09/03/07 (B385-B) Questions de la BBC à la Communauté Afar en Angleterre. Ethiopia’s Afar community (Info lectrice)

Q&A:
Ethiopia’s Afar community

Diplomatic efforts to free five British citizens feared kidnapped in the far
north of Ethiopia have focused media attention on one of the most desolate
parts of the world.

The abductions took place last Thursday in the north of the large but sparsely
populated Afar Region, a desert area noted for its lawlessness.

Although the president of Afar, Ismail Ali Sero, has accused Eritrean soldiers
of kidnapping the group, local rebels are known to have kidnapped tourists
in the past.

Who are the Afars?

About 1.4m Afars live in Ethiopia with smaller, but still
very significant, Afar communities living as minorities in the neighbouring
countries of Eritrea and Djibouti.

Most Afars are nomadic herders. Some also trade in the salt that can be mined
from the Danakil Depression, a very hot and barren area lying below sea level
and straddling the Eritrea-Ethiopia border.

The Afars have their own language, Afar. Almost all of them are Sunni Muslims.

What is known about the area?

The region is known for frequent non-political banditry
and therefore the Ethiopian government requires tourists visiting the area
to be accompanied by a police escort.

Further danger arises from the area’s proximity to the border between Ethiopia
and Eritrea who fought a fierce two-year war in 1998.

Although a ceasefire between the two countries is in place, it remains fragile
and a permanent settlement to the border dispute continues to be elusive.
Both sides maintain a hostile media campaign against each other.

Adding to the danger is the existence of a small rebel group.

Who are the rebels?

The Afar Revolutionary Democratic Unity Front (ARDUF) has been active for
more than a decade.

It was founded in 1993, bringing together three existing Afar organisations.
It kidnapped some Italian tourists in 1995, later releasing them unharmed.

An earlier rebel group, the Afar Liberation Front (ALF), fought against the
then-communist government of Ethiopia between 1975 and 1991. The ALF later
continued to lobby for Afar interests but not through military means.

Another, separate, Afar insurgency was mounted in 1991 to 1994 in neighbouring
Djibouti by the Front for the Restoration of Unity and Democracy (FRUD). A
splinter faction continued to fight until 2000.

What are the rebels’ aims?

The ARDUF seeks the creation of an independent Afar homeland, which would
include areas of Ethiopia, Eritrea and Djibouti.

There is disagreement on whether this would be an internationally recognised
sovereign state or an autonomous region within Ethiopia.

The group has always been very firm, however, in opposing the existence of
the separate state of Eritrea, as the creation of that country split the Afar
homeland.
In Eritrea, Afars dominate the southeast of the country, including the Red
Sea port of Assab. One of the ARDUF’s slogans is “The Red Sea belongs
to the Afars!”

What are the rebels doing now?

During the 1988 Ethiopia-Eritrea border war, the ARDUF took Ethiopia’s side
and declared a ceasefire in operations against Ethiopian forces.

In 2002, one faction of the ARDUF went even further in its reconciliation
with Addis Ababa and declared that it would permanently abandon armed struggle
in favour of peaceful involvement in Ethiopian politics.

But a rival faction denounced this move, declaring that ARDUF leader Mohamooda
Ahmed Gaas had been expelled for treasonable activities and vowed to continue
the secessionist campaign by military means.

However, the intensity of the ARDUF’s military operations in recent years
does appear to have been weakened by these internal disagreements. At most,
it has been conducting a rather low-level insurgency.

But in 2003, Afar militants issued a warning to foreigners not to enter the
Afar region to demarcate the disputed Ethiopia-Eritrea border as they oppose
the existence of any boundary that divides the Afar people.

08/03/07 (B385-B) Sans nouvelle des cinq otages européens disparus en Ethiopie, les autorités lancent une véritable chasse et se concentrent sur plusieurs pistes, en particulier les piste “ERYTHREENNE” et “AFAR”. (3 dépêches – Info lectrice)

________________________________
1 – AFP

Ethiopie
: cinq Européens otages depuis une semaine, deux pistes privilégiées

Par Emmanuel GOUJON

ADDIS ABEBA (AFP) – Une semaine après le rapt de cinq Européens
en Ethiopie dans une des régions les plus hostiles au monde, plusieurs
pistes, érythréenne et afar, sont évoquées, alors
qu’aucune revendication n’a été formulée dans cette affaire
mystérieuse où les autorités restent quasi muettes.

