28/04/11 (B601) Radio-Trottoir : dans la série de nos interviews exclusives (et presque imaginaires) nous vous proposons un entretien avec Mohamed Warsama Ragueh
Attention cette interview (presque imaginaire) est une exclusivité qui vous est proposée par Radio-Trottoir
Entretien vec Mohamed Warsama Ragueh.
Propos recueillis par la journaliste RPPiste Xasna Omar Vincent de radio Marmar.
Xasna Omar Vincent : Cher et tendre cousin, je suis heureuse d’apprendre que tu as acceptĂ© toutes les
conditions formulĂ©es par Kadra, notre dynamique Leila d’Haramous.
Elle t’aurait aidĂ© Ă remettre ton esprit en place, après cette campagne ou tu n’as forcĂ©ment brillĂ©. Avant de venir te voir, Kadra m’avait expliquĂ© qu’elle te remettrait les idĂ©es en place, car il se dit que tu aurais succombĂ© Ă l’ivresse populaire comme un certain Hamaretay en 1997 lors des mascarades lĂ©gislatives.
Peux-tu me dire exactement comme elle s’y est prise avec toi ?
Mohamed Warsam Ragueh : En effet et je dois reconnaĂ®tre que cela m’a permis de percer un mystère. La façon dont elle a rĂ©ussi Ă mettre
à sa botte, le vulgaire et stupide Ismaël Omar Guelleh.
C’est une vĂ©ritable diablesse ! Rien ne l’arrĂŞte. Elle a tout chamboulĂ© et comme tu le disais souvent (lorsque nos liens Ă©taient plus Ă©troits Ă la belle Ă©poque et que ton père avait virĂ© vers l’Opposition) tu affirmais, avec force, qu’IsmaĂ«l, n’Ă©tait pas le fils d’Omar Guelleh, mais celui d’un Ethiopien du nom de …, je ne me rappelle plus très bien de son nom (?) et je sais que tu demeures silencieuse sur ce cas.
Cette diablesse, venue d’un autre monde que le nĂ´tre (!) a rĂ©ussi Ă semer la zizanie entre mon Ă©pouse et moi-mĂŞme. Uniquement pour m’empĂŞcher de dĂ©poser un recours devant le Conseil constitutionnel (dont je connais parfaitement les rouages et pour cause !). Bien Ă©videmment, c’eut Ă©tĂ© sympbolique, puisque le recours n’aurait pas Ă©tĂ© instruit ! Il faut reconnaĂ®tre que le coup d’Etat Ă©lectoral a Ă©tĂ© « absorbé » par
l’Opposition qui s’entĂŞte gentiment Ă le dĂ©noncer au lieu d’appeler Ă une mobilisation immĂ©diate, massive et rĂ©currente..
Cette terrible diablesse n’a cessĂ© de me rĂ©pĂ©ter, que j’avais plus intĂ©rĂŞt Ă me taire et surtout qu’il ne fallait plus que l’on me voit en compagnie du cousin raciste Aden Robleh.
La dangereuse Kadra a ajoutĂ© que que son seul objectif Ă©tait juste de porter secours Ă
son esclave le faible IOG, qui n’a plus les reins assez solides pour tenir le manche. Elle se sent une part de responsabilitĂ© et se dit obligĂ© de soutenir cette loque encore avide du pouvoir, car il
est toujours traumatisé par la Veuve Borrel.
X.O.V. : Mais comment s’y est-elle prise pour t’embobiner aussi facilement, toi qui sais
nĂ©gocier farouchement quand il s’agit de ton argent, qui semble ĂŞtre ta seule religion et ta seule raison d’ĂŞtre.
Fais-moi une confidence : Combien t’a-t-elle donnĂ© en Ă©change ?
M.W.R. : Quand j’Ă©tais magistrat, surtout lorsque j’Ă©tais PrĂ©sident de la Cour d’Appel et qu’on
m’avait surnommĂ© « le JUGE Ă 30% », personne n’a jamais pu savoir jamais combien j’avais rĂ©ellement
encaissĂ©. C’est le secret judiciaire !
Ma candidature a bien dépanné le voleur au pouvoir, qui a été contraint de nous concéder un pourcentage de votes supérieur à 10%.
Sans moi, il n’aurait pas pu obtenir plus de 4% de participants, mĂŞme avec les renforts de Silanyo, de son Ă©pouse et consorts venus d’Hargheisa, de Burao, pour venir Ă son
secours. Il est dĂ©testĂ© par tous les Djiboutiens de souche, d’autant plus, qu’il est vraiment pire que moi. Je ne lui arrive pas Ă la cheville en matière de
Crimes organisĂ©s ou de patron de la mafia rĂ©gionale affiliĂ©e Ă l’une des branches de la mafia italienne basĂ©e Ă Naples et Ă Mogadiscio.
