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07/09/05 (B314) Appel pour les enfants de Beslan.

Appel publié le 03/09/05

Nous n’oublierons pas les enfants de Beslan

Il y a un an, à Beslan, Batras, un petit garçon de 6 ans, a survécu au carnage de son école. Pas son grand frère, ni sa maman. Les tympans crevés par les explosions, Batras a aussi le bras droit et la main brûlés. Mais surtout, il ne peut pas retourner en classe, là où il a été sequestré, affamé, où il a du boire son urine, où le sang de sa maman s’est répandu sur lui.

Polytraumatisés, mutilés par les balles ou les éclats d’obus, brûlés souvent au 3e degré, les 670 ENFANTS SURVIVANTS de la prise d’otages de l’école de Beslan, en Ossètie du Nord, sont tous des Batras. Leurs nuits sont hantées de cauchemars, leurs jours criblés de terreurs, leurs cœurs orphelins d’un père, d’une sœur, …

Ils ont besoin d’être opérés de l’ouïe ou appareillés. Ils ont besoin de greffes. Iles ont surtout besoin d’un soutien psychologique, que des psychologues les aident, eux et leurs familles, à sortir de leurs cauchemars,  revenir dans la vie, retourner à l’école.

Il y a un an, bouleversés, nous imaginions tous que Batras, s’enfuyant les yeux hagards, nu et famélique, aurait pu être notre enfant. Aujourd’hui, ne le laissons pas otage de notre indifférence.

Vous pouvez par exemple aider le centre crée à Beslan par Unicef-France : www.unicef.fr

Signataires : Pierre Arditi, comédien ; Emmanuelle Béart comédienne ; Tahar Ben Jelloun, écrivain ; Claire Brisset, Défenseur des enfants ; Mireille Dumas, productrice ; David Douillet, champion olympique; Isabelle Giordano, journaliste ; Bernard Kouchner, ancien ministre ; Michel Leeb, comédien ; Yannick Noah ; Patrick Poivre d’Arvor, journaliste;Muriel Robin, comédienne ; Marcel Rufo, pédopsychiatre ; Florence Schaal, journaliste

Contacts
Florence Schaal : 06 61 00 44 44
Unicef, Jacques Hintzy: 06 07 56 97 31

07/09/05 (B314) LDDH : lettre ouverte au Président de la République de madagascar pour lui demander de ratifier le Statut de la Cour Pénale internationale.

 

Djibouti, le 3 septembre 2005

A Son Excellence Marc RAVALOMANANA
Président de la République de Madagascar

Présidence de la République
B.P. 955
Antananarivo 101
MADAGASCAR

 

FAX: (261) 20-22-321-03

Objet : Ratification du Statut de la Cour Pénale Internationale


Excellence, Monsieur le Président de la République,

Nous avons l’honneur de vous adresser la présente correspondance au nom de la Coalition pour la Cour pénale internationale, un réseau mondial de plus de 2000 ONG de toutes les régions du monde travaillant depuis plus de dix ans en faveur d’une Cour pénale internationale efficace, juste et indépendante. Le Secrétariat international de la Coalition est actuellement basé à New York mais nous avons des bureaux régionaux en Afrique, en Asie en Amérique latine, au Moyen Orient et en Europe.

Dans le cadre de nos activités, nous menons des campagnes en direction des Etats pour leur demander de soutenir activement le processus mondial d’édification d’une justice internationale juste et efficace en ratifiant le Statut de la CPI en la mettant en œuvre dans la législation nationale.

En effet, Excellence Monsieur le Président, le siècle dernier a été marqué par des crimes les plus graves que l’humanité ait jamais connus à savoir le génocide, les crimes contre l’humanité, et les crimes de guerre ; des actes qui ont fait des millions de victimes civiles de par le monde comprenant des femmes et des enfants. Les États ont dans une large mesure manqué la responsabilité qui leur incombait ; celle de déférer à la justice les auteurs présumés de ces atteintes aux droits fondamentaux de l’homme. En conséquence, les responsables de ces crimes ont agi en toute conscience qu’ils ne risquaient guère d’avoir un jour à répondre de leurs actes et les victimes ont été privées de leur droit d’obtenir justice et réparation.

