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15/10/2015 (Brève 488) La lettre de réponse et de refus de comparaître de Guelleh envoyée à la Justice britannique (ARDHD)

Selon des informations recueillies dans la presse spécialisée, IOG aurait écrit au juge anglais en charge du procès intenté par Djibouti à M. Abdourahman Boreh

Le 6 octobre, il aurait refusé la convocation pour témoigner devant la justice britannique.

Courtois (ce qui n’est pas toujours le cas du dictateur ! -ndlr)
dans sa lettre il aurait présenté les intérêts supérieurs de son pays comme excuse à son refus de se présenter, mais il aurait affirmé qu’il entendait poursuivre son action en justice pour permettre à son pays de récupérer les « sommes détournées » par son ancien ami …..

14/10/2015 (Brève 487) Communiqué de l’UDDESC sous la signature d’Hassan Cher Hared, son secrétaire général. Djibouti : Dès son retour au pays Guelleh met en exécution son projet machiavélique d’affrontement interclanique.

Union Djiboutienne pour les Droits Economiques, Sociaux
et Culturels & Civils et Politiques

UDDESC

Quartier 4 – Email : uddesc@yahoo.fr –
Tél. : +41 78 824 52 69/+41 76 674 00 85

Réf. : 04/C/AN2015

Djibouti : Dès son retour au pays Guelleh met en exécution son projet machiavélique d’affrontement interclanique.

Un mineur odahgobe, dont sa famille réside au quartier Hayabley – secteur 5, de la commune de Balbala, s’est rendu comme d’habitude dans une boutique voisine à leur maison pour acheter de l’huile de cuisine pour sa mère. La famille propriétaire de la boutique, proche cousin de Guelleh, traite l’enfant de « BOKO-HARAM ».

L’enfant leur demande la raison pour laquelle il se fait insulter. La famille mamasan lui répond : « ton clan tient de réunion pour se montrer mais ce pays est dans notre main et nous vous chasserons comme Boko-haram si les odahgobes n’arrentent pas leurs réunions. »

Le mineur odahgobe rétorque : « comment vous pouvez insulter ma tribu alors que vous êtes les femelles des gadaboursis à Lughaya. »
L’enfant revient chez lui et informe ses parents de l’incident.

Le père du jeune odahgobe et des vieux proches rendent visite aux sages de la tribu mamasan afin de remédier l’affaire par le dialogue. Les sages mamasans répondent qu’ils feront de leur mieux pour calmer la situation.

Le lendemain matin, trois hommes majeurs de la tribu mamasan font un guet-apens au petit odahgobe sur le chemin de l’école et ils lui infligent des blessures légères.
Le père de la jeune victime et ses oncles rendent visitent aux sages mamasans du quartier pour avoir des explications et payer les frais nécessaire à la réparation du dommage corporel conformément au Xeer-Issa.

Les sages mamasans prétendent n’avoir aucun lien avec cette affaire et mettent la responsable sur des voyous fictifs.
Les parents de la jeune victime ont ciblé celui de trois agresseurs qui avaient porté la main sur le petit et des cousins proches du jeune odahgobe lui ont infligé les mêmes blessures.
Les sages mamasans qui avaient rejeté la responsabilité de l’agression du mineur odahgobe menacent de se venger.

Les sages mamasans tiennent une réunion avec le Général Zakaria Cheikh Ibrahim, chef d’état-major de la Défense Djiboutienne, un mamasan comme Guelleh.
La situation reste calme pendant quelques jours mais la soirée du samedi 10 octobre 2015 vers 19h à l’heure de Djibouti une centaine d’homme mamasans armés des barres de fer, des cailloux, des couteaux et des machettes s’en prennent à des maisons odahgobes spécialement désignées dans une liste préparée dans les locaux de la police politique du régime de Guelleh.

Beaucoup des témoins neutres ont reconnus dans les miliciens qui ont été derrière l’attaque clanique de la nuit des membres de la garde républicaine.
Les familles victimes alertent leurs proches et une riposte s’organise en moins de 10min. les milices sont pourchassées et certains se réfugient dans des maisons mamasans à Balbala et d’autres à la caserne de général ZAKARIA, caserne Sheikh Osman à Balbala.

