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23/07/09 (B508) Nouvelles de Somalie (3 articles en Français)

___________________ 3 – Libération (Blog)

Otages en Somalie : le point sur une situation dangereuse

Plus d’une semaine après, les responsables français ne cachent pas leur inquiétude sur le sort des deux fonctionnaires de la DGSE enlevés le 14 juillet à Mogadiscio (Somalie).

Ils sont « en vie » et « bien traités » assure Claude Guéant, le secrétaire général de l’Elysée. Pour le reste, le silence est de plomb. A peine Bernard Kouchner affirme-t-il savoir « qu’ils sont séparés » et qu’ils pourraient être détenus par « deux groupes différents ». Le chef de la diplomatie française le reconnaît : « il y a des informations très contradictoires » venant de Somalie. C’est le moins qu’on puisse dire. Tentons d’y voir plus clair.

Qui sont ces « agents français » et que faisaient-ils là-bas?

Officiellement, Paris parle de «conseillers français en mission officielle d’assistance auprès du gouvernement somalien». En clair, deux fonctionnaires de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE).

Ils seraient rattachés à la Direction des opérations, qui se voit confier des missions de liaison et de conseils là où personne d’autres ne peut aller. Comme les autres pays occidentaux, la France n’a plus de représentation diplomatique en Somalie.Pas plus que de réseaux ou d’agents de renseignement.

Trop dangereux.

Arrivés à Mogadiscio vers le 5 juillet, via le Kenya, ces deux hommes, civils ou militaires, ne sont pas des espions agissant sous couvert dans le cadre d’une opération clandestine. Ce sont des fonctionnaires envoyés officiellement mais discrètement par la France pour aider les autorités « légales » de Somalie, le « gouvernement fédéral de transition » de l’islamiste « modéré » Sharif Cheikh Ahmed.

Leur rôle était double : évaluer les besoins en matière de sécurité du président somalien et servir d’éléments précurseurs pour la formation d’un bataillon militaire.

En mai 2009, la France et les Etats-Unis se sont engagés à aider le gouvernement somalien à se doter d’une petite « garde prétorienne » comme le dit Kouchner : Paris et Washington formant chacun 500 hommes, à Djibouti et en Ouganda.

Comment ont-il été enlevés ?

Les deux fonctionnaires logeaient à l’hotel Sahafi, situé à un carrefour très fréquenté de Mogadiscio (« kilomètre 4 »), où séjournent également des ministres et des responsables du gouvernement. Cet établissement est situé non loin de Somalia House, le siège du gouvernement de transition, dans un quartier en principe protégé par la force africaine Amison. Le kidnapping a eu lieu mardi matin et s’est déroulé rapidement. L’hypothèse la plus vraisemblable est qu’il ait été le fait de soldats ou de miliciens proches des autorités légales. Les deux otages ont ensuite été « revendus » à d’autres groupes comme cela se pratique couramment en Somalie.

Les deux Français se sont-ils fait passés pour des journalistes ? Ce n’est pas prouvé, même Reporters sans frontières le reconnaît. Le Quai d’Orsay conteste cette information, qui provient du directeur de l’hotel Sahafi. En langue somalie, Sahafi signifie « presse ».

L’enlèvement a-t-il un lien avec la piraterie? C’est peu probable, estiment les autorités françaises, sauf si des pirates tués ou capturés par les forces spéciales françaises ont des liens familiaux ou claniques avec les ravisseurs.

Négocier ou intervenir ? Même si les autorités françaises n’excluent a priori aucune solution, y compris une intervention de vive force, la priorité est aujourd’hui à la négociation avec les ravisseurs. Des contacts ont vraisemblablement été pris, via l’ambassade de France à Nairobi, mais semblent peu avancés.

Qui les détient ?

Deux groupes sont évoqués : les Shabab (« jeunes » en arabe), milice islamiste radicale et le parti Hizbul-al-Islam de Cheikh Dahir Aweys, ancien dirigeants des Trbinaux islamiques, qui ont régné en 2006 sur Mogadiscio. Ces groupes, liés à Al-Qaida, s’apparentent aux Talibans afghans. Ils agissent d’abord pour des raisons idéologiques et non mafieuses. Ce qui complique les négociations de libération. Mieux vaut en effet discuter avec un bandit avide de dollars qu’avec un fou de Dieu.

D’où l’inquiétude qui règne à Paris.

__________________________ 2 – RFI

Les Nations unies restent malgré tout

L’Onu ne partira pas du pays. Le secrétaire général adjoint aux Affaires humanitaires John Holmes l’a confirmé en indiquant que «l’Onu ne fera pas marche arrière». La question se posait après le pillage, lundi, de trois agences des Nations unies par les milices islamistes shebab à Baïdoa et Wajid, respectivement à 250 et à 150 kilomètres à l’ouest de la capitale Mogadiscio. Témoignage d’un jeune Somalien qui a quitté le groupe.

Les activités humanitaires de l’organisation sont donc suspendues dans ces deux villes mais temporairement, le temps de remplacer les équipements pillés par les milices shebab (« jeunes » en arabe) qui accusent les organisations internationales d’œuvrer « contre l’édification d’un Etat islamique en Somalie ».