Le 17 juillet 1998, la communauté internationale a franchi une étape décisive dans la lutte contre l’impunité en adoptant le Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Ce dernier a créé la Cour pénale internationale permanente, chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. La Cour ne sera saisie que lorsque les juridictions nationales ne pourront pas ou ne voudront pas se charger de telles affaires.

A la date du 31 août 2005, 99 États au monde dont 27 en Afrique ont ratifié le Statut de Rome alors que 139 pays dont Madagascar ont déjà apposé leur signature au bas du Traité. Le Traité est entré en vigueur le 1er juillet 2002 mais les institutions judiciaires nationales ont toujours la primauté de juridiction sur les crimes relevant de la compétence de la Cour. Les 18 Juges, les Procureurs, et le Greffier de la Cour ont pris leurs fonctions, ce qui a permis à l’institution d’être actuellement opérationnelle. La CPI a déjà reçu plusieurs plaintes et a ouvert des enquêtes sur les situations en RDC, au Nord de l’Ouganda et au Darfour (Soudan).

Dans cette dynamique pour l’édification d’une justice pénale internationale, nous apprécions le soutien affiché par Madagascar, soutien manifesté par la signature du Statut de Rome (18 juillet 1998) et de l’Accord sur les Privilèges et Immunités de la Cour (12 septembre 2002). Mieux, sous votre présidence, le récent sommet de la Communauté de l’Océan Indien (COI) a débouché sur une position commune des Etats participants sur la Cour pénale internationale (CPI) dans le but d’obtenir la centième ratification du statut de Rome. La COI vient ainsi apporter sa contribution au renforcement de l’universalité de la CPI.

Le moment nous paraît donc approprié pour Madagascar de donner effet à cette déclaration solennelle en ratifiant le Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Il est primordial que l’Île de Beauté prenne fermement position et fasse savoir au monde qu’elle ne tolérera jamais ces crimes.

Nous espérons que vous ratifierez aussi vite que possible ledit Traité en déposant l’instrument de ratification au siège des Nations Unies.

Dans cette attente, veuillez agréer, Excellence Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.

07/09/05 (B314) Report de la grève du 7 septembre à la Poste.

SYNDICAT DES POSTIERS DE DJIBOUTI

POST-OFFICE TRADE-UNION OF DJIBOUTI

ﻰﻴ ﻭﺗﺒﺠ ﻪﻴ ﺭ ﻭﻬﻤﺠ ﺩﻴ ﺭﺑﻠ ﺃ ﻞ ﺂﻤﻌﻟ ﺃ ﺩ ﺂﺤﺘ ﻺ

Siège social : quartier 4
Code postal: 98230 RP
B.P  : 2373
Tél : 253 35 06 78
Fax  : 253 35 06 78Site web :
syndicatdelaposte@yahoo.fr
République de Djibouti

East Africa

Djibouti, le 05 septembre 2005

COMMUNIQUE

Aujourd’hui, à la fin de la matinée, le ministre de la communication et de la culture chargé des postes et des télécommunications, son excellence ALI ABDI FARAH, a reçu les membres du bureau du syndicat des postiers de Djibouti pour discuter de la situation sociale explosive qui prévaut à la poste de djibouti.

Apres, la longue discussion du matinée, les membres du bureau du syndicat, réunis l’après midi même, qui ont apprécié la médiation sage et responsable du ministre de tutelle sont convenus de l’ajournement de la grève prévue pour le mercredi 07 septembre 2005 à une date ultérieure.

Toute fois, la décision finale des travailleurs de la poste de Djibouti dépendra de l’issue du dialogue social engagé à compter d’aujourd’hui.

