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16/09/2013 (Brève 242) La Libre Belgique :Bruxelles : manifestation d’opposants au président de Djibouti

AFP  Publié le lundi 16 septembre 2013 à 15h44 – Mis à jour le lundi 16 septembre 2013 à 16h36

BELGIQUE “36 ans de dictature, ça suffit!”, ont scandé les manifestants au nombre d’environ 120 selon la police et de près de 250 selon les organisateurs.

Plus d’une centaine de personnes ont manifesté lundi à Bruxelles contre le régime du président de Djibouti Ismaël Omar Guelleh (photo), en visite dans la capitale belge pour une conférence sur la Somalie et des rencontres avec des responsables de l’UE et de l’Otan.

“36 ans de dictature, ça suffit!”, ont scandé les manifestants au nombre d’environ 120 selon la police et de près de 250 selon les organisateurs.

Le rassemblement était organisé à l’appel de l’opposition djiboutienne, réunie au sein de l’Union pour le salut national (USN). Cette coalition dénonce le durcissement du régime depuis les élections de février 2013, que l’opposition dit avoir remportées.

“L’USN avait gagné les élections”, a affirmé Ali Deberkale, représentant de l’USN. “Depuis lors, les manifestations du peuple sont sévèrement réprimées. Nous revendiquons l’arrêt de la terreur et des tortures. Nous demandons également la libération des leaders politiques emprisonnés”, a-t-il dit.

Les manifestants arboraient également des portraits du ressortissant belgo-yéménite Mohamed Saleh Alhoumekani, témoin clé dans l’affaire de l’assassinat du juge français Bernard Borrel en 1995 à Djibouti.

Mohamed Saleh Alhoumekani, ancien responsable de la garde présidentielle de Djibouti, a mis en cause l’actuel président djiboutien et son entourage dans la mort du magistrat français. Il est emprisonné au Yémen depuis août et sa famille craint qu’il ne soit extradé vers Djibouti.

En marge de la manifestation qui avait lieu devant le Palais de justice de Bruxelles, quatre militants ont brièvement occupé l’ambassade de Djibouti. Ils ont déployé une banderole avec les mots “Guelleh voyou, le pays appartient au peuple” avant de quitter calmement le bâtiment.

Le président de Djibouti a entamé lundi une visite de trois jours à Bruxelles.

15/04/04 (B242) Comment Guelleh transforme un drame national en une source potentielle de revenus qui lui assurera un petit complément financier personnel.

Guelleh n’a pas attendu
longtemps pour transformer le drame que vient de vivre Djibouti avec les inondations
catastrophiques, en une source de revenus, alors que financièrement,
son pays, le peuple et le trésor sont ‘à sec’.

Que peut-on lire
sur l’ADI ?

15/04/2004 – Djibouti
lance un appel à la Communauté internationale pour le financement
( 20 millions de dollars US) des travaux de réaménagement et
de sécurisation du lit de l’oued d’Ambouli
Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale,
M. Ali Abdi Farah, a exprimé aujourd’hui lors d’une réunion
d’information du Corps diplomatique et des Chefs de mission des Organisations
régionales et internationales, la détermination des plus hautes
autorités djiboutiennes de mettre un terme aux crues dévastatrices
de l’oued d’Ambouli.

Le Chef de la diplomatie
djiboutienne a, à cette occasion, lancé un appel à la
Communauté internationale pour permettre au gouvernement de disposer
de 20 millions de dollars US, lesquels serviront à financer les travaux
de réaménagement et de sécurisation du lit de l’oued
selon les études entreprises par le Ministère de l’Agriculture.
(..)

Décidement, un
drame national, cela devient une aubaine pour celui qui se moque éperdument
du sort des Djiboutiens. Malmené de tous les côtés, soupçonné
par le FMI et par d’autres organisations internationales de mettre (disons
le pudiquement … !) de l’argent de côté pour ses vieux jours,
Guelleh trouve la ressource ultime, face au désespoir d’une population,
de quémander de l’argent qui finira comme toujours dans le puits sans
fond … de ses poches et de celles de ses proches.

15/04/04 (B242) Un lecteur qui se dit “Révolutionnaire” nous adresse un message concernant les inondations que nous publions à sa demande.

Aux nationaux et aux révolutionnaire,

Après 27 ans d’indépendance, notre chère Djibouti meurt
jour après jour. De graves inondations ont suivi les pluies diluviennes.
Des pauvres innocents ont tout perdu (la vie et/ou leurs biens).