Les Européens sont trois hommes de nationalité britannique qui
étaient accompagnés de deux femmes, une Française et
une Italo-britannique. Ils travaillent tous dans des services de l’ambassade
de Grande-Bretagne à Addis Abeba, à l’exception de la ressortissante
italienne qui est l’épouse du directeur du British Council dans la
capitale éthiopienne.

Ils ont été enlevés avec une dizaine d’Ethiopiens le
1er mars à l’aube dans le village d’Hamed Ela (nord-est), à
une cinquantaine de kilomètres de la frontière avec l’Erythrée,
un marché du sel servant de base aux tours opérateurs qui font
visiter la région Afar à des milliers de touristes chaque année.

Cette région semi-désertique est réputée pour
ses mines et lacs de sel situés en-dessous du niveau de la mer, ainsi
que ses zones volcaniques, où la température dépasse
parfois les 50 degrés.

"Plus le temps passe et plus on est inquiet sur leur état de santé",
reconnaît une porte-parole du Foreign Office qui a envoyé une
équipe d’une dizaine de personnes enquêter sur le terrain, dont
un expert en kidnapping selon BBC.

Aucune revendication ou rançon n’a encore été formulée
publiquement pour cet enlèvement conduit, selon la police éthiopienne,
par "des hommes armés".

La thèse du banditisme semble peu crédible dans la mesure où
les trois véhicules dans lesquels voyageaient les otages ont été
abandonnés à Hamed Ela et retrouvés avec des impacts
de balle.

Deux autres hypothèses sont avancées: la piste érythréenne
et la piste afar.

Les otages "sont retenus dans la zone de We’ima en Erythrée",
à une vingtaine de kilomètres de la frontière éthiopienne,
a rapporté mercredi soir l’agence éthiopienne de presse ENA
(officiel), en citant des témoins.

Une thèse qu’avait déjà avancée la semaine dernière
le président de la région Afar, Ismail Ali Sero, accusant les
ravisseurs d’être des "soldats érythréens" et
d’avoir emmené les otages en Erythrée.

De son côté, le gouvernement fédéral éthiopien,
qui a dépêché des militaires et des policiers dans la
région Afar, avait affirmé lundi qu’il ne pouvait "accuser
personne".

L’Erythrée, qui entretient des relations très tendues avec Addis
Abeba depuis leur guerre frontalière (1998-2000), a démenti
vigoureusement et à plusieurs reprises être impliquée
dans l’affaire: cette accusation est un "mensonge flagrant", selon
le ministère des Affaires étrangères à Asmara.

Une autre thèse a été avancée mercredi dans la
journée, cette fois par la Grande-Bretagne, jusqu’à présent
presque muette. "Les indications portent à croire qu’il est probable
que ce soit un problème régional Afar", a déclaré
à l’AFP la porte-parole du ministère britannique des Affaires
étrangères, ajoutant n’écarter "aucune piste".

Les Afars, musulmans sunnites en majorité, sont répartis entre
trois pays de la Corne de l’Afrique, l’Ethiopie, Djibouti et l’Erythrée.
Une rébellion de basse intensité est présente dans cette
zone, revendiquant l’indépendance pour les Afars, notamment contre
l’Ethiopie où vivent 1,4 million des 1,8 millions d’Afars.

En 1995, neuf touristes italiens avaient été enlevés
par des tribus afars dans la zone frontalière entre l’Erythrée
et l’Ethiopie, avant d’être libérés après deux
semaines.

________________________________ 2 – AFP

Rapt d’Européens en Ethiopie : la Grande-Bretagne sur la piste afar

ADDIS ABEBA (AFP) – La Grande-Bretagne a estimé mercredi "probable"
que l’enlèvement de cinq Européens dans le nord-est de l’Ethiopie
soit lié au "problème régional Afar", du nom
de la région où ils ont été capturés, frontalière
avec l’Erythrée.

"Nous n’écartons aucune piste. On ne peut pas être catégorique,
mais les indications portent à croire qu’il est probable que ce soit
un problème régional Afar", a déclaré une
porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères
à Addis Abeba.

"Nous sommes en train de restreindre le nombre d’options. Je ne peux
pas entrer dans les détails, ce serait irresponsable", a-t-elle
ajouté, évoquant la sécurité des touristes capturés
le 1er mars à Hamed Ela (région Afar).