Le secrétaire général du syndicat des postiers de Djibouti
HASSAN CHER HARED

07/09/05 (B314) RSF / SOMALIE : de graves menaces pèsent sur l’organisation partenaire de Reporters sans frontières à Mogadiscio.

Reporters sans frontières exprime sa « très grande préoccupation » face aux menaces qui pèsent sur son organisation partenaire en Somalie, la National Union of Somali Journalists (NUSOJ, anciennement SOJON) depuis plusieurs semaines. Un groupe d’hommes armés, dont les intentions ne sont pas connues, s’en est pris plusieurs fois aux membres de ce syndicat de journalistes basé à Mogadiscio, avant et après son assemblée générale annuelle, du 29 au 31 août 2005.



« Les conditions de travail des journalistes somaliens sont chaque jour plus insupportables, a déclaré Reporters sans frontières. Ballottés entre les chefs de guerre, les cours islamiques et les hommes d’affaires, ils ont choisi de se défendre au sein d’une organisation exemplaire, au fonctionnement démocratique. Or, aujourd’hui, celle-ci est prise pour cible. Nous appelons le gouvernement fédéral de transition et ses partenaires internationaux à user de leur influence pour que ces menaces cessent au plus vite. Cet épisode souligne l’urgence qu’il y a à rétablir l’Etat de droit à Mogadiscio, afin de protéger ces minces parcelles de démocratie que les Somaliens se sont données au milieu de l’anarchie. »




Dans la semaine du 22 au 28 août 2005, des menaces de mort anonymes ont été proférées à plusieurs reprises à l’encontre de plusieurs membres de la direction de la NUSOJ. Le secrétaire général de l’organisation partenaire de Reporters sans frontières en Somalie, Omar Faruk Osman, ainsi que le président du Conseil suprême, Mohamed Barre Haji, ont reçu des appels téléphoniques anonymes, sur les lignes de la NUSOJ ou leur téléphone portable personnel, affirmant qu’ils seraient tués « immédiatement » ou « dans les 48 heures ».



Pendant la dizaine de jours ayant précédé la tenue, du 29 au 31 août 2005, de l’assemblée générale annuelle de la NUSOJ à Mogadiscio, un pick-up Toyota transportant douze hommes lourdement armés est régulièrement passé devant les bureaux de l’organisation, situés dans le district Waberi. Le 1er septembre, ce groupe s’est heurté aux gardes du corps de Mohamed Barre Haji présents devant l’immeuble abritant les bureaux du NUSOJ. Aucun coup de feu n’a été tiré et le groupe inconnu, dont le pick-up était équipé d’une mitrailleuse anti-aérienne, s’est retiré. Le lendemain, quatre miliciens cagoulés et armés de fusils-mitrailleurs AK-47, circulant dans une Sedan, ont fait irruption au domicile de l’un des membres du comité exécutif de la NUSOJ, Ali Moallim Isak, qui ne se trouvait alors pas chez lui. Six heures plus tard, ils ont quitté les lieux sans explication.



« Nous ne savons pas qui sont ces miliciens, ni ce qu’ils veulent, a déclaré Omar Faruk Osman à Reporters sans frontières. Ce pays n’obéit à aucune autre loi que celle du fusil. Nous avons par conséquent augmenté nos moyens de protection. Ces intimidations ne nous empêcheront pas de travailler. »



Parallèlement, le 4 septembre, Mohamed Abdulle Hassan, alias « Siidi », correspondant du site d’informations somaliweyn.com, basé en Suède, a été brièvement kidnappé par la milice de Yusuf Ali, gouverneur autoproclamé de la région de Hiiraan (Centre).  Celui-ci reprochait au journaliste de ne pas avoir rendu compte d’une conférence de presse qu’il avait tenue à Mogadiscio et lui a ordonné, le pistolet sur la tempe, d’exiger de son rédacteur en chef la publication d’un reportage sur le sujet, faute de quoi il serait tué. Siidi a été relâché après que la NUSOJ est intervenue auprès du gouverneur autoproclamé, qui a toutefois confisqué le matériel de reportage du journaliste.





