18/07/02 Lu sur La Nation ce titre surprenant ” Le tonton flingueur aurait-il sorti l’artillerie lourde ? “

Note de l’ARDHD
:

Qui est
la cible de La Nation cette semaine ? Eh bien, c’est Ahmed DINI
!!

Honte
à La Nation qui s’engage à son tour (avec un ton général
plus nuancé, que le titre extrêmement désobligeant,
ne pourrait le laisser supposer) dans la croisade initiée
par le nouveau élu de l’Ordre des Brosses à Reluire
: le Perroquet soumis, M. Dileita lui-même …

On croit rêver
…. Ahmed Dini avait signé en Mai 2001, un accord avec le Gouvernement
censé mettre un terme au conflit entre les résistants du
Frud et le pouvoir dictatorial. Notre site s’était fait l’écho
de nombreuses réserves concernant cet accord qui avait été
signé dans une apparente précipitation à la veille
de la conférence de Bruxelles.

Les réserves
concernaient la faiblesse manifeste des ouvertures et des avancées
de ce texte.

S’il y avait
une critique à faire à M Dini à l’époque,
c’était d’avoir accepté de signer un texte aussi restrictif
…. et de ne pas s’être assuré des garanties quant à
leur exécution. Pour autant qu’il y ait pu en avoir ?

Mais voilà
que le Gouvernement, par la voie de son Premier Ministre puis dans La
Nation, s’acharne contre lui de façon sordide, indigne et misérable.
Les accusations les plus basses sont publiées et cela est tout
à fait inacceptable.

Quelles sont
les raisons qui motivent cette campagne gouvernementale orchestrée
?

Simplement parce
que M Dini a déclaré, et à juste titre, que les termes
de l’accord n’étaient pas respectés par le pouvoir et qu’il
y avait eu des manoeuvre ‘frauduleuses’ pour modifier le texte en supprimant
certaines parties lors de la séance parlementaire …. C’est l’évidence
même !

Monsieur Dini
devrait-t-il rendre, de façon brutale et publique, la décoration
que Guelleh lui avait donnée et ne plus accepter de se rendre aux
réceptions du Palais de l’Escale, afin d’afficher clairement sa
protestation, sa position et son sens de l’honneur ? Qu’il se console
ensuite en se disant qu’une décoration remise par un dictateur
ne vaut pas grand chose.

Les nombreux
militaires, officiers et gendarmes français qui viennent d’accepter
( à tort ? ) les hochets du régime le savent bien.

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Extrait de La Nation

La signature intervenue
le 12 mai 2002 à Djibouti d’un accord de paix et de concorde civile
entre le Gouvernement et le FRUD armé ouvrait la voie à
un règlement définitif du conflit fratricide déclenché
dans notre pays en novembre 1991.

Le dénouement
heureux de cette tragique affaire a évidemment été
accueilli dans la joie et le soulagement par le peuple de Djibouti.

Convaincues du fait
que les guerres n’ont jamais rien réglé, les deux parties
se sont engagées à s’affronter désormais sur le terrain
politique par la confrontation des idées. Mais ces jours-ci, quelque
chose ne tourne pas rond.

Le leader de l’ex-mouvement
rebelle, M. Ahmed Dini, tire en effet à gros boulets sur le Premier
ministre, Dileita Mohamed Dileita et sur l’Assemblée nationale.
Cet homme-là a manifestement de la suite dans les idées.

Ayant été
l’artisan des négociations de paix qui ont abouti à la signature
à Paris de l’accord-cadre du 7 février 2000, le Premier
ministre n’a de cesse d’œuvrer à la préservation de
la paix et de la concorde civile. Le voilà aujourd’hui rudement
pris à partie par M. Dini.

L’Assemblée
nationale qui a adopté, il y a trois semaines, la loi sur la Décentralisation
est, elle aussi, dans la ligne de mire du tonton-flingueur.

Peut-on éternellement
abhorrer ce qu’on a adoré, dire tout et son contraire, s’engager
et se désengager ? Cette gymnastique dinienne est, il est vrai,
déconcertante. Vingt-cinq ans après l’accession de notre
pays à l’indépendance, les choses évoluent dans ce
pays. Les hommes changent, les idées aussi. Seul Dini est ancré
dans ses certitudes. L’homme ne manque pourtant pas de qualités.
Mais il a aussi un bon paquet de défauts qui semblent s’accentuer
avec l’âge.