Les enquêteurs britanniques, arrivés vendredi en Ethiopie, semblent
donc écarter de plus en plus la thèse du président de
la région Afar, Ismail Ali Sero, qui avait accusé la semaine
dernière les ravisseurs d’être "des soldats érythréens"
et d’avoir emmené les otages en Erythrée.

De son côté, le gouvernement éthiopien a affirmé
qu’il ne pouvait "accuser personne", et l’Erythrée, qui entretient
des relations très tendues avec Addis Abeba depuis leur guerre frontalière
(1998-2000), a démenti à plusieurs reprises être impliquée
dans cette affaire.

Les touristes enlevés sont quatre Britanniques et une Française.
L’un des otages britanniques, une femme, a aussi la nationalité italienne.

Les Afars sont répartis entre trois pays de la Corne de l’Afrique,
l’Ethiopie, Djibouti et l’Erythrée. Une rébellion de basse intensité
est présente dans cette zone, revendiquant l’indépendance pour
les Afars, notamment contre l’Ethiopie.

Mardi soir à Addis Abeba, l’ambassade britannique en Ethiopie a organisé
pour la presse un briefing sur la région Afar et ses "complexités",
semblant confirmer l’orientation de l’enquête. "La région
Afar d’Ethiopie est l’une des plus pauvres du pays, avec le plus bas niveau
d’infrastructures et d’équipements", a expliqué lors de
cette rencontre Paul Ackroyd, chef du Département pour le développement
international (DFID) de l’ambassade britannique à Addis Abeba.

Certains des touristes disparus travaillaient pour ce département de
l’ambassade à Addis Abeba. La région Afar est "une région
qui émerge après avoir été longtemps marginalisée",
a ajouté M. Ackroyd, notant qu’elle compte "environ 1,4 million
de personnes sur 75 millions d’Ethiopiens". "La majorité
de la population est nomade, c’est une zone où il y a beaucoup de conflits",
a-t-il ajouté, précisant que le DFID "tente de faire entendre
(la voix de ces populations) et subventionne un programme pour réduire
la pauvreté".

________________________________ 3 – AFP

Ethiopie : toujours sans nouvelles des otages
européens, dont une Française


Par Aaron MAASHO

MEKELE (AFP) – Six jours après l’enlèvement en Ethiopie
de touristes européens, dont une Française, les autorités
britanniques et éthiopiennes étaient toujours officiellement
sans nouvelles des otages kidnappés par des hommes armés dans
une région inhospitalière du nord du pays.

Paris a annoncé mardi qu’une Française était au nombre
des cinq Européens, qui travaillent pour l’ambassade du Royaume Uni
à Addis Abeba. Trois autres sont britanniques selon des sources proches
de l’enquête et la quatrième a la double nationalité britannique
et italienne.

Lors d’un point de presse mardi soir à Addis Abeba, une porte-parole
du ministère britannique des Affaires étrangères a précisé
que pour le Foreign Office, ces touristes étaient "portés
disparus" et non "kidnappés".

"Nous ne pensons pas qu’il y a une raison particulière derrière
cette affaire. Ils sont portés disparus, nous ne disons pas qu’ils
ont été kidnappés parce que personne n’a jusqu’à
présent revendiqué une responsabilité, il n’y a pas eu
de demande particulière", a-t-elle dit sous couvert d’anonymat.

Elle a par ailleurs exclu que les touristes se soient trouvés dans
leurs véhicules – retrouvés dans la localité de Hamed
Ela (nord-est) où l’enlèvement a eu lieu le 1er mars à
l’aube – quand ceux-ci ont été criblés de balles. "Nous
ne pensons pas que les gens étaient dans les véhicules quand
ils ont été visés par des tirs", a-t-elle dit.

Une équipe d’experts du Foreign office qui a enquêté lundi
à Hamed Ela, est rentrée mardi à Mekele, la ville la
plus importante à proximité du lieu du rapt.

Elle n’a fait aucun commentaire à la presse sur les constatations effectuées
sur les trois véhicules tout-terrain qui transportaient les personnes
enlevées. L’un était endommagé par une explosion et les
deux autres portaient de nombreux impacts de balles.

Une dizaine d’Ethiopiens ont également été enlevés
lors de cette attaque. Selon des sources concordantes, les prisonniers ont
été emmenés par des hommes armés. Aucune revendication
n’a pour le moment été rendue publique.