Leonard VINCENT

Bureau Afrique / Africa desk

Reporters sans frontières / Reporters Without Borders

5, rue Geoffroy-Marie

75009 Paris, France

Tel : (33) 1 44 83 84 84

Fax : (33) 1 45 23 11 51

Email : afrique@rsf.org / africa@rsf.org

Web : www.rsf.org

05/09/05 (B314) Les interviews (presque) imaginaires de l’ARDHD : cette semaine notre équipe a rencontré Guelleh, après la publication du classement des Régimes par le magazine GEO.

L’ARDHD : « Monsieur Guelleh, merci d’avoir accepté de nous recevoir aussi rapidement .. »

Ismaël Omar Guelleh : « Inutile de perdre du temps avec les salades habituelles et la fausse courtoisie des journalistes …. je m’en moque totalement »

ARDHD : « Comme vous voudrez. Commençons tout de suite. Le magazine GEO, d’après un de nos lecteurs, vient de classer votre régime en dernière position, la 148ème, ex aequo avec la Somalie et surtout la Corée du célèbre

Kim Jong-il. Ne pensez-vous pas qu’il serait temps d’ouvrir votre régime à des pratiques qui soient plus en adéquation avec un minimum de respect des Droits de l’Homme ? »

IOG : « Messieurs, je vous arrête tout de suite … »

ARDHD : « Déjà ? mais on a encore rien dit … »

IOG : « Ce n’est pas ce que je veux dire, mais il faut avoir le courage de regarder les faits sous l’angle concret de leur véritable signification (?). Il suffit simplement de retourner les critères et vous verrez que mon régime, si populaire (*) est classé premier ex aequo !!!

J’en suis fier !

J’ai amené ce petit pays, l’un parmi les moins peuplés du monde à la première place aux côtés d’un autre dictateur aussi remarquable que moi, le célèbre Coréen, qui fait trembler le Monde, son peuple et même les Américains … et qui dispose peut-être déjà de la bombe atomique ! »

ARDHD : « Certes Monsieur Guelleh, mais nous ne voyons pas quelle gloire vous pourriez tirer du fait que votre régime soit contesté à tous les niveaux : Sécurité, Respect des Droits de l’Homme, etc.. »

IOG : « Chaque pays choisit librement et démocratiquement les dirigeants dont il a besoin. Les Djiboutiens aiment l’autorité naturelle que je représente, c’est pourquoi ils me soutiennent dans le durcissement du régime que je poursuis chaque jour. »

ARDHD : « Mais l’opposition gagne chaque jour du terrain et conteste vos méthodes dictatoriales et sanguinaires … »

IOG : « Alors là, vous vous trompez carrément ! L’opposition n’existe pas. C’est vous, les Européens qui avaient imaginé ce mythe … ! Depuis mon élection, qui m’a vraiment contesté publiquement et sérieusement en dehors des petites critiques habituelles ?

L’Opposition Unie à Djibouti ? Non !

Le MRD de DAF ? Non ?

Le Frud en Europe ? Non, silence radio de tous les côtés !!

Alors, je vous en prie, cessez de soutenir des oppositions fantômes qui n’existent que dans la tête des ex-colonialistes revanchards, que vous représentez …  »

ARDHD : « Pourtant, ils manifestent de temps à autre dans les rues, contre votre régime.

