16/07/03 (B206) Appel international d’Amnesty International pour la libération immédiate de DAF.

DJIBOUTI : Dirigeant
de l’opposition au franc parler, Daher Ahmed Farah, emprisonné, doit
être remis en liberté

Index AI : AFR 23/001/2003

Lundi 14 juillet 2003

COMMUNIQUÉ
DE PRESSE

Amnesty
International appelle à la libération immédiate et sans
condition de Daher Ahmed Farah, dirigeant d’un parti d’opposition et directeur
du journal de ce parti.

Daher Ahmed Farah, prisonnier
d’opinion, a été arrêté à de nombreuses
reprises du fait de ses opinions politiques qu’il a toujours défendues
pacifiquement. Il a été emprisonné le 9 juillet 2003
pour trois mois à la prison de Gabode à Djibouti-ville ; le
procureur avait fait appel de la sentence d’acquittement prononcée
à l’issue d’un procès en diffamation intenté par le chef
d’état-major de l’armée et un groupe folklorique militaire féminin.
La cour d’appel l’a condamné à six mois d’emprisonnement (dont
trois avec sursis), des dommages et intérêts conséquents
et une amende ; elle a également interdit de publication son journal
pour une durée de six mois.

«Les fonctionnaires
qui se considèrent comme diffamés ont un droit de réponse
et si cela ne suffit pas, ils peuvent en toute légitimité intenter
une action en justice pour défendre leur réputation, a déclaré
Amnesty International. Mais cela ne devrait pas, comme ça a été
le cas pour Daher Ahmed Farah, conduire à la détention par la
police, au refus arbitraire d’une remise en liberté provisoire, à
des poursuites du ministère public et à des peines de prison.»

La constitution de Djibouti
garantit la liberté de la presse. Djibouti a par ailleurs ratifié
l’année dernière le Pacte international relatif aux droits civils
et politiques qui protège le droit à la liberté d’expression.

«Des textes législatifs
de droit pénal allant à l’encontre du droit à la liberté
d’expression, que la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples
a désigné comme «pierre angulaire de la démocratie»,
ont été utilisés pour étouffer toute critique
des autorités par les médias et pour faire taire un opposant
pacifique connu», a déclaré Amnesty International.

Complément d’information

Daher Ahmed Farah est
président du Mouvement pour le renouveau démocratique et le
développement (MRD), un parti d’opposition ; il est aussi directeur
du Renouveau djiboutien, le journal de ce parti.

Il avait été
incarcéré en mars 2003, au lendemain de la parution d’un article
pour lequel il avait été déclaré coupable, après
une procédure simplifiée, «d’atteinte au moral de l’armée»
et de «publication de fausses informations». Il avait été
condamné à six mois d’emprisonnement et à une amende.
Le mois suivant, il était condamné à une deuxième
peine de six mois d’emprisonnement avec sursis, peine réduite en appel.

Quelques jours plus tard,
il était de nouveau arrêté, plainte ayant été
déposée contre lui par le chef d’état-major de l’armée.
Incarcéré pendant plus d’un mois avant d’être remis en
liberté provisoire, il avait été de nouveau arrêté
deux jours plus tard. Le 23 juin, il était jugé et acquitté.
Son acquittement a été annulé le 9 juillet, date à
laquelle Daher Ahmed Farah est retourné en prison.

Pour obtenir de plus amples
informations, veuillez contacter le Service de presse d’Amnesty International
à Londres, au + 44 20 7413 5566, ou consulter le site http://www.amnesty.org

AI INDEX: AFR 23/001/2003
14 Juillet 2003

18/06/03 (B202) La LDDH nous envoie plusieurs rapports d’information. 2 – Affaire du Général Zakaria contre DAF

 

 

NOTE
D’INFORMATION
DU 8 AVRIL 2003


Certains juges djiboutiens excellent dans l’art des condamnations des journalistes.

Attention ! les journalistes
indépendants ou de l’opposition sont facilement passibles des tarifs
de six mois d’emprisonnement fermes, de six ans d’emprisonnement avec sursis
à six mois d’emprisonnement avec sursis.

Les condamnations, par
certains juges spécialistes des procès politiques, valsent autour
des six mois d’emprisonnement, en général avec sursis. Quelle
mascarade !


Affaire Général Zakaria contre DAF

Le 31 mars
2003, une audience publique du Tribunal de 1ère Instance de Djibouti,
a eu lieu dans la grande salle des audiences, en présence d’un nombre
exagérément élevé de policiers en tenues de combat
et armes aux poings, autour et à l’extérieur de cette salle
d’audience.

Le 7 avril 2003, le Tribunal
a donné lecture de son Jugement sur cette affaire, cette fois la police
a été plus discrète.

L’Affaire

Tout d’abord, il est de
notre devoir de vous informer, que le Président de la LDDH, ainsi que
le Codirecteur du Journal  » Réalité  » se sont vus
refuser, par la police, l’accès à la grande salle afin de suivre
l’audience et ce n’est que sur l’intervention du Procureur de la République
qu’ils ont pu enfin suivre la fin de l’audience.

Il est donc difficile,
de vous reproduire, la plaidoirie de M.Daher Ahmed Farah, qui avait été
son propre avocat, d’autant plus que le Directeur du Journal  » Le Renouveau
djiboutien  » a probablement estimé non nécessaire de nous
fournir les points forts de sa plaidoirie, malgré notre demande.

Toutefois il nous paraît
intéressant de vous indiquer pour consultation l’article du  »
Renouveau  » du 3 avril 2003 consacré à cette Affaire.

Sur la Décision
du juge Yacin Omar Darar

L’affaire ayant été
mise en délibéré le 31 mars, une semaine après,
le juge Yacin O. Darar a prononcé le verdict suivant :
Monsieur Daher Ahmed Farah est reconnu coupable du délit de diffamation,
il est condamné à six mois d’emprisonnement avec sursis, à
une amende de 200 000 FD ainsi qu’à 2 000 000 FD (deux millions de
francs Djibouti) au titre de dommages et intérêts à verser
au Général Zakaria Cheick Ibrahim pour la réparation
du préjudice subi.

Lourdes peines d’autant
plus que lors de l’audience du 31 mars, le Procureur Ahmed Loita avait bien
précisé que le Parquet n’était pas directement concerné,
et que le Ministère Publique n’avait pas engagé de poursuites.

Il est donc clair, que
la plainte émane uniquement d’une personnalité contre une autre
personnalité, et c’est à se demander comment le juge a-t-il
pris une Décision aussi lourde sur le plan pénal alors que le
Parquet n’a ni émis son réquisitoire, ni avancé de peines
pénales ?

Il est vrai, ou plus exactement
il semblerait que le juge Yacin O. Darar serait connu dans un autre Jugement
sur d’autres affaires relatives à la liberté de la presse, pour
ne pas dire à la répression sur la libre expression de la presse
écrite.

Question fondamentale.

Pourquoi cette même
affaire qui a été jugée récemment par le Tribunal
de Djibouti, pourquoi cette même affaire a-t-elle fait l’objet d’un
second jugement ? A cette allure pour les mêmes faits et pour la même
affaire il faut s’attendre que certains juges se prononcent 2 fois, sinon
(n) fois.