Le matin du dimanche 11 octobre 2015 c’est l’alerte totale chez les odahgobes qui commencent à louer des bus dans toutes les régions Sud du pays mais les dirigeants de la plateforme odahgobe, informée entre temps, ordonne au clan de se calmer, stoppe ce mouvement et évite pour l’instant la généralisation des affrontements interclaniques de Balbala.
Les douze sages issa de l’oued d’Ambouli connu sous le sobriquet « les douze salopards » interviennent à leur tour et recommandent au deux clans d’arrêter les hostilités le temps d’organiser des assises.

Les premières informations crédibles que nous avons eu nous apprennent que ses affrontements ont occasionné 40 blessés, 3 maisons détruites, des dommages matériels importants (la razzia dans des boutiques) et exodes des populations dans certains quartiers de la capitale chez les mamasans et 9 blessés chez les odahgobes avec des dégâts matériels dans des habitations.

Des hauts responsables proches du régime de Guelleh qui nous ont contactés affirment aussi aujourd’hui qu’IOG est derrière ses affrontements interclaniques parce que pour eux autant de coïncidence sont surprenant dans cette affaire. Ils ont rajouté craindre que les affrontements se répètent avec des conséquences plus graves.

D’autres contacts qui nous ont interpellé de Dire-Dawa, en Ethiopie, nous ont appris l’existence de 37 conteneurs bourrés d’armes à feu légers et d’armes blanches entreposées dans les casernes de la garde républicaine dirigée par le cousin de Guelleh, Le commandant de la Garde Républicaine(GR), le colonel Mohamed Djama Doualeh.

Ces mêmes contacts de Dire-Dawa nous apprennent aussi que les odahgobes de l’Ethiopie sont prêts à y répondre par les armes à la « milice de Guelle » camouflée sous le nom de garde républicaine.

Autre part, en Somaliland aussi la tension est montée d’un cran entre les mamasans et les odahgobes, où il est possible que des affrontements se déclarent sans crier gare.
Affaire à suivre…

Fait en Suisse, le 11/10/2015
Hassan Cher Hared
Secrétaire général de l’UDDESC

27/12/08 (B487) Affaire Borrel – Conséquence en France. Le Gouvernement veut faire voter des textes pour limiter l’accès des Juges aux informations détenues par les administrations, ministères et sites sensibles …. De nombreuses réactions (2 articles en Français)

_______________________________ 2 – Le Monde

Des magistrats s’insurgent contre le projet d’extension du secret-défense

Les deux principaux syndicats de magistrats ont dénoncé, vendredi 27 février, la création, dans le projet de loi de programmation militaire 2009-2014, de "bunkers" ou de "citadelles d’impunités" à l’abri des juges, du fait de l’extension du "secret-défense" : celui-ci concerne aujourd’hui les documents, demain il pourrait s’étendre à des lieux entiers.

Le projet de loi prévoit en effet de restreindre l’accès aux lieux "susceptibles d’abriter des éléments couverts par le secret de la défense nationale" et aux "locaux d’entreprises privées intervenant dans le domaine de la recherche ou de la défense". Actuellement, les juges d’instruction peuvent se rendre où ils le souhaitent et demander la déclassification de certains éléments à la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) qui statue au cas par cas.

Dans le projet de loi, c’est le ministère de la défense qui délivre les autorisations de perquisitions. S’il donne son feu vert, le juge d’instruction doit prendre rendez-vous avec le président de la CCSDN qui l’accompagnera dans ses opérations, avant de perquisitionner dans ces lieux. Le magistrat a même l’obligation d’indiquer par écrit les motifs de la perquisition et les documents recherchés.

