12/03/07 (B386-A) LIBERATION / Ethiopie : les Afars soupçonnés du kidnapping des touristes.

Sains
et saufs, les cinq Européens seraient retenus par des nomades.

Par Virginie GOMEZ

Les otages sont sains et saufs, le ministère des Affaires étrangères
éthiopien l’a confirmé hier. Les cinq Européens et les
huit Ethiopiens qui les accompagnaient avaient été enlevés
le 1er mars.

Depuis, on était sans nouvelles, malgré la mobilisation du Foreign
Office, qui a dépêché une équipe sur le terrain.
Les autorités britanniques se veulent prudentes, soulignant qu’aucun
contact direct n’a été établi avec les otages, trois
hommes de nationalité britannique, une Française et une Anglo-Italienne.
Seule cette dernière, épouse du directeur du British Council,
n’est pas employée par les services de l’ambassade de Grande-Bretagne
en Ethiopie.

La disparition reste mystérieuse.

Les véhicules tout-terrain des touristes ont été endommagés
par des tirs et abandonnés. Le kidnapping n’a pas été
revendiqué. Selon des témoins ­ des Ethiopiens relâchés
par les ravisseurs ­, les attaquants portaient l’uniforme érythréen
et les otages ont été emmenés en Erythrée. Asmara
a nié toute implication et a assuré que les otages ne se trouvent
pas sur son sol. Le gouvernement britannique a remercié l’Ethiopie
et l’Erythrée pour leur collaboration dans les recherches. Alors que
le Foreign Office affirme privilégier la piste Afar, une source citée
par Reuters met en cause le Front de l’unité démocratique révolutionnaire
afar dans l’enlèvement.

Le groupe, créé au début des années 90, aurait
déjà enlevé des Italiens en 1995, pour les relâcher
ensuite. Les Afars sont des nomades, les militants parmi eux ne reconnaissent
pas les frontières qui morcellent leur territoire, à cheval
sur l’Erythrée, l’Ethiopie et Djibouti.

Souvent marginalisés dans des régions aux infrastructures quasi
inexistantes, ils «ont pu être irrités par le nombre croissant
de visiteurs», souligne un professionnel du secteur. Le tourisme s’est
beaucoup développé ces dernières années en Ethiopie
: selon les chiffres officiels, le pays a accueilli plus de 220 000 visiteurs
en 2005.

La région Afar est loin d’être le site le plus touristique d’Ethiopie,
mais ses particularités géologiques et son volcan encore actif
attirent de plus en plus de curieux. En France, un documentaire de Nicolas
Hulot a créé un engouement pour la zone depuis deux ans. Aucun
enlèvement n’y avait été signalé. Une Française
a disparu en 2004 dans des circonstances inexpliquées.

©
Libération

12/03/07 (B386-A) REUTERS / Appel du Premier Ministre éthiopien Meles Zenawi, aux ravisseurs pour qu’ils libèrent les otages (Info lectrice)

Appel
du Premier ministre éthiopien aux ravisseurs des 13 otages

Par Andrew Heavens

ADDIS-ABEBA (Reuters) – Le Premier ministre éthiopien Meles
Zenawi exhorte les ravisseurs de cinq Européens et de huit Ethiopiens,
disparus depuis une dizaine de jours alors qu’ils faisaient une excursion
dans le nord de l’Ethiopie, à les libérer.

“Je ne crois pas que ces gens-là étaient visés.
Ils étaient au mauvais endroit au mauvais moment”, a dit Meles,
qui s’exprimait pour la première fois sur cette affaire.

Les ravisseurs, a-t-il ajouté, “doivent trouver les moyens de
sortir de cette impasse, dans leur propre intérêt”.

Samedi, les autorités éthiopiennes ont annoncé qu’elles
étaient en contact avec les ravisseurs.

Alors que les rumeurs vont bon train sur la présence dans la région
d’éléments des forces spéciales britanniques, l’Ethiopie
a exclu dans l’immédiat toute opération militaire pour secourir
les otages, parmi lesquels se trouve une ressortissante française.

Les cinq Européens, tous liés à l’ambassade britannique
à Addis-Abeba, et leurs huit chauffeurs, guides et interprètes
éthiopiens, ont été capturés il y onze jours lors
d’une excursion dans l’Afar, l’un des territoires les plus arides et les plus
hostiles de la planète où ne vivent que quelques nomades.

Le groupe des otages européens est composé de trois hommes,
des Britanniques, d’une Italo-Britannique et d’une Française.

Selon des sources locales dans l’Afar, ils auraient été conduits
par leurs ravisseurs en Erythrée voisine, où ils pourraient
être entre les mains de rebelles séparatistes.

L’Erythrée dément qu’ils soient sur son territoire.