Le Premier ministre
qui depuis une semaine suscite le courroux de " Réalité
", l’hebdo diniste, n’a pourtant fait que son devoir en répondant
à la missive adressée par Dini au Président. Mis
au défi de prouver ce qu’ils avancent, M.Dini et son journal sortent
l’artillerie lourde. Mais qu’on ne s’y trompe pas. Les talents oratoires
de M.Dini ne feront croire à personne que les modifications apportées
par l’Assemblée au texte de la Décentralisation visent à
" coloniser " les terres de l’une des composantes nationales.
Et chacun sait à Djibouti que l’homme qui préside aux destinées
du pays est particulièrement attaché aux valeurs de la République
et qu’il a su démontrer qu’il était et qu’il entendait demeurer
jusqu’à la fin de son mandat le président de tous les Djiboutiens,
sans distinction aucune.

Par conséquent,
l’Intifada à laquelle Dini semble appeler le peuple est tout à
fait inopportune. Et sa fatwa risque fort de ne pas être entendue.

Les vieux antagonismes
ethniques créés de toutes pièces appartiennent à
un passé désormais révolu. Les groupes ethniques
qui coexistent à Djibouti ont choisi l’unité plutôt
q
ue la division.
Alors de grâce, M. Dini, ne jouons pas avec le feu.

22/06/02 Selon La Nation, la pollution du port s’étend en dépit des efforts de la Suisse et les risques vont être multipliés avec le Khamsin. Tout cela, parce que le régime s’en moque et qu’il n’a pas pris le relais.

Extrait de La Nation,
dont la lecture fait froid dans le dos :

"Les quinze
conteneurs sont parqués dans un entrepôt non loin du hangar
du PAM. L’espace est grillagé avec un gardien. A droite, c’est
l’emplacement réservé au personnel travaillant dans le déchargement
de ce produit, à gauche, c’est l’espace délimité
aux conteneurs terrés dans un bac métallique.

Un liquide vert-rouge
dégouline le long des parois de ces derniers
. Juste à
côté un conteneur est ouvert, une équipe de jeunes
en tenue " Blanche " coupe les bidons, pompe une matière
liquide vers des fûts et racle la partie visqueuse pour la recharger
vers d’autres bacs en plastic plus résistant. Le déroulement
de l’affaire est supervisé par le professeur LANDRY, assisté
par deux de ses collaborateurs suisses. A ce rythme, deux camions-remorques
chargés de ce produit ont été acheminés vers
l’Ethiopie, mais la majeure partie des quinze conteneurs gît
sur place et continue de s’égoutter
.

A ce décor
s’ajoute un talus de terres souillées recouvert par une fine feuille
en plastique, malmenée par les courants d’air et entaillée
déjà sur plusieurs endroits
.

En effet, l’approche
de la période du Khamsin laisse planer quelque menace, car la poussière
risque, par érosion du vent, de propager ce produit dans l’air

et la fin de la mission du professeur qui est imminente laisse présager
la catastrophe. A ce sujet, le professeur Landry reste consciencieux et
nous rassure que rien ne sera laissé en vrac, derrière lui.
" (…)

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Question : pourquoi
Guelleh, toujours préocupé par son enrichissement personnel,
n’a-t-il pas pris le problème en main ?

Réponse
: parce qu’il s’en moque éperdument !! Que les Djiboutiens
soient contaminés, cela ne le trouble pas pendant un instant.

Et si une rafale perverse
de Khamsin apportait la pollution au Palais de l’Escale afin qu’elle s’infiltre
dans le système de conditionnement d’air du bureau de Guelleh ?

25/05/02 Et si La Nation, journal à la dévotion de la dictature à Djibouti, exprimait ouvertement des opinions racistes et sectaires ?

Nous avons été
surpris de lire le texte suivant extrait de La Nation (signature MS) et
diffusé sur le net, qui ne peut pas contredire la pensée
de Guelleh, sinon il aurait été censuré !

