22/02/03 (B186) Il semble que nous ayons gagné notre pari. Alhoumekani remporte la première manche contre Guelleh. Son procès est ajourné !!! (AFP)

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Note de l’ARDHD

 

AIR FRANCE paralyse la justice djiboutienne !!

On
hurle de rire, lorsque l’on découvre les raisons invoquées
par le Procureur pour ajourner le procès !!!

Il semble effectivement
qu’Alhoumekani ait marqué le premier point dans le match qui
l’oppose désormais à Guelleh. Guelleh a bien été
obligé de reculer, comme nous l’avions prévu et écrit
depuis plusieurs jours. Il a choisi de reporter son procès.

Le motif officiel
avancé par le Procureur Djama est du plus haut effet comique
: “en raison de la grève d’Air France, les avocats de la
partie civile et les témoins n’ont pas pu se rendre à
Djibouti”. On hurle de rire !

Surtout lorsque l’on
sait que le même Procureur, dit ‘Grandes Oreilles’ affirmaient il y
a huit jours à l’AFP que le procès se déroulerait par
contumace. Il n’avait donc pas besoin de l’accusé et tout à
coup il change d’avis. Il est vrai que l’homme qui a falsifié son identité
et dont l’épouse a menti aux autorités australiennes, n’est
plus à une contradiction près.

Le scandale, c’est
qu’il soit encore Procureur de la République, en exercice. Mais cela
pourrait changer, car il fait partie des fusibles que Guelleh n’hésitera
pas à faire sauter à la première nécessité.

Dans les faits le procès
a été repoussé parce que les conseillers de Guelleh,
dont Me Aref, au cours d’un dîner récent (avec et chez les Corses) ont estimé qu’il
ne fallait pas le tenir, car cela représentait tous les dangers pour
Guelleh. En conséquence Guelleh a probablement donner les consignes que le visa de
l’avocat belge d’Alhoumekani lui soit refusé. Voilà les raisons : ne vous laissez pas
influencer par ce carabistouilleur de Procureur falsificateur et menteur,
qui a essayé de suborner des témoins.

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Extrait de l’AFP

Djibouti : report du
procès d’un témoin-clé dans l’affaire Borrel

Le procès par
contumace, prévu samedi à Djibouti, d’un ancien officier de
gendarmerie cité comme témoin-clé dans l’affaire du juge
français Bernard Borrel, retrouvé mort en 1995, a été
reporté au 29 avril, a constaté le correspondant de l’AFP.

Le procureur de la République
Djama souleiman Ali a demandé au président du tribunal le report
du procès de l’officier, Mohamed Saleh Alhoumekani, réfugié
en Belgique, en raison de l’absence devant la cour de nombreux témoins,
avocats de la partie civile et observateurs qui étaient attendus à
Djibouti en provenance de France.

Nombre de ces participants
au procès ont été retenus par la grève, au cours
de la semaine, des pilotes de la compagnie aérienne Air France, qui
assure une liaison régulière hebdomadaire entre Paris et Djibouti,
a-t-on estimé de source judiciaire.

L’ex-officier est le témoin-clé
à charge de la défense d’Elisabeth Borrel dans l’enquête
sur le meurtre de son mari, menée depuis plusieurs années en
France par quatre juges d’instruction successifs. Le corps calciné
du juge Borrel, alors conseiller du ministre djiboutien de la Justice, avait
été retrouvé le 19 octobre 1995 à quelque 80 km
de Djibouti-ville.

Les autorités locales
ont conclu au suicide par le feu. Mme Borrel soutient depuis toujours que
son mari a été victime d’un “assassinat politique”
impliquant l’actuel président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh,
à l’époque directeur de cabinet et neveu du chef de l’Etat Hassan
Gouled Aptidon.

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Et le lèche-bottes local de l’AFP, probablement fonctionnaire de son état, se garde bien de préciser que la justice française a conclu récemment au meurtre, après une deuxième expertise médicale, conduite par des médecins indépendants, qui ont constaté que le juge était mort d’un coup porté sur le crâne, avant d’être carbonisé !!