Ce procédé, s’il est adopté, supprimerait l’effet de surprise dont les juges bénéficient aujourd’hui lorsqu’ils se déplacent pour mener les perquisitions de leur propre initiative, seuls, dans des lieux classifiés. "C’est un nouvelle étape dans la reprise en main des juges par le pouvoir politique", affirme Laurent Bedouet, secrétaire général de l’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire). "Le gouvernement sort l’artillerie lourde pour entraver, voire neutraliser, le travail des quelques magistrats qui sont encore en mesure d’enquêter sur des dossiers gênants", pense le Syndicat de la magistrature (SM, classé à gauche).

Pour le syndicat, ce projet "a été conçu à la suite d’investigations qui ont semé l’émoi dans les milieux politiques et militaires : l’instruction de l’affaire des frégates de Taïwan, la perquisition entreprise à l’Elysée dans l’affaire Borrel et surtout celle effectuée dans l’affaire Clearstream au siège de la DGSE" (Direction générale de la sécurité extérieure).

_______________________________ 1 – Le Point avec Reuters

L’accès des juges à des lieux "sensibles" pourrait être limité

Invoquant la nécessité de protéger le secret-défense, le gouvernement français envisage de restreindre fortement l’accès des juges d’instruction à des lieux sensibles tels que la présidence de la République, des ministères, les services secrets ou de grandes sociétés. Cette disposition figure dans le projet de loi de programmation militaire pour 2009-2014, qui doit être soumis dans les prochaines semaines au vote du Parlement.

Cette disposition figure dans le projet de loi de programmation militaire pour 2009-2014, qui doit être soumis dans les prochaines semaines au vote du Parlement.

Le Syndicat de la magistrature, classé à gauche, a publié jeudi un communiqué pour s’élever contre ce qu’il considère comme une "nouvelle atteinte à l’indépendance de l’autorité judiciaire".

Il dit refuser une "conception d’une justice pénale à deux vitesses avec, d’un côté, des citadelles d’impunité pour les puissants et, de l’autre, une politique ultra-répressive pour les plus faibles".

Le texte officiel de ce projet précise s’appuyer sur les préconisations du Conseil d’Etat, qui, dans un avis datant d’avril 2007, a estimé que le législateur devait compléter les règles de procédure concernant le secret-défense.

Actuellement, les juges d’instruction peuvent se rendre où ils le souhaitent, saisir des documents secret-défense qui sont placés sous scellés et demander ensuite leur déclassification à la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) qui statue au cas par cas.

Le projet de loi prévoit que serait désormais restreint l’accès aux lieux "susceptibles d’abriter des éléments couverts par le secret de la défense nationale" et aux "locaux d’entreprises privées intervenant dans le domaine de la recherche ou de la défense".

Avant de perquisitionner dans ces lieux, le juge d’instruction devra prendre rendez-vous avec le président de la CCSDN qui l’accompagnera dans ses opérations. Le magistrat aura l’obligation d’indiquer par écrit les motifs de la perquisition et les documents recherchés.

Les juges d’instruction, qui ont pu perquisitionner dans de grandes sociétés d’armement, ont aussi fouillé plusieurs fois les locaux de services secrets ces dernières années en France. Une magistrate s’est même rendue en 2007, pour la première fois, à l’Elysée, en marge de l’enquête sur l’assassinat du magistrat Bernard Borrel à Djibouti en 1995.

Thierry Lévêque,
édité par Sophie Louet

27/02/09 (B487) La LDDH diffuse le message des jeunes gens sortis de l’Université et qui sont au chômage et lance un appel aux autorités djiboutiennes et aux bailleurs de fonds pour trouver une solution décente à cette nouvelle génération, qui s’est investie dans les études.



Le Président

DECLARATION DES DJIBOUTIENS
– LICENCIES DE L’UNIVERSITE –
TOUJOURS AU CHOMAGE

SUIVI DE L’APPEL DE LA LDDH

Les licenciés de l’Université de Djibouti, au nombre de 150, sont toujours au chômage. Ils attirent l’attention de toutes les autorités de l’Etat et des membres du patronat de la Chambre Internationale de Commerce Djibouti, sur leur condition.

___________________ Appel des diplômés djiboutiens de l’Université

Nous, jeunes diplômés de l’Université de Djibouti, promotion 2007/2008.

