08/12/10 (B581) Appel de l’ACSAO pour manifester le 18 décembre, en commémoration du massacre d’Arhiba et en hommage aux victimes innocentes. (Info transmise par la rédaction de Djiboutii.net)

Appel à manifester pour commémorer le massacre des civils du 18 décembre 1991 à Arhiba.

Le 18 décembre 2010, cela fera vingt ans que l’impunité dure !

Et c’est parce que les commanditaires de ce massacre courent toujours, que les
forces de l’ordre de « l’ogre honni » ont recommencé, toujours à Arhiba,
le 30 novembre 2005.

Impunité toujours quand le 23 octobre 2007, les autorités de Djibouti expulsèrent vers le Yémen 7 citoyens Djiboutiens.

Hier comme aujourd’hui, nos compatriotes Gadaboursis se
font massacrer par ce même régime. À la moindre escarmouche avec la
Somaliland voisine, l’oligarchie au pouvoir insulte et humilie dans
son journal la Nation nos compatriotes issacks et ferme les frontières à titre de représailles.

À Ali-Sabieh la fière, les sbires du régime impopulaire matent les Assajogs qui lui résistent. Le nord et le sud-ouest du pays sont des zones militarisées où règne la peur.

N’oublions pas Mahamad Hamad Youssouf, 55 ans, exécuté froidement de deuc balles dans la tête, puis enterré par
les hommes d’un certain lieutenant Wais.

C’était le 5 novembre 2008 dans l’oued Hoflo, à 2 km d’Assagueila (75 km de Tadjourah).

L’Association Culturelle et Sportive des Afars d’Ottawa – A.C.S.A.O – dit « Ca suffit ! »

Elle lance un appel à manifester devant le Parlement
canadien à Ottawa, le samedi 18 décembre 2010.

La commémoration du massacre du 18 décembre et de tous les autres crimes est indispensable tant et aussi longtemps que les commanditaires ne seront pas traduits en justice.

Tant et aussi longtemps que la violence d’État sera érigée en système politique à Djibouti.

Abdoulkader Mohamed,
Président de l’A.C.S.A.O

18/11/10 (B578) Succès pour le rassemblement de l’UAD à Djibouti à l’occasion de la fête de l’Aïd El Edha (Compte-rendu transmis par l’ARD)

Compte rendu de la manifestation de l’Aïd-el-Adha 2010 : le verdict de la rue

Djibouti, le 16 novembre 2010

La mobilisation générale décrétée par l’UAD au printemps dernier a franchi une nouvelle étape avec la démonstration de force de l’opposition djiboutienne à l’Avenue Nasser ce mardi matin 16 novembre 2010.

Jamais depuis les grands meetings des Législatives de janvier 2003, l’Avenue Nasser n’avait connu pareille affluence : plusieurs milliers de manifestants venus du PK 12, de Balbala et des quartiers populaires de la capitale ont crié leur refus du troisième mandat illégal et confirmé leur soutien à l’UAD.

Les orateurs qui se sont succédé à la tribune se sont tous félicités du succès de cette montée en puissance de la contestation contre l’imposture ainsi que de la volonté de changement manifestée par notre peuple.

Alors que les dirigeants de l’UAD galvanisaient les foules en vue des prochaines batailles contre la forteresse sinistrée du RPP, l’imposteur du palais de l’escale rêvant toujours d’un troisième mandat anticonstitutionnel faisait son numéro devant un parterre d’obligés en assurant: « l’opposition semble trop tôt parti en campagne cette année, il reste encore cinq mois avant la présidentielle… ». Cinq mois c’est en réalité le temps qu’il lui reste pour préparer son départ car demain sera un autre jour.

En venant massivement occuper la rue des heures durant sous le soleil de Djibouti, les femmes et les hommes de notre pays ont clairement démontré leur détermination à imposer le verdict de la rue face au parjure et à l’imposture. La mobilisation continue jusqu’au triomphe du droit sur le mensonge et l’arbitraire.

Le rassemblement de l’Aïd el Adha s’est conclu par des messages d’appel à persévérer délivrés par les responsables de l’UAD.

Les prochaines semaines, l’UAD sillonnera tout le pays à la rencontre des Djiboutiens oubliés des districts de l’intérieur, qui sont les principales victimes du système d’Ismaël Omar Guelleh, l’éternel candidat mal élu en 1999, rejeté en 2005, illégal depuis avril 2010.

A tous de montrer encore une fois qu’il existe une autre Djibouti, éprise de liberté et de démocratie, où une majorité de moins en moins silencieuse se fait jour à la mesure de la désolation quotidienne qui est la leur.

Les photos, qui accompagnent ce compte rendu, montrent une nouvelle fois l’ampleur de la mobilisation générale qui s’opère à Djibouti.

03/11/10 (B576) Le RPP à la conquête du Canada pour séduire la disapora émigrée dans ce pays. (Informations lecteurs) – Non à la culture du silence !Deux annexes du RPP à Ottawa.

Un lecteur nous informe que, selon le site Djiboutii.net, dont nous reprenons les articles ci-dessous, le régime dictatorial djiboutien s’appêterait à ouvrir des annexes de la RTD au Canada et qu’en réaction, les opposants appellent à manifester le jour de l’inauguration. (ARDHD)

___________ 3 – Info lecteur

A l’occasion de l’ouverture de la RTD à Ottawa, plus de 700 personnes vont manifester à Ottawa (Capitale fédérale) contre la présence d’une délégation djiboutienne qui vient assister à l’inauguration officielle de trois antennes djiboutiennes : RTD, RPP-UMP et un bureau pour le chargé d’affaire djiboutien.