Sur un plan différent, prenons le site du GED, par exemple, lui, il publie des informations crédibles et documentées sur vos pratiques : torture, corruption, emprisonnements arbitraires, trafics d’enfants, spoliation des personnes privées, trafics d’armes, autrefois, de matières nucléaires et nous en passons … »

IOG : « Laissez-moi rigoler … Ce sont des organisations qui n’ont aucun membre en dehors de quelques copains recrutés par amitié. »

ARDHD : « Si cela peut vous rassurer … Mais nous n’avons pas parlé de la Somalie qui est classée comme Djibouti … »

IOG : « Ça vous étonne ! Le régime somalien, c’est mon bébé à moi, quoi que l’on puisse dire. C’est moi qui l’ait mis au monde à Arta, lors de cette conférence qui s’est achevée sur l’un des plus grands succès diplomatique internationaux : le mien ! Il est normal qu’il soit premier ex aequo avec mon régime, dont il est en quelque sorte, le fils spirituel … Et moi, je n’ai pas réclamé le Prix Nobel de la Paix !

ARDHD : « Mais ce classement va avoir une incidence fâcheuse sur vos efforts pour développer le tourisme à Djibouti … »

IOG : « C’est probable, encore que des nostalgiques de la dernière guerre, du stalinisme, du fascisme entre autres, que sais-je encore, puissent y puiser l’envie de nous visiter, mais qu’importe au fond !

Au contraire, on en profitera pour demander le double de la perte sous forme de nouvelles compensations financières aux Nations riches. Comme d’habitude et le tout sera joué.

Yacin Elmi Bouh a fait des miracles et il a bien formé son sucesseur. Ce dernier promet de faire encore mieux et je place de gros espoirs sur ces capacités à orienter les flux financiers vers ma bourse. « 

ARDHD : « Attention toutes ces compensations financières ne sont pas toujours des dons, mais souvent des emprunts. Le pays va à la catastrophe financière et risque la faillite. »

IOG : « Aucune importance, avec ma femme et mes proches, on a pris tout ce dont nous avions besoin pour vivre décemment notre retraite… Après moi le déluge.

Et pour le reste, en prévision de la faillite inéluctable, je vide le pays de ses dernières richesses : aéroport, port, douanes, etc… Les créanciers lorsqu’ils se présenteront n’auront plus rien de tangible à se mettre sous la dent. L’Etat djiboutien sera complètement vidé de sa substance, totalement désolvabilisé … et nous en sommes très proches !

Ce sont les Djiboutiens qui seront responsables ensuite de mes dettes que j’ai contractées en leur nom. Ils rembourseront pendant des générations, mes excés, le luxe dont raffole ma tendre épouse et sa cour plus la construction / rénovation de nos résidences somptueuses dans le monde entier (Djibouti, Paris, Koweit, Ethiopie, Abu Dabi, etc…).

ARDHD : « En résumé, pas de changements à prévoir …? »

IOG : « Mais bien sur que si, au contraire. Des tonnes d’amélioration dans le cadre d’un vaste programme de rénovation et de durcissement du régime.

On ne change pas une méthode gagnante, on l’améliore sans cesse.

Multiplication des arrestations, réouverture de la Villa Christophe, après remise en état des équipements, ouvertures de nouvelles prisons, augmentation des impôts pour les personnes non affiliées et non cotisantes au RPP, destructions des populations et des villages rebelles.

Recentrage sur la vraie nationalité djiboutienne qui a ses origines ancestrales dans la Région de Dire-Dawa : tous les autres sont des faux Djiboutiens. Je veux conserver notre première place au classement internationale des dictatures.

Paiement obligatoire des soins médicaux à leur vértibable coût.

Incarcération des syndicalistes, en particulier à la Poste : on leur a déjà coupé les vivres.

Mais j’en ai déjà trop dit, foutez-moi le camp au plus vite, je vous ai assez vu pour aujourd’hui. Laissez-moi travailler à la construction d’une Nation unie et solidaire et productive de revenus pour MOI et mes proches. »

ARDHD : « Merci quand même … »

NB : après avoir refermé la porte du bureau, nous avons entendu un énorme hurlement qui ressemblait au cri d’un fauve en cage.

