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07/02/06 (B336-A) Naufrage d’un boutre yéménite au large Djibouti : 23 candidats à l’émigration auraient perdu la vie au large d’Obock, tandis que l’équipage s’est réfugié sur un autre navire. (AFP / ADI) (Info lecteur)

___________________________________ AFP

Agence France Presse

6 février 2006 lundi 7:23 AM GMT

Djibouti: 23 morts dans le naufrage d’un boutre yéménite (police)

ORIGINE-DEPECHE: DJIBOUTI 6 fév 2006

Quelque 23 personnes ont péri au large de Djibouti dans le naufrage d’un boutre yéménite qui transportait des immigré s clandestins, a indiqué dimanche soir une source policière djiboutienne.

L’embarcation a coulé dans la nuit de jeudi à vendredi, pour une raison inconnue, au large des côtés de Rasbir (environ 80 km au nord-est de Djibouti), selon l’antenne de la police judiciaire d’Obock.

Le boutre transportait une quarantaine de personnes et “23 corps en état de décomposition ont été repêchés sur les rivages des côtes d’Obock où quatre rescapés ont été également recueillis”, selon la même source.

Selon le témoignage d’un rescapé recueilli par la police, les membres de l’équipage du boutre auraient pris la fuite à bord d’une autre embarcation vers les côtes yéménites.

“Toutes les victimes de ce naufrage seraient des immigrés clandestins”, selon la police judiciaire d’Obock, qui a précisé qu’une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances du naufrage.

Des ressortissants des pays voisins de Djibouti, venus de la Corne de l’Afrique mais aussi du Yémen, tentent régulièrement se s’installer clandestinement à Djibouti, pour échapper à la misère ou aux troubles dans leur pays, comme en Somalie. Les autorités djiboutiennes refoulent régulièrement des immigrés clandestins.

______________________________ ADI

DJIBOUTI (ADI) – 05 Février 2006- Selon l’antenne de la Police Judiciaire installée à Obock, le naufrage d’un boutre Yéménite transportant des clandestins aurait fait plus d’une vingtaine de morts sur les côtes de la région d’Obock.

Joint par téléphone en début de soirée, un officier de la police judiciaire de la ville d’Obock a affirmé que le naufrage de cette embarcation qui transportait une quarantaine de personnes serait survenu dans la nuit du jeudi à vendredi dernier au large des côtes de Rasbir.

« 23 corps en état de décomposition ont été repêchés sur les rivages des côtes d’Obock où quatre rescapés ont été également recueillis » a indiqué ce même officier.

Selon les témoignages d’un des rescapés, les membres de l’équipage du boutre qui a fait naufrage pour des raisons non élucidées auraient pris la fuite à bord d’une autre embarcation vers les côtes yéménites.

« Toutes les victimes de ce naufrage seraient des immigrés clandestins » a précisé cet officier. Une enquête est ouverte sur les circonstances de ce drame.

06/02/06 (B336-A) Radio-trottoir (lecteur) Guelleh pique sa colère contre le Danemark, mais il ne se privera pas des produits alimentaires qu’il préfère !!!

Bilan : 15 blessés, des millions d’euros de dégâts

L’ignoble Guelleh, oubliant son parjure (il a par deux fois juré la main sur le Coran de respecter la Constitution, pourtant quotidiennement bafouée) a autorisé samedi dernier des manifestations « spontanées » contre ce qui est présenté comme de l’islamophobie au Danemark. A l’instar de quelques autres pays musulmans, où la réelle colère tardivement suscitée par la publication de caricatures présentant le Prophète de l’Islam en terroriste se poursuit. Guelleh le minable calculateur hypocrite a réagi à sa façon et selon sa priorité : noyer l’affaire Borrel.

C’est ainsi qu’il a organisé et incité les collégiens à descendre dans la rue sans prévoir les débordements.