Il faut savoir que ces milices extrémistes contrôlent une bonne partie du sud du pays ainsi que plusieurs quartiers de Mogadiscio, où des affrontements ont lieu quasiment tous les jours avec les troupes du gouvernement de transition. Les shebab recrutent parmi la population. Mais il y a aussi, selon plusieurs rapports d’experts, des centaines de combattants étrangers qui se battent à leurs côtés.

Un ancien milicien a décidé de s’échapper

Notre envoyée spéciale à Mogadiscio, Stéphanie Braquehais, a pu entrer en contact avec un ancien milicien qui, lui, a décidé de s’enfuir au péril de sa vie. Ce jeune homme, dont les lunettes finement cerclées de fer lui donnent une allure d’étudiant studieux, avait il y a encore quelques jours un AK47 entre les mains et se battait aux côtés des shebab dans les rues dévastées de Mogadiscio.

Il a posé des bombes télécommandées, tiré au mortier, écouté les sermons sur le jihad et les « ennemis d’Allah ». Un jour, un ami est venu lui dire qu’il était devenu suspect et que les shebab voulaient l’assassiner. Il a réussi à s’enfuir in extremis.

Un ancien milicien

« Je ne peux plus communiquer avec les shebab car j’ai peur qu’ils s’en prennent à ma famille ».

Il a rejoint les shebab en 2007, pour lutter contre l’armée éthiopienne. Il pensait défendre son pays. Mais il s’est de moins en moins reconnu dans le discours extrémiste des shebab.

Tout en parlant, il jette de temps à autre des regards inquiets vers la fenêtre, pour vérifier que personne ne l’écoute. Il vit désormais dans la crainte d’être démasqué.

A Mogadiscio, il est impossible d’être un jeune homme et de ne pas prendre parti pour l’un ou l’autre camp ; impossible d’être un homme et de ne pas prendre les armes.

__________________________ 1 – IJAMBO (Kenya) avec AFP

Somalie: l’UA « très inquiète » d’un retrait de l’Amisom

Le président de la Commission de l’Union africaine (UA) Jean Ping s’est dit « très inquiet » de l’éventualité d’un retrait des soldats de la force de paix africaine en Somalie (Amisom), et a espéré qu’il sera évité.

« Nous sommes vraiment très inquiets, mais nous espérons que quelque chose sera fait pour éviter » un retrait des 3.400 soldats Ougandais et Burundais de l’Amisom, a déclaré M. Ping lors d’un point de presse au siège de l’UA à Addis Abeba.

« Un retrait de Somalie est inacceptable pour l’UA, mais aussi pour le reste du monde », a-t-il estimé, évoquant les populations somaliennes qui souffrent de la guerre civile depuis 1991.

L’Ouganda et le Burundi envisagent leur retrait « mais j’espère sincèrement que cela n’arrivera pas », a-t-il ajouté.

Le Premier ministre éthiopien avait jeudi semé le trouble et ravivé le spectre d’un vide sécuritaire en Somalie en assurant que le Burundi et l’Ouganda voulaient retirer leurs hommes avant le départ des troupes éthiopiennes prévu début 2009, suscitant un vif démenti de Kampala.

A la surprise générale, Meles Zenawi, s’exprimant devant le Parlement éthiopien, avait affirmé que le Burundi et l’Ouganda, qui fournissent actuellement l’intégralité des 3.400 troupes de la mission de l’Union africaine (UA) en Somalie (Amisom), lui avaient fait part de leur intention de se désengager du pays avant le départ des troupes éthiopiennes.

L’Ouganda et le Burundi « nous ont déjà informé qu’ils souhaiteraient se retirer avant que nous le fassions, et nous attendons seulement que des bateaux et des avions arrivent en Somalie pour qu’ils puissent organiser leur retrait », avait-il déclaré.

L’armée éthiopienne, qui intervient officiellement depuis fin 2006 en Somalie voisine et a mis en déroute début 2007 les tribunaux islamiques qui contrôlaient depuis six mois la majeure partie du centre et du sud du pays, dont la capitale Mogadiscio, a annoncé son retrait total du pays d’ici début 2009.

Depuis la débâcle des islamistes, Mogadiscio et plusieurs régions du pays sont le théâtre d’attaques meurtrières quasi quotidiennes. Les insurgés, menés par la mouvance islamiste, mènent régulièrement des attentats meurtriers visant en particulier les forces somaliennes et éthiopiennes, l’Amisom et les représentants gouvernementaux.

« Nous ne reviendrons jamais sur notre décision, quoi que la communauté internationale dise ou fasse. Nous pouvons partir demain ou les jours d’après, mais notre position est d’assurer que les soldats de la paix de l’UA puissent se retirer en sécurité grâce à des moyens logistiques suffisants », avait renchéri M. Meles, en répondant à la question d’un parlementaire.

L’Ouganda, par la voie de son ministère des Affaires étrangères, avait catégoriquement et sèchement réfuté cette affirmation.

« C’est totalement faux et c’est contraire à tout ce que nous avons dit. Notre position a toujours été que, si l’Ethiopie se retire de Somalie, nous y augmenterons notre présence », avait réagi auprès de l’AFP le ministre adjoint ougandais des Affaires étrangères Okello Oryem.

« Je suis surpris par cette déclaration. L’Ouganda est prêt à envoyer un bataillon supplémentaire si nécessaire », a-t-il ajouté.