Une chose est sûre
au Tribunal de Djibouti, une constance est indéniable, dés qu’il
s’agit de la presse écrite de l’Opposition, comme on le constate depuis
plus de deux décennies c’est que :
–  » certains Juges djiboutiens, en général pratiquement
les mêmes, doivent avoir pour mission première ( les différents
jugements en sont témoins) de condamner sans ambages et systématiquement
à des peines pénales pour toutes les plaintes provenant du Parquet,
sauf pour cette affaire ( ou le Parquet n’est pas intervenu) mais qui d’ailleurs
ne fait pas exception sur le plan  » tarif  » pénal. De même
pour tous les procès à coloration politiques


La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demeure très inquiète
des violations incessantes par la Justice djiboutienne qui n’arrive pas à
se démarquer du Pouvoir Exécutif oppressant, qui n’arrive pas
à imposer et à affermir l’indépendance totale de la Justice,
où certains Juges ne peuvent pas prendre  » en leur âme et
conscience  » et d’une manière sereine leurs Décisions judiciaires
;

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) encourage tous les juges, sans exception, à
se concerter :
– pour arracher leur totale indépendance ;
– pour obtenir une autonomie financière indépendante du ministère
de la Justice ;
– pour organiser et constituer un (des) syndicat(s) des magistrats.

__________________________________________

NOTE D’INFORMATION
DU 27 AVRIL 2003

Depuis le 20 avril
2003 le Président DAHER AHMED FARAH est en DETENTION ARBITRAIRE, ceci
jusqu’à la preuve du contraire.

Les  » voyouteries
 » qui consistent à s’emparer par la force les matériels
des journalistes, est-ce que ces  » voyouteries  » continuent-elles
encore en République de Djibouti. Si la réponse est oui, alors
ceci est une infraction très très grave, et constitue une violation
flagrante à la liberté de la presse.

DAF est-il un criminel ? Alors là non, vraiment pas du tout !


DAF est-il un terroriste ? Alors çà non, c’est pas du tout son
genre !

Mais alors pourquoi cet
acharnement ? pourquoi alors jeter DAF dans la
 » cellule des gangsters  » de la sinistre prison de Gabode sous très
haute sécurité ?

Mais alors pourquoi l’écrouer
comme un vulgaire délinquant avec des méthodes toujours pénales
aux aspérités de haines viscérales ?

THAT’S THE BIG QUESTION
!

Le dimanche 20 avril 2003,
le Président Daher Ahmed Faraf DAF a été traduit devant
la Juge d’Instruction Madame Habiba, et incarcéré le jour même
par mandat de dépôt établi par la Juge d’Instruction et
ce sur plainte du Chef d’Etat Major à la Défense le Général
Zakaria.

Le samedi 26 avril 2003,
après avoir entendu à nouveau le Président Daher, la
Juge d’Instruction Madame Habiba a maintenu le dépôt, et son
retour dans la même cellule de
la sinistre prison de Gabode.

Le 27 avril 2003 le matériel
d’impression du Renouveau djiboutien fut saisi par la force.

Sur des recherches.

Des sympathisants de la
LDDH n’ont pas manqué durant une semaine de traîner à
longueur de journée les couloirs du Palais de Justice, afin de savoir,
afin de comprendre les raisons profondes, les raisons urgentes, les véritables
raisons qui ont poussé la Juge d’Instruction Madame Habiba à
émettre un mandat de dépôt, à mettre le Président
Daher Ahmed Farah en détention provisoire indéterminée,
ou plus clairement en Détention Arbitraire, alors que la Juge d’Instruction
avait toutes les possibilités de le convoquer tous les jours si l’affaire
avait une grande importance, mais en fait cette affaire semble être
un simple délit de presse .

Mais rien n’a filtré
! On dirait qu’il s’agit d’un  » secret d’Etat « , et c’est à
se demander si DAF sera définitivement condamné  » pour
raison d’Etat, ou si DAF sera définitivement en Détention Arbitraire
jusqu’à la fin des prochaines élections présidentielles
de 2005 ?

Motifs du mandat de
dépôt, motifs de la mise en détention arbitraire de DAF.

En réalité
la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) n’arrive pas à connaître
exactement le chef d’accusation, d’autant plus qu’un simple délit de
presse ne nécessite nullement un mandat de dépôt, car
il ne s’agit ni d’un complot contre l’Etat, ni d’un crime crapuleux, encore
moins d’un important détournement des deniers publics .

Toutefois, l’on est en
droit d’estimer qu’il s’agit encore d’un bras de fer entre :
– la plume d’un journaliste fouinard et courageux, d’une part ;
– et des jugements iniques en pénal, jugements iniques forts musclés
et à fortes colorations politiques, d’autre part.

En effet, la situation
est excessivement très grave, et très difficile à comprendre.

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) est très inquiète face à ces
abus ;

La LDDH considère
ce mandat de dépôt comme une mise en Détention Arbitraire,
et elle lance un Appel pressant à tous les Défenseurs des Droits
de l’Homme, de se mobiliser et d’envoyer des Observateurs en vue de constater
les conditions de cette Détention Arbitraire ;

La LDDH exprime sa solidarité
la plus totale avec l’ensemble des journalistes de Djibouti, et elle demande
et encourage les journalistes affectés par ces abus, par ces violations
de la liberté d’expression et celle de la presse, de prendre toutes
les dispositions auprès du Ministre de l’Intérieur pour la tenue
vendredi prochain, après la prière  » vendredicale « ,
la tenue d’un siting pacifique devant la prison de Gabode.

____________________________

LETTRE
OUVERTE DU 20 MAI 2003
AU MINISTRE DE LA JUSTICE
CHARGE DES DROITS DE L’HOMME

Monsieur le Ministre,


Permettez-moi, Monsieur le Ministre, de vous témoigner les vives préoccupations,
sur la situation alarmante de la Détention Arbitraire du journaliste
et Président du Parti Politique le  » MOUVEMENT DU RENOUVEAU DEMOCRATIQUE
– MRD  » incarcéré dans la sinistre prison de Gabode,

– de vous témoigner
les vives préoccupations des Défenseurs des
Droits de l’Homme, de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH),
ainsi que les Défenseurs des Organisations Internationales tels que
: la
FIDH, Amnistie Internationale en particulier Amnistie Internationale aux
Etats Unis, l’Observatoire des Défenseurs des Droits de l’Homme,
Reporter Sans Frontière, etc.… concernant la situation intolérable
de la
Détention Arbitraire non justifiée, apparemment pour un simple
délit de
Presse et portant, à priori, sur des simples questions posées
par le
journaliste Daher Ahmed Farah (DAF); des simples questions qui devraient,
en principe, mériter qu’une seule réponse, à savoir :
 » oui ou non  » .

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) est consciente de la
situation fâcheuse dans laquelle, et malgré Elle, la Justice
Djiboutienne se trouve confrontée ;

La LDDH est très
inquiète, et elle demande que la Justice Djiboutienne soit totalement
indépendante, car sans Justice : la Démocratie, l’Etat de Droit,
la Bonne Gouvernance sont des leurres et des grossiers mensonges.

Il va de soi que cette
Affaire politico-judiciaire aura indéniablement des répercussions
internationales graves pour l’image de marque de la République de Djibouti,
aura, sans le moindre doute, d’importantes incidences sur les différentes
formes d’assistance tant bilatérales que multilatérales, car
il ne faut pas oublier le poids du quatrième pouvoir sur la scène
internationale.

La LDDH dénonce,
à nouveau, la forte coloration politique que l’on donne à cette
Affaire hautement politique ;

Elle dénonce aussi
avec rigueur, cette détention non justifiée jusqu’à présent,
donc illégale et abusive, cette Détention Arbitraire, cette
détention inéluctablement purement politique, qui dépasse
de loin le cadre judiciaire ;

Pour ces raisons, Monsieur
le Ministre,

il est important de réagir
sans cesse, et vivement et oeuvrer avec détermination et transparence
:

– pour mettre fin et cesser
ces Abus de Pouvoir,
– pour mettre fin et cesser l’Arbitraire,
– pour mettre fin et cesser les violations du Code Pénal Djiboutien
notamment en matière de mandat de dépôt.
– pour que le Président Daher Ahmed Farah soit immédiatement
libéré de cette Détention Arbitraire intolérable,
et inadmissible.