Nous avons toujours cru espérer une vie digne dans notre pays et forger notre avenir en participant efficacement au développement de notre nation.

Mais tout cela a pris fin, lorsque nous avons constaté que nous nous heurtions à une impasse, après avoir épuisé toutes les démarches légales pour obtenir

1. soit un emploi ;

2. de nous permettre de poursuivre nos études, c’est-à-dire le cycle de Master 2;

Néanmoins, convaincu des multiples opportunités qu’offrent notre pays à ses filles et à ses fils.

nous avons toujours confiance dans le fait que notre pays exaucera nos doléances.
____________________________________ Appel de la LDDH.

Considérant que cette situation insupportable de chômage, alors que dans certains secteurs des établissements privés font appel à outrance de étrangers

Considérant que le gouvernement a été, à maintes reprises, saisi par les jeunes licenciés qui veulent assurer avec sérénité leur avenir ;

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant à toutes les Autorités Djiboutiennes en particulier le Chef de l’Etat pour prêter une attention particulière et effective à ce grand problème social ;

La LDDH demande aux bailleurs de Fonds internationaux et aux pays amis d’assurer une certaine assistance financière pour permettre aux jeunes licenciés de parachever leurs études et trouver un emploi pour pouvoir vivre avec décence.

NOEL ABDI Jean-Paul

27/02/09 (B487) Radio-Trottoir : les nouvelles du front ! (Lecteur)

____________________________ 3 – Procès du Père Sandro

Le père Sandro a encore vu son affaire reporté à Jeudi prochain 5 mars par le nouveau juge.

C’est à se demander si les affaires délicates seront constamment reportées souvent sans aucun motif exprimé.

___________________________
2 – Extrait de La Nation


Photo La Nation
Regardez attentivement la photo publiée par la Nation de mercredi où les deux présidents se sont salués à distance.

A chacun d’interpréter.

__________________________ 1 – Info lecteur

Mais pour qui roule l’OCI ? En les tous cas, elle ne roule pas pour les victimes civiles Somalies !

Les membres de l’Organisation de la Conférence « des Islamistes » ont des réactions rapides et néfastes avec leurs récentes rescousses pour IOG « l’islamiste sans chapelet » contre le Président Erythréen l’antibush et ex-ami d’IOG. Ce dernier est devenu l’ennemi juré, car l’Erythrée ne veut pas expulser les 160.000 réfugiés somaliens qui y ont bénéficié de l’asile politique suite à l’invasion du Sud de la Somalie par les troupes Ethiopiennes de « Meles » et par les troupes Burundaises et ougandaises.

Faut-il rappeler que, durant le règne de Siad Barreh, l’actuel Premier Ministre Ethiopien Meles ZENAWI avait fui les crimes de guerre commis par Mengestu contre les populations Tigréennes. Et il avait obtenu l’asile politique à Mogadiscio.

Hélas ! Il a oublié le minimum de reconnaissance, dont seuls les grands hommes sont capables. Ses soldats se sont comportés comme ceux de l’ancien criminel de guerre Mengestu, maintenant réfugié au Zimbawe.

La question fondamentale est de savoir si les membres de l’Organisation de la Conférence « des Islamistes » sont financés en sous main ? et surtout par qui ?

Question que tout un chacun a le droit de se poser, suite à des déclarations inadmissibles comme :

1. leurs silences sur les crimes de guerre : à Gaza, en Ogaden, en Territoire Oromos, en République de Somalie et en cours à Mogadiscio par les Forces du Burundi sous le drapeau de l’AMISSON (connu comme forces tueuses de civils).

2. Leur soutien incompréhensible aux forces criminelles du Burundi avec les bombardements quotidiens et aveugles sur les populations de Mogadiscio.

3. Leurs positions choquantes sur les crimes de guerre et les génocides des populations musulmanes du Dafour en s’opposant au Tribunal de la Haye pour entendre les Hauts dirigeants criminels du Soudan impliqués dans les carnages et les fuites des populations ciblées du Dafour.