23/07/09 (B508) Otages français en Somalie … (1 article en Français)

____________________________ 1 – Le Monde

Otages français en Somalie : Paris n’écarte aucune option

Depuis l’enlèvement de deux de ses agents à Mogadiscio, le 14 juillet, la France est confrontée en Somalie à une crise inédite qui met en jeu sa capacité à régler une affaire d’otages dans un contexte de guerre volatil. Le dossier pourrait affecter l’ensemble de sa politique dans la région, où, depuis 2008, la priorité est donnée à la lutte contre la piraterie en mer, ainsi qu’à un soutien appuyé au gouvernement somalien de transition, en butte à une insurrection armée dont certains éléments seraient liés à Al-Qaida.

La France a joué un rôle-clé en 2008 dans la mise en place d’une force européenne maritime (Atalante) au large des côtés somaliennes, où d’autres opérations militaires, notamment celle de l’OTAN, sont également actives. La France est en outre le pays occidental qui détient dans ses prisons le plus grand nombre de pirates somaliens (quinze en tout : six capturés sur terre, neuf en mer).

Une semaine après la capture des deux "conseillers" français à Mogadiscio, Paris semble évaluer toutes les options pour obtenir leur libération, y compris l’intervention de commandos au sol.

"Rien n’est écarté", a déclaré, mardi 21 juillet, le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, lors d’une conférence de presse, précisant que "la priorité est à la négociation". Il a insisté sur le fait que la préférence allait à "des moyens pacifiques". Les efforts se poursuivent pour tenter une négociation avec les ravisseurs.

En avril 2008, Nicolas Sarkozy avait opté pour l’usage de la force contre des pirates somaliens ayant participé à la prise d’otages sur le voilier le Ponant. Il avait ordonné l’intervention des forces spéciales françaises une semaine après le début de la crise, qui avait été fortement médiatisée.

Plusieurs heures après la libération des otages du Ponant – opération réalisée au moyen du versement d’une rançon -, une unité de militaires français héliportée était intervenue au sol pour capturer six pirates présumés, qui tentaient de s’échapper à bord d’un véhicule 4 × 4. L’intervention avait été présentée par l’Elysée comme un grand succès, la démonstration d’une volonté de ne pas laisser impunis les auteurs du forfait.

Depuis, la France est intervenue à deux reprises militairement, en mer, contre des pirates : le 16 septembre 2008, pour libérer les otages à bord du bateau Carré d’as, et le 10 avril 2009, pour sauver ceux du voilier de plaisance Tanit (un otage, le skipper du bateau, avait été tué dans l’opération).

Mais, cette fois-ci, les choses sont nettement plus compliquées. Libérer deux agents français détenus au sol dans le chaos somalien, où les affrontements s’intensifient entre troupes gouvernementales et groupes islamistes multiples, pose de nombreux problèmes de faisabilité et de risques.

Les deux agents français sont passés depuis leur capture, le 14 juillet, de main en main, d’un groupe armé à l’autre. M. Kouchner a indiqué qu’ils étaient désormais "séparés". Il n’a pas donné de détails quant à leur localisation. "Il semblerait – et je dis cela au conditionnel car nous recevons des informations contradictoires – qu’ils soient détenus par deux groupes différents", a-t-il dit.

Les deux agents étaient chargés d’une mission officielle dans le cadre du soutien que la France entend apporter au gouvernement somalien de transition, notamment pour la formation de ses forces armées, alors que l’étau des milices "al chabab" (les jeunes) voulant renverser ce pouvoir fragile, soutenu par une force de l’Union africaine, ne cesse de se resserrer autour de Mogadiscio.

A la question de savoir si Paris avait demandé aux autorités somaliennes l’autorisation d’intervenir éventuellement au sol avec des commandos, M. Kouchner a répondu mardi : "Il n’y a pas eu de demande." Deux jours avant, le premier ministre somalien avait déclaré que son gouvernement était disposé à accorder une telle autorisation.

Casse-tête juridique

L’idée d’une option militaire en Somalie renvoie à des souvenirs cuisants pour les Occidentaux, singulièrement pour les Etats-Unis qui, en 1993, avaient perdu dix-huit soldats dans une opération visant à capturer un chef de guerre somalien à Mogadiscio.

Le 12 avril 2009, lorsque Barack Obama a décidé une invention militaire en mer contre des pirates somaliens détenant le navire Maersk-Alabama, tout volet terrestre semblait soigneusement écarté. De même, après la libération du voilier Tanit, Nicolas Sarkozy n’a pas envisagé d’opération de poursuite sur terre alors que de telles actions ont été permises par des résolutions de l’ONU dans le cadre de la lutte contre la piraterie somalienne.

C’est précisément parce que le contexte apparaît hautement dangereux aujourd’hui en Somalie que la France a opté pour un programme de formation, à Djibouti, bien à l’écart de la zone de guerre, d’un bataillon de l’armée somalienne. Ce programme n’a pas été remis en cause, a indiqué M. Kouchner.

Le ministre a par ailleurs exprimé des doutes sur la thèse liant la capture des deux agents français à Mogadiscio au sort des quinze pirates somaliens détenus en France, où ils doivent être jugés.

Depuis 2008, la France a procédé à des dizaines d’arrestations de pirates. Une cinquantaine d’entre eux ont été remis aux autorités de la région somalienne du Puntland, et vingt-deux ont été transférés au Kenya, pays avec lequel l’Union européenne a passé en mars un accord à cet effet.

