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03/05/2016 (Brève 778) Comité des Femmes Djiboutiennes Contre les Viols et l’Impunité / APPEL AU RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN AUX FEMMES VICTIMES DE VIOLS EN REPUBLIQUE DE DJIBOUTI – Bruxelles, le 7 mai 2016 de 16h à 18h

Comité des Femmes Djiboutiennes Contre les Viols et l’Impunité

djiboutiennes-contrelimpunite@hotmail.fr

Tél : 0465 48 00 45 ou 0465 12 35 63

# stopvioldjibouti – Non à l’impunité 

APPEL AU RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN AUX FEMMES VICTIMES DE VIOLS EN REPUBLIQUE DE DJIBOUTI
Devant l’Ambassade de Djibouti à Bruxelles :
Avenue Franklin Roosevelt, 204 – 1050 Bruxelles

le 7 mai 2016 de 16h à 18h

 

Pour dénoncer les viols des Femmes  Afar  par des soldats djiboutiens  qui continuent dans l’impunité totale depuis septembre 1993, dans le Nord et le Sud-Ouest du pays, 10 femmes de Djibouti ont cessé de s’alimenter depuis le 25 Avril à St Joss dans la continuité des actions menées à Arcueil (France)

Elles entendent protester  contre ces violences et briser le mur de silence érigé  autour des viols. Ces crimes se déroulent à quelques kilomètres des bases militaires française, américaine, nippone et chinoise.  

A Djibouti comme dans d’autres régions d’Afrique et du monde, le viol est utilisé comme une arme de guerre, visant à détruire l’identité des communautés. L’impunité érigée en système en République de Djibouti rend impossible toute reconstruction pour ces femmes.  

Depuis le début de la guerre civile en 1991, des centaines de femmes Afars ont été violées par l’armée gouvernementale à Djibouti. Ces femmes gardent pour beaucoup d’entre elles des séquelles physiques. Elles sont toutes marquées à vie dans leur corps, leur dignité, leur conscience.   

Malgré la répression et la honte qu’elles éprouvent, certaines victimes ont eu le courage de porter plainte. Aucune plainte n’a pu aboutir jusqu’à ce jour. 

Cette grève de faim se déroule dans un contexte politique très tendu, avec une terrible répression et de nombreux accrochages entre le FRUD et l’armée : massacre de Bulduqo, arrestations arbitraires des civils, deux personnes sont décédées sous la torture en février 2016, et toujours les viols des femmes (derniers cas de viols en mars à Margoïta)
   
Le Comité des Femmes Djiboutiennes contre les Viols et l’Impunité lance un appel à la communauté internationale pour qu’elle condamne les viols des femmes djiboutiennes et l’impunité de ces crimes.  

Nous exigeons :   

  • La reconnaissance de ces viols comme crimes de guerre
  • L’ouverture d’une enquête internationale sur toutes les exactions à l’encontre des femmes en République de Djibouti
  • Le jugement des soldats coupables des viols
  • Le respect des conventions régionales et internationales ratifié par Djibouti dont le CEDAW   

Fait à Bruxelles, Le 2 Mai, 2016