En tant qu’ancien Juge j’en ai appris des choses sur les opĂ©rations mafieuses. Je sais très bien et de façon très prĂ©cise, que malgrĂ© le renfort que je lui ai apportĂ© en jouant les faire-valoir sur la
scène des Ă©lections prĂ©sidentielles du 8 avril 2011, il n’aurait jamais Ă©tĂ© Ă©lu si les conditions dĂ©mocratiques avaient Ă©tĂ© respectĂ©es.
Avec le concours de nos Forces
armĂ©es, il s’est attribuĂ© la victoire. Tu sais très bien, chère petite cousine, que les bureaux de vote ont Ă©tĂ© totalement boudĂ©s par nos compatriotes Djiboutiens…, Toi et moi nous sommes souvent financĂ©s par le RPP. Nous savons parfaitement que les Djiboutiennes
et Djiboutiens, ne sont pas tombĂ©s dans le piège, surtout l’Opposition que
j’avais essayĂ© d’amadouer en nĂ©gociant le soutien du traĂ®tre Aden Robleh. En fait son soutien m’a fait
perdre des centaines de voix, lorsqu’il s’est trahi en dĂ©voilant son tribalisme
primaire.
Devant plusieurs dizaines de jeunes qui Ă©taient venus m’applaudir, le raciste Aden Robleh, pire que Le Pen, a pris la parole en disant : « je participe Ă la campagne de Mohamed Warsama car il est issu de la tribu la plus
importante en nombre (elle représente près de 46% des Issas). Avec cette force et le renfort de quelques
autres communautés Issa, M.W. RAGUEH sera élu au premier tour. » (sic)
Dans le cadre de la transparence des dĂ©penses illĂ©gales des Fonds publics et des Biens Sociaux, aujourd’hui, mon devoir de candidat dĂ©pouillĂ© de sa victoire, m’oblige Ă rendre public, les sommes importantes qui ont Ă©tĂ© directement prĂ©levĂ©es par le TrĂ©sorier Payeur en faveur de mon Ă©pouse (10 millions de francs Djibouti), de
mon cousin Aden Robleh (15 millions de francs Djibouti) et de moi-mĂŞme (27
millions, puis 45 millions de francs Djibouti), qui nous ont été apportées en espéces à nos domiciles.
En Ă©change, nous nous sommes engagĂ©s Ă garder le silence et personnellement j’ai renoncĂ© au dĂ©pĂ´t d’un recours devant le
Conseil constitutionnel ce qui aurait pu provoquer l’envoi d’un mĂ©morandum à « l’International du Conseil Constitutionnel » dont je connais un grand nombre de membres, notamment ceux qui reprĂ©sentent la France.
Dois-je te rappeler que le PrĂ©sident de ce Conseil n’est autre qu’un
cousin tribal du fou d’Haramous. Il aurait fait comme moi et surtout comme mon
cousin Omar Chirdon Abbas, car nous sommes tous devenus des spécialistes des trucages
des élections et de leur validation inconditionnelle. Il faut bien le dire
car nous sommes des Eleyeh ( Mamassan-Odahgob) venus de Lughaya de la Somalie et
des portes de l’Ethiopie (AĂŻcha’a et ses voisinages). Toi, comme moi nous
sommes d’origines Marmar. Mais toi ma chère petite cousine, tu es nĂ©e Ă Addis-Abeba tandis que moi, j’ai vu le jour Ă Djibouti.
Entre nous soit dit, je sais que les Organisations internationales des DĂ©fenseurs des Droits de l’Homme auraient exploitĂ© Ă fond mon recours et qu’elles l’auraent utilisĂ© pour dĂ©poser des
plaintes.
Human Rights Watch, la FIDH et d’autres avaient condamnĂ©, avant mĂŞme le scrutin les conditions de
ces élections « truquées ». Sans oublier Democracy International dont non
seulement, les responsables amĂ©ricains de cette Fondations Internationale ont Ă©tĂ© expulsĂ©s par la Force, mais l’un de leur travailleur Djiboutien plus
exactement un de mes cousins Eleyeh a été égorgé.
Son père, que j’avais invitĂ©
Ă participer Ă ma campagne et Ă dire la vĂ©ritĂ© sur l’assassinat de son fils a Ă©tĂ© immĂ©diatement arrĂŞtĂ© par la Gendarmerie, torturĂ© pendant 4 jours jusqu’Ă ce
qu’il signe un papier reconnaissant que son fils n’avait pas Ă©tĂ© assassinĂ©.
Je me sens épuisé et je te dis sincèrement, chère cousine, un grand merci et aussi un au revoir car je prends des calmants.
X.O.V. : merci pour ta franchise, cher cousin. Ton interview sera intĂ©gralement publiĂ©e par Radio Marmar et par Radio-Trottoir de l’ARDHD qui est bien Ă©coutĂ© et consultĂ© par toute notre communautĂ©.
Tu ne le savais peut-ĂŞtre pas mais j’avais tissĂ© des liens secrets avec eux dès 1996, lorsque j’insultais carrĂ©ment
l’Ă©poux de Kadra qui s’acharne encore Ă le tenir Ă bout de bras aujourd’hui