La municipalité d’Ottawa, la province de l’Ontario et le gouvernement fédéral ont reçu une information précise sur le sujet et sur la nature du régime.

Selon des sources concordantes contactées à Ottawa, le régime compte implanter une antenne de sa Radio Télévision de Djibouti – RTD- à Ottawa. Pour cela, une soirée d’inauguration est prévue ce samedi 6 novembre 2010 à 19h à l’adresse 233 Gilmour st (Gilmour et Elgin), Ottawa, Canada.

_________________ 2 – Extrait du Forum Djiboutii.net
Lien avec l’article original :
http://www.djiboutii.net/#1NOV10_abdi


Non à la culture du silence !

Par Abdoulkader Mohamed

Depuis l’été dernier, des «étranges» visiteurs mandatés par le régime de Djibouti pullulent dans la capitale canadienne. Qui sont-ils? Que veulent-ils?

Selon des sources concordantes contactées à Ottawa, le régime compte implanter une antenne de sa Radio Télévision de Djibouti – RTD- à Ottawa.

Pour cela, une soirée d’inauguration est prévue
ce samedi 6 novembre 2010 à 19h
à l’adresse 233 Gilmour st (Gilmour et Elgin), Ottawa, Canada.

Sous le prétexte fallacieux de reportages et autres émissions à caractère social et consacrés à la diaspora djiboutienne du Canada, ces responsables qui aiment tant aller au-devant des désirs du prince veulent en réalité nous imposer ici au Canada l’indigeste 3ième mandat et la campagne électorale déguisée d’Iog.

Ces arrivistes oublient-ils que nous avons fui notre chère patrie entre autres à cause de la «culture du silence» imposée par les dictatures postcoloniales successives de Gouled et IOG?

Nous demandons à tous les démocrates épris de justice d’Ottawa et du Canada de :

  • Manifester son mécontentement contre la caporalisation de la RTD.
    Exiger l’accès équitable et équilibré de tous les partis politiques aux organes étatiques.
  • Clamer NON à la quasi-monopolisation de la RTD par le clan présidentiel, cette oligarchie qui suce jusqu’à l’os le sang de notre population.
  • Proclamer son indépendance comme le tigre sa «tigritude» pour faire reculer ces médiocrates panurgiques à la solde du RPP-Parti unique qui traitent tout opposant politique non pas comme un adversaire mais plutôt un ennemi à abattre.

L’heure n’est plus aux tergiversations mais à la mobilisation partout. Place aux actes !

_________________ 1 – Extrait du Forum Djiboutii.net

Lien avec l’article original :
http://www.djiboutii.net/#1NOV10_haa

Deux annexes du RPP à Ottawa.

Par Hassan Aden

Non content de nous avoir dépouillé de tout (biens, dignité, patrie, etc.) le RPP en rajoute. Il va lancer ici à Ottawa, coup sur coup, l’inauguration de deux antennes, véritables postes avancés pour son hégémonie. Il va faire ça ici, à Ottawa, parmi nous, ses victimes! Je vous l’ai toujours dit: plus rien n’arrête “Mourdisso”!

RPP Mourdisso, le parti qui règne sans partage sur la destinée de notre pays sur bientôt 33 ans et qui nous a réduits à la mendicité, s’invite dans cette autre patrie que nous nous sommes faite tant bien que mal: le Canada. Il ne manquait plus que ça!

Le RPP s’invite ici pour créer non pas une mais deux antennes:
– Une annexe du RPP,
– Une antenne de la RTD, la “voix-de-son-maître” du dictateur Ismael O. Guelleh.

Beaucoup parmi les lecteurs seront surpris ou incrédules. Pas moi. Depuis le printemps dernier, l’est du Canada en général et, le triangle Montréal/Ottawa/Toronto en particulier, sont la cible d’un intense ballet de dignitaires de tout poil du régime de Guelleh. Son altesse Djama Haid alias Le Beauf a même été reçu (en cachette toutefois) ici à Ottawa. Le beauf?.. Eh! Oui, le Beauf! Il ne manque plus que le débarquement du Boss.

Pourquoi tant d’intérêt pour cette région doit-on se demander ?

La réponse est simple: Guelleh et son gang poursuivent deux objectifs:

– Investir (blanchir) fortune mal acquise,
– Se créer une base arrière au cas où ça tournerait au vinaigre à Djibouti car ils sont pour la plupart indésirables en Europe où on les connaît mieux.

Oui, les hommes de Guelleh ont investi massivement dans l’immobilier, ici. Mais attention! Comme il fallait s’y attendre, il y a toujours une attrape. Ces gens qui ont perdu depuis 32 ans l’habitude de payer utilisent un truc : se limiter à payer une grosse mise de fond et laisser au contribuable canadien, le soin de payer l’hypothèque. Comment? Un vieux truc rppèen!

En créant coup sur coup ces deux antennes, ce régime et ses agents locaux présentent au grand jour son appétit sans limites et surtout son arrogance! Assez, c’est assez! Kifaaya! Qu’attendent les vrais victimes pour se manifester? Où sont les vrais djibouto-canadiens?

Eh bien, figurez-vous qu’ils vont être là. Les djibouto-canadiens ne seront pas absents. Ceux qui ne mangent pas à tous les rateliers seronts de la fête. Promis.

