27/03/2012 (B649) Réalités (ARD) / Après le triomphe de l’ARD dans le Nord du pays : panique officielle et gesticulations pathétiques ! (Article publié avec l’aimable autorisation de la direction)

Il a fallu que notre parti entame une tournée réussie dans les régions du nord sinistrées et abandonnées par le pouvoir RPP pour que le pouvoir usurpateur et honni redécouvre le charme de ces deux districts victimes de la violation des accords de paix et de la décentralisation avortée.



Ainsi depuis le 12 mars dernier, le régime n’a pas lésiné sur les moyens pour tenter une pathétique reconquête des esprits, en vain. Car, plus de cirque, c’est de pain et de soins que le peuple a besoin !



Outre des distributions massives d’aide alimentaire don de la générosité internationale, jusque là refusée et pourrissant dans les dépôts, le pouvoir n’a pas hésité à faire dans le superflu en organisant ci et là des rencontres sportives et culturelles à grand frais avec de gros moyens logistiques et humains; pour exemple : la course de l’unité lancée à partir d’Obock samedi 24 mars a vu la participation des officiers supérieurs (les deux sinistres Zakaria) et de plusieurs ministres dépêchés sans oublier de centaines de figurants spécialement recrutés et convoyés depuis Djibouti-villle à grand frais pour la mystification.



Tout ce cirque coûteux ressemble bien à ce régime de népotisme et de gabegie sans limite, mais n’a en rien apporté de solutions au sous-développement imposé que l’ARD a fait connaître en images au monde entier et en direct d’Obock et et Tadjourah.



Quelle honte que de demander de courir à des enfants affamés, sans soins ni éducation !



Questions : après le passage des envoyés impotents du potentat chancelant de Haramous et de ses caravanes, le camion-bennne à ordure immobilisé faute de carburant devant la résidence Lagarde depuis deux ans a-t-il repris du service, la toiture arrachée du dispensaire d’Obock est -elle refaite ?



Et à Tadjourah, le cimetière des ambulances a t-il disparu et le centre de santé sordide est-il de nouveau opérationnel ?



Les lampes solaires offertes par la communauté internationale pour permettre aux écoliers des zones rurales sans électricité d’étudier le soir ont-elles été distribuées et non vendues ?



L’ARD porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que cette politique de mépris pour les conditions de vie de nos concitoyens de la part du régime dictatorial financé et toléré par la communauté internationale est à court terme lourd de conséquences pour la stabilité de notre pays et de toute la sous-région.



Dorénavant, nos militants ont décidé d’adopter une attitude plus constructive : manifester leur rejet massif à chaque fois d’une délégation officielle de ce régime viendra souiller leur ville.

17/03/2012 (B648) L’ARD nous propose la copie du rectificatif que son vice-président Mahdi Ibrahim God vient d’envoyer à la rédaction d’Afrique-Asie pour demander la rectification d’une erreur.

ALLIANCE REPUBLICAINE POUR LE DEVELOPPEMENT

Djibouti, le 17 mars 2012

CORRECTIF

Mahdi Ibrahim Ahmed God,
2ème vice-président de l’ARD

A
Monsieur Majed Nehmé,
Directeur de la rédaction d’Afrique Asie

Monsieur le directeur de la rédaction,

Dans son dernier numéro, en date de mars 2012, votre journal a publié sous la plume de Hamesso Boroda, un article intitulé « Naufrage en vue » prétendant que « Les ministres de l’Agriculture Ahmed Dini Ahmed, Ali Mohamed Daoud dit Jean-Marie, et de la Défense, Ougouré Kifleh Ahmad, respectivement président et secrétaire général du Frud, ont appris leur limogeage par la radio. »

Or, tout le monde sait que M. Ahmed Dini Ahmed, fondateur et premier président de l’ARD, n’a jamais exercé une quelconque fonction ministérielle depuis sa démission du poste de Premier ministre en décembre 1977. On se demande à peine à qui profite votre provocation qui porte atteinte à la mémoire de ce regretté défunt.