Pendant ce temps, des enfants de Mogadiscio sont brûlés vifs par les bombardements ciblées des Forces aux couleurs Onusiennes dénommées Amison (Forces d’éliminations ciblées et non de Paix). Pendant ce temps, le bien nourri IOG recevait en grandes pompes, le Ministre des Affaires Etrangères Français, qui semble être désormais attiré par le Yémen.

Ce qui aurait légèrement contrarié IOG.

Mais IOG a pris immédiatement et magistralement sa revanche en accueillant avec fastes et honneur le Président de l’Iran qui est actuellement (et provisoirement ??) en bon terme avec Washington.

C’est par une Déclaration, en prenant un ton solennel qu’IOG a condamné avec fermeté les positions Occidentales tentant à interdire aux Iraniens d’avoir l’arme atomique (sic) comme tant d’autres pays l’ont acquis (???).

Cette vibrante déclaration sera suivie d’une déclaration identique lorsque le Ministre coréen à l’énergie atomique viendra en « visite d’affaires » à Djibouti.

Est-il vraiment rassurant de constater qu’IOG n’a pas encore tout à fait perdu le Nord ? Après sa déclaration fulgurante, il a tout naturellement et de la façon la plus officielle qui soit, demandé au Président de l’Iran de mettre la main dans la poche. car

Le Prétexte invoqué ?

Ce serait
la Banque Djiboutienne de son beau-frère Djama Haïd qui souffrirait de la conjoncture américaine.

Un député somali proche de Radio Trottoir qui a raté l’avion
parmi d’autres pour des raisons de sécurité.

27/02/07 (B487) RSF : Le rédacteur en chef d’un hebdomadaire du Somaliland arrêté à Hargeisa

Reporters sans frontières condamne l’arrestation, par les forces de police de l’Etat autoproclamé du Somaliland (Nord), le 26 février 2009, de Mohamed Abdi Guled, rédacteur en chef de l’hebdomadaire privé Yool paraissant à Hargeisa. Le journaliste est détenu dans les locaux du Département d’investigation criminelle (CID).

"Cette arrestation est illégale, puisque la loi sur les médias au Somaliland stipule que les autorités ne peuvent procéder à l’arrestation d’un journaliste que sur ordre d’un tribunal. Dans ces conditions et sachant qu’aucune charge n’a été formulée contre Mohamed Abdi Guled, celui-ci devrait logiquement être immédiatement relâché", a déclaré l’organisation.

Le 26 février 2009, Mohamed Abdi Guled, plus connu sous le nom de "Urad", a été arrêté à Hargeisa. Selon plusieurs journalistes de la ville, son arrestation pourrait faire suite à la publication d’un article, le 24 février, dénonçant des projets d’assassinat à l’encontre de députés, de leaders de partis d’opposition et de chefs traditionnels au Somaliland.

Toujours selon ces journalistes, cet incident, qui contraint "Urad" à passer le week-end en détention sans avoir été cité devant un tribunal, a pour but "d’intimider l’ensemble de la communauté journalistique du Somaliland."

27/02/08 (B487) En Anglais // Des dizaines de milliers d’Ethiopiens ont fui la zone sud où des groupes rivaux se livrent des combats acharnés. La BBC cite plus de trois cent morts. // Thousands flee Ethiopia clashes (Info lecteur)

Tens of thousands of people have reportedly fled their homes as a result of fighting between rival groups in a remote part of southern Ethiopia.

The BBC’s Elizabeth Blunt says 300 people may have been killed – mostly in a major battle on 5 February.

People are moving away to safer areas following the clash between the Borana people and the Gheri, a Somali clan.

While the fighting has now stopped, the area is still tense and some reports estimate more than 100,000 displaced.

Ethiopia’s Minister of State Responsible for Emergency and Disaster Planning Mitiku Kassa acknowledged the existence of the problem but said the figure of 100,000 was an exaggeration.

The fighting, which took place near the town of Moyale, was so severe that for a time the main road to the Kenyan border was closed.

Immediately after the peak of the clashes on 5 February, the Gheri people began moving away from the area in large numbers.