Ils seront là, “à la belge”. Les djibouto-canadiens seront là pour manifester pacifiquement et… surtout, prendre en photo le portrait de tous ceux et celles qui, habillés de leurs plus beaux apparats, seront là pour applaudir ceux qui ont violé la constitution et ouvert la porte à la présidence à vie du dictateur Guelleh.

La grandes messe aura lieu ce samedi 6 novembre 2010 à 19h au 233 Gilmour street (Gilmour @ Elgin) à Ottawa. Le 233 Gilmour ?

N’est-ce pas le siège du très honorable PSAC (the Public Service Alliance of Canada). Que fait le syndicat des fonctionnaires fédéraux en compagnie du RPP? On le saura bientôt.

En attendant, que ceux et celles qui sont trompés par les agents de “Mourdisso” se désolidarisent de ce projet. Car « Mourdisso » c’est le parti de ceux et celles qui préparent la présidence à vie de Guelleh, le dictateur ex-chef de la police politique que nous avons fui!

Que les agents de “mourdisso” se le tiennent pour dit: Nous serons là.

30/10/10 (B576) Flash Info / ALI SABIEH sous occupation militaire. (Info lecteur)

Des heurts ont éclaté, jeudi 28, entre la population d’Ali sabieh et l’administration d’IOG après la mort d’un jeune.

Le jeune a été tué par balles, par un militaire, sous prétexte qu’il venait de faire entrer illégalement dans la ville des sacs contenant du Khats (la plante que mâchent de nombreux Djboutiens)

Aussitôt
la population s’est soulevée et s’est dirigée vers les locaux du commissaire et de l’administration. Les manifestants ont saccagé les bureaux et les matériels (ordinateurs, vitres, etc.….) qui s’y trouvaient.

Devant la gravité de la situation, IOG a paniqué. Il a fait déployer tous les corps de répression de l’Etat (armée, police, gendarmerie) pour écraser toute nouvelle manifestation.

Des chars ont été convoyés. Ils sont stationnés à l’entrée de la ville. C’est une occupation militaire, dit-on à Ali sabieh. Certains Assojogs prônent même la sécession avec le reste de djibouti.

La situation est tellement explosive actuellement qu’elle pourrait dégénérer à tout moment.

14/09/10 (B569) Compte-rendu de la journée de mobilisation organisée à Bruxelles ce dimanche 12 septembre, à l’appel du CDS et en hommage à Ahmed Dini. Témoignages du CDS, de Réalité (ARD) et de Mohamed Ali Abdou, porte-parole de l’ARD, illustrés avec des photos.

_____________ 3 – Mohamed Ali Abdou porte-parole de l’ARD

Par Mohamed Ali Abdou
Porte-parole de l’A.R.D.

Je saisis l’occasion de cette heureuse initiative du C.D.S. que je salue au passage, pour contribuer à cet évènement, en mon nom personnel et celui de l’A.R.D.

Oh ! Ce n’est pas pour lui souhaiter le Paradis qui est le souhait de chacun d’entre nous et où j’en suis il reposera : de là où il est, il en sent certainement déjà le parfum promis à ceux qui ont sacrifié leurs biens et leurs personnes pour « la face d’Allah »… ; des milliers de musulmans anonymes Djiboutiens et autres de toutes générations, témoigneront du reste en cas de besoin, de sa piété personnelle, pour l’avoir vu régulièrement hanter les mosquées…

Une vie entière consacrée à l’adoration exclusive d’Allah et une pratique authentique, automatique, des obligations religieuses pour son salut individuel (on est seul dans la tombe et sans avocat le jour du jugement dernier autres… que le jeûne, la prière, la zakat, le Coran récité, les engagements publics tenus ou non ; seul comptable de ses actes à plus forte raison quand on est responsable public… : pas d’obligés, de militants, de faux-témoins que l’on convoque à grands frais publics, de parents etc. : suivez mon regard…) font que nous sommes nombreux à savoir qu’il a voyagé avec suffisamment de provisions pour que je ne m’attarde ici, à d’interminables prières pour sa future demeure !

Ce n’est pas non plus pour glorifier son passé, son action…Il a légué à tous les Djiboutiens une trace indélébile dans l’Histoire du pays dont s’inspire ses disciples comme ses détracteurs, qui se sont tous appropriés cet héritage qui est aussi le leur !

Juste quelques mots dans le contexte politique national actuel, pour rappeler à ceux qui se sont réjouis de sa disparition, que le parti qu’il a crée à l’attention de tous les Djiboutiens, a non seulement survécu à sa disparition mais s’enrichit d’un nombre chaque jour grandissant d’adhérents, la paupérisation de la majorité de nos concitoyens fait qu’ils sont en majorité sans le sou mais riches d’espoir et c’est le plus important : Il n’y a de capital que social et humain !

Mais pas seulement des chômeurs… : des personnes aisées aussi osent afficher au grand jour leur sympathie et solidarité ainsi que des fonctionnaires … et ce n’est qu’un début !

Solidement structuré autour d’un noyau stable composé des résistances armée du FRUD et civile du FUOD, et bien guidé par son successeur, il murît, grandit, se ramifie…

Je faisais partie des membres du conseil national qui ont émis des réserves sur le calendrier de mise en œuvre de l’Accord de Paix tel qu’il venait de nous le présenter pour solliciter le renouvellement de son mandat avant la signature de l’Accord : au sujet du désarmement des combattants notamment. Après avoir poliment et surtout longuement écouté chacun d’entre nous, et d’interminables palabres plus tard, avec sa foi communicative et son verbe persuasif, citant maints versets, hadiths et proverbes, il a réussi à convaincre la presqu’unanimité du conseil national à lui renouveler sa confiance et le mandat.