La manifestation une fois arrivée rue d’Arta (donc très loin de toute ambassade occidentale, ce qui est un exploit quand on sait que la manifestation a débuté à quelques centaines de mètres de ces chancelleries) a ainsi brusquement dégénéré au carrefour de l’avenue Nasser face à l’école saoudienne face au misérable quartier d’Arhiba.

De heurts violents se sont alors produits quand les forces de l’ordre, qui encadraient pourtant ce défoulement depuis le début, ont maladroitement tenté de disperser la foule de jeunes surexcités.

Au cours des affrontements, la Police a fait usage de grenades lacrymogènes, de balles en caoutchouc et même de balles réelles. Selon un premier bilan établi par des sources indépendantes, une quinzaine de personnes auraient été blessées : 4 manifestants, dont un gravement par balle et 11 policiers, dont l’un aurait été éborgné.

De son côté, le ministre du Commerce, le très controversé et corrompu Rifki, a publié un communiqué décrétant le boycott des produits danois. Désormais, « l’importation, la commercialisation et la distribution des produits danois est interdite sur tout le territoire djiboutien. »

Conséquence : des dizaines d’importateurs djiboutiens risquent le dépôt de bilan.
Mais Guelleh n’en a cure : en bon trafiquant, il saura toujours où s’approvisionner.

A sa table, ces produits de qualité ne manqueront jamais.

Rappelons que les produits danois importés à Djibouti sont essentiellement ceux de l’industrie agro-alimentaire. En gourmet, Guelleh continuera à déguster ces produits fins dans l’attente d’un chèque libellé en pétrodollars.

La deuxième manifestation organisée dimanche 5 février s’est malheureusement soldée par des casse, vols et agressions. Une passante épouse d’un militaire français et enceinte a été violemment molestée.

Inspirateur de cette dérive anarchique, l’hypocrite Guelleh a droit au mépris de son peuple, qui espère massivement qu’il sera jugé pour ses violations de serment, violations des droits de l’homme et trafics en tous genres, même au Danemark s’il le faut.

Un Gendarme.
Délocalisé avec sa….

07/02/06 (B336-A) LDDH : sixième anniversaire des accords de Paix. Un bilan tragique, négatif, sans illusion et sans espoir si le régime poursuit cette politique d’appauvrissement de la population.


Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE

DU 7 FEVRIER 2006
Sixième anniversaire de l’Accord de Paix
Du 7 février 2000


Bref aperçu historique

La République de Djibouti a connu durant sa brève existence (29 ans en juin 2006), un parti unique (1981-1992), un quadripartisme jusqu’en 2002 et surtout une terrible guerre civile (1991-2000) à laquelle a définitivement (?) mis fin l’Accord de Paix du 12 mai 2001. Ni le multipartisme intégral, effectif depuis octobre 2002, ni les différentes institutions créées sous les pressions conjuguées de la résistance armée et des bailleurs de fonds (Chambre des Comptes et de Discipline Budgétaire, conseil constitutionnel, CENI…) n’ont apporté une contribution significative à la paix et au développement économique escomptés. Hérité de la période coloniale, désactivé en 1996, le tribunal du contentieux administratif est aujourd’hui inopérant.

Témoin parce que conviée par le gouvernement à la signature de cet Accord, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a, en toute objectivité, constaté sa violation par le gouvernement dès sa signature…jusqu’à sa dénonciation par l’autre partie en septembre 2005. Ce qu’elle a déploré. Depuis, la LDDH n’a cessé de s’alarmer tant auprès des belligérants, puisqu’il faut malheureusement les appeler ainsi, qu’auprès de la communauté internationale pour qu’une issue honorable pour les deux parties soit rapidement trouvée à cette impasse. En vain à ce jour !

Plus gravement, la LDDH a déploré les propos du chef de l’Etat djiboutien déclarant sur une onde étrangère qu’il n’existait aucune opposition à Djibouti : à force de réprimer celle politique et pacifique, le régime s’expose à susciter une militaire et violente.