The BBC’s Elizabeth Blunt in Addis Ababa says armed conflicts, particularly over water, are not unusual in this part of southern Ethiopia.

They have been increasing in recent years because of boundary changes, and because of drought which has made control over wells and water points even more critical.

A long term observer of the area told the BBC it was tragic that something like this happens virtually every year, and is now considered almost normal.

27/02/08 (B487) RSF : lettre du Président Jean-François Julliard au nouveau Président des Etats-unis et à Madame Clinton, en sa qualité de Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères.

Reporters sans frontières rend publique une lettre à Barack Obama et Hillary Clinton, à l’occasion de la sortie du rapport du Département d’État sur les droits de l’homme

Au lendemain de la publication, le 25 février 2009, du rapport annuel du Département d’État américain sur les droits de l’homme, Reporters sans frontières rend publique une lettre récemment adressée au président Barack Obama et à la secrétaire d’État, Hillary Clinton.

“La promotion des droits de l’homme est un élément essentiel de notre politique étrangère”, a assuré Hillary Clinton dans la préface du rapport du Département d’État.

Tel n’a pas été le cas sous la précédente administration américaine et la lettre de Reporters sans frontières revient en priorité sur les graves dérives dont le gouvernement des États-Unis s’est rendu responsable au nom de la “guerre contre le terrorisme”, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de ses frontières.

________________________________________ Lettre

Monsieur Barack Hussein Obama
Président des États-Unis d’Amérique
Maison Blanche, Washington DC

Madame Hillary Rodham Clinton
Secrétaire d’État
Département d’État, Washington DC

Paris, le 17 février 2009

Monsieur le Président,
Madame la Secrétaire d’État,

Reporters sans frontières, organisation internationale de défense de la liberté de la presse, souhaite attirer votre attention sur la situation des journalistes dans un certain nombre de pays qui figurent au rang des priorités diplomatiques des États-Unis d’Amérique. Vous vous êtes fait vous-même le porte-parole, Monsieur le Président, de la lutte pour le droit à informer et à être informé lors d’un déplacement au Soudan en 2006, quand vous avez déclaré : “La liberté de la presse est comme entretenir un jardin. Ce n’est jamais terminé.” Ces mots ne sont pas sans rappeler ceux du président Thomas Jefferson : “Notre liberté ne peut être garantie sauf par la liberté de la presse, dont la limitation nous ferait courir le risque de perdre les deux.”

Nous estimons nécessaire la participation active du pays du Premier amendement à la promotion des droits de l’homme au sein de la communauté internationale, et en particulier dans des régions de la planète où ces droits sont régulièrement bafoués. Le décret signé le 22 janvier 2009, qui doit mettre fin au scandale humanitaire et juridique que représente le camp de détention de Guantanamo, nous paraît constituer à ce titre un signal important.

Nous attendons, par ailleurs, que le nouveau Congrès vote enfin une “loi-bouclier” fédérale garantissant aux journalistes le privilège du secret des sources épargnant à ces derniers des peines de prison ferme comme il y en eut sous la précédente mandature, période de recul des libertés publiques. Il y va non seulement de la défense d’un principe fondamental du journalisme d’investigation, mais aussi de la qualité de l’information que le public américain est en droit d’attendre.

Que les Etats-Unis d’Amérique parlent au nom des droits de l’homme implique à l’évidence une vigilance particulière de votre part dans les régions où votre présence militaire est engagée. La guerre commencée en 2003 en Irak a été la plus meurtrière de tous les temps pour les journalistes, locaux ou étrangers, et l’armée américaine porte la lourde responsabilité de certaines de ces tragédies.

Le nécessaire retrait des troupes que vous comptez mener à bien à l’horizon 2011 doit être assorti des garanties indispensables à la paix. En Afghanistan également, l’armée américaine a trop souvent entravé le travail de la presse et la prison de Bagram reste fermée aux médias. Comme une délégation de Reporters sans frontières a pu s’en rendre compte lors d’une mission menée sur place en janvier 2009, l’appui américain à un début de processus démocratique n’empêche en rien les violations de la liberté d’informer et d’être informé par la justice afghane.