La détention des pirates somaliens est un casse-tête juridique. Les avocats français des six pirates du Ponant ont déposé une requête en nullité, contestant les conditions de leur interpellation. Ils ont été récemment déboutés. Mais un projet de loi serait en préparation à Paris pour contourner les impasses juridiques qui ont conduit, par le passé, à laisser s’enfuir des pirates.

Natalie Nougayrède

22/07/09 (B508)  16ème anniversaire de l’arrivée des réfugiés djiboutiens en Ethiopie.  » La mesquinerie de Mme Nagat Manguasha » (Article publié sur le site d’Uguta, sous la signature de MM. Ali Coubba et Omar Ali Gabassé)

Lien avec l’article orginal

Nous avons eu, à plusieurs les échos au sujet des dossiers de réfugiés djiboutiens bloqués par une éthiopienne travaillant auprès de UN-HCR, branche éthiopienne.

Il s’agit de Nagat Manguasha

Elle harcèle les djiboutiens. Elle cache leurs dossiers.

Elle pratique ce qu’on apelle de la rétention d’information. Dans la mesure du possible, elle favorise les réfugiés tigréens sui sont plus de 35.000, voire plus, et dont la majorité a déjà été réinstallée aux Etats-Unis.

Comment peut-on croire que le HCR-Ethiopie ne puisse pas trouver un pays d’accueil pour vingt familles djiboutiennes qui attendent leur chance depuis 1998 !

Voici les précisions obtenues par Omar Ali Gabassé, co-représentant des réfugiés djiboutiens en Europe.

1) La dame qui administre les dossiers des réfugiés s’appelle Monique SOKHAN, d’origine cambodgienne. Officier de protectoion au UNHCR, elle est chargée de la question des réfugies sous la direction du directeur régional.

C’est bien à elle qu’il faudra adresser toutes les correspondances relatives à notre cas .

2) Il y a ensuite cette fameuse Nagat Manguasha, une nationaliste forcenée, de la veielle garde éthiopienne, qui serait son assistante. Une précision de taille : le HCR, branche éthiopienne, se trouve de facto « sous influence des autorités éthiopiennes ». De ce fait, cette femme semble avoir plus de prérigatives que les responsables de l’organisation des Nations unies.

3) L’autre agent de UNHCR, Mlle Amy Caroline IBERG, a été remerciée pour avoir mis son nez dans les dossiers des réfugiens djiboutiens. Elle a été prématurément congédiée avant le terme de son contrat de travail pour ingérence dans les dossiers djiboutiens.

Il faut admettre qu’il existe une pression éthiopienne.

Les autorités éthiopiennes ne veulent pas qu’un groupe des djiboutiens puissent leur échapper en trouvant accueil en Europe, car cela porterait ombrage à leurs relations cordiales avec le dictateur djiboutien, Ismail Omar Guelleh. L’importance du port indernational de Djibouti est vitale à leurs yeux.

Dès qu’on parle de la nationalité afar, sur le dossier « Afar, il n’y a pas de différence aujourd’hui entre le deux pays.

Vivre en Ethiopie revient, pour notre communauté, à vivre à djibouti. Avec les mêmes pressions et les mêmes frustrations. Les mêmes harcèlements. Les mêmes politiques de marginalisation. Les mêmes administrations haineuses aux réflexes tribales ou ethniques.

Enfin, pour pouvoir dénouer la question des réfugiés afar, il est urgent de s’adresser directement aux services de UNHCR de Genève et aux autorités françaises, du moins pour la vingtaine des familles en attente d’être installés en Europe.

Une pression européenne et amériacine est essentielle pour nous libérer de l’emprise de ces deux Etats qui ne donnent aucune chance aux réfugiés issus de notre nationalité.

Omar Ali Gabassé et Ali Coubba

22/07/09 (B508)  FreeDjibouti -> Silence on va réprimer ! L’histoire aime bien Djibouti et les dirigeants la lui rendent bien.

L’histoire aime bien Djibouti et les dirigeants la lui rendent bien.

De 1977 à 2009, Djibouti n’a fait que tourner sur place comme dans un labyrinthe sans issue. Le pays tourbillonne dans un cycle infernal où la misère et la tyrannie semblent être les seuls projets de société des chefs au pouvoir.

Depuis 32 ans, l’histoire continue de bégayer à Djibouti entre dictature, répressions et pauvreté… Au même moment, les dirigeants s’enrichissent, terrorisent, répriment, sèment la corruption et pillent le pays ; tandis que le peuple souffre, désespère, s’exile, et rêve.

Par ailleurs, malgré une rentrée financière incommensurable, les djiboutiens constatent que l’Etat ne peut leur apporter le bien être. Ils se battent sur tous les fronts pour une existence meilleure en payant parfois de leur sang le prix de leur liberté, de leur bien être et de leur avenir.

Ils vivent au jour le jour et ils vivent en permanence avec la peur et la pauvreté.

Cependant, les différents chefs d’Etats qui ont dirigé ce pays ont des aspirations diamétralement opposées à celles ce ce vaillant peuple si patient, si tolérant et si patriote.

