps, les prisonniers politiques de la FNP auront-ils
droit à un procès juste, à un procès
apuré de tous les vices de formes, à un procès
sans discrimination, un procès non ciblé ?


– Quand dans le temps, le NON LIEU du Colonel Mohamed Abdillahi
God et de celui du Command Fathi Mohamed Guelleh seront respectés
?

– Quand
dans le temps, et dans l’attente d’un procès équitable,
une liberté provisoire, sera accordé aux prisonniers
politiques de la FNP qui croupissent sans voir leur avocat,
sous la torture psychique, sous les effets des situations très
inquiétantes et harcelantes pour les membres de leur
propre famille, de leur proches ?

Ces questions
comme tant d’autres restent toujours et encore sans réponses,
cette situation inadmissible, mérite une mobilisation
nationale et internationale pour mettre fin à toutes
ces détentions illégales et arbitraires.

La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demeure très préoccupée
de la situation carcérale, ainsi que de l’illégalité
des détentions provisoires du Colonel GOD (bénéficiaires
de NON – LIEU) et des co-inculpés, détenus politiques
au nombre de 12.

La Ligue
Djiboutienne de Droits Humains lance un appel pressant à
la communauté internationale, pour intervenir en faveur
de ces prisonniers politiques oubliés dans la sinistre
Prison de GABODE.

 

09/02/02 Guellehn’était pas présent au sommet franco-africain de l’Élysée.

Selon
nos informateurs postés rue du fg Saint-honoré,
IOG n’était pas présent au sommet franco-africain
de l’Élysée. Les guetteurs n’ont pas vu non
plus Paulette la croqueuse dans les magasins de luxe qu’elle
fréquente généralement autour du Palais
présidentiel pendant que son inestimable époux
fait du Business avec les conseillers du Président.

Nous sommes dans l’incapacité d’interpréter avec
fiabilité ce constat, mais nous pouvons procéder
par élimination (une méthode que Guelleh connaît
bien
)


IOG est-il mis à l’écart par Chirac ? Compte-tenu
du soutien qu’il continuer à lui accorder avec les finances
françaises, nous pensons pouvoir raisonnablement écarter
cette hypothèse,


IOG est trop occupé avec son meeting militaire et le
Président français n’a pas voulu le déranger
à ce moment crucial,


IOG a refusé de participer tout simplement, pour montrer
son indépendance,


L’Ambassadeur de France a oublié de porter l’invitation
qu’il a conservée dans sa serviette … Peu probable
… Patrick Roussel se rend souvent chez Guelleh et il a souvent
une enveloppe à lui remettre.

Il
y a fort à parier qu’IOG ne manquera pas de rendre une
visite de politesse à Chirac, pourquoi pas au milieu
de Mars ? Le juge sera passé et il aura beaucoup de choses
à lui raconter. A suivre

Affiche
de Roger Picon

Le
triomphe de Guelleh !


Les tirages numérotés seront vendus au profit
des victimes de Guelleh

09/02/02 La liste des 12 prisonniers politiques qui sont incarcérés à Gabode sans jugement et les photos. (LDDH)


Image
Roger Picon

Nous venons
de recevoir la liste exacte des 12 prisonniers qui sont incarcérés
à Gabode sans jugement, depuis le 13 décembre
2000.

Colonel
MOHAMED ABDILAHI GOD
Commandant DAHER HASSAN AHMED
Commandant AHMED ADEN FADEN
Capitaine HOUSSEIN GUELDON BOULALEH
Lieutenant HOUSSEIN FARAY RAGUEH dit “NELLET”
Sous-Lieutenant HASSAN DJAMA MERANEH dit “ACHKIR”
Sous-Lieutenant NASRI ELMI MELANEH
Sous-Lieutenant DOUALEH EGUEH OFLEH
Sous-Lieutenant MOUSTAPHA KHAIREH DARAR
Sous-Lieutenant ABDOURAHIM MAHAMOUD HERSI
Caporal ADEN ALI GUEDI
Caporal MOHAMED MOUSSA GUEDI

 

Colonel

Mohamed Abdillahi God
Commandant

Ahmed Aden Fadan
Commandant
Daher Hassan Ahmed
Lieutenant
Moustapha Khaireh Darah
Lieutenant