Avec mes sentiments déférents et fraternels

M.
NOEL ABDI Jean-Paul

18/06/03 (B202) La LDDH nous envoie plusieurs rapports d’information. 3 – Le musèlement de la Presse à Djibouti et les atteintes à la Liberté fondamentale d’expression.

 

 

NOTE
D’INFORMATION
DU 28 MAI 2003


La Presse Djiboutienne est bâillonnée :
il ne reste plus que la baïonnette n’est-ce pas ?

Les avant-goûts
des prochaines élections présidentielles de 2005 ;

Les premières victimes
sont les journalistes, il faut dès à présent les
mater, les mettre aux pas, attention à la presse gouvernementale.

Vraiment en République
de Djibouti, dire la vérité est un très haut risque !

Le mois de mai 03, est
devenu le mois noir de l’Histoire de la Presse nationale, toutes tendances
confondues ;

Pendant qu’on emprisonne les journalistes de l’Opposition, on affame ceux
de la Presse Gouvernementale ;

La journée du 28
mai 2003, est la journée la plus sombre pour la Presse Djiboutienne
:

– avec les procès
du Directeur de Publication du Journal  » LE RENOUVEAU DJIBOUTIEN  »
et Président d’un Parti de l’Opposition,

– la journée la
plus sombre pour la Presse Gouvernementale, avec les enquêtes de la
Police judiciaire, à la demande du Directeur de la RTD, pour peut-être
 » outrage à un Directeur « , pour certainement avoir tout
simplement revendiqué leurs salaires et, sans aucun doute, avoir appris
l’  » existence d’un trou financier pour non paiement  » par la Direction
de la Radio Télévision Djiboutienne (RTD), entre autres, pour
non paiement des salaires, en faveur du personnel de la RTD essentiellement
aux journalistes :

– des cotisations assurances,
accidents de travail, assurances maladies,

– des cotisations retraites
auprès de la Caisse Nationale de Retraite (CNR), et de l’Office des
Prestations Sociales (OPS).

En effet, si les Agents
de l’Etat ont perçu le 25 mai dernier les salaires du mois de mars
2003, les Agents de l’Etat en poste à la RTD ont eu en même temps
les salaires correspondant au mois de décembre 2002, soit trois mois
de retard par rapport aux autres fonctionnaires de l’Etat.

Comment est-ce possible
?

C’est probablement, les
revers de l’autonomie financière, phénomène qui apparaît
souvent, car non soumis aux rigueurs comptables du Trésor Nationale,
car non soumis aux contrôles inopinés, et sans être franchement
inquiété par la Chambre des Comptes, ou Cour des Comptes.

C’était le cas
avec l’ancien Président de l’Assemblée Nationale, qui a été
incapable d’assurer régulièrement les indemnités des
parlementaires, c’est le cas aujourd’hui, pour le Directeur de la RTD, qui
est incapable d’assurer les fonctions de sécurités pour son
personnel, pour les professionnels de la Presse.

Fonctions de sécurités,
qui consistent, notamment aux paiements des frais d’hospitalisations, et  »
demain  » d’assurer la garantie aux travailleurs à percevoir leurs
assurances retraites, etc…

Les journalistes de la
RTD, après avoir appris, cette grave carence de la fonction de sécurités,
handicapant sérieusement l’avenir de leurs pensions de retraites, creusant
lourdement les retards des salaires, qui constituent en soi, à des
graves entraves aux Droits des Travailleurs, aux Droits de percevoir régulièrement
le paiement des salaires et autres émoluments à tous les Agents
de l’Etat, à toutes les Travailleuses et Travailleurs djiboutiens.

Choqués, les journalistes
de la RTD ont lancé un Appel de protestation et émis un Communiqué
pour organiser un simple Sitting dans la cour de leur lieu de travail.

Dés la publication
de ce Communiqué demandant le paiement des arriérés,
et la régularisation des différentes cotisations en faveur du
personnel de la RTD, la répression fut fulgurante.
Le  » Grand Patron  » de la RTD se sentant vulnérable, a pris
immédiatement des mesures draconiennes, à savoir :

– des suspensions des
salaires à l’égard de certains journalistes ;
– des intimidations ciblées ;
– des plaintes pénales contre  » les fortes têtes  »
 » pleuvent à torrent  » ;

L’un des journalistes
est particulièrement, sur  » la ligne de mire  » du Directeur
non journaliste de la RTD.

C’est ainsi que, M. ABDI
ADEN HADI s’est vu interdire l’accès dans l’enceinte de la RTD, par
des policiers en garde à la RTD, sans qu’aucune note justifiant cette
interdiction, n’ait été notifiée à l’intéressé,
et le policier était dans l’impossibilité de lui présenter
une note, ou un ordre écrit, lui interdisant l’accès, dans cet
Etablissement à caractère en bonne partie commerciale, avec
les recettes des publicités notamment.

Il semblerait que son
salaire soit immédiatement suspendu, d’ailleurs ce ne serait pas la
première fois, car dés que le sieur Directeur de la RTD s’énerve,
alors attention !

M. ABDI ADEN HADI, qui
avait été déjà victime d’une suspension des salaires,
a pu recevoir seulement ses salaires suspendus grâce à l’intervention
du Ministre de la Communication de la République de Djibouti.

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) est outrée par ces mesures abusives contre
les journalistes, en général, en particulier contre les journalistes
de la RTD, qui ne demandent à ce que leurs droits sociaux soient respectés,

La LDDH lance un Appel
pressant aux Ministre de la Communication, pour mettre fin à de tels
Abus de Pouvoir ?

La LDDH lance un cri alarmant
au Ministre de la Justice face à la situation du Conseil du Contentieux
Administratif, qui serait bloqué encore par le Gouvernement, et de
saisir le Premier Magistrat, afin de mettre fin à une telle situation
abusive depuis 1996 interdisant toutes les poursuites contre les Abus de Pouvoir
et officialisant ainsi une volonté de maintenir l’impunité en
raison d’une politique foncièrement dictatoriale toujours en vigueur.

M.
NOEL ABDI Jean-Paul

____________________________________________________


DIFFUSION D’INFORMATION
DU 1 JUIN 2003

Cette présente
Diffusion d’Information porte uniquement sur un
résumé
du Droit de mise au point.

En effet la Note d’Information
du 28 mai 2003, sur la situation des
droits
sociaux des journalistes de la Presse Gouvernementale, ayant
fait
l’objet d’une controverse dans plusieurs milieux, le Président de la
Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) s’est rendu auprès du
Directeur
de la Radio Télévision de Djibouti (RTD), pour s’informer plus
amplement de la
situation des journalistes de la RTD.

Le Directeur de la RTD
a rapidement reçu le représentant de la LDDH,
qui
a agréablement apprécié l’accueil très courtois
et tient à remercier
le
Directeur de la RTD de cette courtoisie exemplaire, qui, parfois et
malheureusement,
fait défaut à certains Haut Décideurs de l’Etat en
République
de Djibouti.

M.
NOEL ABDI Jean-Paul

_______________________________________________

Droit
de Réponse
du Directeur de la RTD

 » Contrairement aux
informations apportées par la Note d’Information
de
la LDDH datée du 28 mai 2003 au sujet de revendication des arriérés
de salaires par
certain personnel de la RTD, après une enquête il
s’agissait
d’un tract préparé et diffusé par M. Abdi Aden qui voulait
généraliser
ses propres problèmes vis à vis de la RTD.