On peut rien faire contre
la volonté de Dieu, mais il y a des mesures à prévoir
et a prendre pour anticiper les catastrophe naturelles. En 1994 ces mêmes
problèmes sont déjà arrivés. Depuis, aucune mesure
n’a été prise par le soi-disant Président et son équipe
d’incompétents qui manque de rigueur et de patriotisme.

En Éthiopie le
gouvernement a mis en place un système d’irrigation en cas de pluies
diluviennes. Parce que le revenu de la population est bas et que personne
ne peut se permettre de tout racheter ou de refaire sa vie, le Gouvernement
éthiopien a pense à son Peuple.

Tandis que les dirigeants
djiboutiens ne pensent qu’à leurs familles et à leurs proches.
Quel plan pour secourir les populations en cas de catastrophe ?

il a plu durant 3 jours
et 60 pauvres ont péri ! Que se passerait-il, s’il pleuvait pendant
une semaine? La moitié du Peuple djiboutien sera-t-elle privée
d’abri ? Le nombre des morts dépassera alors la centaine.

Quant au soi-disant Président,
après les catastrophe, il survole Djibouti a bord d’un hélicoptère
pour partager le chagrin du Peuple. Hypocrisie !

il est temps que le peuple
djiboutien dise non au chantage et qu’il se montre en manifestant contre l’injustice
et l’incompétence du gouvernement fantôme d’IOG.

Ce sont les pauvres qui
payent durant les catastrophes. Si nous avions un Président qui aime
vraiment Djibouti, il aurait eu à coeur de prendre les mesures et de
vérifier qu’elles étaient appliquées par son équipe.
Pas ou peu de services hospitaliers, pas de soins convenables, pas ou peu
d’écoles, pas ou peu d’avenir pour les jeunes …
Bref, rien ne bouge à Djibouti !

Cela ne suffit-il pas
à nous démontrer qu’IOG n’est pas un patriote, mais un mercenaire
qui dévalise les biens des citoyens. En cette période de drame,
il nous montre un visage qui semble partager la douleur avec nous. Mais dans
2 jours, il se remettra au pillage. Pour les proches des victimes (Allah Akbar),
soyez fiers et dignes, car le Gouvernement ne fera rien pour vous, mais Allah
vous aidera.

Je plains
IOG qui a transformé notre pays en une situation de catastrophe.

CHE GUEVARA
(un révolutionnaire djiboutien)

14/04/04 (B242) Un lecteur d’Ottawa nous écrit pour suggèrer la nomination d’une enquête sur les responsabilités des inondations tragiques et de leurs conséquences qui n’ont pas été anticipées en dépit des événements survenus en 1994.

Demande d’une enquête
publique sur les "Responsabilités".

Au noms des tous les intellectuels
djiboutiens (ennes) d’Ottawa et du Canada nous demandons à notre Président
Ismael Omar Guelled

D’ouvrir une enquête
publique sur les Responsabilités des attributions de permis de construire
dans la zone ou aux alentours (zones à risque)

De l’Oued d’Ambouli puisque
apres l’inondation de 1994, des decisions qui ont été prises,
auraient dû être appliquées. Nous les djiboutiens, nous
pensions que 1994 avait servi de leçon.

Nous avons été
touchés, Monsieur le President Ismael Omar Guelled, par la mort tragique
des enfants et des femmes (51 au total). Nous vous demandons de trouver les
responsables, dans le plus bref delai, ceux qui n’ont pas vu venir cette catastrophe
qui aurait pu être évitée. On pense surtout aux fonctionnaires
de la municipalité-djibouti-ville et du Ministère de l’Intérieur.

Monsieur le President,
s’il y a des fonctionnaires incompétents et/ou corrompus, il faut les
remplacer.

Ottawa, des djiboutiens
s’adressant à leur Président.

Ottawa, Condoléances
aux familles des victimes.

Un
djiboutien d’ottawa.

13/04/04 (B242) Inondations meurtrières à Djibouti.

Nous apprenons que des
pluies violentes se sont abattues sur Djibouti ; elles ont provoqué
une crue de l’Oued Ambouli. Cette crue, selon les estimations dont nous disposons
à provoqué la mort d’une trentaine de victimes. Plus de quatre
cent personnes auraient tout perdu dans cette catastrophe.

