23/04/04 (B244) Radio-Trottoir : mais où est donc passé Me Aref ? (Houmed Daoud)

Depuis quelque temps,
Aref Mohamed Aref, Avocat au Bareau de Djibouti, internationalement connu
pour ses engagements en faveur des Droits de l’Homme à Djibouti, se
fait trés discret, trop même pour un homme de son charisme …
!

Selon certaines sources, Aref aurait négocié un compromis politique
avec son cousin Dilleita, qui l’aurait accompagné à un rendez-vous
chez IOG.

Aussitôt après
cet entretien, le célèbre Avocat djiboutien a commencé
à bénéficier de toutes les largesses du régime,
qui l’avait asphyxié et emprisonné durant des années,
il est vrai.

Aujourd’hui, il faut noter
que l’homme qui fut, pendant des années, le meilleur Ambassadeur de
la Démocratie sur la scène internationale, de la Justice et
des Libertés en faveur des Djiboutiens ; celui qui prenait toujours
la défense des syndicalistes et des opprimés a beaucoup évolué
(sic !)

Il serait devenu patron
d’une Société de Transit. Notre avocat a-t-il obtenu gain de
cause / réparation, dans les affaires politico-politiciennes qui l’opposaient
aux Autorités djiboutiennes ?

Si ce n’est pas cela,
il faudrait en déduire immédiatement que le régime djibouti
est devenu subitement un régime fréquentable pour les Défenseurs
des Droits de l’Homme et des Peuples opprimés ?

Le cas d’Aref n’est pas
isolé, il faut bien le reconnaître. A l’instar de nombreuses
personnalités djiboutiennes, aujourd’hui ralliées à Guelleh
et regroupées dans le même camp que lui, on constate que les
dirigeants djiboutiens, Dilleita en tête, sont devenus des vulgaires
serviteurs de la dictature.

Finalement, je suis en
train de me rendre compte, qu’ ” il n’y a que le décor qui évolue,
les mentalités sont les mêmes, tous des tocards, tous des faux
c…… “, comme l’a si bien chanté Renaud

Houmed
DAOUD

21/04/04 (B243) Dileita : le désaveu populaire et la fin de l’état de grâce ! (Houmed DAOUD)

Le Premier Ministre
djiboutien, DILLEITA MOHAMED DOLLEITA, avait été nommé
en mars 2001 par le Président de la République.

La nomination de
ce diplomate au poste de numéro deux du pays, avait suscité
de nombreuses réactions à cette époque, souvenons-nous
en.

Ce quadragénaire
a suscité durant un temps relativement court, un certain espoir, surtout
dans les milieux modestes de la Société djiboutienne. Avant
sa nomination, il était à la fois un inconnu sur la scène
politique djiboutienne, et en même temps, un homme cité pour
sa générosité personnelle, selon ses anciens amis. (Qualité
qu’il semble avoir malheureusement perdue en un temps record… )..

Depuis quelque temps,
Dilleita perd du terrain politique au profit de ses rivaux, qui sont des hauts
fonctionnaires, qui rêvent publiquement de le remplacer. En tête
de liste de ces prétendant au fauteuil, arrive le très puissant
Directeur Général de l’Office des Prestations Sociales (OPS),
Monsieur Ibrahim Ali, suivi de très près par deux autres personnalités,
qui n’appartiennent pas non plus, à la caste politique djiboutienne,
mais qui sont très influentes dans microcosme de Guelleh.

Le Premier Ministre tente,
tant bien que mal, de défendre son petit champ de patates, mais…
voilà. Il est fort mal conseillé et surtout il est très
mal entouré. Toutes ses tentatives se soldent par des échecs
cuisants.

La Garde rapprochée
du Premier Ministre
Le numéro deux djiboutien ne prend aucune décision sans
en avoir discuté longuement avec le très lointain cousin de
la tribu : l’agent comptable de l’Office Nationale des Eaux de Djibouti (
ONED), Houmed Mohamed Kamil, qui s’est acquis une réputation inégalée
en matière de détournements de fonds publics.

Il est également
épaulé par Kamil Mohamed Kamil, un ancien comédien qui
tente de se reconvertir à la politique. Ce dernier est le frère
du précédent. Cet intermittent du spectacle aurait plus de chance
et de succès sur la scène artistique que sur celle de la politique.
Je l’ai vu personnellement à l’oeuvre. Il est drôle et bouffon
: c’est un fait acquis. Mais quand il conseille le Premier Ministre, et qu’il
lui demande en échange de le nommer comme Commissaire de la République,
Chef du District de Tadjourah, c’est plus pénible..

La démarche a quand
même été présentée à IOG, qui l’a
immédiatement rejetée. Monsieur Kamil a donc été
invité à rester au Ministère de la Culture et à
ne point en sortir. Alors, avec son frère, il continue à “allumer
des mèches” entre son “cousin Dilleita” et les populations
de Tadjourah. Ces dernières ont exprimé leur mécontentement,
lors des élections du 03 Janvier 2003.

Les résultats
sont pourtant là.

Pour conclure, Monsieur Dilleita poursuit sa dérive politique à
vive allure !!

Le désaveu populaire
se fait sentir chaque jour un peu plus fort contre lui, mais il n’est pas
certain qu’il ne s’en rende compte. Il est tellement pris par le délire
euphorique du pouvoir et de côtoyer des hommes influents qu’il a perdu
toute notion de la réalité..

J’éviterai
de vous parler des règlements de compte qui s’exercent à Djibouti
à ses dépens…

Houmed
DAOUD