Effectivement ce dernier
s’est vu suspendre son salaire depuis le mois
de
Février 2003.

L’intéressé
est mis à la disposition de la fonction publique.

Depuis 1996, M. Abdi Aden
n’a fourni le moindre travail à la RTD.

D’autre part, les salaires
jusqu’au mois de février 03 ont été versés au
personnel de la
RTD contrairement à ce que vous avez marqué.
Quant
à l’enquête de la police judiciaire elle concernait M. Abdi Aden
suite à l’agression
et la menace qu’il a proféré au Directeur de la RTD
dans
le bureau de ce dernier « .

Reproduit
sans commentaire.

28/05/03 (B199) Votre geste peut sauver une femme d’une mort horrible. Merci de signer la pétition d’Amnesty …

Nous vous demandons de
signer beaucoup de pétitions en ce moment et nous en sommes désolés,
mais c’est un moyen efficace pour faire bouger les choses et pour sensibiliser
les auteurs de faits ou de gestes inacceptables, à la réaction
de l’opinion internationale à laquelle ils sont très sensibles.

Celle-ci ne vous prendra
pas plus d’une minute …. et votre geste, comme le nôtre, contribuera,
comme nous l’espérons, à sauver une femme d’une mort affreuse
et particulièrment injuste.

________________________
Message reçu

Bonjour à tous,

La Cour suprême
du Nigeria a ratifié la condamnation à mort par lapidation de
Amina. Elle sera enterrée jusqu’au cou et tuée à coup
de pierres, à moins que l’importance de la condamnation ne fasse réfléchir
les autorités nigériennes. Celles-ci ont pour l’heure seulement
repoussé l’application de la peine d’un mois pour raison d’allaitement
de son fils.

Au moyen d’une campagne
de signatures pareille à celle-ci, on sauva la vie à une autre
femme dans la même situation (Safiya allait se faire lapider parce qu’elle
avait eu un enfant après avoir divorcé).

Il n’y a pas de temps
à perdre. Amnesty international demande notre appui en se rendant sur
la page web : (c’est très rapide et super facile)

http://inside.amnestyinternational.be/aminaform.html

et de mettre votre
signature sur la lettre. Il semble qu’il y ait moins de signatures de soutien
cette fois-ci…

Faites circuler le
message. Ne pensez pas que cela ne serve à rien, cela a déjà
sauvé la vie d’une femme.

Si vous le jugez utile,
faites circuler ce message aux personnes sensibles à ces injustices
et à ces menaces de mort.

Cela vous prendra une
minute. Bien à vous et merci pour elle

03/05/03 ( B196) Un nouveau souci grave pour Guelleh ? Dans une dépêche de l’ADI, nous apprenons que l’ONU a mandaté quatre nouveaux experts pour enquêter sur les trafics d’armes vers la Somalie, qui ont servi à alimenter les combats. Représenteront-ils un danger pour Guelleh ?

Des armes ? Vous
me parlez d’armes qui auraient été exportées illégalement
vers la Somalie !
Comment voulez-vous que je vous réponde ?
Moi je
suis un pacifiste dans l’âme. Et d’ailleurs je n’ai jamais vu d’armes de
ma vie. Pourriez-vous m’en montrer un exemple pour que je vois à quoi cela
peut ressembler.
J’en laisse l’usage à mes spécialistes qualifiés
: les deux Zakaria, Hassan Saïd, Mahdi Cheik, etc…

______________________________
Note de l’ARDHD

Des
rumeurs persistantes à Djibouti, laisseraient supposer que ces experts
pourraient trouver, au minimum, des connexions de trafic d’armes illégales
sur la Somalie, à Djibouti même. Plus ??

Nous
avions signalé que Guelleh pourrait avoir acquis une fabrique d’armes en
Afrique du Sud ? Alors de là, à penser qu’il aurait pu vendre des
armes en Somalie, il y a un pas, que nous avions toujours évoqué,
sans le franchir, faute d’assurances véritables.

Mais
nous pensons que les experts ne devraient pas négliger de regarder, au
simple titre de vérifications de routine (bien sur)
, du côté
d’IOG et de ses sociétés de C.O.M.D., d’ABDOURAHMAN BOREH et de
sa societe de la mer rouge, de DALLO CO, etc.

Après
avoir bien cherché dans ces directions, si les experts ne trouvaient vraiment
rien, ce qui surprendrait, nous écrit-on, certains observateurs
et correspondants, ayant eu connaissance d’éléments à charge,
cela prouverait-il que Guelleh est innocent ? Ou seulement qu’il est passé
maître dans l’art de la dissimulation ?

Incapables
d’apporter la moindre réponse sérieuse, à propos de ces affreux
soupçons et des odieuses rumeurs qui courent en ville, il nous reste peut-être
la possibilité de consulter notre voyante attitrée pour lui demander
si elle a la réponse à cette question !

Que Guelleh ne s’inquiète pas trop, les experts de l’ONU ne consultent pas notre site !

______________________________
Extrait de l’ADI

Le
Secrétaire général de l’ONU procède à la nomination
des quatre experts chargés d’enquêter sur les violations de l’embargo
sur les armes en Somalie.

DJIBOUTI (ADI)- 3 mai- Le Secrétaire
général de l’ONU, Koffi Annan, vient de nommer les quatre experts
chargés d’enquêter sur les violations de l’embargo sur les armes
en Somalie.

Ces nominations,
dont Kofi Annan a informé le Président du Conseil de sécurité
dans une lettre datée de jeudi, font suite à la décision
du Conseil, qui adoptait une résolution dans ce sens le 8 avril dernier,
de créer à nouveau un groupe d’experts ayant pour mandat d’enquêter
sur les infractions à l’embargo sur les armes contre la Somalie.

Les
quatre d’experts en question sont: Edward Howard Johns des Etats-Unis, Mohamed
Abdoulaye M’Backe du Sénégal, Johan Peleman de Belgique et Pavanjeet
Singh Sandhu d’Inde.

Le
Conseil a décidé de créer à nouveau un Groupe d’experts
après avoir pris connaissance des résultats de l’enquête menée
par le précédent Groupe d’experts. Ceux-ci établissaient
en effet que les combats et les trafics d’armes persistaient malgré l’accord
de cessation des hostilités signé à Eldoret, au Kenya.

ADI
-5H05 GMT-3 MAI

25/04/03 ( B195) Le Général Zakaria est élu « Homme de la Semaine »

Il y
a bien longtemps que le comité de rédaction de l’Observatoire n’avait
pas eu à se prononcer sur l’élection d’une femme ou d’un homme de
la semaine.

Nous y
avions trouvé un signe encourageant. Celui d’une diminution du nombre des
actes criminels et répréhensibles commis contre des citoyens djiboutiens.

Mais
cela ne pouvait pas durer longtemps. Fortifiés par les résultats
d’une élection législative truquée, les barons du régime
ont retrouvé leurs mauvaises habitudes …

 

Cette
semaine, le Général Zakaria est nommé ‘Homme de la Semaine’
pour son acharnement contre DAF et pour les injustices qu’il fait commettre en
l’emprisonnant à Gabode dans la cellule N°13 dite d’internement spécial.

Désormais,
pour toute la communauté internationale et pour l’opinion publique mondiale,
le nom du Général Zakaria sera ajouté à la liste des
criminels qui devront rendre compte un jour de leurs actes devant une justice
indépendante : il est probable qu’ils en feront la découverte à
ce moment-là !

20/04/03 (B194) ALERTE ROUGE : DAF de nouveau arrêté par Guelleh. Nous publions dans cet article toutes les contributions qui nous sont parvenues.