Fidèle lecteur d’Afrique-Asie depuis plus de deux décennies, je regrette profondément une telle inexactitude de la part de votre journaliste. De même que l’amalgame douteux entre les chefs de file de la dissidence du Frud de 1994 et le signataire de l’accord de paix du 12 mai 2001 au terme duquel tous les maquisards sans exception ont été démobilisés. L’éloignement géographique ne peut excuser l’approximation journalistique, surtout lorsque la vérité est un enjeu de lutte politique.

Et je suis d’autant plus troublé que circule une version corrigée de l’article en question sur de nombreux sites consacrés à Djibouti et dans laquelle on peut lire : « Les ministres de l’Agriculture Ali Mohamed Daoud dit Jean-Marie, et de la Défense, Ougouré Kifleh Ahmad, respectivement président et secrétaire général du Frud, ont appris leur limogeage par la radio. » Ce qui est un peu plus conforme à la réalité, sous réserve d’authentification de l’anecdote radiophonique.

En vous priant de bien vouloir publier ce correctif, veuillez agréer, Monsieur directeur de la rédaction, l’expression de mes sentiments distingués.

Le 2ème vice-président de l’ARD
Mahdi Ibrahim Ahmed God

11/03/2012 (B647) Deux communiqués de l’ARD à propos de la tournée que ses dirigeants ont effectuée à Obock et à Tadjourah et de l’état de sous-développement de la région, en particulier en matière de santé …

ALLIANCE REPUBLICAINE POUR LE DEVELOPPEMENT

COMPTE RENDU
DE LA TOURNÉE DE MOBILISATION DANS LE NORD

Djibouti, le 11 mars 2012

Une délégation de l’ARD, conduite par son 1er vice-président M. Adan Mohamed Abdou et comprenant MM. :
– Mahdi Ibrahim A. God, 2ème vice-président
– Kassim Ali Dni, secrétaire général,
– Mohamed Ali Abdou, secrétaire à l’information et porte-parole,,
– Cassim Ahmed Dini, conseiller politique,
ainsi que de nombreux cadres, dont Habib Houmed et Ali Mohamed, respectivement responsables de la Jeunesse et de la mobilisation, s’est rendue du 7 au 10 mars 2012 à Obock et Tadjourah.

Mercredi dernier, les dirigeants de l’ARD, venus par mer, ont débarqué à l’escale d’Obock peu après midi, accueillis par plusieurs centaines de militantes et militants brandissant des banderoles où l’on pouvait lire « Obock avec l’ ARD » ou encore « Bienvenue chez vous ». La foule grossissante a accompagné la délégation àpied .sur plus d’un kilomètre, du débarcadère jusqu’à la résidence du défunt fondateur de l’ARD, sous les you-you des femmes.

Dans l’après-midi, la délégation a tenu une réunion de travail à l’annexe du parti, située au centre-ville, avec les comités locaux des femmes, sages et jeunes, dans la ferveur militante des grands jours. Un état des lieux sans concession a été dressé, à la suite duquel un comité régional renforcé et démocratiquement désigné a été mis en place.

Le lendemain jeudi 8 mars (journée internationale de la femme) , L’ARD a tenu imposant meeting populaire devant son siège d’Obock. Les observateurs locaux présents sur les lieux ont reconnu que ce meeting avait rassemblé près de 80% de la population de cette ville historique, totalement abandonnée par les pouvoirs publics.

Dans la soirée, la délégation ARD s’est entretenue avec des notables et a pris bonne note de leurs doléances et frustrations : chômage quasi-général, refus de délivrance des pièces d’identité nationale, distribution partisane des aides internationales, effondrement des services de santé, etc. (voir note annexe).

Vendredi matin, dès 8 heures, la délégation a fait route vers l’autre capitale régionale, Tadjourah, où elle est arrivée vers 9 heures. Dès 9h 30, plusieurs centaines de militantes et de militants sont venues au domicile du Président de l’ARD, situé au nord de la ville, dans le quartier de Marsaki, pour escorter la délégation jusqu’au bord de mer, où se trouve l’annexe. Le meeting proprement dit a débuté à 10 heures devant une foule immense et enthousiaste, scandant à tue-tête : « Tadjourah 100% ARD ! »

Là aussi, après une réunion de travail avec les responsables de l’annexe dirigée par Youssouf Ambassa, les mêmes doléances qu’à Obock ont été transmises par les femmes, les vieux et les jeunes.