A Paris, le ministre français des affaires étrangères,
Philippe Douste-Blazy, a indiqué que "cinq personnes travaillant
pour l’ambassade britannique à Addis Abeba ont été enlevées
dans le nord de l’Ethiopie. L’une de ces personnes est une ressortissante
française".

La région Afar, où les touristes ont été enlevés,
est proche de l’Erythrée, qui entretient des relations très
tendues avec l’Ethiopie depuis leur guerre frontalière (1998-2000).

Mis en cause par un responsable local éthiopien et une personne présentée
par les autorités comme un témoin, le gouvernement érythréen
a formellement démenti toute implication alors que le gouvernement
éthiopien a assuré ne pas être en mesure d’accuser quiconque.

La région Afar, réputée l’une des plus chaudes du monde
et appréciée des touristes pour ses paysages désertiques
et volcaniques et ses lacs de sel, est considérée comme peu
sûre en raison notamment de la présence d’au moins trois groupes
armés autonomistes afars.

Interrogé par l’AFP, le Foreign Office à Londres a indiqué
mardi ne pas disposer de nouvelles informations et travailler en contact étroit
avec les gouvernements érythréen et éthiopien, ainsi
qu’avec ses partenaires européens.
Selon la presse britannique, des commandos sont en état d’alerte pour
lancer une éventuelle opération de sauvetage.

A Addis Abeba, le porte-parole du ministère éthiopien des Affaires
étrangères, Solomon Abebe, a indiqué mardi "ne pas
avoir de nouvelles informations" sur l’affaire.

De son côté, la Mission de l’ONU en Ethiopie et en Erythrée
(Minuee), chargée de surveiller la frontière entre les deux
pays après leur conflit frontalier, a assuré mardi à
Asmara ne pas avoir de nouvelles informations, mais s’est dite être
à apporter "une aide médicale et logistique" si besoin.

06/03/07 (B385-B) Guardian / Vehicles found at Ethiopia kidnap site.

Search teams have
finally reached the remote site in Ethiopia where five Britons and 13 Ethiopians
were kidnapped last week.

Three vehicles were discovered in the village of Hamedela, all of which appeared
to have been damaged by an explosion, but there was no sign of the missing
group.

Elite SAS forces are believed to be on the ground in remote north-eastern
Ethiopia to help secure the release of the five Britons, although the Ministry
of Defence would not officially confirm reports.

Residents of the regional capital, Mekele, said they had seen and spoken to
SAS operators in the region working to secure the Britons’ release.

The kidnapped group went missing on Thursday while travelling in Ethiopia’s
Afar desert, a barren expanse of salt mines and volcanos 500 miles north-east
of the capital, Addis Ababa.

The Britons are employees of the British embassy in Addis Ababa and their
relatives, while the Ethiopians are drivers and translators.

The Associated Press news agency said one of its cameramen had seen two abandoned,
shot-up British embassy vehicles today in Hamedela, a remote village that
is the last staging post before the area’s famous salt lakes.

The vehicles – a Toyota Land Cruiser and a Land Rover Discovery – still had
luggage, shoes and mobile phones inside.

Diplomats have been working frantically in Addis Ababa and remote towns in
the Afar desert.

Foreign Office minister Geoff Hoon said that every effort is being made to
ensure the safe return of the kidnapped Britons.

A team of 10 experts, known as a rapid deployment team, flew in to Ethiopia
yesterday to join the operation.

Eritrea dismissed claims that its soldiers had snatched the westerners in
the Afar desert region of Ethiopia and marched them to a military camp.

The information minister, Ali Abdu, said the claims, made by senior Ethiopian
officials, had been fabricated to make Eritrea look bad.

The Foreign Office said it was in contact with senior members of both the
Ethiopian and Eritrean governments.

Meanwhile, a group of French tourists, who had been missing since Thursday,
returned and said they had not been kidnapped, as previously feared.

The group arrived in Mekele, the Afar region’s capital, and said they did
not have a satellite phone to check in with their tour company.

It was also reported that five of the 13 missing Ethiopians had been found
near the border.

Relations between Ethiopia and its neighbour have been strained since Eritrea
gained independence in 1993 after a 30-year guerrilla war.

Bandits and a small rebel group operate in Afar, where the famous Ethiopian
fossil of Lucy, the earliest known hominid, was discovered in 1974.