Tandis que les citoyens souffrent en silence en attentant des jours meilleurs, les dirigeants profitent des richesses, des privilèges et surtout ils pillent méthodiquement le pays. Ils cherchent à faire perdurer les plaisirs liés à leurs statuts en tentant de se maintenir par tous les moyens au pouvoir qu’ils se sont appropriés entre bandes de copains. Et pour cela, ils ont depuis longtemps compris que pour mieux asseoir leur pouvoir et le légitimer, il fallait faire peur et ensuite jouer au sauveur. Ils savent que le peuple ne demande qu’une chose : la sécurité et la souveraineté.

Les Djiboutiens préfèrent la tyrannie d’un pouvoir à l’insécurité nationale. Les populations ont peur de vivre les mêmes horreurs que celles que subissent leurs voisins la Somalie, l’Eryhtrée, le Soudan ………

Certes, ils rêvent de liberté, de développement, de démocratie, et de changement. Ils l’ont fait savoir à maintes reprises, mais ils ont appris, contre leur gré,à supporter la tyrannie du chef.

D’ailleurs, ont-ils connu d’autres régimes que la dictature ? La majorité des Djiboutiens sont nés, ont grandi et ont vécu au quotidien, la tyrannie de chefs du pays. La démocratie est un idéal qu’ils n’ont jamais connu. En effet, après la période répressive d’Ali Aref (de 1967-1977), ce fut la période d’autoritarisme de Gouled (1977-1999) et maintenant la dictature policière de Guelleh (1999-2009).

D’ailleurs, certains n’ont jamais vu de rupture ? Après le sanguinaire Ali Aref et l’indépendance nationale, ce sont les mêmes qui gouvernent le pays depuis 32 ans. Qu’elle prenne le nom de Gouled, de Guelleh, c’est toujours la tyrannie qui gouverne Djibouti comme si le peuple n’avait pas le droit à la démocratie, à la liberté et au développement.

Mais, quand le pouvoir a un grand projet de dictature et qu’il sait qu’il a déjà trop réprimé, il lui faut le justifier pour légitimer ses projets machiavéliques.

À chaque fois qu’un chef arrive au pouvoir à Djibouti, l’histoire nous montre que ses partisans et lui ont cherché à légitimer les violations de droits de l’homme. Le chef et sa bande prétextent souvent un complot, un coup d’Etat, une invasion étrangère, pour légitimer leur pouvoir et pour justifier leurs projets.

L’actuel tyran au pouvoir a trouvé, par le biais d’agression étrangère, une forme de diversion qui lui permet de rester aux commandes du pays et de légitimer les actes anti-démocratiques que se livrent ses forces.

Cette stratégie n’est pas inconnue des Djiboutiens. On se rappelle les suites de l’avénement de la résistance armée du FRUD en 1994, sous le régime de Gouled.

Des répressions ciblées ont été planifiées et exécutées contre la communauté Afar, les intellectuels, et les opposants au régime qui étaient restéés à l’intérieur du pays.

Aujourd’hui, ces mêmes phénomènes sont en train de se reproduire à reproduire à Djibouti. Les répressions, les arrestations, les violences militaires gratuites et arbitraires, la prison sont des faits ordinaires à Djibouti-ville et dans le nord du pays.

Maintenant, ce qui est à craindre, c’est la spirale de « la violence légitime » à laquelle va être confrontée la population Djiboutienne. Le RPP, appuyée par des partis de "caniveaux", récupérant l’alibi de l ’agression de l’Erythrée, de la déstabilisation et de l’invasion prépare l’opinion nationale et la communauté internationale à la légitimation des répressions (au nord du pays), des arrestations arbitraires (la chanteuse Nima Djama, les jeunes du quartier 6…) qui sont en cours et d’autres qui peut être se préparent).

Le pays s’achemine vers une dictature sanguinaire sous le regard impuissant de son peuple et la passivité de la communauté internationale qui se laisse ‘berner’ par les promesses de bonne gouvernance, de lutte contre la corruption et la drogue.

Dans un futur proche, il est à craindre une répression massive et sanglante avec la création de milices qui sèment la terreur et le désordre dans tout le pays.

La chasse aux sorcières, les dénonciations, les suspicions vont renforcer la haine entre le peuple et ses dirigeants d’une part et entre les populations elles mêmes, d’autre part.

Ce n’est pas une prophétie, mais tout observateur averti sait qu’avec cet alibi de sécurité nationale, le pays se dirige vers une dictature sanguinaire et cela peut durer pendant de décennies.

L’histoire aime Djibouti et les dirigeants la lui rendent bien.

Djiboutiennement

    FreeDjibouti

freedjibouti@windowslive.com

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22/07/09 (B508)  LETTRE OUVERTE AU PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE DE DJIBOUTI SUR LES PROBLEMES DE SANTE DE NIMA DJAMA.

Djibouti, le 22 juillet 2009.

Monsieur le Procureur de la République,

Avant mon départ (en congé) de Djibouti, j’ai été saisi par des proches de Nimac Djama qui après plusieurs semaines de détention provisoire a été condamnée le 2 juillet 2OO9 à deux mois d’emprisonnement ferme.

Actuellement son état de santé serait très inquiétant c’est pour cette raison que depuis la semaine dernière (avant mon départ) j’ai essayé de vous joindre les 16 et 18 juillet 2009, mais en vain.

Les raisons étaient de vous signaler ce fait, tout en vous demandant de suivre directement avec une attention particulière l’évolution de la santé de Madame Nima Djama qui est une artiste de renommée régionale et même mondiale.