Partout, le même message a été transmis par les orateurs de l’ARD : la Lutte continue ! Ils ont dressé l’état des lieux catastrophique du pays, sous la férule de ce régime à bout de souffle et en voie d’implosion. Ils ont également insisté sur la nécessité d’une refondation de l’opposition, tendant à renforcer l’unité d’action afin de davantage mobiliser toutes les composantes de la communauté nationale.

Enfin, une visite de courtoisie a été rendue au Sultan de Tadjourah en son Miglis.

La délégation de l’ARD a repris le bac samedi vers 13heures en direction de Djibouti.

A Obock comme à Tadjourah, la population a rendu un vibrant hommage à Mahdi Ibrahim, pour son courage et sa détermination dans la lutte pour l’Egalité et la Démocratie.

Le secrétaire à la Communication
Mohamed Ali Abdou

_____________________________ Communiqué N°2

ALLIANCE REPUBLICAINE POUR LE DEVELOPPEMENT – ARD

 

 

 

Djibouti, le 11 mars 2012

note

Le sous-développement imposé


Lampes « solaires » – un don international – mais qui sont vendues en réalité…
A Obock et à Tadjourah, les populations ont unanimement condamné la volonté du régime de les maintenir dans des conditions de vie catastrophiques. Accentuant les effets d’un chômage quasi-généralisé, l’effondrement des services sociaux inquiète par son ampleur : toiture arrachée du dispensaire d’Obock, cimetière d’ambulances à Tadjourah, eau courante sporadique dans les deux villes.

Le détournement des aides alimentaires à des fins partisanes (distribution à condition d’être encarté au RPP) est également condamné, à commencer par les plus hautes autorités traditionnelles.

Lesquelles sont enfin choquées par le nouveau scandale qui secoue le conseil régional de Tadjourah. La communauté internationale a offert un important lot de lampes solaires, destinées à permettre aux écoliers dont les foyers, très nombreux, sont dépourvus d’électricité, de pouvoir étudier le soir. Ces lampes sont vendues par le « conseil régional » de Tadjourah, au lieu d’être gracieusement distribuées aux innombrables nécessiteux, ce qui réduit considérablement les chances de succès scolaire.

Il y a là une volonté idéologique délibérée de la part du régime d’exclure certaines régions de toute politique de développement, même avec un financement extérieur. Cette politique de développement séparé (exacte définition de ce qu’était l’apartheid en Afrique du Sud) rencontre une légitime résistance des opprimés.

L’état des services de santé !!!

Cimetière des ambulances


Cour du dispensaire de Tadjourah

 

Le secrétaire à la Communication
Mohamed Ali Abdou
 

09/03/2012 (B646) Hassan Cher, représentant de l’ARD pour la Suisse, nous adresse un message pour illustrer les photos que nous avons publiées à propos de la tournée des dirigeants de l’ARD dans le nord et du meeting d’Obock.

L’ARD en tournée dans les districts de la République de Djibouti


Pour soutenir et mettre en pratique la demande du peuple djiboutien en général et de ses militants en particuliers, l’ARD a commencé une série de tournées et ses représentants reçoivent partout un accueil chaleureux et enthousiaste.

Hier l’ARD a tenu un meeting à Obock, ville située au nord de la République de Djibouti. Et aujourd’hui les dirigeants de l’ARD seront à Tadjourah.

Dans les semaines suivantes, ils parcoureront les districts du sud de la République de Djibouti. Les premiers meetings furent un succès total, ce qui laisse présager une grande mobilisation populaire pour les prochains. Nous ne manquerons pas de vous les faire suivre pas à pas.

En effet après l’auto élection d’Ismaël Omar Guelleh à la haute magistrature du pays, la grogne ne cesse de prendre de l’ampleur et continue à se manifester d’ici et de là par des contestations réfléchies et dignes de la maturité politique du peuple djiboutien qui veille sur la stabilité de leur pays plus que ne le fait le régime aveuglé par les abus et la corruption.

Et je profite de cette occasion pour appeler la jeunesse et la population djiboutiennes à suivre et à soutenir la lutte pacifique.

Hassan Cher Hared
Représentant de l’ARD en Suisse

09/03/2012 (B646) L’ARD nous envoie les photos du meeting de Tadjourah.