En chemin nous avons croisé un psychiatre suivi de deux brancardiers. Venaient-ils pour lui ? Pour lui passer la camisole de force afin de le calmer et tenter de la ramener à la raison ? Nous n’avons pas la réponse, mais l’affaire est à suivre.

(*) A ce moment précis, IOG nous a remis un certificat, émanant du Ministère de l’Intérieur, sur lequel on pouvait lire que 99,87654217654399803 % des Djiboutiens inscrits (et non pas des suffrages exprimés) avaient voté pour Guelleh lors des dernières présidentielles. Qui étaient les 0,1234578234500197 % qui lui avaient fait un tel affront ? Divisés par ~ 200.000 électeurs, cela représenterait environ 246 personnes … Moins que la population actuelle de Gabode !

04/09/05 (B314) LA VOIX AU CHAPITRE, par AÏNACHÉ. Le coma profond et le classement de Djibouti en dernière position des Nations (au même niveau que la Somalie et la Corée du dernier Stalinien Kim_Jong-Il) par le magazine GEO.

 

COMA PROFOND

Suite à un malheureux concours de circonstances ou à un stupide accident corporel l’être humain s’il a, par chance, évité la mort subite, peut tomber dans le coma.

Cet état caractérisé par la perte des fonctions de la parole et de la mobilité peut durer selon le cas plusieurs jours, des semaines, des mois ou même plus. Les proches et les amis gardent souvent l’espoir d’une sortie prochaine de cet état de l’être aimé. Lorsque cela dure au-delà d’un certain temps il s’ouvre un débat plus au moins difficile, entre le corps médical et la famille sur la décision la plus raisonnable à prendre.

Le Gouffre profond du 8 avril 2005 où nous sommes tous tombés (les Djiboutiens) quelques soient nos responsabilités respectives se caractérise comme un coma dépassé ou la survie n’est possible que par les moyens de la réanimation intensive et du personnel dévoué et compétent. Des hommes et des femmes capables d’une abnégation sans faille pour le service de leur pays et de leur peuple.

L’énorme raté de ce ‘’maudit » 8 avril a anesthésié l’espoir des Djiboutiens, d’où l’état comateux de la vie publique limité à une conservation végétative.
Ce plongeon involontaire en apnée ne profite qu’au tenant du pouvoir qui se garde bien de rechercher le secours de sauveteurs, mais bien au contraire s’ingénie à l’enfoncer.

L’étonnante augmentation des tonnages du Qat importé quotidiennement, remarquée ces derniers temps, souligne cette volonté manifeste du pouvoir de maintenir la population dans cet état végétatif plutôt que de chercher le moyen de l’en sortir.

Cette drogue (il faut appeler la chose par son nom) dont les conséquences sont nombreuses et démontrées depuis bien longtemps est le remède de gouvernance du tenant du pouvoir. Il l’utilise et en abuse sans se soucier des ravages occasionnés sur les personnes et leurs familles, encore moins sur les finances publiques, à travers la dépense de la santé.

Tout est bon pour avoir la paix et diriger le pays à sa convenance.

Cette méthode de gouvernance est montrée du doigt cruellement par le magazine GEO.

Il publie le palmarès des 150 États membres de l’Onu, en fonction de leur contribution à la paix.

Il a été établi avec le Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité, sur la base de vingt et un critères (mines, enfants soldats, armes nucléaires, droits de l’homme, etc.).

Ce classement situe la république de Djibouti à la 150ème position juste avant la République de Somalie, (qui hélas n’existe plus depuis bientôt 15 ans) et la République de Corée du Nord, dirigée par le psychopathe Kim Jong-il.

Avouez que cela n’est pas très flatteur d’être assimilé ou comparé au dernier stalinien !

