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10/04/04 (B242) 27 juin : un lecteur réagit.

Je m’adresse aux Djiboutiens
vivant au Canada

Avez-vous vraiment l’intention d’organiser une fête à l’occasion
du 27 juin ? Prévoyez-vous une soirée dansante, empreinte de
bonheur et de joie ?

Alors, vous ne devrez
pas oublier qu’à Balbala, dans la nuit du 27 juin, il y aura des gens
qui n’auront rien à manger et qui souffriront.

Personellement, je me
refuse à célébrer le 27 juin tant que mes frères
moureront à Djibouti sous le joug de Guelleh. Ma génération
est désesperée à cause du régime d’IOG.

Tant que la fête
ne pourra être partagée équitablement par tous les Djiboutiens,
ce n’est pas la peine de l’organiser. Les Djiboutiens qui vivent au Canada
devraient plus penser à leurs soeurs et à leurs frères
et ils devraient plutôt partager leur douleur, au lieu d’organiser une
soirée dansante et d’envoyer une cassette à IOG comme de bons
élèves …

Pour moi, Ahmed Sed n’est
qu’un mou et il n’est pas un révolutionnaire. Pour lui, la fête
passe avant le changement.

Le 27 juin, ce sera la
nuit du désespoir pour les nationaux, car ils subissent la misère.

Le
CHE GUEVARA
djiboutien

09/04/04 (B242) A lire cette semaine sur LOI.

LA LETTRE DE L’OCEAN
INDIEN – 10/04/2004

DJIBOUTI
– Ali Farah Assoweh

Le ministère djiboutien des affaires présidentielles, dont le
patron est Osman Ahmed Moussa, a un nouveau secrétaire général.
Il s’agit de Ali Farah Assoweh, qui était auparavant directeur du budget
au ministère des finances. (…). [Total : 116 Mots].

LA LETTRE
DE L’OCEAN INDIEN – 10/04/2004

DJIBOUTI – Les Allemands se sont affolés
La thèse des autorités djiboutiennes selon laquelle les menaces
terroristes contre le président allemand Johannes Rau “ne pouvaient
être prises aux sérieux” semble fondée. (…). [Total
: 280 Mots].

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Dessin proposé par l’ARDHD

09/04/04 (B242) Des documents déclassifiés versés à l’enquête sur la mort du juge Borrel


08/04 (AFP) Le ministère de la défense a transmis fin mars
à la juge en charge de l’enquête sur la mort du juge Bernard
Borrel à Djibouti en 1995 des documents émanant de la direction
générale de la sécurité extérieure (DGSE),
a-t-on appris de source judiciaire.

Cette transmission est
intervenue le 29 mars, deux jours après l’annonce par le ministère
de la levée du secret-défense de ces documents, a-t-on précisé.

Comme l’a révélé
le quotidien France-Soir en début de semaine, parmi les douze documents
versés au dossier d’instruction de la juge Sophie Clément, figure
une note de la DGSE datée du 21 janvier 2000 dans laquelle les services
français indiquent que des témoins djiboutiens leur ont affirmé
que M. Borrel avait été assassiné.

Selon ces deux témoins
identifiés dans la note et qualifiés par l’un des avocats de
la veuve de M. Borrel, Me Olivier Morice, de "personnes très bien
informées", c’est l’entourage de l’actuel président djiboutien
Ismaël Omar Guelleh qui a commandité cet "assassinat politique".

Selon une source judiciaire,
les témoins affirment en outre que le mobile de l’assassinat pourrait
être la découverte par le magistrat français en poste
à Djibouti de l’implication du président dans un trafic d’armes
ou dans un attentat perpétré en 1990 contre le Café de
Paris à Djibouti qui avait fait un mort et 11 blessés.

Dans sa note, la DSGE
indique toutefois qu’elle n’a pas pu vérifier ces témoignages.

Selon Me Morice, les témoins
cités par la DGSE sont identifiés et il ne s’agit d’aucune des
personnes déjà entendues par la justice dans cette affaire.

Ismaël Omar Guelleh,
déjà mis en cause notamment par un opposant politique qui fut
officier de la garde présidentielle, Mohamed Saleh Alhoumekani, a toujours
réfuté la moindre implication dans cet assassinat.

Me Morice a indiqué
à l’AFP qu’il comptait solliciter auprès de la juge Clément
l’audition des témoins cités par la DGSE.

Il a précisé
qu’il demanderait la déclassification d’autres documents qui n’auraient
pas été remis à la justice et la communication de la
"fiche de renseignement personnelle" d’Ismaël Omar Guelleh.

La thèse du suicide
du juge Borrel – dont le corps calciné avait été retrouvé
le 19 octobre 1995 à 80 km de Djibouti – avait longtemps été
privilégiée avant d’être écartée par une
série d’expertises remises depuis un peu plus d’un an à la juge
Sophie Clément.

La France entretient à
Djibouti sa plus importante base militaire sur le continent africain. Ce pays
à l’entrée de la Mer rouge, entre Afrique et péninsule
arabique, est devenu encore plus stratégique depuis les attentats du
11 septembre 2001.