Nous adressons à
toutes les familles des victimes et à leurs proches, nos plus sincères
condoléances et nous lançons un appel à la solidarité
des Djiboutiens pour qu’une chaîne de solidarité se mette en
place et que toute l’aide possible soit adressée à ceux qui
ont tout perdu dans cette catastrophe.

Nous remercions les Forces
djiboutiennes, françaises et américaines qui ont apporté
toute l’aide possible pour aider la population en détresse.

11/04/04 (B242) Radio-trottoir : je vais vous parler aujourd’hui des signes avant-coureur de la fin de la dictature … et de la dictature de ceux qui sont nés administrativement le 1er Janvier (Lecteur)

Il s’agit de la mauvaise
gestion et d’organisation de la chose publique.

1er cas :
un vétérinaire assure, au vu et au su de tout le monde, des
soins à des personnes humaines ….

2ème cas
:
une personne ayant une formation administrative fait le travail
d’un Magistrat et dans l’enceinte du Palais dit de Justice, il juge des personnes
deux jours par semaine. Je ne parle pas de celui qui le Banaa (Reglement des
litiges sous l’arbre) depuis toujours mais une nouvelle personne.

3ème cas
: l’ancien mobilisé Mohamed Djama de la FNP est devenu Commandant de
la Garde républicaine (G.R). En 13 ans cet individu est passé
de caporal au grade de Commandant. On peut se demander s’il avait fait des
études universitaires exceptionnelles pour jusitifier cette fulgurante
ascencion.

Bien sur que non ! Je
ne suis pas là pour critiquer ceux qui n’ont pas eu la chance (les
moyens dans son cas ?) de faire des études, mais peuvent-ils prétendre
légitimement à des postes de haute responsabilité ? Quoiqu’il
en soit, notre homme suit les cours du soir à l’alliance franco-djiboutienne.

Après avoir
tiré sur des handicapés (voir sur le site de l’ARDHD,
son portrait dans les Hommes de la semaine)
, il pourrait être
soupçonné, d’après certaines rumeurs, de racket sur
les membres du gouvernement, les directeurs et les commerçants.
D’autres personnes aujouteraient qu’il pourrait s’intéresser au
cas de femmes mariées dites faciles en leur faisant des promesses.
L’une d’entre elles du nom d’A… aurait fait un scandale en découvrant
son jeu et il aurait fallu l’intervention des vieux pour la calmer

On prétend aussi
que cet officier négocie la possibilité de rencontrer IOG. Deux
ministres auraient refusé de céder à son chantage et
ils se seraient plaint auprès du big boss. En réaction, l’officier,
ne reculant devant rien, serait aussitôt allé voir Dileita, le
souriant-gentil-béât, Premier ministre pour demander Justice
contre les Ministres …

Ce dernier ne lui aurait
prodigué qu’un seul conseil : non pas de renoncer au racket, mais de
diminuer les tarifs en vigueur.

Début fevrier 2004,
le commandant aurait pu avoir dressé une liste de 17 agents de la Police
militaire, dont un capitaine de la Police du nom de Y… M.. afin de le faire
intégrer dans la Garde republicaine. Qu’a-t-il demandé en échange
de cette faveur ? Nul n’a parlé à ce sujet….

Mais comme la mutation
tardait à venir, cinq d’entre eux auraient ecrit au LT/Colonel Abdo
qui n’est autre le Chef du corps de la fameuse Garde républicaine.
N’étant pas du tout informé de cette demande de transfert, il
se serait fâché !

Ce serait Hassan dit le
noir qui serait intervenu personnellement pour arranger les choses et pour
sauver Mohamed Djama. Pourtant le transfert est toujours bloqué et
le Commandant Dajama est très affecté. Pour se venger, on dit
qu’il denigrerait le LT/Colonel Abdo.

Toujours est-il que son
plan semble claire. Apres avoir mis sur la touche, les anciens Officiers de
la Gendarmerie, il voudrait intégrer des nouveaux qui lui obériont
au doigt et à l’oeil comme ce Y… ou d’autres mobilisés, nés
comme lui un 1er Janvier. (Hasard ??)

Non, savez vous qu’il
y a deux sortes de djiboutiens :
1 ) les djiboutients nés un jour normal,
2 ) les djiboutiens nés le 1er Janvier. Ces derniers sont (pour
la plupart … dans un cas sur 365, il existe des cas naturels !)
des
étrangers ayant obtenu par jugement la Nationalité et auxquels
on a affecté administrativement la date du 1er janvier, comme date
de naissance officielle …

11/04/04 (B242) 27 juin : les organisateurs du Comité Djiboutian Center répondent aux critiques qui leur ont été adressées sur le site. (Ahmed Sed)

________________________________
Note de l’ARDHD
Comme toujours, nous limitons les échanges sur des thèmes polémiques.
Ceci sera la dernière publication sur le thème de l’organisation
de la fête du 27 juin au Canada.