Ce que nous avons fait et l’avons rendu public dans communiqué officiel ! Sans aucun regret à ce jour !

Quelques-uns de ses propos résonnent encore : « Si qu’à Allah ne plaise cet Accord est violé, ce ne sont pas ces armes qui constitueront une garantie pour son application, elles ont remplies leur rôle en contraignant le gouvernement à bientôt signer en public, un Accord globalement satisfaisant pour les parties en conflit et dont le Peuple est le plus grand gagnant ! La signature au bas de l’Accord, de l’O.N.U, ou toutes autres puissances comme témoins non plus !

La seule garantie, avec le soutien d’un peuple consulté et acquis, c’est votre détermination à lutter pacifiquement pour son application. Ces armes, brûlez-les !!! La logique des rapports de force finira tôt ou tard par l’emporter…c’est une question de combat et de patience !

Inutile de prolonger le conflit pour une question de garanties…C’est vous et le peuple qui en êtes garants ! Vous avez explosé l’injustice à Djibouti, si elle perdure… il nous suffira d’accompagner son inéluctable implosion ! »…

Ou encore, au lendemain de la victoire spoliée de l’UAD aux Législatives, à l’attention des militants de l’UAD, en refusant le soulèvement auquel ils appelaient : « Patience ! Dix ans d’un combat pacifique et légal valent mieux que dix minutes de chaos… ».

Il est parti le vieux lion, mais son ombre en cette fin d’année agitée, plane à basse altitude sur le ciel Djiboutien, comme un gros nuage chargé d’espérances….

Nul besoin de nous attarder en cette occasion à l’analyse de la situation politique à Djibouti : une observation lucide du réel rapport de forces politiques, le ras-le-bol généralisé et palpable des citoyens et des militaires, la tournure, dramatique que prennent aujourd’hui les évènements pour le RPP, englué dans ses fuites en avant, son mensonge permanent et le mal acquis, nous autorise à prédire …qu’il est imminent le jour où le peuple s’écriera en chœur et le cœur en fête :

« …Tu avais raison Dini !!! »

Travaillons-y ensemble sans relâche, c’est le meilleur hommage que l’on puisse rendre à un homme qui n’appartient pas à la seule A.R.D. et qui n’a cofondé et dirigé l’U.A.D. que pour léguer aux Djiboutiens un instrument légal de conquête pacifique du pouvoir !!!

Luttons partout, tout le temps et ensemble, jusqu’à la victoire, son imminence ne tient qu’à Nous !!!

_______________________ 2 – Réalité (ARD)

Compte rendu de la conférence d’hommage à Ahmed Dini dimanche 12 septembre 2010 à Bruxelles

Une conférence d’Hommage à Ahmed Dini Ahmed, Père de l’Indépendance, ancien Premier ministre, ancien président du FRUD et fondateur de l’ARD, s’est tenue à Bruxelles dimanche 12 septembre 2010 à l’occasion de la sixième année de sa disparition.

Le Congrès djiboutien pour la solidarité (CDS), association organisatrice de la réunion, a réussi à ouvrir le débat autour de nombreux représentants de trois formations de l’opposition djiboutienne, l’Alliance républicaine pour le développement (ARD), le Parti djiboutien pour le développement (PDD) et l’Union pour la démocratie et la justice (UDJ).

Les organisateurs de l’association CDS étaient Ismaël Bouh Robleh, Mohamed Robleh Bouraleh et Moustapha Khairé. Les invités ont été le président du Parti djiboutien pour le développement (PDD) Mohamed Daoud Chehem, le représentant en Belgique de l’Union pour la démocratie et la justice (UDJ) Mohamed Mahamoud, le vice-président de l’Alliance républicaine pour le développement (ARD) Mahdi Ibrahim God, son secrétaire général arrivé de Djibouti Kassim Ali Dini, son représentant en Europe Maki Houmedgaba et son représentant en France Docteur Hamad Daoud.

L’introduction du colloque par le président du CDS Ismaël Bouh a permis de présenter l’ensemble des conférenciers à l’assistance formée de plusieurs dizaines de participants djiboutiens.

Le vice-président de l’ARD Mahdi Ibrahim God à la tête de l’équipe de l’ARD était pourvu d’un mandat de toute l’UAD, lui donnant pouvoir pour s’exprimer au nom de cette coalition de l’opposition.

La vie et l’œuvre politique d’Ahmed Dini Ahmed ont été présentées aux jeunes générations de Djiboutiens curieux de l’histoire récente de leur pays. Ahmed Dini a été de fait le fondateur de la république de Djibouti à l’avènement de laquelle il a consacré son combat politique.

L’homme de foi et de conviction qu’a été Ahmed Dini a été amené à composer au cours de sa vie politique avec des personnalités qui n’ont pas toujours été dignes de la confiance qu’il avait placée en elles. Une des tragédies de l’histoire moderne de Djibouti est bien née de cet écart de moralité. Les jeunes djiboutiens présents à la réunion ont pu prendre à cette occasion la mesure du combat vertueux qui reste à mener à Djibouti pour sauver le pays en perdition.