Nous apprenons
une nouvelle fois, que DAF vient d’être arrêté et emprisonné
sauvagement à Gabode. De nombreux messages nous sont parvenus.

________________________
MRD de Belgique N° 1

Le Président du
MRD à Djibouti est encore une fois arrêté aujourd’hui
20
avril à 8 heure du matin et écroué à la sinistre
prison de gabode,dans la
cellule numéro 13. C’est encore l’illéttré général
Zakaria Chiek Ibrahim,
numéro deux de l’armée djibouienne qui a ordonné son
incarcération.

Bien
sûr, avec la connivence d’IOG, le plus grand dictateur de la corne
d’afrique. Le général « voyoux » de l’AND continue donc
à le torturer
moralement et lui reproche cette fois çi d’avoir porter atteinte à
sa
personne et à l’AND dans le dernier numéro du journal du MRD,
le Renouveau
Djiboutien. L’affaire est confié au juge Habiba, sous la supervision

attentionnée du procureur de la république. Encore une fois,
le régime
sanguinaire fait sortir ses griffes et blesse psychologiquement et
physiquement les opposants qui disent non à la tyrannie et au despotisme.

Nous apprenons par ailleurs, qu’aucun membre de la famille du président
DAF
n’est autorisé à lui rendre visite, même sa vielle mère.
Il est complètement
isolé!!!

Le comité du MRD
en belgique tient la communauté internationale à témoin
de ces pratiques liberticides et d’intimidation à l’encontre des leaders
de l’opposition djiboutienne.

Par ailleurs, il entend
partager l’information avec le maximum d’organisations internationales voire
même organiser une manifestation à bruxelles pour dénoncer
le régime de la censure et du silence. Il est aussi utile de souligner
en cette tragique occasion, que Djibouti est autant signataire des conventions
pour le respect des Droits de l’Homme, autant les responsables se refusent
de les mettre en pratique.

Aussi, nous attirons
votre attention sur le fait que DAF pourrait être mal traîté
ou éliminé physiquement.C’est chose courante à Djibouti.
Cet homme dérange le régime, nous l’avons déjà
dit, par son courage quelque peu trop affiché, sa plume dénonciatrice
et son irreversible passion pour la liberté des droits humains et la
démocratie. Il dit ce que les autres ne disent pas, il crie quand les
autres mumurent, il se bât pour sauver son pays des mains des envahisseurs
dépourvus de pitié et de compassion…

Enfin, rassurons DAF de
notre incontestable soutien et détermination pour
l’extorquer des mains la razzia djiboutienne.

Le
comité du MRD
en Belgique

_____________________________
MRD de Belgique N°2

Comme vous
l’avez bien dit sur les pages de votre site, par l’intermédiaire
de vos sympathisants et défenseurs des Droits de l’Homme, Daher Ahmed

Farah(président du MRD à Djibouti) fut effectivement recondamné
à 2 000 000
de FD( soit 11 300 $ US) assortis de six(6) mois d’emprisonnement avec
sursis pour avoir exprimé ses pensées sur les dernières
élections
législatives. Ces mesures de répressions pour intimidation «
à l’adresse »
des leaders de l’opposition djiboutienne n’est pas une première par

laquelle peut se targuer le régime sanguinaire en place. Tous les
djiboutiens en sont tant conscients que vaccinés psychologiquement.
Le
moustique gouvernemental pîque mais ne plus aussi mal qu’auparavent
car
selon un ancien adage africain, « cabri mort n’a plus peur du couteau ».

Les sages du pays ont
perdu la voix, parce que leur déception est tellement
en son niveau paroxystique qu’il n’y a plus rien à dire. Les mères
de
famille ont décidé d’emprisonner leurs larmes devant la délinquance
de la
magistrature suprême à l’encontre de leurs progénitures,
même les plus
intellectuels d’entre eux.

Ainsi, le MRD en Belgique
se permettrait de s’adresser à son Excellence,
Monsieur Ibrahim Abdi Absié, alias « Hamoud diskette » ( diplômé
de l’Europe
de l’Est) pour en savoir un peu plus sur la tragique élimination physique
de
l’un des piliers du SEP(Syndicat des Enseignants du Premier degré),
à savoir
le feu HACHI ADAWEH LADYE , ex-enseignant et Sécrétaire Général
du SEP. Il
nous a été rapporté que le très regretté
fut retrouvé jeté par terre, sur
l’une des rues de la capitale. Assassiné bien sûr !

C’est pourquoi nous nous
permettrons de vous reposer, Excellence, cette
petite kyrielle de questions ?

Etes vous en possession
d’éléments d’informations sur l’élimination du feu
Hachi Adaweh ?
Qui pourrait bien tuer à votre humble avis, un tel pauvre enseignant
et
syndicaliste actif ?
Quel crime aurait il commis pour mériter un tel sort, si ce n’est que
dire
haut ce que les autres chuchotent tout bas ?

Nous vous demandons Excellence,
de bien vouloir répondre pour apaiser plus
d’un cour battant et plus d’un oil coulant !!!

De surcroît, nous
vous avons signifié, Monsieur le ministre, et à maintes
reprises, que les enseignants ne sont point et ne deviendront sans doute
jamais, les cailloux et graviers auxquels vous vous êtes tant habitués

durant votre précédente vie professionnelle au ministère
des Travaux
Publics. Aussi, nous sautons pieds joints sur les anciennes affaires dans

lesquelles vous avez été impliqués pour faux et usages
de faux en faveur de
vos multiples détournements de fonds publics. Nous y reviendrons plus

tard!!!

Excellence ! ne serait
il pas plus pertinent de s’atteler à redresser la
situation éducative dont la charge vous incombe directement? vous n’êtes
pas
sans savoir que le système éducatif est aujourd’hui exsangue.
A l’aube du
troisième millénaire, le taux brut de scolarisation est de 39,2%
au primaire
avec une proportion de 40,8 % pour les filles, de 10, 6% dans le premier
cycle et de 2,8% dans le second. Ainsi, la déperdition scolaire s’évalue
à
60% d’élèves entre le primaire et le collège et, de 53,4%
entre le collège
et le lycée. Source, Bilan Commun des Pays, UN.

Quant au pôle universitaire
de Djibouti(PUD) littéralement rattaché à
l’université de Grenoble, il se lamente lui même sur son sort
avec à sa tête
Monsieur Hiba Ahmed Hiba(titulaire d’une licence inachevée de l’université

de Lyon). Que voulez vous, c’est une des blagues du premier mandat
présidentiel d’IOG !!! Une université sans univers !!!

« Ce dernier ainsi
que Mme Férouze(cousine du ministre de l’éducation) se
targuent de pouvoir emprisonner à la seconde qui suit, tout étudiant
qui
oserait faire partie d’une manifestation organisée ou de toute autre
frasque
de jeunesse», nous rapporte un jeune étudiant croisé à
Bruxelles. Une
véritable brute, un fantôme perdu ou une bête humaine pour
reprendre
l’expression de Zola.contre des pauvre étudiants sans bibliothèque
garnie,
ni bourses d’intéressement, ni professeurs compétents puisque
pas formés
pour. et ni avenir prometteur. La première vague des diplômés
commencent
déjà à déambuler dans les quartiers lépreux
de la capitale. L’un d’entre eux
nous a envoyé un courrier électronique dans lequel il résume
sa pensée par
ces quelques mots « chômage, pauvreté, Khat, rapports sexuels
et
VIH/SIDA.tels sont les activités de prédilection des jeunes
d’aujourd’hui».