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Immigration : le banditisme au quotidien

Il n’est un secret
pour personne que la population flottante à Djibouti a atteint
des proportions intolérables à tel point que certains ses
demandent si l’on n’a pas atteint le seul de non retour. La mobilisation
dangereuse de cette dernière, lors des événements
de 7 décembre 2000 avait, semble t-il, généré
une certaine prise de conscience chez la classe dirigeante. Une prise
de conscience qui semble s’estompée malgré une aggravation
de la situation. Toutefois, la prise en compte des avis des uns et des
autres sur cette question de l’immigration lors de la semaine de réflexion
sur l’action gouvernementale avait crée un certain optimisme. Les
propos du ministre de l’intérieur M. Abdoulkader Doualeh Waïss
ont été salués par tous tellement la situation est
jugée dramatique. Même des étrangers (des français)
qui se sont exprimés sur la question ont déploré
cette situation.

Le banditisme au
grand jour : Il ne se passe pas un jour sans que des membres de cette
population ne commettent des délits ou des incivilités lorsque
ce ne sont pas tout simplement des crimes. Mettant ainsi en danger la
vie de nos concitoyens. C’est ainsi que jeudi dernier un jeune homme issu
de l’immigration, parlant maladroitement le somali et ne sachant un mot
de l’Afar prit un bus avec nous. Il descendit du bus au niveau du collège
Gachamaleh. On lui demanda de payer les frais de transport. A la surprise
générale, il insulta devant nous le pauvre ramasseur de
sous, refusant de payer quoique ce soit. Choqués par cette situation,
les passagers et le chauffeur descendirent du bus et menacèrent
le bandit. A ce moment-là, il extirpa de sa poche en billet de
2000 francs, et paya sous la pression du public. De l’autre côté
de la route, gesticulaient un bon nombre d’individus qui encourageaient
ce dernier à ne rien payer et de leur rejoindre. Cette prise à
partir indigna tout le monde sachant qu’il s’agissait là d’autres
immigrants communément appelés " argo ".

C’est le gardien
d’un tel !

Les passagers remontèrent
dans le bus avec ce sentiment du devoir accompli. Et un long débat
commença. Un jeune lycéen annonça était le
gardien d’un tel. Et on tergiversa sur le manque de vision de certains
responsables qui embauchent des individus dangereux pour eux et pour la
société à la place des citoyens qui sombrent dans
le chômage.

Et des inquiétudes
fort légitimes s’exprimèrent par ci, par là. Evoquant
l’arrivée massive des étrangers dans le pays, des étrangers
qui viennent même ces derniers temps de l’Afrique de l’Ouest.
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Avis aux étrangers
: tenez-vous bien à carreaux et protégez-vous bien. La dernière
grande rafle à Djibouti n’es pas si ancienne : fin 2000.

27/04/2000 – ENFANTS PRISONNIERS : UN DEMENTI TRAGIQUE DU PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE DE DJIBOUTI.

Nous publions ci-dessous le texte d’un communique de M Ali Mohamed Abdou, procureur de la République de Djibouti. Non seulement ce démenti est consternant, mais il soulève de nombreuses interrogations dont nous nous faisons l’écho à la fin de l’article

RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI, DJIBOUTI

LA NATION DU 27 AVRIL 2000

JUSTICE

Démenti du procureur général

Dans une déclaration faite à la presse, le procureur général, M. Ali Mohamed Abdou, a apporté un démenti formel et catégorique contre les allégations mensongères qui font état de procédure illégale à la Prison Civile de Gabode, dernièrement par RFI et certains Sites internet :

‘En Réalité, il s’agit dans cette affaire des jeunes personnes qui ont été arrêté à la suite d’une opération de rafle des délinquants et des attaquants des passants entreprise par la FNP aux quartiers 1et 2’. Ces jeunes qui avaient siniffé ‘de la colle et des produits psychotropes, étaient également en possession des stupéfiants en l’occurrence du cannabis. Ils étaient aussi en situation de séjours irrégulières’.

M. Ali Mohamed Abdou précise, en outre, que le Code de Procédure pénal djiboutien permet à la Justice djiboutienne l’incarcération des personnes âgées de moins de 18 ans. Si elles ont agis avec discernement et c’étaient leur cas, c’était des récidivistes. Ils ont été placé, poursuit-il, suivant l’ordonnance de placement provisoire comme le texte le permet au Centre d’Éducation surveillé de la prison et traduit devant le Tribunal de flagrant délit suivant la procédure réservée aux mineurs à l’issue du procès, ces jeunes ont reconnus la matérialité des faits qui leurs étaient reproché.