The Ethiopian government requires tourists to travel with armed guards when
visiting the region.

The BBC correspondent Adam Mynott said diplomats had been forced to negotiate
by satellite phone from the village of Berahle to gain access to the site,
which is in a restricted zone.

He said British diplomats were carrying out interviews with witnesses in an
effort to find out what happened.

Witnesses spoke of about armed 50 men bursting into the small settlement close
to the Eritrean border in northern Ethiopia.

There was “pandemonium” and a group, along with a number of guides,
were walked north out of the village towards the Eritrean border. Since then
there has been no word from them or their kidnappers.

06/03/07 (B385-B) GUARDIAN : Ambassador pleads for help in search for kidnap Britons as wrecked vehicles found – L’Ambassadeur britannique en Ethiopie lance un appel pour obtenir des informations sur les personnels kidnappés, sur un mode émotionnel. (Info lectrice – En anglais)

Britain’s
ambassador to Ethiopia made an emotional appeal for information about the
five Britons snatched from a remote border area last night as efforts to negotiate
their safe release were stepped up.

Foreign Office officials said that progress was being made in the search for
two women and three men who were kidnapped at the end of a adventure tour
on Thursday, with senior diplomats engaged in round the clock talks with the
Ethiopian and Eritrean governments.

All five victims – who cannot be named due to a government reporting restriction
– are members of staff from the British embassy in Addis Ababa, relatives
of diplomats or officials from the Department for International Development.

Speaking yesterday as investigators examined the group’s shrapnel-damaged
vehicles, the ambassador, Bob Dewar, said there were local people who were
“willing and able to facilitate their safe return.”

“We stand ready to hear from anyone with information relating to the
group’s disappearance,” said Mr Dewar, who knows the missing Britons
personally and was speaking publicly for the first time since the kidnapping.
“They are husbands, fathers and sons; wives, mothers and daughters. Their
families miss them terribly and want them home.”

The group had been travelling through the remote Afar region, which is popular
with European adventure tourists, when they were taken by an armed gang from
their compound in Hamedela, a small village just south of the Eritrean border.
A dozen local Ethiopians, including the group’s cook and guide, were also
kidnapped.

When British investigators reached the site around midday yesterday, they
found three partly charred four-wheel-drive vehicles, including a Toyota Landcruiser
and Land Rover Discovery belonging to the tour party. The findings appeared
to corroborate reports from witnesses in Hamedela on Friday that said the
kidnappers had sabotaged the empty vehicles to stop them being used in a chase.

A Foreign Office spokeswoman in the Ethiopian capital, Addis Ababa, said the
discovery of the vehicles was “distressing”.

“It underlines the gravity of the situation,” she added.


In Hamedela yesterday, villagers repeated earlier accounts of how dozens of
men in military uniforms had marched the group across the desert towards Eritrea
at 2am on Thursday.

A man who claimed to have been released by the kidnappers was presented to
journalists by local officials. He said his captors wore Eritrean army uniforms.

Like earlier reports that the Britons had been sighted at an Eritrean military
camp, the account could not be verified.

As concern grows about the hostages condition – Afar is one of the hottest
and most inhospitable regions in the world – British officials said it was
still not clear who had taken the group or where they were being held.

SAS liaison officers are on the ground in the region although a Foreign
Office source said there were no plans for a rescue attempt.

Mr Dewar said the abduction may have been a case of mistaken identity
and the investigating team was still “exploring every possibility”.
More staff may be flown out from London to assist with the investigation,
he added.

Although UK officials are in close contact with the Ethiopian and Eritrean
governments, hopes of cooperation between the neighbours is thought unlikely.
Officials from both countries, who fought a border war just seven years ago
and took opposites sides in the recent conflict in Somalia, have accused each
over the kidnapping.

The president of the Afar region in Ethiopia has publicly blamed the Eritrean
military. While the government in Addis Ababa had been more circumspect, it
has done little to dispute the theory that its northern neighbour had planned
the mission as a stunt to attract world attention to the disputed border.
Eritrea claims that Ethiopia broke international law by refusing to allow
an independent boundary commission to demarcate a new border.

Eritrea, which maintains a perpetual state of war readiness due to the continuingh
border dispute, has described accusations of its involvement in the kidnapping
as “crazy”.