En témoigne la condamnation en appel à vingt ans de prison de Perwiz Kambakhsh, pour avoir téléchargé un texte sur la condition des femmes dans la religion musulmane.

Votre choix d’un dialogue avec certaines puissances ne saurait non plus faire l’impasse sur cette exigence. En Chine, les Jeux olympiques n’ont entraîné que trop peu d’avancées en faveur de la liberté d’expression. Nous espérons, Madame la Secrétaire d’État, que votre prochaine visite sur place, du 20 au 22 février, incitera les autorités à libérer des prisonniers d’opinion.

Le “dialogue compréhensif” que vous souhaitez engager doit tenir ses promesses, en allant au-delà des considérations économiques et commerciales. Dans la première prison du monde pour les journalistes indépendants et les cyberdissidents, il est presque impossible de capter les fréquences de stations telles que Radio Free Asia ou Voice of America et les sites de quotidiens américains comme le New York Times demeurent bloqués.

Votre “main tendue” à l’Iran, dont les capacités de connexions à Internet dépendent des Etats-Unis, appelle de sa part un assouplissement du filtrage imposé aux sites de médias étrangers, et la fin du harcèlement judiciaire contre les militants des droits de l’homme et de l’égalité de genre, comme l’avocate Shirin Ebadi, Prix Nobel de la Paix et fondatrice du Cercle des défenseurs des droits de l’homme.

L’histoire l’a montré et vous l’avez compris : la mise au ban de pays soumis aux régimes les plus répressifs a souvent aggravé leur isolement sans rien modifier à l’attitude de leurs dirigeants. C’est pourquoi nous prêtons une attention toute particulière à la volonté de médiation du Département d’État en faveur d’un véritable partage du pouvoir entre les forces politiques en présence au Zimbabwe.

La participation du MDC de Morgan Tsvangirai au gouvernement est un préalable essentiel à la restauration des libertés, à une réforme en profondeur de la législation sur la presse et à l’accès de la presse étrangère à un pays en pleine débâcle. Si les chancelleries occidentales ont haussé le ton contre Robert Mugabe et son régime, leur silence face à la tyrannie régnant en Erythrée est d’autant plus incompréhensible.

Connaissant de surcroît votre attachement personnel à l’Afrique de l’Est, Monsieur le Président, vous ne pouvez tolérer que le gouvernement d’Asmara, dont certains membres possèdent également la nationalité américaine, pratique l’extorsion auprès des exilés érythréens, nombreux aux Etats-Unis, sous peine de représailles contre leurs proches restés au pays et déjà livrés à la terreur. Reporters sans frontières plaide depuis longtemps pour le gel des avoirs , l’interdiction de territoire américain pour certains dirigeants identifiés et une convocation rapide de l’ambassadeur d’Erythrée aux Etats-Unis.

La pression doit s’exercer de la même manière sur le gouvernement gambien, sourd aux appels de la communauté internationale et aux injonctions de la Cour de justice de la CEDEAO concernant la disparition, en juillet 2007, du journaliste du Daily Observer, “Chief” Ebrima Manneh. Dans cette logique, les services de renseignements américains auraient tout intérêt à rendre publiques les informations dont il dispose sur les circonstances de l’assassinat, en 2004, du directeur du quotidien privé The Point, Deyda Hydara.

Notre organisation, qui a mené deux enquêtes approfondies sur le sujet, dispose d’éléments faisant peser de lourds soupçons sur les services de sécurité entourant le président Yahya Jammeh.

Trop nombreux de par le monde sont ces États fermés, adeptes du double discours et prêts à monnayer une place stratégique contre l’impunité. Comment une relation diplomatique sérieuse, favorisant réellement la paix et la sécurité, pourrait-elle s’établir avec des régimes exerçant un contrôle draconien sur l’information ?