Le Tribunal correctionnel a délibéré et a condamné chacun d’eux à la peine d’un an d’emprisonnement ferme, le 14 juillet 1999, ils ont été placé détention préventive et condamné le 8 juillet 1999.

Le procureur général informe que la peine prévue pour ce genre de délit est de 5 ans de prison ferme et que ces jeunes ont bénéficié de circonstance atténuantes.

Actuellement, ils jouissent d’un traitement qui les mets à l’écart des adultes et ils sont assisté par un enseignement, ils font du sport, des promenades et reçoivent même la visite de leur famille.

A propos des allégations, le procureur générale a lancé une mise en garde : ‘La justice ne peut laisser passer ce genre d’information et ce pourquoi, désormais, la justice djiboutienne et notamment le Parquet de Djibouti se réserve le droit d’intenter des poursuites contre toute personne qui propage des fausses nouvelles ou porte le discrédit sur la Justice Djiboutienne telle qu’elle est prévue par le Code Pénal et le Code des Procédures djiboutiens’.

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Note de l’ARDHD :

C’est la première fois, à notre connaissance, que les autorités djiboutiennes s’expriment sur la condamnation de ces enfants mineurs. C’est un premier pas que nous saluons, car il tranche avec le silence observé depuis six semaines.

Monsieur Ali Mohamed Abdou raconte comment ces enfants ont été condamnés en flagrant délit à UN AN DE PRISON FERME, pour avoir “SNIFFE DE LA COLLE” et avoir été surpris avec du Canabis. Il estime qu’ils ont agi avec discernement, certainement le discernement de leur âge : rappelons-nous que ces enfants sont âgés de 10 à 15 ans ; leur capacité de discernement a certainement été vérifié par les forces spéciales de police !

Ces enfants seraient traités dans des conditions en relation avec leur âge dans un centre de détention pour mineurs : le seul problème, c’est que ce centre n’existe pas à Djibouti et qu’ils sont incarcérés avec les prisonniers de droit commun auxquels ils servent de “bonne à tout faire” et probablement plus …

En poursuivant la lecture de ce tableau idyllique, nous apprenons que ces enfants disposent d’un enseignant et qu’il recoivent la visite de leur famille. Le seul petit problème, c’est que le Procureur avait affirmé quelques lignes plus haut, qu’ils étaient en situation irrégulière. Légitimement, on peut se demander par quel miracle, le juge aurait accordé des permis de visite à des familles en situation irrégulière…

Le Procureur fait certainement un amalgamme entre les enfants djiboutiens et les Oromo …

Les enfants auraint été condamnés en flagrant délit après avoir reconnu les faits : ont-ils été assisté d’un avocat indépendant qui a eu le temps d’étudier leur dossier ? Comment ont-ils avoué : sous la torture ou sur la base de pressions psychologiques “amicales” ? Ont-ils signé des dépositions qu’ils ne pouvaient pas comprendre ? En quelle langue (CERTAINS ONT DIX ANS ET SONT REFUGIES ! ) Ont-ils été informés du fait qu’ils pouvaient interjeter appel de la décision ? etc …..

Il y a fort à parier que toutes les réponses à ces questions sont “NON” !

Lorsqu’elles sont poussées dans leur retranchement, les dictatures aiment à se draper dans la dignité juridique, pour couvrir des actes ignobles et scandaleux. Et lorsqu’elles n’ont plus d’arguments, elles menacent les tiers des “foudres de la Loi”. Le scénario est respecté…

25/02/00 (LIB 23) Affaire BORREL : par l’intermédiaire de LA NATION, le Gouvernement djiboutien reconnaît que le juge BORREL a été assassiné …..

En lisant votre précédant numéro de LA LIBERTÉ, je découvre que le journal LA NATION reconnaît officiellement et pour la première fois (à ma connaissance) que la mort du juge BORREL est un meurtre. … et je reprends le texte que vous avez publié :

Aujourd’hui à ce stade de la situation dans l’évolution de cette affaire qu’elle a volontairement déclenché, la France couvre pour raison d’État, les vrais coupables dans l’assassinat de M. BORREL qui continuent d’occuper en toute impunité de très hautes fonctions au sein de la Françafrique.