Aussi, nous passons sur
l’impénétrable et abjecte personnalité
schizophrénique du SG du ministère de l’Education, Monsieur
Fathi Ahmed
Chamsan, expert en production de menaces(avertissements, blâmes, mise
à pied
et, radiations des enseignants.) mais très pauvre, en promotion des

approches participatives nécessaires aux échanges et à
la communication pour
un meilleur environnement éducatif. Et pour cause, les arriérés
de
traitements s’établissent à plus de six(6) mois pour les fonctionnaires.

Pour ce qui est de Mahmoud Doualeh, alias Djaber(frère de l’actuel
ministre
de l’intérieur), nous nous abstenons de le critiquer puisqu’il est
même pas
pris en compte par la comptabilité providentielle. A ce déréglé
mental et
point de mire de tous les conseillers pédagogiques français,
nous lui
souhaitons un « fast » rétablissement.

La seconde brochette de
question que l’on adresse à son Excellence Abdi
Ibrahim est la suivante :
Comment comptez vous faire pour assainir la situation éducative, surtout
en
compagnie de cette équipe de pitres?

Pourquoi vos enfants(ex.
Abdi Ibrahim Dagan, première SES) étudient au lycée
français Joseph Kessel alors que les autres enfants fréquentent
les
établissements djiboutiens?

Vous sentez vous supérieur
aux autres ? ou ne faites vous pas confiance aux
structures éducatives djiboutiennes que vous dirigez vous même?

Doutez vous de la compétence
des enseignants djiboutiens ?

Pourquoi, votre «
Dieu » IOG vous a t il décoré ? Image que vous aimez tant

exhiber sur votre site ! Est-ce pour les taux d’analphabétisme des

hommes(84%) ou des femmes(91%) en RDD ?. Sources, African Economic
Commission.

Est-ce pour le taux de
0% de WC opérationnels dans les écoles primaires de
la capitale, obligeant ainsi les enfants à faire leurs besoins dans
la
nature? (constat fait par le représentant de l’UNICEF en personne lors
d’une
tournée organisée par vos cadres éhontés !!!).

Est-ce pour le quotient
de 1 livre( désuet) pour 4 élèves dans les écoles

primaires ?

Ou est-ce pour votre dextérité
quant à l’élimination physique du feu Hachi
Adaweh ???

Une chose est sure, vos
mains sont désormais trempées de sang tout comme les
doigts de votre maître à penser, IOG.


Enfin, nous avons hâte d’avoir des réponses constructives monsieur
le
ministre, par ailleurs nous vous exhortons d’avoir le courage de
démissionner ainsi que votre obsolète équipe, surtout
devant un tel échec
notoire car « qui cache sa maladie, ne trouve point de médicaments

»(proverbe amharique).

Laissez donc la place
aux autres, c’est à dire aux personnes compétentes et
dignes de ce genres de postes de travail.Si vous vous obstinez à rester,

refusant ainsi de déguerpir les têtes hautes, perdant l’ultime
opportunité à
saisir, ils vous arrivera le même sort que l’ancien dictateur de Bagdad
et,
vous serez très humiliés par les djiboutiens, qui ont tant en
pâtit de vos
stupidités criminelles. Assurément, il n’est pas grave de sombrer
dans ses
bêtises car plus grave est, de ne pas s’en rendre compte !!!

Le Comité du MRD
en Belgique

 

__________________________________
Lecteur

Je viens
par la présente vous informer la dernière nouvelle concernant
l’arrestation du Président Daher Ahmed Farah (DAF), aujourd’hui dimanche
20 avril 2003.

Motif de l’arrestation,
une plainte du Général Zakaria au sujet du dernier numéro
du « Renouveau Djiboutien (Lire l’article).

L’affaire du président
DAF a été confié au juge d’instruction Habiba sous l’égide
de M. Djama Souleiman procureur de la République.

La visite de sa mère
lui a été interdite. De même, il est incarcéré
à la cellule 13 de Gabode donc isolé (seul).

Décidément
rien ne va dans ce petit pays.

_________________________________
Lecteur

Mes chers soeurs et frères,

Je prends, ou plutôt
reprends, ma modeste plume de pasteur nomade sédentarisé pour
vous redire un mot, une évidence, qu’il ne me paraît pas inutile
de répéter. Je vous le redis du coeur comme de la raison. Je
vous le redis en frère et en concitoyen qui vous aime pour vous-mêmes.
Je vous le redis parce qu’il y a urgence.

Nous traversons, ce n’est
un secret pour personne, une période particulièrement difficile,
certainement la plus difficile depuis notre accession à l’Indépendance.
Nous en vivons les difficultés au quotidien. Elles sont présentes
à chaque instant de notre vécu. Nous les éprouvons du
matin au soir et inversement.

Nous souffrons à
la maison où les ressources se font rares du fait d’un chômage
sans cesse plus massif et de l’accumulation des arriérés de
salaires dûs par le plus important employeur national qu’est l’Etat,
à l’école où sureffectif et sur-paupérisation
compromettent gravement la scolarité, dans la rue où détresse
et dégradation généralisées nous rudoient, comme
ailleurs où les effets de la mal-gouvernance affectent durement les
choses et les êtres. Nous souffrons comme rarement nous avons souffert
dans notre histoire citadine.

Ces souffrances sans nom
ne sont pas tombées du ciel, pas plus qu’elles n’ont surgi du sol.
Elles sont le produit d’un régime et de son système de gestion
des affaires nationales. Elles sont les conséquences directes de l’alimentarisme
de nos gouvernants qui allient absence de vision politique, cupidité,
inertie et autres agissements fossoyeurs. C’est le fait de ces hommes et femmes
dont le principal souci est de se servir de leur pays pour eux-mêmes
au lieu de le servir au mieux de l’intérêt général.
Nos souffrances sont, en un mot, le prix que nous payons pour la prospérité
exclusive de la poignée d’individus qui prétendent nous diriger.
Nous souffrons et ils prospèrent sous nos yeux sommés de suivre
en spectateurs captifs leur spectacle qui relève ridiculement du troupeau
insatiable.

Mais, pour graves qu’elles
soient, ces souffrances ne sont pas insurmontables. Nous pouvons les faire
refluer jusqu’à totale disparition. C’est tout à fait possible.
Mieux, cela ne dépend que de nous.

Pour y parvenir, refusons
d’abord de renoncer. Ne nous laissons pas impressionner par le spectacle suranné
des pâturants. Gardons la tête froide pour réagir avec
méthode et résolution.

Une fois chassé
le sentiment de découragement, qui fait le lit de la résignation,
disons-nous chacun que nous ne sommes pas seuls. Répétons-nous
que c’est tout un pays qui doit trouver son salut, que la quasi-totalité
des Djiboutiennes et Djiboutiens aspirent aujourd’hui au changement salvateur.
Pourquoi ? Parce qu’il est psychologiquement réconfortant de ne pas
se savoir seul.

Ensuite, ouvrons-nous
aux autres, spécialement aux jeunes. Allons vers eux. Dialoguons, échangeons
sur les causes du mal qui nous mine. Demandons-nous où va l’argent
public, d’où vient l’aisance tapageuse des dignitaires du régime.
Eux qui n’avaient pas grand-chose avant d’appartenir (directement ou indirectement)
au pouvoir en place. Cherchons à savoir pourquoi les citoyens honnêtes
et compétents sont marginalisés tandis que les corrompus et
autres individus sans valeur sont promus. N’hésitons pas à remarquer
que les membres du régime ne sont rien en dehors du pouvoir qu’ils
ont confisqué. Constatons que les problèmes de l’Ecole, de la
Santé, de la Ville, des Jeunes, des Femmes et des Hommes, bref nos
malheurs actuels, sont liés à cette minorité qui a fait
main basse sur l’Etat, c’est-à-dire sur le destin de tout un pays.

