01/07/2024 (Brève 2422) ANALYSE CRITIQUE DU RECENSEMENT GÉNÉRAL DE LA POPULATION ET DE L’HABITAT EN 2024 (Document envoyé par un lecteur)

Le recensement général de la population et de l’habitat en 2024 a révélé des tendances démographiques intrigantes à Djibouti, avec des implications importantes pour les régions de Tadjourah, Dikhil, montrant des signes de déclin alarmant, Ali-Sabieh semble paradoxalement moins affectée. Cet article vise à analyser ces disparités et à défendre un rééquilibrage des priorités de développement en faveur de Tadjourah et de Dikhil.
Baisse drastique des populations à Tadjourah et à Dikhil
Les données de 2024 montrent une diminution significative des populations à Tadjourah et Dikhil :

  • Tadjourah : La population est tombée à 60 645 en 2024, contre 135 149 en 2021. Cette chute de plus de 50 % est extrêmement préoccupante.
  • Dikhil : De même, Dikhil a vu sa population passer de 111 457 en 2021 à seulement 66 196 en 2024, une baisse de près de 40 %.

Croissance démographique historique et anomalies en 2024

Région

Population 2021

Population 2024

Variation Totale

Variation
Annuelle
Moyenne
(2021-2024)

Variation
Annuelle
Moyenne
(2009-2021)

Djibouti Ville

653 264

776 966

123 702

41 234

14 828

Ali Sabieh

99 916

76 414

-23 502

-7 167

1 080

Dikhil

111 457

66 196

-45 261

-15 087

1 878

Tadjourah

135 149

60 645

-74 504

-24 168

4 032

Obock

55 044

37 666

-17 378

-5 793

1 429

Arta

84 777

48 922

-35 855

-11 952

2 538

Ce tableau présente une analyse détaillée des variations de population entre 2021 et 2024 pour différentes régions de Djibouti. Il compare la variation annuelle moyenne observée durant cette période avec la variation annuelle moyenne observée entre 2009 et 2021.
En analysant ce tableau, pour Djibouti Ville, la population a augmenté de 123 702 personnes entre 2021 et 2024. La croissance annuelle moyenne sur cette période est de +41 234, soit presque trois fois plus élevée que la variation annuelle moyenne historique de 14 828 observées entre 2009 et 2021. Cette augmentation anormale suggère une surévaluation ou un afflux massif de population, non justifié par les tendances passées.
En revanche, la région de Dikhil a connu une diminution significative de sa population, avec une baisse de 45 261 personnes entre 2021 et 2024. La baisse annuelle moyenne est de 15 087, comparée à une croissance annuelle moyenne de 1 878 entre 2009 et 2021. Cette réduction sévère est anormale et pourrait indiquer des erreurs dans le recensement ou des manipulations des chiffres.
La situation est encore plus préoccupante pour Tadjourah, où la population a diminué de 74 504 personnes entre 2021 et 2024. La baisse annuelle moyenne est de 24 168, alors que la région avait une croissance annuelle moyenne de 4 032 entre 2009 et 2021. Cette diminution massive est inexplicable par des tendances naturelles et suggère des erreurs ou des manipulations délibérées.
Ces baisses sont particulièrement suspectes et ne correspondent pas aux tendances de croissance observées au cours des années précédentes. En revanche, Ali-Sabieh montre une anomalie relative avec une population de 76 414 en 2024, certes en baisse par rapport à 99 916 en 2021, mais moins dramatique comparé aux chutes vertigineuses de Tadjourah et Dikhil.
Ah, la magie des chiffres démographiques ! Qui aurait cru que la tranquille Arta dépasserait la légendaire Obock en nombre d’habitants ? Manifestement, Arta semble avoir séduit plus de résidents que la charmante Obock, malgré son histoire riche et sa signification culturelle profonde. Peut-être que les gens sont attirés par le glamour subtil des infrastructures modernes à Arta, ou peut-être c’est juste l’air frais qui attire plus que les traditions séculaires d’Obock. Qui sait, peut-être qu’un jour Obock reprendra le flambeau avec une « Reconquista Démographique » inattendue. Pour l’instant, c’est Arta qui mène la danse dans cette compétition surprenante des nombres.
Cette situation soulève des interrogations légitimes sur   l’exactitude des données et les motivations cachées derrière ces chiffres. Une analyse critique suggère que des raisons politiques ou des considérations tribales pourraient avoir influencée la manipulation de ces chiffres du recensement.
La population totale de Djibouti, après avoir augmenté de manière constante jusqu’à 2021, montre une baisse drastique en 2024. De 1 139 607 en 2021, la population chute à 1 066 809 en 2024. Cette baisse de plus de 70 000 personnes en trois ans est particulièrement suspecte et ne correspond pas aux tendances de croissance observées au cours des années précédentes. Les baisses sont encore plus dramatiques pour les régions Tadjourah et Dikhil.
Ces diminutions significatives restent inexplicables par des facteurs démographiques naturels et suggèrent une étude plus approffondie et une explication cohérente.
Dans un contexte où les ressources et les investissements sont tributaires des données démographiques, les manipulations des chiffres peuvent être utilisées pour marginaliser certaines communautés. Réduire artificiellement la population de Tadjourah et Dikhil pourrait servir à diminuer les allocations budgétaires à ces régions. Les chiffres du recensement influencent également la représentation politique. En diminuant la population de certaines régions, il est possible de réduire leur influence politique et leur pouvoir de négociation au sein du gouvernement central.
Les conséquences de ces manipulations sont graves et multiples. Les régions de Tadjourah et de Dikhil, si elles sont sous-représentées dans les chiffres, recevront moins de fonds pour les infrastructures, l’éducation, la santé et d’autres services essentiels, exacerbant les inégalités régionales. Ce qui peut engendrer des tensions sociales et intertribales, menant potentiellement à des conflits et à une instabilité accrue.
Le recensement général de la population de 2024 met en évidence des défis majeurs pour les régions de Tadjourah et Dikhil, accentuant la nécessité d’un rééquilibrage des priorités de développement au détriment de la région d’Ali-Sabieh. Pour un avenir plus juste et prospère, Djibouti doit adopter des politiques inclusives et équitables, assurant que chaque région bénéficie des opportunités de croissance et de développement. Le succès de cette démarche repose sur un engagement collectif et une volonté politique forte pour créer une nation unifiée et prospère.
Une investigation indépendante est nécessaire pour vérifier l’exactitude des données.