Les spéculations ou/et les suppositions fondées ou non du décès de Mahdi ABDILLAHI en prison hantent bon nombre d’esprits.

Avec mes sentiments déférents et fraternels

Noël Abdi Jean-Paul

22/07/09 (B508) Otages en Somalie (2 articles en Français)

_________________________ 2 – AFP

Kouchner: les agents français en Somalie aux mains de deux groupes

Les deux agents français enlevés le 14 juillet en Somalie sont séparés et semblent être détenus par deux groupes distincts, a déclaré mardi le chef de la diplomatie, Bernard Kouchner.

"Nous savons qu’ils sont séparés et il semblerait qu’ils soient détenus par deux groupes différents", a-t-il dit lors d’un point presse.

Ces derniers jours, les informations faisaient état du fait qu’ils étaient aux mains d’un seul groupe, les shebab, des islamistes radicaux.

"Il y a des informations très contradictoires" et "nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir, avec tous les services français, pour hâter leur libération", a ajouté M. Kouchner.

"Les pourparlers se font via l’intermédiaire de notre ambassade à Nairobi", a-t-il précisé, indiquant que la France n’avait pas demandé au gouvernement somalien de pouvoir envoyer des commandos pour récupérer les otages. "Priorité à la négociation", a-t-il dit.

A la question de savoir si un échange était possible avec les 12 pirates somaliens détenus en France, le ministre a estimé que les preneurs d’otages "n’étaient pas réellement intéressés par la piraterie".

Les deux Français, relevant du ministère de la Défense, participaient "sous couvert international à la préparation d’un groupe de sécurité du président somalien" et étaient "les éléments précurseurs d’un groupe de formation de la garde prétorienne", selon les autorités françaises.

Bernard Kouchner a enfin souligné que la formation à Djibouti par la France d’un bataillon de l’armée somalienne, initialement prévue en septembre, avait "commencé avec 150 hommes", et qu’elle se poursuivrait.

 

_________________________ 1 – Romandie News (Ch) avec AFP

Humanitaires étrangers enlevés au Kenya: une délégation kényane en Somalie

Une délégation de chefs traditionnels kényans s’est rendue en Somalie pour tenter d’obtenir la libération de trois employés humanitaires étrangers enlevés au Kenya et emmenés en Somalie par leurs ravisseurs, a-t-on appris lundi de source policière kényane.

"Six chefs traditionnels ont quitté Mandera hier (dimanche) soir et ils sont maintenant en Somalie pour essayer de négocier la libération des trois étrangers", a déclaré à l’AFP sous couvert d’anonymat un haut-responsable de la police kényane.

Les trois employés –dont on ignorait toujours lundi la nationalité et pour quelle organisation ils travaillent– ont été pris dans la nuit de vendredi à samedi par des miliciens somaliens dans leur bureau à Mandera (800 km au nord-est de Nairobi), ville située à la frontière avec la Somalie, selon des sources somaliennes et kényanes.

Selon le responsable kényan, les ravisseurs n’ont formulé aucune demande de rançon et "nous espérons qu’ils ne demanderont pas d’argent".

Un responsable des insurgés islamistes shebab de la région frontalière avec le Kenya a affirmé de son côté que son mouvement n’était pas impliqué dans ces nouveaux enlèvements.

"Nous disons clairement que nous ne sommes pas impliqués dans les enlèvements des trois employés humanitaires. On nous a dit qu’ils ont été emmenés à l’intérieur de la Somalie par des miliciens", a déclaré à la presse cheikh Osmail Haji Adan.

"Nous avons envoyé une force armée sur leurs traces mais ils ne sont pas vraiment dans cette région frontalière du Kenya", a-t-il ajouté.

Selon les autorités somaliennes, les shebab détiennent deux des services de renseignement français enlevés mardi dernier par des hommes armés dans leur hôtel à Mogadiscio.

Samedi, un haut responsable des shebab a affirmé que les deux hommes seront jugés pour "espionnage" par un tribunal islamique.

En novembre, deux religieuses italiennes avaient déjà été enlevées au Kenya par des hommes armés somaliens dans une localité frontalière et emmenées par leurs ravisseurs en Somalie. Elles avaient été libérées le 19 février.

Des étrangers sont régulièrement enlevés en Somalie, pays en guerre civile depuis 1991, avant des demandes de rançon. Journalistes et humanitaires sont particulièrement visés par ces enlèvements crapuleux.

 

22/07/09 (B508) Yémen Express (2 articles en Français)

___________________________________ 2 – JDD

Yémen: Des rebelles tuent un colonel

Des rebelles chiites présumés ont tué un colonel de l’armée yéménite et deux de ses gardes du corps dimanche dans le nord du Yémen, a déclaré un responsable.

Le colonel appartenait à une unité déployée dans la province septentrionale de Saada, foyer d’une rébellion de musulmans chiites conduits par Abdoul-Malik al Houssi.

"Des partisans de Houssi sont soupçonnés d’avoir commis cette agression", a dit un responsable de la province de Saada, qui s’est confié à Reuters sous le sceau de l’anonymat.