Plus que jamais, la LDDH s’inquiète aujourd’hui du boycott des prochaines échéances régionales que l’opposition a choisi. A l’absence des conditions objectives de transparence électorale s’ajoute une remise en cause unilatérale par le gouvernement de la Décentralisation telle qu’elle avait constitué le volet essentiel de l’accord de paix.

Sans nous en lasser, nous réitérons notre proposition de médiation pour prévenir et éviter l’inéluctable déflagration à laquelle cette impasse promet d’aboutir. A l’anarchie en Somalie et aux bruits de bottes récurrents chez les deux puissances régionales voisines (Ethiopie et Erythrée) s’ajoute l’état d’anomie patente de l’Etat djiboutien.

Etat des lieux à Djibouti

Le constat est accablant : non seulement les exécutions extrajudiciaires sont passées de la brousse à la Capitale depuis le 7 février 2000, mais la paix conclue à cette date n’a apporté aucune amélioration aux conditions quotidiennes d’existence des Djiboutiens. Alors que la fin des hostilités aurait normalement dû se concrétiser par une réaffectation des ressources budgétaires, il est regrettable de constater que le tristement célèbre « impôt patriotique » a été reconduit sous une autre appellation, dépréciant de 30% le pouvoir d’achat des salariés.

Le Port de Djibouti, raison d’être du pays, contrôle le passage entre le canal de Suez, la Mer Rouge et l’Océan Indien et joue seul à ce jour le rôle vital de débouché vers l’Ethiopie ainsi qu’un rôle important au sein de la COMESA. Ce qui explique entre autres facteurs, la présence importante des forces de l’OTAN.

Les trois quarts de la population sont concentrés dans la capitale. Il est édifiant de constater que l’affectation des droits perçus sur le Port, l’Aéroport et les bases militaires étrangers, représentant à peu près 80% du P.N.B, relève encore de l’opacité la plus totale. Un comble quand l’accroissement de la présence militaire occidentale à Djibouti se justifie par le renforcement de la Démocratie dans le monde !

Le chômage y atteint 68% des femmes actives et 54% des hommes, pour ne nous en tenir qu’aux chiffres officiels fournis par les E.DA.M (Enquêtes Djiboutiennes Auprès des ménages) réalisées en 1996 et 2002 avec les concours financier et technique du P.NU.D, la Banque Mondiale et du FNUAP et consignées dans le Rapport National sur le Développement Humain 2004, publié par le PNUD.

Ces enquêtes ont montré que la pauvreté relative (moins de 3 dollars/adulte/jour) touchait en 2002 74% de la population contre 45% en 1996. Tandis que la pauvreté extrême (moins de 1,8 dollar/adulte/jour) est passée durant la même période de 9,6% à 42%. Le même rapport officiel constatait que «pauvreté et marginalisation allant de pair à Djibouti, elles frappaient les quartiers périphériques et les zones rurales ». Outre le chômage, ce rapport identifiait la centralisation administrative et économique comme principale source de pauvreté à cause de la « concentration des activités économiques exclusivement dans la capitale »

Perspectives

Six ans après les Accords de Paix de Février 2000, signés à Paris entre le Frud-Armé et le Gouvernement, à la veille d’une échéance électorale (régionale) cruciale à laquelle l’UMP (Union pour la majorité Présidentielle) semble se diriger toute seule et en ordre dispersé pour (mais sans) faire illusion, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), attachée à la paix civile et conformément à sa mission de prévention des conflits,

– Considère que la participation démocratique à ces élections est impérative.

– Constate que le cavalier seul du régime et les réticences fondées de l’opposition conduisent tout droit à la somalisation de Djibouti.

– Estime qu’une urgente paix de braves doit être recherchée et trouvée, faute de quoi un brasier de plus risque de s’ouvrir dans une région déjà instable.

– Propose de concilier et pourquoi pas réconcilier les parties en conflit en les conviant à un dialogue (table ronde) constructif sur le sujet, en gardant à l’esprit que de son succès ou échec dépendra l’avenir du pays et sans doute de la région.