Les organisateurs et les participants de la conférence n’ont pas manqué d’aborder avec les invités la situation réelle qui prévaut aujourd’hui en république de Djibouti et cela a permis d’ouvrir un large débat. Le combat de l’opposition djiboutienne pour lutter contre la dictature d’Ismaël Omar Guelleh bat le plein à Djibouti ville avec le large rassemblement tenu Avenue Nasser le jour de l’Aïd El Fitr vendredi 9 septembre.

L’occasion de rappeler le rassemblement de l’Aïd était d’autant plus importante qu’une nouvelle gestation d’une opposition unie se fait jour depuis la réunion qui s’est tenue la semaine dernière à Paris entre le président du MRD Daher Ahmed Farah, le président de l’UAD et de l’UDJ Ismaël Guedi Hared, le Vice-président de l’ARD Mahdi Ibrahim God et d’autres personnalités de l’opposition djiboutienne.

Le CDS a proposé en conclusion que le 12 septembre soit une journée de commémoration et d’hommage à la mémoire du président Ahmed Dini Ahmed.

La rédaction de Réalité en ligne
ARD, Bruxelles, le 12 septembre 2010

___________________________ 1 – CDS

La rencontre de 12 septembre à Bruxelles à l’initiative du Congrès djiboutien pour la solidarité (CDS) a été un franc succès.

Bon nombre de nos ressortissants ont pris part à cette rencontre de mobilisation et de mémoire dédié en hommage au regretté : AHMED DINI AHMED père de la nation.

Elle s’est distinguée par la qualité et la sincérité de propos échangés.

Toutes les formations et les sensibilités politiques ont unanimement soutenus l’appel du milieu associatif.

Les personnalités annoncées ont honorés l’événement par leurs présences

Signalant que le président de l’UAD Mr :Ismail GUEDI HARED s’est excusé pour cause de réunion urgente à Paris. Néanmoins il a tenu à délégué M. Mahdi IBRAHIM GOD (vice président de l’ARD) qui s’est exprimé au nom de l’UAD.

Un compte rendu detaillé sera diffusé dans les prochaines jours.

12/09/10 (B569) Fête de l’Aïd – Le Palais de l’Escale est resté désespérement vide. (Un reportage documenté, qui nous est proposé par le Sergent Chef Ariko) (Deux précisions ont été apportées le 13/09 à 6h00 Paris)

Fait du Prince : Guelleh annule la cérémonie, au dernier moment, sans ne faire donner la moindre explication officielle et il se retire à Arta.

En fait, le jour de l’Aïd, le dictateur a dit à son entourage qu’il ne se sentait pas très bien.

Il aurait même dit qu il ne voulait voir personne et il aurait quitté Djibouti pour sa résidence d’Arta, seulement acompagné de Son chef de la securité présidentielle Mohamed Djama.

Même le premier ministre a été surpris. Le corps diplomatique, les hauts-gradés des differents corps d’armée, ainsi que les courtisans des deux sexes se sont presentés à la grille du palais présidentiel munis de leur carton d’invitation ….

Rien, tout était fermé.

Djama Darar, le chef du protocole de la Présidence a fait l’annonce de l’annulation de la réception.

Alors, pourquoi avoir envoyé autant d’invitations à tout ce beau monde, pour les faire éconduire par un second couteau, à la porte même du Palais ?

Les invités étaient furieux d’apprendre cela et d’une façon aussi cavalière.

On dit que Guelleh aurait demandé au Premier figurant, qui cumule cette charge avec celle de premier mnistre, de le remplacer pour la cérémonie.

Dileita aurait refusé « cet honneur suprème » en déclarant que comme tout le monde savait que le président était bien présent à Djibouti, les gens seraient choqués de n’avoir le droit qu’à une très petite doublure (sans envergure, comme chacun le sait ..!).

Qu’à cela ne tienne. Le Prince auto-proclamé, sur la voie du mandat à vie, a annulé la cérémonie sans ne donner la moindre explication officielle.

A-t-il craint que l’absence, pour cause de maladie grave, de son maestro prive la cérémonie de son caractère festif ? Son coeur de pierre a-t-il été atteint par la nouvelle de l’évacuation sanitaire de son troubadour flagorneur, vers les hôpitaux saoudiens ?

Toujours est-il que sans même se soucier des convenances, des règles minimum de politesse
et de courtoisie, le dictateur a pris le chemin de sa résidence confortable d’Arta …

Qu’allait-il y faire ?

Réfléchir aux nouvelles orientations de son régime décadent et proche de la fin ?

En parallèle, l’opposition a manifesté de façon visible, dans le calme.

Parallélement, au cours d’une grande manifestation, l’opposition a su démontrer ses forces et sa détermination pour mettre un terme à ce régime injuste et aux abois.

Hassan Saïd a demandé au Colonel Abdillahi Abdi de placer, en alerte, trois compagnies d’intervention de la police, qui ont pris position aux alentours de l’avenue Nasser et sur la route d’Arta à proximité du siège de l’UNDF.

Deux compagnies commandées par le capitaine Abdillahi Ibrahim Fod, ont pris respectivement position à la direction générale de la police nationale (caserne Youssouf Ali Chirdon) et à l’Accadémie de Police de Nagad

Le SDS aurait envoyé ses petites équipes mobiles, munies de caméras video, dernier cri, achetées a Dubaï, pour filmer les participants afin de faire pression ensuite sur eux et sur leur famille.