______________________________
Réponse d’Ahmed Sed

À M. Le CHE
GUEVARA Djiboutien :
La fête de l’indépendance n’appartient pas
à une personne. Le 27 juin est la fête de tous les Djiboutiens
quelle que soit leur appartenance politique ou tribale.

Sa célébration
ne revient pas aussi à une personne ou à un groupe de gens,
mais à l’ensemble des Djiboutiens.

Autre remarque, le fait
de commémorer notre indépendance ne nous empêche pas de
penser à ceux et celles qui souffrent dans notre pays.

C’est ton droit de
ne pas la célébrer. En revanche, traiter de gens mous comme
tu viens de le faire est inacceptable.

Pour terminer, il serait
souhaitable de bien s’informer avant de te plonger dans des contradictions.
________________

À M. le Djiboutien
d’Ottawa :

Vos mots commencent par : «Votre réputation (surtout Ahmed Sed)
n’est pas sans tâche».

« On vous a accusé
de détournements de fonds ».

Permettez-moi de rire
quelques minutes. Monsieur, êtes-vous membre du conseil d’étique
sensé garantir le bon déroulement de la fête de l’indépendance
?

Voilà, un djiboutien
qui défend des valeurs nobles : transparence, régularité,
consultation, lutte contre le tribalisme …etc.

Monsieur, pourriez-vous
me dire la date de la création de votre organisme ?

11/04/04 (B242) Hommage à Djama Elabeh (Feirous)

L’héritage de Djama
Elabé, dans la mémoire collective, consacre à celui que
la Population djiboutienne compare à Nelson Mandela. Or à la
différence avec celui qui gouverna les destinées de l’Afrique
du Sud, Djama Elabé ne fut qu’un ancien Ministre sous l’ère
Gouled, avant de prétendre à la Présidence.

Il ne fut qu’un éphémére
chef de l’opposition.

Alors qu’il ne s’est présenté
qu’une seul fois, Djama est devenu une des figures tutélaires de la
djibou-démocratie. Le mystique Djama a désormais dépassé
la réalité.

Historique, écrivait
DAF dans un article du Renouveau.

Si Djama Elabé
a laissé une empreinte aussi forte, c’est parce que son action a toujours
été guidée par la volonté de réconcilier
démocratie et politique. Plus la défiance envers IOG se creuse,
plus cette exigence revêt un nouveau souffle.

C’est bien de réconciliation
qu’il s’agit, aux yeux de Djama. Pour lui la justesse du Combat politique
était inséparable de la dignité de ses méthodes.
La forme comptait autant que le fond. Une pareille exigence se retrouve-t-elle
dans les conditions de sa victoire en 2005 ?

Ne réduit-elle
pas l’homme d’Etat à l’impuissance ? Pour Djama Elabé la question
ne se posait pas en ces termes.

A ces yeux, les deux plus
farouches ennemis de l’opposition sont l’indifférence et la démagogie.
A l’heure où les extrêmes comme le GED et le FRUD armé
prône la solution militaire, la question qui se pose dés lors,
est de préserver le pacte démocratique.

A cet égard, l’éthique
des dirigeants est l’impératif catégorique politique. Elle est
la condition essentielle pour que perdurent la confiance, le respect et même,
l’amour de la Nation et de la Démocratie.

Fort opportunément,
Djama nous rappelle que c’était un partisan du vote utile, obligation
qui rappelle au citoyen djiboutien qu’il n’est pas seulement dépositaire
de droits, mais avant tout responsable de ses choix.

Il ne s’agit pas d’appliquer
la méthode ni les principes de Djama Elabé, mais de s’en inspirer
pour affronter l’avenir, de ne pas s’abonner à la résignation.

Pour cela, il vaut mieux
comprendre et analyser le pourquoi, les intérêts d’IOG à
voler les élections en 2005 encore une fois. La compréhension
est non seulement une arme contre la peur du changement mais aussi un levier
pour l’action, pour la stratégie à venir.

L’héritage de Djama
Elabé est surtout un plaidoyer pour la dignité en politique.