Speaking on BBC radio, Eritrea’s information minister, Ali Abdu, said: “They
[Ethiopia] have that kind of habit, to blame Eritrea for whatever things that
happen. I would not rule out that this is some kind of staged drama cooked
up by the regime in Addis Ababa.”

A third theory is that the kidnappers were Afar separatist rebels
who did not realise the value of their hostages.

06/03/07 (B385-B) REUTERS : Selon l’Ethiopie, les Européens disparus sont en Erythrée. (Info lectrice)

BERAHILE,
Ethiopie (Reuters) – Les autorités éthiopiennes réaffirment
que les cinq Européens, dont des diplomates britanniques, disparus
la semaine dernière dans le nord-est de l’Ethiopie étaient retenus
en otages en Erythrée.

A Paris, le ministre français des Affaires étrangères,
Philippe Douste-Blazy, a déclaré être en contact avec
les autorités britanniques à Londres et à Addis-Abeba
car une ressortissante française figure parmi les captifs.

Le gouvernement erythréen a nié être en quoi que ce soit
lié à l’enlèvement, dans la région éthiopienne
reculée de l’Afar, de ces Européens, tous liés à
l’ambassade de Grande-Bretagne à Addis-Abeba.

Le chef de la police éthiopienne dans cette région, Adem Moussa,
a déclaré que, selon ses informations, des hommes en uniformes
érythréens avaient pénétré sur le sol éthiopien
et enlevé les Européens avant de se replier sur le territoire
de l’ancienne colonie italienne.

Le commandant local de l’armée éthiopienne, Gebremarian
Hadush, qui a précisé que les otages étaient détenus
à Wiema, une localité frontalière erythréenne,
n’a pas exclu que les ravisseurs soient des rebelles séparatistes afars.

“Ils travaillent avec les Erythréens. Ils doivent avoir manigancé
cela ensemble”, a-t-il dit en précisant qu’il revenait au gouvernement
fédéral d’Addis-Abeba de décider éventuellement
de lancer une opération pour leur venir en secours.

Deux des véhicules qui transportaient le groupe ont été
retrouvés criblés d’éclats à Hamad-Ile, à
une cinquantaine de kilomètres de la ville de Berahile, mais les enquêteurs
éthiopiens n’ont pas voulu fournir plus de précisions pour des
raisons de sécurité.

A Addis-Abeba, l’ambassade de Grande-Bretagne a déclaré que
cette découverte avaient été “extrêmement
éprouvante” pour les familles des disparus.

Des habitants de Hamad-Ile racontent qu’une cinquantaine d’hommes en uniformes
de l’armée érythréenne ont enlevé les otages avant
de jeter une grenade sur leurs véhicules pour couvrir leur fuite. Personne,
pour le moment, n’a revendiqué l’enlèvement.

06/03/07 (B385-A) AFP / Otages étrangers : l’Ethiopie dédouane l’Erythrée, Londres mobilise les commandos d’élite

Par
Emmanuel GOUJON

ADDIS ABEBA (AFP) – Les autorités éthiopiennes se sont,
pour la première fois lundi, explicitement refusé à mettre
en cause leur voisin érythréen dans un rapt d’Européens
la semaine dernière, alors que, selon la presse britannique, Londres
a mobilisé des commandos d’élite pour les libérer.

Dans le même temps, des consultations se poursuivaient à Addis
Abeba entre diplomates britanniques et responsables éthiopiens pour
trouver une issue à la crise, ouverte le 1er mars avec la disparition
dans le nord-est de cinq européens liés à l’ambassade
du Royaume-Uni, et d’une dizaine d’Ethiopiens.

Selon des témoins, les disparus ont été enlevés
par des hommes armés, dans le nord-est du pays, près de la frontière
avec l’Erythrée, avec laquelle l’Ethiopie entretient des relations
tendues depuis leur guerre frontalière (1998-2000).

“Nous ne pouvons accuser personne”,
a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère
éthiopien des Affaires étrangères, Solomon Abebe.

Auparavant, un responsable local avait affirmé que
des soldats érythréens étaient impliqué dans ce
rapt. Asmara avait formellement démenti ces accusations.

L’Erythrée a affirmé lundi que les otages enlevés n'”étaient
pas en Erythrée”.

“Aujourd’hui, au moins nous savons qu’ils ne sont pas en Erythrée
et qu’ils n’ont pas traversé la frontière illégalement”,
a déclaré à l’AFP Yemane Gebremeskel, le directeur de
cabinet du président érythréen Issaias Afeworki.