A ces fins, les Défenseurs des Droits de l’Homme associent à leur démarche de médiation tous les partenaires à la paix civile et au développement économique de Djibouti qui continuent de manifester leur intérêt en ce sens : la France, l’U.E, les U.S.A, la Ligue Arabe et leurs organismes spécialisés.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

06/02/06 (B336-A) LDDH : Non aux manipulations étatiques dans l’affaire des caricatures du sacré.


Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE
DU 5 FEVIER 2006

Caricatures Du Sacré :
NON AUX MANIPULATIONS ETATIQUES !


Le 4 et le 5 févier 2006, la Capitale de République de Djibouti a été le théâtre de manifestations de colère suite à la publication dans certains journaux européens de caricatures considérées offensantes pour les musulmans par tout croyant. Face à cette situation, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) condamne sans réserve toutes les formes d’intolérance d’où qu’elles proviennent et appelle les foules en colère à la retenue.

Toutefois, des questions subsistent sur le caractère spontané des protestations violentes qui se sont déroulées ailleurs comme ici. Concernant Djibouti, tout semble indiquer que c’est le régime qui a, dès jeudi dernier par la voix du secrétaire général du RPP (parti au pouvoir) et président de l’Assemblée nationale, donné le coup d’envoi de ces manifestations. Ainsi, au deuxième jour de ces marches violentes, le bilan est particulièrement lourd : cinq manifestants blessés dont un grièvement ainsi qu’une dizaine de policiers.

Les dégâts matériels occasionnés par ces débordements sont également importants : de nombreux véhicules endommagés, des commerces attaqués et des importateurs sur le point d’être sinistrés.

De plus, il est regrettable que certains manifestants aient profité de l’occasion pour agresser d’innocents passants.

Ainsi, la LDDH ainsi appris qu’une dame d’origine européenne (prénommée Valérie et enceinte de huit mois) aurait été brutalisée par les manifestants. Est-il admissible qu’une manifestation de toute évidence soigneusement organisée par le régime et encadrée par ses forces de l’ordre, conduise à de tels débordements ?

En tout état de cause, les défenseurs des droits humains tiennent les pouvoirs publics pour responsables de la sécurité des personnes et des biens.

Heureusement, la LDDH constate avec satisfaction qu’aucune autorité religieuse du pays n’a cautionné ces débordements ni cette intolérance de la rue.

Tout en renouvelant sa ferme condamnation de toute publication à caractère raciste et diffamatoire, la LDDH lance un appel au calme et à la tolérance. Par leur irresponsabilité, ces caricatures individuelles et ces manifestations collectives organisées constituent d’intolérables incitations à la haine raciale et religieuse.

La LDDH souhaite un prompt rétablissement à tous les blessés de ces tristes événements à Djibouti et appelle les Etats à éviter d’instrumentaliser de légitimes susceptibilités collectives aux seules fins de survie partisane ou d’impérialisme idéologique.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

05/02/06 (B336-A) Auto-Satisfecit de Guelleh qui reçoit l’inspection générale d’Etat … et qui décore le Chef de mission, pour éviter les remarquables désagréables sur sa mauvaise gestion. (humour) (La Nation)

A moi tout seul, avec mon petit corps svelte d’athlète, j’incarne la transparence et la bonne gouvernance de l’Etat djiboutien ….

Je décore ceux qui confirment ..

Et j’élimine tous ceux qui diraient le contraire !

_____________________________ Extrait La Nation

Bonne gouvernance

Le Président de la République reçoit
les membres de l’Inspection Générale d’Etat

Le Président de la République M. Ismaïl Omar Guelleh a reçu hier, mercredi, au palais présidentiel, les membres de l’Inspection Générale d’Etat, dont M. Abdou Karim Gueye Inspecteur général d’Etat, responsable de cette institution et des autres inspecteurs d’Etat.
Au cours de cette rencontre qui a eu lieu en présence du Premier Ministre M. Dileita Mohamed Dileita et du directeur du Cabinet de la présidence M.Ismaïl Houssien Tani, le Président de la République M. Ismaïl Omar Guelleh a, selon l’Inspecteur général d’Etat M. Abdou Karim Gueye, réaffirmé aux membres de cette institution supérieure de contrôle, sa foi en une gestion efficiente et transparente des services publics.