Contrairement à ce qui se passait autrefois, il en semble pas que ces manoeuvres d’intimidation aient empêché les gens d’aller écouter les discours de la vérité, alors que la voix de la bêtise a finalement décidé de jouer à guichets fermés au Palais, en éconduisant ses hôtes.

Les agents du SDS ont filmé les gens. Mais un peuple décidé, assuré de son bon droit, ne se cache plus comme avant.

Tout le système Guelleh pour diviser le peuple a volé en éclats : cloisonnement tribal et peur animale avaient disparu.

Les policers n’avaient pas le moral : être contraint de surveiller la foule, alors qu’ils auraient du passer la fête en famille en ce jour de l’Aïd, n’avait aucun caractère réjouissant.

Sans provocation, avec la force tranquille des gens honnêtes et assuré de leur légitimité, les manifestants se sont dispersés dans le calme, après la fin des discours.

On annonce que les leaders de l’opposition vont effectuer des visites de sensibilisation dans les différents quartiers de la capitale. Ce qui ne va pas manquer d’agacer, au plus haut niveau, les dirigeants de l’Etat voyou.

De nouvelles destructions d’habitation programmées à Arhiba ?

Pour faire contre-poids,
le premier ministre devrait partir en guerre contre les habitants d’Arhiba, coupables a ses yeux de préférer les rangs dynamiques de l’opposition aux vieilles barbes du RPP.

Les compagnies d’intervention de la police pourraient commencer à détruire le quartier d’Arhiba pour décaser les habitants et les repousser vers Balbala.

Mais ce qu’il ne mesure pas encore, c’est que, cette fois, les habitants d’Arhiba seraient bien décidés à ne pas quitter leur quartier et à résister s’il le faut.

Une nouvelle affaire Borrel, mais avec un citoyen de Malaisie ?

Les autorités de la Malaisie aurait demandé des explications sur la mort suspecte du directeur de la bank ICB. Ils exigeraient maintenant qu’une autopsie soit pratiquée par des médecins indépendants.

Panique à bord ! Haramous en ébulltion. Si l’autopsie était pratiquée, les medecins ne pourrait plus cacher le fait que l’homme a bel et bien été assassiné.

La présidence semble vouloir maquiller à tout prix, cette nouvelle mort suspecte, en suicide ou en maladie. Etrange ?

Allons-nous ouvrir une nouvelle affaire Borrel, mais malaisienne cette fois.
Des voix se sont élevées pour conseiller à la veuve d’exiger que l’on pratique une autopsie sur le corps de son mari. Un nouveau cadavre qui devrait certainement nous apprendre des choses sur ses meurtriers..

Un trésor trouvé à Balbala dans un sac abandonné. Trafic de faux dollars imprimés au port ?

Le Colonel Abdillahi Abdi a ouvert une enquête pour déterminer l’origine du magot découvert par un policer à Balbala.

Comment expliquer que l’on retrouve une telle somme d’argent, dans un sac abandonné à Balbala ?

Selon des sources policières qui ont requis l’anonymat, le magot ne serait constitué, dans les faits, que de faux US dollars.

Toujours selon les mêmes sources, les billets pourraient provenir du port de Djibouti où l’on imprimerait de la fausse monnaie. Dans ce cas, la fausse monnaie aurait pu être acheminée vers la Somalie où elle serait recyclée et blanchie contre des coupures authentiques. L’un des passeurs a-t-il perdu sa sacoche, une nuit, à Balbala ?

Il l’aurait cherchée en vain. Et comble, c’est un policier qui a découvert cette fausse fortune.

Les dollats seraient faux. L’un des banquiers de la place aurait confimé ce point à Abdillahi Abdi qui a quand même pu récupérer la malette et les fausses coupures.

Informé par Abdillahi Abdi, Hassan Saïd a prévenu le dictateur. Leur problème, c’est que le colonel Abdillahi Abdi avait toujours été tenu à l’écart de ce trafic de fausse monnaie qu’il a découvert à cette occasion (pourtant le trafic n’est pas nouveau !)

Le ministre Yacin s’intéresse aussi à cet argent. Il exigerait maintenant sa part des bénéfices. Sauf que … le colonel ne veut pas lacher la pièce à conviction qu’il détient.

On dit que Yacin aurait pour projet de transférer les faux dollars au Somaliland pour les échanger contre des vrais. La chose semble possible, car un témoin a confirmé que si les billets sont faux, c’est parce qu’ils sont produits dans une imprimerie spécialisée du port. Mais ils ne présentent, à l’oeil nu, aucune différence avec les vrais. Il faut utiliser des appareils spécialisés pour les identifier.

Y aurait-il des liens avec le décès suspecte du patron de la banque ICB, le malaisien ? Interrogé, un proche des milieux officiels d’investigation pense la réponse est « oui » mais il poursuit en affirmant que pour le moment il n’y aurait pas la moindre preuve pour confirmer son sentiment.

Selon ce témoin, le malaisien etait très stricte et sa banque refusait de céder aux sordides chantages imaginés et mis en oeuvre par le régime corrompu, pour imposer d’effectuer des opérations financières illégales.

A l’origine, la Banque centrale du Beauf’, Djama Haid aurait refusé l’argent que le pauvre policier de Balbala a découvert.

Renversement de tendance.

Djama Haid, caissier en Chef de la Banque centrale exigerait maintenant qu’on lui remette cet argent.