Reconnaître, une réelle difficulté de communiquer pour un homme politique ‘’digne de ce nom » est souvent un exercice délicat. Beaucoup cherchent les moyens d’y remédier. Certains hommes politiques de tout continent se sont mis à suivre assidûment des cours pour palier à cette lacune et s’entourent de professionnels de la communication. Ainsi ils acquièrent certaines techniques pour mieux expliquer la politique qu’ils mettent en œuvre.

Communiquer ne veut pas dire mentir, mais expliquer clairement ses actions pour permettre aux citoyens de mieux s’approprier la politique faite en leurs noms.
A condition qu’il y ait une politique, avec un programme lisible à défendre !

Le peuple Djiboutien crie au secours et il ne voit rien venir à l’horizon. Les Djiboutiens sont-ils aphones ou leurs Leaders sourds ?

Quoi qu’il en soit, les Djiboutiens ne pourront éternellement.se contenter d’une communication qui tourne à une propagande éhontée

Le simple fait de monopoliser les moyens de communication ne met pas à l’abri de la mauvaise gouvernance mais bien au contraire attise le mécontentement des nationaux et la méfiance des observateurs étrangers.

Dans notre époque où la moindre information est aussitôt répertoriée d’une manière instantanée à travers le monde, nos dirigeants continuent à vouloir cacher leur méthode de gouvernance.
La suppression de l’émetteur de RFI d’une manière arbitraire n’est pas le moindre des paradoxes.

Je ne suis pas sûr qu’il y est des Djiboutiens abonnés au magasine GEO.

Par contre, je ne doute pas un seul instant que beaucoup de Djiboutiens chercheront à se procurer le dernier numéro.

Bonne lecture donc !

AÏNACHÉ

04/09/05 (B314) L’Erythrée est endeuillée par le décès de son Ministre des Affaires étrangères, Ali Sayid Abdallah. (Par Houmed DAOUD responsable Information et Presse de Uguta (Toosa)



Le dimanche 28 Aout 2005, Le Ministre érythréen des Affaires Etrangères Ali Sayid Abdallah, quinquagénaire d’apparence bien portant, fut l’objet d’une attaque cardiaque. Transporté d’urgence à l’hopital d’Asmara, où les médecins ont tenté le tout pour le tout pour le ramener à la vie, mais en vain. Le chef de la diplomatie érythréenne s’est donc éteint quelques heures après ce malaise cardiaque.


Ali Sayid Abdallah, originaire de la région Dankalia ( Afar ), fut l’un des plus fidèles lieutenant du numéro un érythréen, Assayas Afworki. Les deux hommes, compagnons d’infortune, se connaissent depuis plus de 30 ans et partagent bien plus que les idéaux politiques selon les observateurs érythréens interrogés. Pour le chef de l’Etat érythréen, la disparition d’Ali Sayid Abdallah SAYID ABDALLAH constituerait bien plus qu’une perte d’un simple membre du gouvernement, mais d’un homme de confiance.


L’Erythrée perd celui qui a défendu sa politique à l’intérieur et conduit sa diplomatie à l’extérieur.


Depuis l’époque de la lutte pour l’indépendance, Ali Sayid Abdallah a toujours cru en l’unité du peuple érythréen au-de-là du clivage éthnique, qui est omniprésent en Afrique. A en croire les mêmes observateurs, l’homme ne s’est jamais senti Afar avant d’être érythréen.


Le défunt Ministre a conduit avec efficacité et brio, la diplomatie de son pays, là ou il le fallait.


Parmi les successeurs potentiels de Ali Sayid Abdallah sur l’échiquier politique érythréen, on cite plusieurs noms des Afars,mais on ignore encore les critères précis de sélection, établi par AfworkiI. Ira-t-il chercher un Ministre afar au sein de la hiérarchie militaire ? Si tel est le cas, on évoquerait le nom de Houmed Karikaré, officier supérieur de la Marine érythréenne. Ensuite, on pourrait penser selon les mêmes sources, à un autre officier supérieur des Forces terrestres, en l’occurrence Ramadan Awlia. Parmi les civils, on évoquerait aussi les noms de l’actuel Ambassadeur d’Erythrée à Djibouti et, celui de l’intellectuel, Abdallah Abdourahman.