___________________________________ 1 – Le Figaro

Yémen: la marine empêche une attaque

La marine de guerre yéménite a mis en fuite des pirates somaliens qui ont tenté de capturer aujourd’hui un pétrolier yéménite dans le Golfe d’Aden, a annoncé un porte-parole militaire."Des pirates somaliens à bord de quatorze embarcations ont tenté d’attaquer le pétrolier +Yemen Oil 7+, qui faisait route d’Aden vers Houdeida", sur la mer Rouge, a précisé le porte-parole dans le journal en ligne du ministère de la Défense yéménite 26sep.net."Les éléments de la marine ont aussitôt assiégé les embarcations, les soumettant à des tirs nourris, ce qui les a obligés à fuir", a-t-il ajouté.

Le pétrolier, dont le tonnage n’a pas été précisé, n’a pas subi de dégâts et a pu reprendre sa route pour Houdeida, ville portuaire du nord du Yémen, située à 420 km d’Aden, a ajouté le porte-parole. Selon lui, les forces yéménites ratissaient le lieu de l’incident et donnaient la chasse aux assaillants. Fin avril, Sanaa avait annoncé avoir réussi à reprendre un pétrolier yéménite un jour après sa capture dans le Golfe d’Aden par des pirates somaliens et indiqué avoir capturé 11 de ces pirates.

22/07/09 (B508) Nouvelles de Somalie (4 articles en Français)

___________________________ 4 – Le télégramme de Brest

Somalie. Affrontements sur un champ de ruines

Bernard Kouchner a appelé, hier, à la négociation, pour obtenir la libération des deux otages français retenus en Somalie, qui seraient aux mains de deux groupes distincts. Reste à voir si cela suffira.

Concernant nos deux compatriotes enlevés en Somalie le jour de la Fête nationale, la franchise oblige à dire qu’ils se trouvent dans une situation périlleuse. Les autorités françaises, qui cherchaient toujours ces derniers jours à entrer en contact avec les ravisseurs, affirment désormais par la voix de Bernard Kouchner : « Nous savons qu’ils sont séparés et il semblerait qu’ils soient détenus par deux groupes différents ». Ce qui n’est pas une bonne nouvelle…

« Priorité à la négociation »

Le ministre des Affaires étrangères a démenti toute tentative de récupération des prisonniers par la force, une option que le président de la République avait pourtant retenue dans toutes les récentes prises d’otages de navigateurs dans cette région, et a lancé : « Priorité à la négociation! ».

Il a également confié que des «pourparlers se font via l’intermédiaire de notre ambassade à Nairobi », ce qui semblerait indiquer que des ponts sont établis, en ajoutant que les preneurs d’otages ne sont « pas réellement intéressés par la piraterie ». Manière de dire qu’ils ne réclament pas la libération des douze prisonniers somaliens incarcérés en France après les prises d’otages précédentes.

Trois bureaux de l’Onu attaqués

En Somalie, c’était épouvantable depuis plus de quinze ans. Mais aujourd’hui, c’est pire… Et encore ne parle-t-on pas spécifiquement des deux militaires français, mais de l’ensemble des missions humanitaires qui persévéraient pour aider ce pays martyr, afin d’apporter un peu d’aide aux populations civiles totalement démunies.

Lundi, des miliciens islamistes radicaux appartenant au groupe des shebab (« la jeunesse » en arabe) ont attaqué les bureaux du Programme de l’Onu pour le développement, du Bureau politique des Nations unies pour la Somalie et du Département de la sécurité et de la sûreté des Nations unies, situés à à Wajid et à Baïdoa, deux villes au sud du pays.

Alors que dans l’esprit de l’Onu et de ses bailleurs de fonds, la présence de ces organismes a pour seule fonction d’aider des personnes qui, le plus souvent, ne pourraient pas se nourrir, ni même vivre tout court, les miliciens ont un autre point de vue.

Un pays ruiné par la guerre civile

Les shebab considèrent que «les agences étrangères travaillent contre l’intérêt de la population musulmane de Somalie et contre l’édification d’un État islamique en Somalie». Sans même se dire que c’est la guerre civile qui ruine ce pays, et rien d’autre ! Peu importe que les bandes armées manient mieux la kalachnikov que la bêche et la charrue, et qu’elles soient incapables de subvenir aux besoins de leurs compatriotes, la seule chose qui les intéresse est le pouvoir sur ces arpents de sable désolés.

Quant à l’Onu, elle ne fait plus parler les armes depuis longtemps, se bornant à «espérer » que les shebab cessent leurs actions et à solliciter leur « permission » pour aider les populations. Dans des pays ruinés, car anéantis par leurs propres enfants

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______________________________ 3 – RFI

L’ONU suspend ses activités humanitaires dans le centre du pays

Après le pillage de trois de ses bureaux par la milice islamiste des Shebab à Baïdoa, une ville du centre de la Somalie, l’ONU annonce l’arrêt temporaire de ses activités dans la région, malgré une "situation humanitaire critique". Mardi 21 juillet 2009

"Nous avons reçu l’ordre de sortir du bâtiment et ils ont aussitôt commencé à piller tout ce qui appartient aux agences de l’ONU", rapporte un agent de sécurité, joint par Reuters à Baïdoa, une ville du centre de la Somalie.

Lundi, des miliciens somaliens appartenant au groupe islamiste radical des Shebab s’en sont ainsi pris aux locaux de l’ONU à Baïdoa, à 250 kilomètres au sud de la capitale, Mogadiscio, mais également à Wajid, à une centaine de kilomètres plus au nord.

Trois agences onusiennes ont été visées par ces pillages : le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Bureau politique des Nations unies pour la Somalie (UNPOS) et le Département de la sécurité et de la sûreté des Nations unies (UNDSS).