Au final, le pauvre flic aurait été placé aux arrêts de rigueur à la caserne de Nagad, alors qu’il n’a fait que son devoir et qu’il n’est pour rien dans les luttes intestines qui opposent les proches de Guelleh : chacun voulant récupérer les faux dollars pour les échanger contre des vrais à son seul bénéfice. Malheureusement toutes les formes se ferment devant lui.

L’affaire divise la police nationale.

Le directeur de la sécurité publique, tortureur notoire des Djiboutiens, Omar Hassan Matan ne raterait jamais une aussi belle occassion pour éliminer Abdillahi Abdi qui soutient son pauvre flic de Balbala, incarcéré abusivement.

Abdillahi Abdi aurait desavoué cette politique de pourrissement qui sévit au sein de la police nationale. Il a encaissé le coup mais il ne pourra rien faire contre Omar Hassan Matan qui a le soutien personnel de la dame de fer qui commande Djibouti, dans les faits.

Cette affaire de faux dollarts est connue depuis longtemps à Djibouti. Le plus souvent, l’argent était envoyé au Nigeria via le port de Lagos.

Il faut savoir que le port de Djibouti est devenu une vraie passoire pour les trafiquants de drogue et autres contrebandiers de tout poil. Cela dure depuis longtemps, mais la tendance est à la multiplication des trafics.

N’oublions pas qu’avant son élection en 1999, IOG avait besoin d’argent. Avait-il demandé à son ami Barkhat Gourad, qui avait des relations avec les italiens de les informer du fait qu’ils pouvaient faire transiter leurs cargaisons de drogues par le port de Djibouti sans risque. Barkhat Gourad aurait pu obtenir un milliard de lires en échange de cette protection d’Etat ! (* Env 500.000 € – NDLR).

La Nation avait sorti les grandes trompettes pour affirmer que l’Italie venait en aide à Djibouti. En réalite, cet argent a été utilisé exclusivement par IOG pour financer sa campagne en 1999.

Reconnaissant, IOG a reconduit Barkhat Gourad à la primature. Sur cette photo du premier gouvernement d’IOG, on voit Barkhat Gourad a ses cotés.

C’est la maladie qui a contraint Barkhat a quitté ses fonctions, mais il aurait conseillé le choix de son remplacant, en recommandant de nommer Dileita, alors que ce dernier dormait sagement dans son ambassade d’Addis Abeba. Le bénéficiaire aurait reconnu d’ailleurs qu’il aurait été informé de sa nomination par un appel personnel de Guelleh : c’est ce qu’il a déclaré à un journaliste, Mohamed Ahmed Mahe qui dérangeait beaucoup à La Nation, car il posait trop de questions. En remerciement, ce journaliste aurait été mis au « placard ».

Pour récompenser Barkhat et pour le protéger des griffes de la justice djiboutienne, IOG l’a nommé Ambassadeur de Djibouti auprès du Vatican mais avec résidence à Djibouti. Selon nos informations, il ne serait même jamais allé présenter ses lettres de créance au Saint-Siège …

L’héritage de Guelleh

Des trafics au port de Djibouti, des morts suspectes, une guerre de frontière non finie, la corruption à un niveau jamais atteint, un chômage endémique qui tue à petit feu la jeunesse djiboutienne, un exode massif des Djiboutiens vers les pays européns et canadiens, une armée condamnée à la misere, un lendemain sans avenir, le détournement à visage découvert des revenus du pays, une equipe de Warabeh qui détient le pouvoir sans partage, des ministres qui s’entre-déchirent, un parti RPP divisé sur fond de renouvellement du mandat presidentiel, une vie devenue trop chere, des délestages (eau, électricité) quasi permanents, des coupes sombres dans les salaires pour cause de restriction budgetaire, une economie au rouge, des investisseurs étrangers qui fuient le pays comme des lièvres, un système éducatif en faillite, un service de santé dans le coma.

Tout cela a-t-il affecté la santé physique et mentale du dictateur à un point tel qu’il a annulé la réception où étaient invités des membres du corps diplomatique, des plus haut-gradés et des plus hautes personnalités. Cela ne s’était jamais vu dans aucun pays, sauf motifs graves (Guerres, catastrophes naturelles, décès d’une personnalité de premier plan …). Il y a toujours moyen d’excuser l’absence d’un Chef de l’Etat et d’utiliser un ou une « remplaçante ».

Tous les symptomes d’un pays à la dérive.

Les artistes quittent le navire

Le jeune chanteur Awaleh Asri (Awaleh nouveau ) voudrait-il quitter, lui aussi, le pays. Il aurait sollicité un visa auprès des Ambassades de l’Union européenne. Awaleh Asri ne pourrait plus supporter les souffrances de la population, de ses soeurs et de ses frères.

Quand les artistes fuient leur pays comme la peste, cela nous donne un nouveau signe de déliquescence du régime. Auparavant Hassan Wado avait fui vers la Suède

On monte de moins en moins de pièces de théâtre. Le grand comédien Ahmed Mohamed Moussa dit Gafaneh aurait été empoisonné, par un de ses cousins, alors qu ils broutaient ensemble devant un match de foot diffusé par la TV arabe via Arabesat.

Gafaneh avait monté une pièce de théâtre intitulée « Jouha aya kadadhinayia jaheile » autrement dit « qui va raisonner Jouha pour acepter l’amour ». Mais c’était codé et chacun a bien découvert que c’était un appel direct à IOG pour instaurer la democratie.

Le SDS a décortiqué la pièce mais trop tard : le mal était fait et l’artiste l’a payé au final de sa vie.