Houssein Farah Ragueh
Lieutenant

Nasri Elmi Meraneh
Sous-lieutenant
Abdourahim Mahamoud Hersi
Sous-lieutenant
Hassan Djama Meraneh
Sous-lieutenant
Doualeh Egueh Offeh

Capitaine
Houssein Gueldon Boulaleh
Sergent
Aden Ali Guedi
Caporal-chef
Mohamed Moussa Guedi

09/02/02 Le coin de l’humour :

Les
charges que le juge J.B. Parlos pourrait retenir, sont-elles
explosives ?


image ARDHD

Nous ne
diposons pas d’élements répondre à cette
question, mais nous savons que le juge s’interroge, interroge
et qu’il va interroger encore plus à compter du 22 février,
date de son arrivée à Djibouti … Probablement
des rebondissements sont à prévoir !

Le
2ème festival cinématographique de Djibouti s’organise

Après l’affaire Borrel II le retour, un nouveau film
est annoncé : Titanic II

Image
R. Picon

Décidémment
le juge Jean-Baptiste Parlos aura bien du mal à se faire
une conviction. On dit qu’il devrait arbitrer entre la vérité
d’un côté et la thèse d’Etats de l’autre,
cette dernière étant soutenue à la fois
par l’Ambassade de France et par Guelleh. A l’origine, elle
avait été concotée par les juges Morrachini
et Le Loire, déssaisis ensuite. Mais tout cela ce sont
des ‘on-dit’ bien sur !

L’affaire
Borrel, c’est un Iceberg, on ne voit que la partie immergée
(10 % maximum). Tout le reste est sous l’eau. Mais ce pourrait
être un obstacle suffisant pour faire échouer le
dictateur … à condition que la Vérité
ne sombre pas avec l’honneur de la Justice française

D’après
nos informations récentes, Guelleh aurait tort de se
faire du souci. La France le protège et la France respecte
sa parole … Sinon, pour quelles raisons le juge J.B. Parlos
aurait-il attendu 18 mois pour interroger le témoin de
Bruxelles ? Pour quelles raisons n’aurait-il pas repris l’instruction
à zéro, sans tenir compte des conclusions de ses
prédécesseurs ? Dans ces conditions, faut-il attendre
quelque chose de nouveau du déplacement à Djibouti
prévu pour durer 9 jours environ .. ?

N’anticipons
pas, car le juge Parlos avait certainement beaucoup de travail
et il n’a probablement pas eu de disponibilité auparavant.
Ce qui nous étonne seulement, c’est le fait qu’il s’agit
de la mort curieuse de l’un des leurs : un juge, marié
à un autre juge et que l’esprit de corps ne semble pas
être prédominant dans cette profession.

09/02/02 Le courage est belge (A Waberi – Article paru dans Libération)

Par A. WABERI
Abdourahman
Abdourahman A. Waberi est écrivain. Il
est né à Djibouti en 1965 et vit en Normandie
depuis une quinzaine d’années.

Le vendredi
08 février 2002


Pas un jour ne passe sans qu’une page de l’histoire coloniale
ne s’entrouvre. La France officielle bouche ces brèches
et renvoie le débat aux calendes grecques. a petite Belgique
n’en finit plus de faire courageusement son examen de conscience:
après avoir présenté ses excuses aux autorités
rwandaises pour son attitude lors du génocide de 1994,
elle vient tout bonnement de s’excuser, cette fois-ci, auprès
du peuple congolais, pour le rôle qu’elle a joué
dans la mort, en 1961, du Premier ministre congolais Patrice
Emery Lumumba. Aujourd’hui, c’est-à-dire quarante et
un ans plus tard, le ministre belge des Affaires étrangères,
Louis Michel, vient publiquement de présenter aux Congolais
et à la famille de Lumumba les «excuses»
de son pays et ses «profonds et sincères regrets
pour la douleur qui leur a été infligée».
Ce mea-culpa n’est pas le fruit du hasard, mais l’aboutissement
d’un long travail d’enquête mené par une commission
parlementaire dotée de vrais pouvoirs ­ rien à
voir avec la mission d’information conduite par Paul Quilès
sur les éventuelles responsabilités françaises
dans le génocide rwandais. Cette commission avait été
mise sur pied après la parution de l’Assassinat de Lumumba,
écrit par un sociologue flamand, Ludo de Witte. En s’excusant
de la sorte auprès du peuple congolais, le royaume poursuit
crânement son examen de conscience et aborde sa mémoire
coloniale avec une transparence que devrait lui envier ma seconde
patrie, la France.

