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31/12/2012 (Brève 075) Un lecteur nous écrit à propos de tensions tribales à Djibouti-ville, ayant pour origine une fraude électorale dans la région de Zaïla au Somaliland.

Les élections locales au Somaliland se sont déroulées le 28 novembre 2012. L’ancienne majorité d’origine Issa a perdu le pouvoir dans la région de Zaila (frontière entre Djibouti et le Somaliland).

Avant ce scrutin, les sièges de la région de Zaila étaient répartis ainsi : les Issas avaient 10 sièges et les Gadaboursi 7 sièges. Le maire était un Issas et son adjoint issu des Gadaboursis. Les deux tribus collaboraient relativement harmonieusement. Les élections de 28 novembre ont inversé les forces. Les Gadaboursis ont obtenu 10 sièges et les Issas seulement 7.

Les Issas avec à leur tête le maire de Zaila ont contesté les résultats des élections et ils ont fait appeler IOG à Djibouti. Zaila est une région pour les Issas Mamasan, la tribu IOG.

Mi-décembre s’est tenue à Djibouti une conférence pour le 40ème anniversaire de la transcription écrite de la langue Somali. IOG à invité les présidents élus de Somalie et du Somaliland. IOG a profité de la présence du président du Somaliland pour essayer d’inverser les résultats des urnes dans la région, afin que les Issas retrouvent le siège de la mairie de Zaila.

Et il a obtenu gain de cause !!! A peine rentré chez lui, à Hargeysa le Président du Somaliland a demandé à la commision électorale de promulguer officiellement de nouveaux décomptes, mais cette fois, en faveur des Issas de Zaila.

Les Gadaboursi de Zaila n’ont pas apprécié et ils ont manifeste ces deux dernières semaines, ce qui a fait des victimes dans les deux camps.

Ce conflit interne à la région de Zaïla s’est propagé parmi les Issas et les Gadaboursi de Djibouti. Hier dimanche, à Balballa, il y a eu des confrontrations entre les Gadaboursi et les Issa mais sans causer de blessés.

Il n’en reste pas moins que la tension est très vive entre les Gadaboursi et les Issas à Djibouti, à cause, encore une fois, des décisions de Guelleh et de sa manie de frauder tous les scrutins, y compris lorsqu’ils se déroulent sur une terre où il n’a pas officiellement d’autorité …