” Le Chef de l’Etat nous a, par ailleurs, rappelé nos devoirs et les contraintes de nos tâches, tout en reconnaissant le caractère ardu de notre mission que nous avons toutefois l’obligation de réussir ” a-t-il indiqué.

Profitant de cette occasion, les membres de l’Inspection Générale d’Etat ont soumis au Président de la République les résultats de missions de contrôles qu’ils ont effectué auprès de plusieurs services publics.

Au terme de cette rencontre, il y a lieu de préciser que le Président de la République a élevé M. Abdou Karim Gueye au rang d’Officier de l’Ordre National du 27 juin.

Une distinction qui, selon M. Gueye, ne fera que raffermir les liens de coopération et d’amitié entre le Sénégal et la République de Djibouti.

05/02/06 (B336-A) Radio-trottoir donne des conseils à Guelleh cette semaine ! Une fois n’est pas coutume !

Il suffirait que Guelleh menace d’enrichir de l’uranium à Djibouti, pour qu’il puisse s’enrichir en plus, avec tout l’argent qu’il recevra ….

05/02/06 (B336-A) SOS pour ARHIBA ! Selon notre correspondant : la manifestation organisée par le pouvoir contre les caricatures danoises a été (volontairement) guidée vers Arhiba et non vers l’Ambassade de France. Résultat : 3 blessés graves (ADI) victimes des forces sauvages d’IOG !

Heureusement qu’Ange-lié(*), sans être arifiste encore moins affairiste, est avec
nous.

Vaste manifestation dés 6h30 au Quartier 2, lieu de prédilection de l’ancien indicateur actuellement haramoussé.

Les pauvres collégiens(nes) avec leurs profs, dès 10h ont été, bérêts rouges en poches (à vos gardes présidentielles), invités (manu militari “camouflée”) à défiler, non pas en direction de l’Ambassade de France mais simplement vers…?

Comme d’habitude, non loin d’Arhiba encore un…!

Alors là c’est de la pure provocation, ou je ne m’y connais pas !

SOS pour ARHIBA !

(*) Angelier est l’Ambassadeur de France à Djibouti qui avait apporté son soutien à Zakaria pendant le délibéré du procés en laissant (?) transmettre son discours avec ses notes personnelles pour tenter d’influencer la Justice, qui ne s’est pas laissée impressionnée au final …   Il a été coopté dans l’Ordre des Brosses à Reluire.

_______________________________ Extrait de l’ADI : 3 blessés graves.

DJIBOUTI (ADI) – 04 Février 2006- Des violentes manifestations ont eu lieu ce matin à Djibouti où quelque 1500 étudiants sont descendus dans la rue pour protester contre la publication des caricatures du prophète Mohamed dans la presse occidentale.

Un mouvement de protestation qui, selon la police djiboutienne, a fait trois blessés dont un grièvement atteint par le gaz lacrymogène utilisé par les forces de l’ordre.(…)

04/02/06 (B336-A) L’ADI est-elle engagée dans un processus interne de révolution ? Faut quand même pas rêver trop vite !

_________________________ Note de l’ARDHD
Nous découvrons que l’ADI publie une dépêche qui parle de la mise en cause de l’ancien chef de l’Etat Kenyan, dans une vaste affaire de corruption et des conséquences politiques et judiciaires pour les membres de l’équipe gouvernementale impliquées dans cette affaire. Bravo …car l’ADI par tradition et par obligation hiérarchique, avait toujours su se montrer fort discrète sur ces sujets.