Les relations
franco-africaines ne seront définitivement apaisées
que le jour où l’étendue de la mémoire
coloniale sera recouvrée, reconnue et acceptée
par l’ensemble des protagonistes, Français comme Africains.
Pour l’heure, l’histoire bégaie et se refuse à
panser les blessures laissées à vif. Pourtant,
je suis convaincu que cette dernière refera surface tôt
ou tard. Le ballet des souvenirs, douloureux pour l’instant,
a commencé, timidement il est vrai, sa ronde. Les faits
sont là. Pas un jour ne passe depuis quelques semaines,
quelques mois en France, sans qu’une page de l’histoire coloniale
ne s’entrouvre. La France officielle bouche ces brèches
et renvoie aux calendes grecques le débat sur cette question.

Pour preuve,
la France officielle s’est déshonorée à
la mort de son meilleur agent francophone, le poète,
président et académicien Léopold Sédar
Senghor, en n’envoyant à ses funérailles que des
seconds couteaux. L’Afrique reniée s’en remettra, sans
doute pas la francophonie. Mais les faits sont plus têtus,
et le retour du refoulé irrépressible. Les médias
s’en délectent aujourd’hui sans pour autant élever
ce débat à la hauteur idoine.

Les aveux
du général tortionnaire Aussaresses mirent le
feu à la poudre; sa récente dégradation
de l’ordre des chevaliers de la Légion d’honneur et sa
mise en accusation devant les tribunaux ne sont, en l’espèce,
qu’un écran de fumée supplémentaire. Le
général Aussaresses est un Pinochet de troisième
zone, un Grand Méchant commode et, pis, consentant. Il
ne déteste pas s’exhiber devant les caméras de
télévision. Même un enfant de cinq ans comprend
que la torture en Algérie ne se résume pas au
cas de ce vieillard borgne, c’était un système
logique jusqu’au bout, une violence permanente depuis la conquête
de cette terre d’Algérie ­ et ailleurs, en Indochine,
à Madagascar, au Cameroun…

La torture,
c’est le fer de lance du colonialisme. Et le colonialisme, c’est
la barbarie mise sciemment au service d’intérêts
économiques, stratégiques ou de grande puissance
des nations européennes. Rien n’est plus facile que de
demander des comptes au seul Aussaresses. La France d’aujourd’hui
avec ses millions de citoyens issus de l’empire et ses millions
d’émigrés attend davantage. La France de Zinedine
Zidane et d’Azouz Begag, de Marcel Dessailly et du comédien
Dieudonné, futur candidat à l’élection
présidentielle, ne peut garder longtemps le couvercle
sur ce passé qui ne passe pas. Je suis de ceux qui attendent
patiemment la mise à plat de cette mémoire coloniale.
Partout, je guette le moindre des soubresauts.

En attendant,
on repasse les mêmes plats. Les responsables politiques
se livrent aux mêmes contorsions hypocrites, surtout en
périodes électorales. On évoque les grands
principes pour ne rien dire de la politique coloniale et des
richesses qu’elle a fait dégringoler sur les villes de
France et de Navarre. On s’indigne d’autant plus facilement
que la guerre d’Algérie est déjà loin dans
le rétroviseur, les plus jeunes n’y comprennent goutte,
pour tout dire ils se passionnent pour Loft Story et ses ersatz.

Le passé
colonial est lourd à porter, les intellectuels ou ceux
qui se déclarent comme tels l’ont renié depuis
des décennies. Pascal Bruckner les a affranchis avec
son Sanglot de l’homme blanc. La pensée tiers-mondiste
est bel et bien morte. René Dumont a passé l’arme
à gauche le 18 juin 2001. Et, comme dit l’autre, moi-même,
je ne me sens pas très bien. Allons-nous tous émigrer
en Belgique?.