Le constat établi,
interrogeons-nous comment mettre fin à l’enfer où nous a précipités
ce groupuscule d’alimentaires. Rendons-nous compte que rien ne s’accomplit
sans action mais que notre action doit être massive pour être
efficace, c’est-à-dire pour imposer le changement que nous voulons
tant. Or, une action ne peut être massive que si elle est menée
par un grand nombre de personnes. En d’autres termes, sachons qu’il faut unir
nos énergies, nos forces. Cela porte un nom : MOBILISATION. Mobilisons-nous,
c’est-à-dire mettons-nous en liaison les uns avec les autres pour agir
ensemble le moment venu. En gardant à l’esprit que le moment d’agir
ne dépend que de nous. C’est nous qui le fixons à travers notre
mobilisation : plus rapide sera cette mobilisation, plus tôt nous pourrons
passer à l’action.

Voilà ce que nous
vous proposons à l’opposition.

Chers soeurs et frères,
je vous re-invite vivement à ne pas tomber dans le piège du
découragement. Gardez bien le cap, forts de cette conviction : Si je
résiste, si nous résistons, nous finirons par vaincre ce régime
irresponsable et dangereux.

Aux élèves,
je demande instamment de ne pas abandonner les études mais, au contraire,
de redoubler de volonté et d’efforts. Il ne faut jamais vous dire que
les études ne servent à rien. Si beaucoup de vos aînés
sont au chômage ou exercent des métiers subalternes malgré
leur niveau d’instruction, cela ne signifie nullement que les études
sont inutiles mais seulement que notre pays est mal géré par
le pouvoir de Monsieur Ismael Omar Guelleh et que de ce fait rares sont les
gens qui sont à leur place. Redisons-nous que s’instruire c’est échapper
à l’ignorance et que le savoir conscient est la clé du progrès
collectif et de l’épanouissement personnel. Répétons-nous
que s’instruire est un acte majeur de résistance.

Aux étudiants,
je lance un pressant appel à se mobiliser. Se mobiliser pour dire Non
à leur avenir que l’on assassine avec ce Pôle universitaire (PUD)
au rabais. Au rabais parce que sans moyens, ni contenu satisfaisant. Au rabais
parce que sans participation étudiante, ni perspectives dignes de ce
nom. La présente grève d’enseignants pour cause de retard de
salaires et la mise à la charge du budget général de
l’Etat de la masse salariale du PUD, avec ce que cela promet d’arriérés
et de grèves à répétition, ne présage rien
de bon pour l’avenir.

Aux jeunes filles, je
demande fraternellement de ne pas céder aux sirènes mortelles
de la rue et à ses happeurs de jeunes coeurs.

Aux garçons, je
demande de se méfier des dangers de la drogue, du khat et de l’alcool.

A toutes et à tous,
je rappelle que, dans l’indifférence de nos pseudo-pouvoirs publics,
le SIDA et autres maladies sexuellement transmissibles font des ravages dans
notre pays : la vigilance est plus que jamais urgente.

Aux jeunes cadres, je
redis de se défaire du sentiment de peur qui les entrave dans leur
devoir d’action citoyenne. Je leur répète que l’attentisme n’est
pas une solution et que c’est à nous, et à nous seuls, d’abréger
nos souffrances par un effort de résistance à la mesure de l’enjeu.

A tous, je remémore
que ce régime est incroyablement fragile et qu’il ne tient que par
notre déficit de résistance collective. Très sincèrement,
ce pouvoir est tout de faiblesses. Osons l’effort qui sauve.

Alors ACTION ! ACTION
! ACTION ! Sous toutes ses formes constructives.

Vous renouvellant l’expression
de toute mon affection, je reste à votre entière disposition
pour qu’ensemble nous allions de l’avant.

La lutte continue…

__________________________
Lecteur

DAF est de nouveau jeté
à Gabode.

Aujourd’hui après
avoir été présenté devant le juge d’instruction
Habiba, il est placé en mandat de dépôt, dans une Cellule
isolée (la N°13)

La visité de la
famille est strictement interdite.

Motif: Un article sous-forme
de question à l’endroit du G. Zakaria.

(Cette article sera
disponible dans le site du MRD, les gas de l’infos en ligne eu travail)

________________________Article
paru sur le site du MRD

Article attaqué

Extrait du Renouveau
Djiboutien N° 475 du 17 Avril 2003

Nos questions s’adressent
cette semaine à deux hauts responsables du régime. Le premier
c’est encore une fois le Général Zakaria Cheik Ibrahim
qui, à sa manière, nous a invité à un débat
sur le caractère républicain de l’Armée dont il
est le Numéro deux et sur sa conception du commandement militaire.
Le second personnage que nous interpellons sur le mode interrogatif est l’inévitable
Ministre des Finances et de l’Economie nationale, Monsieur Yacin Elmi
Bouh, dont l’action offre abondamment matière à réaction.

Au Général
Zakaria Cheik Ibrahim, qui n’a toujours pas répondu à nos
questions de la semaine passée sur sa présence peu ordinaire
au CCO, camp militaire qu’il a longtemps commandé, nous demandons
comment il en est venu à prendre la direction de la fameuse Troupe
Harbi et ce qu’il en a fait. Quelle est, sur le papier, la mission de
ce groupe d’artistes en uniforme ? Vous paraît-il normal que la
Troupe Harbi chante à la gloire du pouvoir politique ? N’est-ce
pas contraire à l’obligation de neutralité de l’Armée
qui doit être apolitique ? Est-il républicain de mettre au service
de la propagande d’un régime un élément de l’institution
militaire ? Pensez-vous agir en officier républicain en vous prêtant
à l’instrumentalisation politicarde d’une troupe culturelle
militaire ? Comment expliquez-vous qu’un bon nombre de ses membres ait
déserté la troupe Harbi, optant souvent pour l’exil à
l’étranger ? Général, est-il vrai que des membres
féminins de la Troupe Harbi continuent, comme par le passé,
à vous servir à votre mabraz du CCO, en tenue de sport bien
entendu ? Est-ce que tout cela est vraiment républicain ?

Quant au ministre des
Finances et de l’Economie, Monsieur Yacin Elmi Bouh, nous l’interpellons
sur le sort réservé aux nombreux agents en service aux Recettes
qui, malgré leur ancienneté, ne perçoivent pas de solde
parce que non recrutés. Comment se fait-il qu’ils n’aient
pas été recrutés alors même qu’ils sont employés
à des tâches de service et répondent ainsi à des
besoins en ressources humaines ? L’on ne peut tout de même pas
dire, décemment, que la non-régularisation de leur situation
s’explique par un manque d’argent puisque bien des gens ont été
recrutés depuis que leur situation anormale perdure. Nous pensons,
par exemple, à ces conseillers techniques souvent inemployés
que l’on recrute par vagues et qui coûtent si cher au budget d’un
Etat qui se prétend pourtant en difficultés financières.
Nous pensons également à certains agents traités avec
une bienveillance douteuse telle que la bénéficiaire de la note
de service n° 87 du 16 mars 2002 signée de vous-même, Yacin
Elmi Bouh. S’agit-il, pour vous, de citoyens de seconde zone que l’on
utilise (comme au marché noir) le temps qu’on veut et que l’on
renvoie un jour comme du bétail ?

Nous vous attendons,
Monsieur le grand argentier. Comme nous vous attendons toujours sur le financement
de votre seconde résidence cossue en construction au Héron à
Djibouti-ville.

En vous rappelant que
la bonne gouvernance est aussi une affaire d’action, et pas uniquement
une question de discours, républicainement vôtre.