Parmi les personnes en lisse, peut être cité un autre intellectuel et universitaire érythréen d’origine afar, résident à Londres. Mais ce dernier est lourdement handicapé par le fait même qu’il soit établi de longue date à l’étranger d’une part, et qu’il n’appartienne pas au ce rcle très fermé de l’appareil du  » Cha’biya  » F.P.D.J au pouvoir d’autre part. De ce fait, la confiance du chef de l’Etat, élément essentiel, lui ferait défaut.


Dans ce contexte, on peut s’accorder à penser que le régime érythréen privilégie davantage des critères idéologiques et d’allégeance personnelle au chef de l’Etat, plutôt que des considérations ethniques à la djiboutiennes ( le très bien connu dosage éthnique, héritage de la colonisation ).


L’Erythrée est un Etat situé en Afrique de l’EST, avec une population de 4,5 Millions d’habitant, pour une superficie de 121 000 km. La capitale est Asmara. Ce pays abrite neuf communautés nationales qui cohabitent pacifiquement, parmi lesquelles les Afars, occupants de la Région Dankalia. sur les cotes de la Mer Rouge.


L’Erythrée accède à sa souveraineté en 1993 après la victoire remportée sur les troupes éthiopiennes du régime communiste de Mengistu Haïlé Mariam en 1991.Depuis l’indépendance, le parti indépendantiste du Front Populaire de Libération de l’Erythrée (F.P.L.E), est devenu en 1994 Front Populaire pour la Démocratie et la Justice, principale formation politique du pays.


En 2001, le gouvernement a censuré toute la presse privée. En 2002, tous les groupes religieux ont été interdits à l’exception de 4 groupes sanctionnés par l’Etat.


Les militant et l’ensemble de la Direction Politique d’UGUTA présentent ses sincères condoléances au peuple érythréen et à la famille du défunt.

 



Houmed DAOUD

responsable Information et Presse de Uguta
(Toosa)

3/09/05 (B314) Radio-Trottoir : des « noms d’oiseaux » ou des invectives sont-ils échangés au sein de l’équipe du Dictateur ? (Lecteur)

Le ministre de la Santé, bien connu pour sa tendance au machisme le plus extrême, aurait insulté la Ministre de la Coopération (ancienne Ministre de la Promotion de la Femme), Mme HAWA.

On dit que celle-ci aurait été gratuitement(*) agressée et affublée de la pire insulte qui soit pour une mère de famille, en présence de ses collègues.

Mariée à un Fourlaba, elle est alliée à cette composante de la société djiboutienne dont faisait partie le défunt Général Yacin Yabeh. On dit aussi que le Ministre Abdallah se réjouit d’avoir éliminé ce Général rival et puissant, bien que contesté à son époque, par les Défenseurs des Droits de l’Homme. (Paix à son âme).

En ce qui concerne Abdallah, la question pourrait être de savoir s’il est préférable de prendre rendez-vous pour lui avec le service psy de l’hôpital Peltier où il devrait payer 30.000 FD/jour ou de lui renouveler (et de lui financer ?) son séjour au Sofitel de Dubaï en compagnie de BA….?

(*) Généralement, les membres de l’équipe dictatoriale ne sont pas connus pour leurs largesses, mais plutôt pour leurs prévarications. Il est si peu fréquent qu’ils accomplissent quelque chose gratuitement (sans espoir de gain), qu’il nous a semblé intéressant de le souligner.

Nous avons là un cas rarissime, où ils peuvent se montrer brutalement mais temporairement généreux : c’est lorsqu’ils insultent leurs collègues ou plus volontiers d’autres quidam, non membres de la confraternité des « Prévaricateurs associés » !