“Il n’y a aucune indication que ces groupes se soient infiltrés
en Erythrée de quelque manière que ce soit”, a-t-il ajouté
à Asmara.

“Le gouvernement poursuit ses efforts”, a ajouté M. Solomon
Abebe. “Nous n’avons rien de nouveau pour le moment”.

L’armée et la police éthiopiennes ont lancé des recherches
pour localiser les touristes, dont le rapt n’a pas été revendiqué.
Aucune demande de rançon n’a été faite publiquement,
et l’identité des ravisseurs n’est pas officiellement connue.

Le groupe de touristes a été attaqué le 1er mars à
Hamed Ela, localité située à une cinquantaine de kilomètres
de la frontière érythréenne, selon la police éthiopienne.
Leurs véhicules ont été retrouvés détruits,
et les passagers ont été emmenés vers une destination
inconnue, selon des sources concordantes.

Le groupe visitait la région Afar réputée pour ses lacs
de sel et ses volcans, non loin de la frontière avec l’Erythrée.
Cette zone est très peu sûre notamment à cause de la présence
de groupes nomades qui se transforment parfois en bandits de grand chemin,
et d’au moins trois groupes armés autonomistes afars plus ou moins
actifs.

Selon la presse britannique, la Grande-Bretagne a placé en
alerte ses forces spéciales SAS (Special Air Service) pour intervenir
afin de libérer les otages. Selon le tabloïd britannique Daily
Mirror, une soixantaine de commandos sont arrivés dimanche à
Djibouti, pays frontalier de l’Ethiopie et qui borde la région Afar.
Pour The Guardian, les SAS se tiennent prêts au Royaume-Uni, et deux
hommes de cette unité d’élite ont été envoyés
sur place.

Parmi les cinq Européens – deux femmes et trois hommes -,
l’une des touristes a la double nationalité britannique et italienne,
selon le ministère italien des Affaires étrangères. L’autre
pourrait être de nationalité française, alors que les
trois hommes sont britanniques, selon des sources proches du dossier.

Les Ethiopiens sont des chauffeurs, guides, cuisiniers et policiers, ainsi
que des responsables du gouvernement de la région Afar, selon des sources
concordantes. Cinq des 13 Ethiopiens enlevés ont été
retrouvés par les forces de sécurité éthiopiennes.

Lundi, l’ambassadeur britannique en Ethiopie, Robert Dewar, a été
reçu au ministère éthiopien des Affaires étrangères
pour évoquer cette affaire. Et à Londres, l’ambassadeur éthiopien,
Berhanu Kebede, a affirmé que des “consultations au plus haut
niveau” avaient lieu.

“Des experts (britanniques) sont partis vendredi, ils aideront notre
personnel sur le terrain”, a-t-il ajouté, précisant “ne
pas être au courant” d’un projet d’intervention militaire britannique.

06/03/07 (B385-A) AP / Deux véhicules de l’ambassade britannique retrouvés criblés de balles en Ethiopie

MEKELE,
Ethiopie (AP) – Deux véhicules criblés de balles de l’ambassade
de Grande-Bretagne ont été signalés, apparemment abandonnés,
lundi dans un village éthiopien où cinq ressortissants britanniques
ont disparu depuis la semaine dernière.

Un cameraman de l’Associated Press Television News a aperçu deux véhicules
à Hamedali, dernier village avant les célèbres lacs salés
de la région de l’Afar.

Des bagages, chaussures et téléphones portables se trouvaient
encore à l’intérieur des deux véhicules tout terrain
-un Toyota Land Cruiser et un Land Rover Discovery. Aucune trace de sang n’était
visible. Les enquêteurs britanniques présents sur place ont refusé
de faire tout commentaire.

Le groupe, qui comprenait également 13 chauffeurs et interprètes
éthiopiens, est porté disparu depuis jeudi dans la région
de l’Afar, à 800km au nord-est de la capitale Addis Abeba. Les ressortissants
britanniques sont des employés de l’ambassade de Grande-Bretagne ou
des membres de leurs familles. On ignore qui les a enlevés.