16/04/03 (B193) LDDH Rapport du 19 Mars 2003 sur les activité et les perspectives pour l’année 2003.

 


I – Aperçu
des activités.

Depuis janvier 2003, nous
avons directement assisté les prisonniers de la FNP qui avaient bénéficié
d’un Non-Lieu le 6/08/2001, auprès du ministère de la Justice
et du Parquet du Tribunal de Djibouti.

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains ( LDDH ) se félicite du dernier jugement qui a procédé
à la relaxe de deux officiers: le Colonel God et le Commandant Fathi,
jugement prononcé pour une fois dans un climat serein, sans interférence
flagrante du politique.

La Fédération
Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) a régulièrement
suivi les différents procès et elle nous a aidé à
entreprendre des actions auprès du Haut Commissariat des Droits de
l’Homme dans le cadre des Détentions Arbitraires.

La LDDH continue ses pressions
et envisage de soumettre à la FIDH des possibles propositions pour
déclencher une Révision du Procès, pour les sept autres
policiers de la FNP arbitrairement condamnés, après un procès
inique à double vitesse et toujours injustement incarcérés
dans le sinistre prison de Gabode .

La possibilité
d’une Amnistie est aussi envisageable ; mais une volonté politique
doit suivre, ou plus exactement doit s’instaurer au plus haut niveau.
Volonté politique pour mettre fin à l’actuelle politique foncièrement
dictatoriale.

Sur le plan de la protection
des Droits de l’Homme, la LDDH rencontre des difficultés majeures,
à savoir : les victimes ou les familles des victimes n’engagent aucune
procédure judiciaire en majorité pour les raisons suivantes:

– elles considèrent
que la Justice djiboutienne n’est pas du tout et loin d’être indépendante,
donc elles ne voient pas  » l’utilité » de déposer une
plainte qui risque de se retourner contre elles.

– elles ne connaissent
pas la procédure à suivre et les avocats sont chers à
Djibouti, d’autant plus que la majorité des victimes des exactions
faites par des responsables de l’Administration, de la Police, des Forces
de Sécurité, de la Police Politique, etc. sont issues des populations
les plus défavorisées, ces dernières ne bénéficient
d’aucune assistance judiciaire au cas ou l’Etat ou un Décideur de l’Etat
est mis en cause.

D’une manière globale,
les exactions sont apparemment stoppées ou sont en nettes diminutions
depuis la signature des Accords de Paix du 12 mai 2001.

Toutefois, les exactions
de masse à l’égard des réfugies et/ou immigrés
de la capitale sévissent toujours.

Les refoulements de ces
étrangers souvent fragilisés sont opérés presque
quotidiennement, de façon sommaire, après quelques jours de
passage dans le Centre de tri de Nagad (Ecole de Police),et ceci, sans aucun
jugement du Tribunal de Djibouti, jugement en principe obligatoire avant toutes
les expulsions hors du Territoire nationale,

Perspectives

Durant cette année
2003, la LDDH va accorder une attention prioritaire et soutenue à ces
dernières violations intolérables et dangereuses.

Dans une prochaine Note
d’Information, et après quelques compléments d’informations,
la LDDH ne manquera pas, d’une manière générale, à
se prononcer sur les regrettables affrontements du 6 Mars 2003 à Arhiba
et de l’inadmissible laxisme des différentes Forces de Sécurité.

Ces affrontements, probablement
entretenus, perdurent encore avec tous les effets traumatisants à l’encontre
des populations frères Oromos qui vivent sur notre Territoire National.

II – Sur l’obtention
du récépissé du ministère de l’Intérieur.

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains ( LDDH ) a été officialisée le 9 mai
1999 auprès du ministère de l’Intérieur par dépôt
de la lettre de Déclaration, du Procès-Verbal de création,
et des Statuts de la LDDH.

La procédure à
suivre doit être, en principe, conforme à la Loi française
de 1901 relative à la création ou à la constitution des
Associations.

En effet, aucune autre
disposition locale ou djiboutienne n’existe pour la création ou la
constitution des Associations, seule la Loi de 1901 est en vigueur.

L’article 5 de la Loi
de 1901 est très précise sur le délai de cinq jours pour
la délivrance par l’Administration du Récépissé.

Après moult humiliations
sur les responsables de la LDDH ; le Président de la LDDH a introduit
deux plaintes contre l ‘ancien ministre de l ‘Intérieur Abdallah Abdillahi
Miguil ; l’une pour Abus de Pouvoir auprès du Conseil du Contentieux
Administratif – qui d’ailleurs ne fonctionne plus depuis 1996 – et l’autre
en Pénal pour Obstruction aux Travaux des Défenseurs des Droits
de l’Homme

Ce n’est que le 26 décembre
2001, sur intervention du Ministre de l’Intérieur, M. Abdoulkader Doualeh,
que le Président de la LDDH a pu obtenir le « récépissé ».

Ce récépissé
devrait être publié dans le Journal Officiel le plus rapidement
possible, en général dans le délai d’un mois, dés
la réception du « récépissé » établi
par le Ministère de l’Intérieur.

Ce récépissé
a été immédiatement transmis à la direction de
publication des JO.

Le Directeur de Publication
du Journal Officiel, qui n’est autre que le Secrétaire Général
du Gouvernement, M. Mohamed Hassan n’a pas voulu publier le « récépissé »
de la LDDH dans le JO.

Toutefois, après
une lettre en recommandée avec accusée de réception,
après avoir informé l’Observatoire des Droits de l’Homme, le
récépissé a été enfin publié le
31 décembre 2002 et le JO mise en vente qu’en février 2003.

Malgré cette longue
obstruction, la LDDH n’a jamais hésité à dénoncer
les violations flagrantes en matière des Droits de l’Homme, en particulier
en matière Electorale, bien avant et après les élections
législatives du 15 janvier 2003.

Pratiquement quatre ans
après, la LDDH a le plaisir d’annoncer la reconnaissance officielle
par l’Administration du Secrétaire Général du Gouvernement
(sise au Palais de la présidence de la République) avec la publication
dans le JO de « l’existence officielle » de la LDDH, Défenseur
des Droits de l’Homme .

Toutefois, la LDDH tient
à remercier le Ministre de l’Intérieur Monsieur Abdoulkader
Douale pour le respect dans l’application de la légalité en
faveur de la LDDH.

Les remerciements de la
LDDH sont adressés à Observatoire des Droits de l’ Homme et
à la FIDH.


III – Perspectives d’actions.

Pour l’année 2003,
la LDDH envisage d’entreprendre auprès des étudiants, normaliens,
lycéens et collégiens, certes d’abord par petits groupes, un
programme de formation de base sur la Justice djiboutienne et la Justice internationale
dans le cadre des relations de complémentarités entre ces Instruments
judiciaires.

Il va s’en dire que cette
formation des formateurs portera sur les Instruments nationaux est internationaux,
tels que la Constitution Djiboutienne, la Déclaration Universelle des
Droits de l’Homme, de tous les Instruments récemment ratifiés
par la République de Djibouti, notamment ceux de la Cour Pénale
Internationale.

La LDDH va aussi, dans
la mesure du possible, avec les Organisations nationales et internationales
et l’assistance de la Fédération Internationale des Droits de
l’Homme (FIDH), entreprendre des actions auprès de la Cour d’Appel
de Djibouti pour que les Abus de Pouvoir cessent en République de Djibouti
et que le Conseil du Contentieux Administratif puisse librement siéger
et statuer.

Que cette importante Juridiction
devienne enfin rapidement opérationnelle.

En effet, sans cette dernière
juridiction l’Etat de Droit en République de Djibouti est un leurre,
un grossier mensonge.