Tous ceux qui connaissent Djibouti savent que le Journal LA NATION est l’organe officiel du Gouvernement et qu’aucun article ne pourrait y être publié, sans le consentement des plus hauts responsables politiques …

Je laisse à vos lecteurs et aux journalistes qui travaillent sur ce dossier le soin de poursuivre leurs investigations, mais ce point me paraît tellement important, que j’ai cru bon de vous écrire pour le souligner.

M.C.
Paris

23/02/2000 – La NATION: “L’Etat (français) contrôle la presse ce qui suppose qu’il peut l’utiliser ou l’orienter …” (Extrait de la Nation – Djibouti – Dossier “L’ETAT ET LA PRESSE” (française) )

Depuis quelques semaines la population djiboutienne est quasiment prise en otage par une simple information propagée par la presse française, d’autant plus que les gens en Afrique en général et à Djibouti en particulier ne voient pas ou ne comprennent pas une possible collaboration pour ne pas dire complicité entre la presse et l’Etat, en France, ce qui n’est ni choquant ni un secret en Europe où la presse bénéficie des aides indirectes et directes.

(..)

S’il fallait caractériser la presse en France ou en Europe, il n’y a pas de presse d’Etat à proprement parler, mais l’Etat contôle la presse ce qui suppose qu’il peut l’utiliser ou l’orienter. La presse dit tout haut ce que l’Etat pense tout bas en quelque sorte.

(..)

23/02/2000 – signature d’un protocole d’accord financier entre l’Italie et djibouti à hauteur de env. FF 35 millions.

Ce protocole prévoit l’octroi par l’Italie d’une aide d’un milliard de francs djibouti, soit environ 35 millions de Francs Français, répartis comme suit :

450 millions de FD pour la RTD (projet d’équipements en télécommunication)
450 millions de FD en équipements de santé
100 millions de FD en camions-citernes pour transporter de l’eau.

(Extrait La Nation Djibouti du 24 janvier 00)

02/02/2000 – D’après la NATION, l’Ambassadeur de France à Djibouti, M. Patrick ROUSSEL aurait estimé que Me Arnaud MONTEBOURG serait à l’origine de la mise en cause de M. GUELLEH dans l’affaire BORREL.

Extrait de la Nation qui relate une intervention publique de M. Ali Abdi FARAH, Ministre djiboutien des Affaires Étrangères, de la Coopération Internationale et des relations avec le Parlement.

“… Donnant des informations concernant la France, le Ministre a dévoilé que l’incident entre Djibouti et la France (Aff. BORREL) serait clos, à la condition que l’Ambassadeur de France à Djibouti officialise les propos qu’il a tenu à Mme Marianne GOURMANEH qui assurait l’intérim du Secrétaire Général.

Dans sa conversation en privé, l’Ambassadeur aurait soutenu que “Montebourg et les autres se trouvaient derrière tout ça” ….

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L’affaire est importante et le scandale pourrait être conséquent.

Ou bien l’Ambassadeur de France se plie aux exigences du Ministre djiboutien des affaires étrangères et il confirme avoir tenu de tels propos sur un député français, avocat et Président de l’Amicale Parlementaire franco-djiboutienne. Dans ce cas
l’Ambassadeur de France aurait outrepassé son rôle,
obligeant la France à se conformer aux exigences du dictateur.
Ou bien l’Ambassadeur sera contraint de démentir officiellement les propos qui lui sont prêtés dans La Nation. Ce qui ne sera pas plaisir à M. GUELLEH et contribuera à renforcer sa colère actuelle contre la France.

En matière judiciaire, on se peut se poser la question de savoir qui peut mettre un terme à une affaire pénale. Est-ce la victime ou le coupable potentiel / présumé ? Il ne faut pas inverser les rôles. Dans la majorité des cas connus, le coupable potentiel est jugé et c’est la justice qui établit la culpabilité ou l’innocence. Nous n’avons jamais eu connaissance de cas où le coupable aurait pu décider lui-même … de mettre un terme à une affaire pénale.

Mais la justice à Djibouti est si particulière …..

(A suivre sans aucun doute )