09/02/02 Le journal La Nation et son responsable bientôt devant la justice correctionnelle française !

Pourraient-ils
être condamnés par les tribunaux français
pour diffamation envers Mme Borrel ?
Nous
venons d’apprendre que le Tribunal de Toulouse a rendu cette
semaine, un jugement en faveur de Mme Borrel dans le cadre de
la plainte en diffamation qu’elle avait déposée
contre le Journal La Nation et son directeur.

D’après
ce que nous savons, le Tribunal aurait estimé que la
plainte était fondée et il aurait ordonné
un complément d’enquête avec la nomination d’un
rapporteur.

Après
le témoignage explosif de M Aloumekani en décembre
1999 et les révélations parues dans plusieurs
grands quotidiens français, IOG et ses sbires avaient
lancé des actions dans tous les sens ….

– Manifestation
à Djibouti des enfants et des citoyens qui étaient
obligés, par la force, de soutenir IOG, en criant qu’ils
ne croyaient pas à la culpabilité de leur Chef-Tyran,

– Communiqué pitoyable signé par ‘la famille judiciaire’
de sinistre réputation,
– Le Journal La Nation a prêté à notre Ambassadeur
des insinuations curieuses, lui faisant dire que l’affaire était
orchestrée par Me Montebourg. L’Ambassadeur n’avait pas
exigé de démenti à l’époque, mais
il était venu s’excuser auprès de Me Montebourg
un an après l’incident,
– Campagne de calomnies honteuses contre Mme Borrel, son honneur
et la réputation du couple.

C’est sur
ce dernier point que le Tribunal de Toulouse s’est prononcé
en confirmant la poursuite de l’enquête sur la plainte
légitime de Mme Borrel.

09/02/02 Radio-trottoir enquête … sur de la fausse-monnaie.

Nous
avons enfin localisé un vrai faux-dollar !

Depuis plusieurs
années, on murmurait sur des affaires de faux-billets
à Djibouti et en Somalie. Une rumeur souvent répétée,
faisait état d’un plein container de faux-dollars qui
serait arrivé un jour à Djibouti et dont le destinataire
aurait pu être IOG. Si elle était authentique,
cette affaire avait été vite étouffée
pour raisons d’Etat.

Nous avons
cherché à en savoir plus et après plusieurs
mois d’enquêtes et de filatures difficiles, nous avons
pu nous procurer un specimen dans une officine un peu louche
à l’enseigne "Copy-Service de la Présidence"
:


Image : Roger Picon

Toute
ressemblance serait absolument fortuite !

10/02/02
Le système se modernise, car nous avons découvert
le centre de production de faux Euro.

Très
fiers de notre trouvaille, nous sommes retournés au "Copy-Service
de la Présidence". Il y régnait hier une
intense activité. On photocopiait …. des Euros. Avec
beaucoup de diplomatie, nous avons réussi à en
obtenir un, que nous vous présentons. Cela prouve bien
que cette officine est terriblement moderne et efficace. Cinq
semaines après le lancement de la nouvelle monnaie, elle
est en mesure de sortir ses propres billets (à usage
local limité ?). Cette monnaie personnalisée pourrait-elle
être utilisée pour solder les arriérés
de salaires dans la fonction publique ?

Image
: Roger Picon

Vous
remarquerez la stratégie habituelle de Guelleh sur le
recto du billet.

Monsieur 10 % – Pour 200, je garde 180 pour moi
et je donne 20 au peuple !

Il
est différent des autres chefs d’Etat corrompus en ce
sens qu’eux,
ils gardent 20 et ils redonnent 180 ! Avec IOG c’est l’inverse
!

Comment
croyez-vous qu’IOG est devenu l’un des 10 plus riches hommes
d’Afrique ? Le budget de Djibouti (env. 500 à 600.000
habitants) est nécessairement plus faible que celui du
Congo ou du Gabon. Pour atteindre un niveau patrimonial comparable
à celui d’un Omar Bongo (par exemple), IOG doit garder
90 % de l’argent du peuple.

Monsieur
10 % à Djibouti, c’est Monsieur 10 % pour le peuple,
90 % pour lui !