07/07/2026 (Brève 2556) GUELLEH contraint de quitter le pouvoir ?

Selon plusieurs informations et rumeurs circulant dans différents cercles, qu’il n’a pas été possible de vérifier de manière indépendante, le président Ismaïl Omar Guelleh (IOG) pourrait être amené à quitter prochainement le pouvoir qu’il exerce depuis de nombreuses années.

Certains observateurs estiment que la stratégie souvent résumée par l’expression « diviser pour régner », qui lui aurait permis de conquérir puis de conserver le pouvoir pendant plusieurs décennies, montrerait aujourd’hui ses limites. Selon ces analyses, cette stratégie aurait longtemps contribué au maintien de son autorité sur les institutions, sur une grande partie de la vie économique et administrative ainsi que sur les principales sources de revenus du pays, dont certaines font régulièrement l’objet d’allégations de pratiques opaques ou illicites. À ce jour, ces allégations n’ont toutefois pas été établies par une décision de justice définitive.

D’autres sources avancent que les relations avec certains partenaires internationaux, notamment la Chine et les pays occidentaux, auraient connu des tensions. Selon ces mêmes informations, des désaccords diplomatiques auraient pu fragiliser certains soutiens dont bénéficiait jusqu’alors le chef de l’État. Là encore, ces éléments n’ont pas pu être confirmés de façon indépendante.

La question de la responsabilité politique et des violations des droits humains régulièrement dénoncées par diverses organisations internationales continue, par ailleurs, d’alimenter le débat sur le bilan du régime. Ces accusations méritent d’être distinguées des faits judiciairement établis et doivent être appréciées avec prudence.

La récente nomination d’un colonel à la tête de l’ambassade de Djibouti en Somalie a également suscité des interrogations. Officiellement, cette décision relève des prérogatives de l’État djiboutien. Toutefois, certaines rumeurs lui attribuent une mission plus spécifique consistant à sécuriser et superviser une importante résidence située à proximité de l’aéroport de Mogadiscio. Certains y voient la préparation éventuelle d’un lieu de résidence destiné à accueillir, le moment venu, l’ancien président et sa famille. À ce jour, aucune preuve publique ne permet de confirmer cette hypothèse.

Quelles que soient la crédibilité ou l’évolution de ces informations, une constante semble demeurer : Ismaïl Omar Guelleh paraît déterminé à conserver son influence sur la succession politique.

Selon plusieurs observateurs, il chercherait encore à favoriser le candidat de son choix en recourant à des stratégies politiques déjà employées par le passé, notamment en accentuant les divisions internes. Certains craignent que ces manœuvres concernent désormais les différentes composantes tribales du pays, alors même que beaucoup considèrent que l’unité nationale constitue aujourd’hui un enjeu essentiel dans un contexte régional et international particulièrement sensible.