Somalie : La question sécuritaire

Par Stéphanie BRAQUEHAIS

Dans un communiqué, les Shebab (les "jeunes" en arabe) ont justifié leur geste par le fait que "les agences étrangères sus-mentionnées travaillent contre l’intérêt de la population musulmane de Somalie et contre l’édification d’un État islamique en Somalie". Ils ont décrété que les trois organismes ne pouvaient plus opérer dans le pays.

L’ONU dans l’impossibilité de poursuivre sa mission

Quelques heures après ces pillages, l’ONU a annoncé sa décision de suspendre temporairement ses activités dans la ville de Baïdoa. "Le pillage de tout le matériel de communication d’urgence et l’absence de vigiles rend impossible la poursuite de la mission de l’ONU" à Baïdoa, souligne l’organisation dans un communiqué.

Le texte indique toutefois que les organismes de l’ONU poursuivaient leur travail à Wajid, "où le minimum de sécurité requis reste inchangé".

Les rebelles, qui mènent une offensive pour renverser le président Cheikh Sharif Ahmed, un islamiste modéré, ont aussi annoncé l’ouverture d’un bureau pour superviser les activités des ONG et des agences étrangères opérant en Somalie. Selon le communiqué, celles-ci devront désormais passer par les autorités islamistes locales pour savoir dans quelles conditions elles pourraient travailler.

Les Shebab détiennent en outre deux agents du renseignement français enlevés le 14 juillet dans leur hôtel à Mogadiscio par des hommes armés. Hassan Yacqub, leur porte-parole, qui se trouve dans la ville portuaire de Kismayo, a réaffirmé lundi qu’ils n’excluaient pas d’organiser un procès pour juger les deux otages. "Ces hommes sont des prisonniers de guerre et les moudjahidine décideront prochainement des mesures à prendre", a-t-il affirmé.


______________________________ 2 – Le Monde

L’ONU arrête partiellement ses activités en Somalie

Les Nations unies ont annoncé lundi 20 juillet cesser temporairement leur travail humanitaire dans la ville de Baïdoa, au centre de la Somalie. "Le pillage de tout le matériel de communication d’urgence (par les islamistes) et l’absence de vigiles rend impossible la poursuite de la mission de l’ONU" à Baïdoa, souligne l’organisation dans un communiqué publié à Nairobi, au Kenya, siège du bureau de l’ONU pour la Somalie.

Lundi, des miliciens somaliens appartenant au groupe radical islamiste des Shebab s’en sont pris aux locaux du Programme de l’ONU pour le développement (PNUD), du Bureau politique des Nations unies pour la Somalie (Unpos) et du Département de la sécurité et de la sûreté des Nations unies (UNDSS), situés à Baïdoa (250 kilomètres au sud de la capitale, Mogadiscio) et à Wajid (100 km au nord de Baïdoa).

Dans un communiqué, les Shebab (les "jeunes" en arabe) ont justifié leur geste par le fait que "les agences étrangères sus-mentionnées travaillent contre l’intérêt de la population musulmane de Somalie et contre l’édification d’un Etat islamique en Somalie". Les rebelles, qui mènent une offensive pour renverser le président Sharif cheikh Ahmed, un islamiste modéré, ont décrété que les trois organismes ne pouvaient plus opérer en Somalie.

De son côté, l’ONU dit profondément regretter "d’avoir à transférer notre personnel et de suspendre nos opérations de façon temporaire à Baïdoa. Nous espérons que les responsables (des Shebab) cesseront leurs actions (contre les organismes de l’ONU) et qu’ils nous permettront de répondre à la situation humanitaire critique qui prévaut à Baïdoa et dans sa région", indique le communiqué des Nations unies. Le texte indique toutefois que les organismes de l’ONU poursuivaient leur travail à Wajid, "où le minimum de sécurité requis reste inchangé".

______________________________ 1 – Aujourd’hui la Chine

Un Chinois expulsé de Somalie pour sa "sécurité"

Un cycliste chinois en route pour un tour du monde à bicyclette a été arrêté et expulsé pour sa propre sécurité de Somalie, pays livré au chaos où les enlèvement d’étrangers se multiplient.

Identifié comme Lee Yue Zhong, le cycliste a été arrêté par des policiers à un barrage alors qu’il se trouvait dans la région autoproclamée autonome du Puntland (nord-est), en provenance de la république autoproclamée indépendante du Somaliland (nord), a indiqué un responsable de la police du Puntland, Abdirahman Haji Abshir, joint au téléphone depuis Mogadiscio.

"Il nous a dit qu’il avait passé près de deux semaines" au Puntland, "mais on en pouvait pas le laisser continuer son voyage pour des raisons de sécurité. On l’a expulsé vers Djibouti", a expliqué le policier.

Quelques heures avant son expulsion, le cycliste chinois, âgé d’une cinquantaine d’années, s’est dit samedi très déçu de la décision de la police lors d’une rencontre avec des journalistes à Bosasso, la "capitale" du Puntland.

Expliquant avoir débuté son périple en 1997 et avoir déjà traversé 114 pays, Lee Yue Zhong avait notamment l’intention de se rendre jusqu’à Mogadiscio où des insurgés islamistes mènent actuellement une offensive sans précédent contre les troupes du gouvernement de transition.