Notre interlocuteur de l’ARD précise, qu’en dépit des menaces exercées par le régime, la population civile est venue en nombre pour manifester pacifiquement son opposition au régime.

08/03/2012 (B646) Cassim Ahmed Dini et les dirigeants de l’ARD ont entamé une tournée dans les villes du nord pour expliquer la position de leur parti et ils nous envoient les premières photos.

En attendant de nous adresser, à leur retour à Djibouti, le compte-rendu de cette tournée, les dirigeants de l’ARD nous envoie les photos du premier meeting à Obock. Nous en publions quelques unes.

06/03/2012 (B646) Communiqué de l’ARD sur la base du mémorandum remis aux ambassadeurs en poste à Djibouti (USA, France, Allemagne, Japon et UE)

Djibouti, le 5 mars 2012

 

ALLIANCE REPUBLICAINE
POUR LE DEVELOPPEMENT

ard.djibouti@gmail.com

MEMORANDUM

A
l’ambassadrice des États-Unis d’Amérique
Et
aux ambassadeurs d’Allemagne, de l’Union Européenne, de France

et du Japon

Excellences,

Merci d’avoir invité l’ARD à la table ronde du 29 février 2012 sur la situation politique prévalant dans notre pays, sans oublier le contexte régional, eu égard à votre présence militaire et considérant l’instabilité chronique dans la corne de l’Afrique. Chaque parti politique (ARD, UDJ, PDD et PND) ayant à cette occasion présenté son propre point de vue, permettez-nous de vous réitérer le nôtre ici.

Bienvenue à l’Ambassadrice des Etats-Unis d’Amérique, hôte de cette rencontre. L’ARD est convaincue que son Excellence renforcera la contribution de son gouvernement et celle personnelle du Président Barack Obama pour l’instauration de la Démocratie et, au-delà, la pacification de toute la région.

Merci également aux autres Excellences d’avoir honoré cet instant de leur présence. Et de l’avoir amplifié, ce qui montre l’importance qu’elles toutes attachent à la stabilité de notre pays ; laquelle stabilité ne peut être garantie que par l’instauration d’une réelle démocratie, condition sine qua non d’une lutte efficace contre notre ennemi commun : l’extrémisme sous toutes ses formes.

Et notre parti tient à saluer la contribution de la communauté internationale au rétablissement d’un Etat de droit en Somalie. Tout en considérant que le régime djiboutien, lui-même instable, n’est pas le meilleur allié dans cette énorme entreprise, comme le démontre le volume des investissements à Djibouti des recettes de la piraterie somalienne.

Plus rien n’est désormais pareil depuis ce qu’il est convenu d’appeler « le Printemps arabe » : il a été démontré que tout peuple déterminé à prendre son destin en main est capable de renverser la plus féroce des dictatures. Notre peuple l’est tout autant. A Djibouti, la mobilisation a commencé bien avant les événements qui ont conduit à la fuite de Ben Ali ou à la chute de Moubarak. Le combat démocratique contre la dictature qui asservit notre peuple a commencé dès 1977, sous diverses formes.

Ce combat a connu quatre moments importants :

o 1) le FUOD (Front Uni de l’Opposition Djiboutienne) en 1992, branche politique de la lutte armée,

o 2) la présidentielle de 1999, unifiant toute l’opposition autour d’un seul candidat, Monsieur MOUSSA AHMED IDRISS, une des figures historiques de l’Indépendance,

o 3) les législatives de janvier 2003 remportées par la coalition de l’opposition,

o 4) le 18 février 2011, avec le plus grand rassemblement de contestation jamais organisé dans l’Histoire de notre pays.

Si cette énorme manifestation n’a pas conduit à la chute de cette dictature, nous en assumons notre part de responsabilité, l’échec en étant surtout celui d’un leadership, tel qu’il était incarné par une coalition anachronique et à laquelle nous avons mis un terme, répondant ainsi à un souhait majoritairement exprimé.

Car, pour paraphraser le Président Barack Obama, « ce n’est pas d’hommes forts que nous avons besoin, mais d’institutions fortes » : ce qui vaut autant pour les dictatures que pour les oppositions. Nous assumons cet échec avec d’autant plus d’humilité que cet espoir de Liberté est encore là, comme l’a démontré notre commémoration du 18 février dernier.