Peut-on espérer que l’ADI réclame un jour, une commission d’enquête équivalente à Djibouti qui pourrait concerner (au hasard seulement, car la liste pourrait devenir assez longue) IOG, Paulette, Abdourahman Borreh, Djama Ali Guelleh, Yacine Elmi Bouh, Djama Heid, des officiers supérieurs de l’Etat-Major, …?

A notre avis, il ne faut pas rêver, car on ne lira pas dans les prochaines semaines une telle information sur l’ADI !… Mais c’est quand même une minuscule avancée, qu’il fallait signaler aux lecteurs. Guelleh accepte la publication d’une information concernant des prévarications commises par des collègues …

Mais au fait, l’ADI pouvait-elle faire autrement, vue la diffusion internationale de l’information ?

_________________________________________ ADI

DJIBOUTI (ADI) – 03 Février 2006- L’ancien président kényan, Daniel Arap Moi, et plusieurs de ses collaborateurs, dont l’un est membre de l’actuel gouvernement, ont été impliqués dans la plus vaste affaire de corruption de l’histoire du pays, a indiqué vendredi à l’AFP un membre du comité d’enquête sur le dossier.

Cette affaire de corruption, qui date des années 1990, est distincte du scandale qui a éclaté en janvier à Nairobi et qui a contraint le ministre des Finances, David Mwiraria, à démissionner mercredi.

Selon le membre du comité d’enquête, qui a remis son rapport vendredi au président Mwai Kibaki, l’ex-président et six de ses proches collaborateurs ont été des acteurs clés du dossier appelé “affaire Goldenberg”.

“Le rapport implique directement M. Moi et recommande que le ministre de la Justice ouvre une enquête sur lui, afin de décider s’il y a lieu de le poursuivre et pour quels motifs”, a ajouté cette source, s’exprimant sous couvert d’anonymat, car le rapport n’a pas été rendu public pour l’instant.

Selon M. Kibaki, le document sera diffusé la semaine prochaine. “Je suis certain que nous devrons agir conformément aux recommandations du rapport”, a déclaré à la presse le chef de l’Etat, sans évoquer le contenu du document.

Selon le membre du comité d’enquête, l’ancien ministre des Finances et actuel ministre de l’Education, George Saitoti, est également mis en cause par le rapport.

Le rapport recommande que les personnes mises en cause soient “poursuivies, dans la perspective de retrouver la trace de l’argent disparu”, selon la même source.

L'”affaire Goldenberg” consiste en un système d’évasion fiscale basé sur de fausses exportations d’or et de diamants et monté au début des années 1990. Il pourrait avoir coûté au Kenya des centaines de millions de dollars, voire plusieurs milliards. La société Goldenberg International est également mise en cause par les enquêteurs.

En remettant le rapport à M. Kibaki, le président du comité d’enquête, le juge Samuel Bosire, a déclaré que “beaucoup d’argent a été siphonné du pays et nous sommes dans l’impossibilité de retrouver la trace de la plupart de cet argent”.

Daniel Arap Moi a dirigé le Kenya pendant près de 24 ans. Il ne s’était pas représenté à l’élection présidentielle de 2003, remportée par Mwai Kibaki. M. Moi avait été régulièrement critiqué, au Kenya comme à l’étranger, pour la corruption de son régime.

De son côté, M. Kibaki, qui avait pourtant fait de la lutte contre la corruption une de ses priorités lors de sa campagne présidentielle en 2002, est de plus en plus sous le feu des critiques pour son échec dans ce domaine.

Plusieurs pays donateurs, dont les Etats-Unis, ont suspendu leur aide au Kenya en 2005, reprochant au gouvernement son laxisme dans la lutte contre la corruption.

En janvier, un rapport officiel a révélé le paiement par l’Etat kényan de plus de 200 millions de dollars (163 millions d’euros) à une société qui s’est révélée fictive.

Ce scandale a entraîné la démission du ministre des Finances. Le vice-président, Moody Awori, également mis en cause dans cette affaire, a affirmé jeudi qu’il ne démissionnerait pas.