La Syrie ne peut à la fois prétendre au rang d’interlocuteur fiable au Moyen-Orient et continuer de violer les principes qu’appelle cette ambition. Elle doit donner des gages en libérant les cyberdissidents Homam Hassan Haddad, Habib Saleh, Tariq Biasi, Kareem Arabji, Firas Saad, Muhened Abdulrahman et le journaliste Michel Kilo, détenus arbitrairement. Cette exigence s’applique également à la Birmanie, où des dizaines de journalistes et opposants récemment arrêtés purgent leur peine dans des conditions indignes.

Les Etats-Unis ont tout à gagner d’un renforcement du mandat de l’ONU dans ce pays, en l’absence duquel les contacts avec la junte au pouvoir risquent d’être rompus pour de bon. Un isolationnisme dangereux, propice aux pires violations des droits de l’homme, est également à l’œuvre dans cette région stratégique que sont les républiques d’Asie centrale, où la Russie a regagné de l’influence au détriment des pays occidentaux.

La cohérence et la crédibilité de la politique extérieure des Etats-Unis dépendront de la capacité de votre administration à faire preuve de la même vigilance vis-à-vis de vos partenaires et alliés. Membre du Conseil de sécurité de l’ONU et acteur de poids dans un monde devenu multipolaire, la Russie mérite une attention particulière. Le désarmement constitue un pas nécessaire, mais insuffisant pour que le Kremlin inspire confiance à la communauté internationale.

Le refus de transparence des autorités de Moscou se lit dans une répression inquiétante contre la société civile et l’opposition. Assassinée en 2006, la journaliste Anna Politkovskaïa a sans doute payé de sa vie d’avoir informé des horreurs commises par les troupes russes en Tchétchénie. Aucune démocratie ne peut s’abstraire du regard de la communauté internationale et de ses médias quand elle cède à la tentation du pire. L’offensive israélienne à Gaza, qui vous a amené à désigner un nouvel émissaire en la personne de George Mitchell, est venue nous le rappeler.

Comme d’autres pays qui se sont construits par l’immigration, les États-Unis doivent se préparer à la venue sur leur sol de journalistes fuyant l’oppression ou la terreur, et leur accorder l’asile. Afghans, Iraniens, Erythréens, ils viennent aussi des portes de l’Union comme le Mexicain Emilio Gutiérrez Soto, injustement détenu pendant sept mois par les services d’immigration à El Paso pour avoir voulu sauver sa vie et celle de son jeune fils. Cette affaire est la conséquence de la sinistre guerre des cartels, aggravée par la violence des autorités, qui endeuille le Mexique.

Comme vous en avez pris l’engagement, Monsieur le Président, lors d’une rencontre avec le président Felipe Calderón avant votre investiture, les gouvernements fédéraux américain et mexicain ont à assumer ensemble la sécurisation de la frontière entre les deux pays, sans laquelle il ne saurait y avoir d’État de droit.

Ailleurs en Amérique latine, les ravages du narcotrafic et du paramilitarisme vident de leur sens des principes constitutionnels tenus pour acquis. Nous souhaitons à cet égard, comme certains parlementaires américains, que le financement du Plan Colombie, si coûteux pour le contribuable américain, soit revu à proportion des efforts réels des autorités de Bogotá en faveur des droits de l’homme.

Trop de connivences dangereuses et de déclarations irresponsables du président Alvaro Uribe ont exposé au danger et poussé à l’exil des journalistes qui n’avaient pas ses faveurs. Enfin, votre volonté d’assouplir les clauses de l’embargo imposé depuis 1962 à Cuba, seul pays du continent sans presse libre et où 23 journalistes figurent parmi quelque 200 prisonniers politiques, peut amener les autorités de La Havane à se conformer davantage aux attentes de la communauté internationale. L’embargo, récusé dans son principe par la quasi-totalité de l’Assemblée générale des Nations unies, n’a fait que conforter le régime castriste au détriment du peuple cubain. Il devra être levé un jour. L’avenir de l’île en dépend.

Dans l’attente de votre réponse, et en vous remerciant de votre attention, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, Madame la Secrétaire d’État, l’expression de ma très haute considération.

Jean-François Julliard
Secrétaire général