Faute de toute possibilité d’alternance par les urnes, dans les conditions actuelles, l’ARD est déterminée à poursuivre cette mobilisation de la rue. C’est la seule option pacifique qui nous reste. Nous manifesterons ! Et toute forme de répression entraînera inévitablement une résistance légitime des opprimés.

Si nous avons bien volontiers accepté cette invitation, c’est aussi pour vous faire part de ce que le peuple djiboutien attend de la communauté internationale : un soutien concret à une véritable opposition, capable d’incarner une relève crédible. Cette opposition capable d’incarner une relève crédible, l’ARD a pris l’initiative de l’initier, en prenant le temps qu’il faudra, car nous sommes plus que jamais convaincus que toutes les composantes de la communauté nationale doivent se sentir équitablement représentées dans la lutte pour l’avènement d’un Etat de droit et d’une Nation réconciliée avec elle-même au sortir d’un dramatique conflit civil dont ni les causes ni les conséquences n’ont été à ce jour traitées.

Excellences, en parlant de soutien concret, c’est d’abord pour regretter le dernier échec en date, celui de l’organisation Democracy International l’année dernière, expulsée par le régime sous un prétexte fallacieux. Nous attendons encore une initiative de ce genre, car un parti politique n’a pas vocation à boycotter chaque scrutin électoral.

C’est surtout pour vous demander, afin de préserver la paix civile, d’intercéder auprès de qui de droit, afin que nous obtenions l’appui nécessaire pour véritablement concourir à l’expression du suffrage universel tel qu’énoncé dans la Constitution djiboutienne.

Chaque formation politique a son histoire propre, sa trajectoire spécifique. L’ARD, ex-FRUD et bras armé du FUOD, parti né de l’Accord de paix du 12 mai 2001, qui a instauré le multipartisme intégral, donnant naissance aux autres partis ici représentés, a une exigence politique à nulle autre pareille : appliquer toutes les dispositions générales de cet accord, afin d’éviter un nouveau conflit civil et de reconstruire une véritable citoyenneté djiboutienne sans laquelle il ne peut y avoir ni société civile, ni syndicat, ni association libre, ni parti politique, ni citoyen et donc, ni électeur.

Ce que nous demandons est simple : nous accompagner dans notre effort pour l’instauration d’un environnement institutionnel pacifié. Sinon, nous aurons tous échoué à éviter le pire qui se profile. Car, comme le disait le Président François Mitterrand à Cancun, « il n’y a pas ordre établi, pour répressif qu’il soit, qui puisse résister au soulèvement de la vie ».

L’intolérable contraste entre l’augmentation du Budget de l’Etat djiboutien, avec votre contribution, et la dégradation constante des conditions de vie de nos concitoyens, avec votre silence, conduira inévitablement à un soulèvement populaire que notre devoir à tous est de rendre pacifique.

MAHDI IBRAHIM A GOD
2ème vice-président de l’ARD

22/02/2012 (B644) Communiqué de l’ARD sur son programme de visite des annexes locales et des villes de l’intérieur.

ALLIANCE REPUBLICAINE POUR LE DEVELOPPEMENT

Djibouti, le 22 février 2012

NOTE D’INFORMATION

Réuni en session ordinaire ce mercredi matin, le Bureau Politique de l’ARD, après s’être félicité du succès de la commémoration du 18 février à laquelle elle avait appelé, s’est déjà résolument projeté dans l’avenir et dans l’action.

Un premier calendrier a été établi pour restaurer les conditions d’une dynamique contestataire à la hauteur du rejet de cette dictature par l’écrasante majorité du Peuple djiboutien.

Ainsi, du 23 février au 6 mars 2012, l’ARD entreprendra une tournée de mobilisation générale dans toutes ses annexes et tous les quartiers de la Capitale.

Puis, elle se rendra du 7 au 10 mars, à Obock et Tadjourah.

Le calendrier de sa tournée à Ali-Sabieh, Dikhil, Yoboki, As-Eyla, etc. sera communiqué ultérieurement.

Le secrétaire à la communication
Porte-parole
Mohamed Ali Abdou