Selon le quotidien britannique “The Guardian”, deux membres des
forces spéciales se trouvent dans la zone. Ils auraient un rôle
de “liaison”. Le journal “The Independent” précise
que les forces spéciales s’apprêtent à mener une opération
de secours armée pour le cas où les efforts diplomatiques échoueraient.
Le service de presse du Foreign Office à Londres s’est refusé
à tout commentaire.

AP

06/03/07 (B385-B) AFP / Rapts en Ethiopie : les experts britanniques muets, une Française parmi les disparus.

Par
Aaron MAASHO

MEKELE (AFP) – Des enquêteurs britanniques ont observé
mardi un mutisme total, après avoir inspecté les voitures d’Européens
dont une Française, enlevés la semaine dernière dans
le nord-est de l’Ethiopie, près de la frontière avec l’Erythrée.

Paris a annoncé qu’une Française était au nombre des
cinq Européens capturés, qui travaillent pour l’ambassade du
Royaume Uni à Addis Abeba. Trois autres sont britanniques selon des
sources proches de l’enquête et la quatrième a la double nationalité
britannique et italienne.

Une équipe d’experts du ministère britannique des Affaires étrangères
qui a enquêté lundi dans la localité d’Hamed Ela, est
rentrée mardi à Mekele, la ville la plus importante à
proximité du lieu du rapt, selon des journalistes sur place.

Elle n’a fait aucun commentaire à la presse sur les constatations effectuées
sur les trois véhicules tout-terrain utilisés par les personnes
enlevées. L’un était endommagé par une explosion et les
deux autres criblés de balles.

Une dizaine d’Ethiopiens ont également été enlevés
lors de cette attaque qui a eu lieu le 1er mars. Selon des sources concordantes,
les prisonniers ont été emmenés par des hommes armés.
Aucune revendication n’a pour le moment été rendue publique.

Les Ethiopiens enlevés sont des chauffeurs, guides, cuisiniers et policiers,
ainsi que des responsables du gouvernement de la région Afar (nord-est),
selon des sources concordantes.

A Paris, le ministre français des affaires étrangères,
Philippe Douste-Blazy, a indiqué dans un communiqué que “cinq
personnes travaillant pour l’ambassade britannique à Addis Abeba ont
été enlevées dans le nord de l’Ethiopie. L’une de ces
personnes est une ressortissante française”.

“Nous sommes en contact permanent avec les autorités britanniques
à Londres et à Addis Abeba et je suis personnellement cette
affaire”, a souligné le ministre des Affaires étrangères.

La région Afar, où les touristes ont été enlevés,
est proche de l’Erythrée, qui entretient des relations très
tendues avec l’Ethiopie depuis leur guerre frontalière (1998-2000).

Mis en cause par un responsable local éthiopien et une personne présentée
par les autorités comme un témoin, le gouvernement érythréen
a formellement démenti toute implication alors que le gouvernement
éthiopien a assuré ne pas être en mesure d’accuser quiconque.

La région Afar, réputée l’une des plus chaudes du monde,
est appréciée des touristes pour ses paysages désertiques
et volcaniques et ses lacs de sel. Mais elle est aussi considérée
comme peu sûre en raison notamment de la présence d’au moins
trois groupes armés autonomistes afars et de groupes nomades qui pratiquent
régulièrement le banditisme.

A Londres et à Addis Abeba, les autorités ont fait preuve d’une
extrême discrétion, affirmant ne pas avoir d’élément
nouveau sur ce rapt dont les circonstances violentes ont suscité l’inquiétude.
Selon la presse britannique, des commandos sont en état d’alerte pour
lancer une éventuelle opération de sauvetage.

Interrogé par l’AFP, le Foreign Office a indiqué ne pas disposer
de nouvelles informations et travailler en contact étroit avec les
gouvernements érythréens et éthiopiens, ainsi qu’avec
ses partenaires européens.

A Addis Abeba, le porte-parole du ministère éthiopien des Affaires
étrangères, Solomon Abebe, a affirmé mardi “ne pas
avoir de nouvelles informations” sur l’affaire.

De son côté, la Mission de l’ONU en Ethiopie et en Erythrée
(Minuee), chargée de surveiller la frontière entre les deux
pays après leur conflit frontalier, a assuré mardi ne pas avoir
de nouvelles.

“La mission se tient prête à apporter une aide médicale
et logistique, si et au moment où ce sera nécessaire”,
a ajouté à l’AFP à Asmara une porte-parole de la Minuee,
Musi Khumalo