Le chanteur Saïd Hamarkor qui est décédé à Djibouti dans des conditions lamentables avait affirmé que le texte de la pièce ne concernait pas le pouvoir.

Sauf qu’après la réprésentation, Hachi Abdillahi Orah a compris le sens la métaphore et il a compris que cette piece insultait directement IOG et sa femme Kadra la folle.

Informés IOG et Kadra ne pouvait pas faire tuer Gafaneh sans prendre des précautions. Les gens adoraient ses rires et ses propos dignes d’un djiboutien ordinaire. En plus, une autre pièce « tourne ina dheer » insultait aussi le pouvoir mal acquis d’IOG.

C’en etait trop ! IOG et le SDS ont finalisé leur plan pour éliminer Gafaneh. Des sources crédibles affirment que le poison a été importé d’Ethiopie. Un cousin de l’artiste a accepté d’éxécuter la sale besogne. Il aurait versé le poison dans le coca-cola de Gafaneh. Apres quelques gorgées, Gafaneh a craché du sang. Il aurait été transporté, mourant dans un taxi, mais il est mort en cours de route.

Au même moment, IOG participait au sommet de Tunis de la Ligue arabe.

Histoire de dire qu’absent du pays, il n’était pour rien. Prévenu par téléphone, IOG n’a pas anticipé son retour au pays afin d’assister à l’enterrement. Il a délégué son premier ministre Dileita.

Toute la population de Djibouti était sous le choc. Gafaneh nous avait quitté. L’opposition a réclamé une autopsie mais comme d’habitude en pareils cas, le pouvoir l’a refusé.

Les gorilles de Kadra Haid sont venus pour intimider son épouse afin qu’elle ne réclame pas l’autopsie, en échange d’une compensation financière pour la perte de son mari Gafaneh et l’éducation des enfants.

Les gens se demandaient pourquoi l’Etat versait une telle somme d’argent à la veuve alors qu’il n’avait jamais subventionné le mari lorsqu’il était en vie.

Gafaneh a marqué et marquera pour lontemps la nation djiboutienne. Jusqu’à ce jour, l’Etat a refusé de donner son nom à l’une des avenues de la capitale. Assassinat passé sous silence, comme tant d’autres …

Il temps que la nation djiboutienne se lève et jette hors de notre pays, toute cette bande de voyous et de profiteurs.

Il faut changer ! Ca doit changer et vite ! Ca va changer, inch Allah : telle sera notre devise.

Sergent Chef Ariko
Votre camarade de lutte
Londres

11/09/10 (B569) A lire sur le site de l’ARD et repris sur le nôtre, avec l’aimable autorisation du Webmaster : compte-rendu de la manifestation de Djibouti organisée par l’UAD.

Les Djiboutiens répondent massivement à l’appel de la liberté

Sous une température élevée et une humidité de saison, c’est en masse que les Djiboutiens se sont déplacés à l’appel de l’UAD pour fêter l’Aïd avec la coalition de l’opposition.

Une communion entre le peuple et l’U.A.D. a été palpable à l’avenue Nasser au centre des quartiers populaires de Djibouti-ville tandis que le R.P.P. n’a pas fêté de rupture de jeûne avec ses militants ni leur président n’a daigné présenter les traditionnels vœux au peuple.

Les dirigeants de l’U.A.D. se sont tour à tour employés à dresser un bilan du règne du RPP : du parti unique officiel d’antan, responsable du déclenchement de la guerre civile, au monopartisme déguisé d’aujourd’hui, violeur de l’Accord de Paix et de la Constitution, le caractère désastreux de son « mandat » sur les plans économique et social a fait l’unanimité.

Les Djiboutiens ont pu se déplacer en masse précisément malgré le déploiement massif de forces de l’ordre qui ont empêché des centaines de manifestants de Balbala de rejoindre l’avenue Nasser.

Les dirigeants de l’UAD ont surtout, compte tenu de l’incurable surdité du pouvoir, tiré la conclusion qu’il fallait désormais s’atteler à chasser le R.P.P, et pour ce faire, à intensifier la Mobilisation générale au cours du dernier trimestre de cette année.

L’UAD promet de multiplier dès octobre 2010 ses réunions de concertation et de relancer les démarches diplomatiques en s’engageant à en tenir régulièrement informé le peuple.

En attendant, la fermeture hermétique du régime à toute évolution démocratique et sociale prônée par l’opposition démocrate et les syndicats, ainsi que ses multiples fuites en avant, ont conduit l’Etat-RPP à un dépôt de bilan sans appel.

L’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) a appelé le peuple à la plus grande vigilance et à ne pas céder aux provocations du RPP enclin à créer et à entretenir des tensions pour perdurer.

Mohamed Ali Abdou,
Porte-parole de l’ARD,
Djibouti, le 10 septembre 2010

11/09/10 (B569) Grande manifestation de l’opposition, hier vendredi à Djibouti à l’occasion de la fête de l’Aïd-el-Fitr. Nous publions sans attendre, les premières photos que nous venons de recevoir. Nous attendons maintenant les principaux extraits des discours qui ont été prononcés par les personnalités présentes. (Infos correspondant)

Ces quatre photos permettent de mesurer l’importance de l’engagement populaire contre le régime et le 3ème mandat. Sachant par ailleurs que le pouvoir et les forces armées et policières au service exclusif du dictateur et de son épouse, font tout leur possible pour empêcher les manifestations, en harcelant les familles.