“Nous avons une assez bonne idée de l’endroit où ils se
trouvent”, a dit quant à lui Meles, sans donner de précisions.
“Des tentatives sont en cours pour contacter les diverses parties prenantes.
Je n’entrerai pas dans les détails”, a-t-il poursuivi.

“Je crois que les personnes concernées sont à ce jour indemnes
et en bonne santé”, a-t-il répété.

10/03/07 (B386-A) AFP / Européens enlevés en Ethiopie: pas de contact direct avec les ravisseurs. (Info lecteur)

Par
Emmanuel GOUJON

ADDIS ABEBA (AFP) – Les autorités britanniques ont affirmé
samedi qu’il n’y a eu aucun “contact direct” avec les ravisseurs
de cinq Européens liés à l’ambassade de Grande-Bretagne
à Addis Abeba, enlevés il y a 10 jours en Ethiopie.

“Pour autant que nous le sachions, jusqu’à présent aucune
négociation n’a commencé. Nous ne pensons pas que les Ethiopiens
soient en contact direct avec les ravisseurs”, a déclaré
à Addis Abeba une porte-parole du Foreign Office, au cours d’un point
de presse.

Interrogée sur les déclarations la veille du ministre éthiopien
des Affaires étrangères, Seyoum Mesfin, selon lesquelles les
otages sont “en bonne santé”, la diplomate a simplement répondu:
“nous ne pouvons pas corroborer ces informations. Mais c’est un signe
encourageant”.

Plus tôt samedi, le porte-parole de la police fédérale
éthiopienne, Demsash Hailu, avait indiqué que l’équipe
spéciale mise en place par Addis Abeba dans l’affaire des enlèvements
poursuivait son enquête sur les ravisseurs.

“Aucune confirmation (sur l’identité des ravisseurs) ne peut être
donnée avant que l’équipe n’ait remis son rapport”, a déclaré
à l’AFP le porte-parole, ajoutant: “cette équipe est composée
d’agents de la Défense, de la police et du ministère des Affaires
étrangères. Eux seuls ont les informations”.

Ecartant une nouvelle fois l’hypothèse d’une implication du gouvernement
érythréen, contrairement à la version présentée
par plusieurs responsables éthiopiens, la porte-parole du Foreign Office
a toutefois précisé: “nous savons assez bien qui est derrière
cette affaire”.

Concernant l’éventualité d’une opération de sauvetage
menée par des forces britanniques, elle a souligné que “la
priorité est donnée à la négociation” et
qu’une telle opération ne serait envisagée qu’en cas “de
menace directe sur la vie des otages”.

Outre les Européens (trois hommes britanniques et deux femmes, une
Française et une Italo-britannique), huit Ethiopiens qui les accompagnaient,
ont également été capturés lors d’une attaque
contre leur convoi dans le village d’Hamed Ela (nord-est de l’Ethiopie) le
1er mars.

Situé à une cinquantaine de kilomètres de la frontière
avec l’Erythrée, ce village sert de base aux tour opérateurs
qui font visiter à des milliers de touristes chaque année la
région semi-désertique d’Afar, réputée pour ses
paysages volcaniques et ses lacs de sel situés en dessous du niveau
de la mer.

Les captifs travaillent pour l’ambassade de Grande-Bretagne à Addis
Abeba, à l’exception de la ressortissante italo-britannique, épouse
du directeur du British Council dans la capitale éthiopienne.

Selon M. Mesfin, “le gouvernement poursuit ses efforts” pour obtenir
la libération des otages, mais se refuse à indiquer où
ils sont détenus “car nous pensons que cela mettrait en danger
leur sécurité”.

Le ministre avait simplement précisé
que les otages “sont dans les environs de la zone Danakil, dans la région
d’Afar”, divisée entre l’Erythrée, l’Ethiopie et Djibouti.


L’ambassade de France à Addis Abeba “a également reçu
un renfort de Paris – moins important que celui des Britanniques qui sont
en pointe sur cette affaire – mais suffisant pour nous”, selon une source
diplomatique française sous couvert d’anonymat.

Le Foreign Office a envoyé une équipe d’une dizaine de personnes
la semaine dernière – dont un expert en prise d’otages -, selon la
BBC, pour renforcer le personnel de l’ambassade britannique à Addis
Abeba.

11/03/07 (B386-A) Toujours de la confusion dans la prise des otages européens et éthiopiens. Certains parlent de contacts entre l’Ethiopie et les ravisseurs, mais les autorités britanniques démentent … (2 dépêches)

_______________________________
1 – L’Express avec Reuters

10/03
L’Ethiopie en contact avec les ravisseurs des Européens

Les autorités éthiopiennes annoncent qu’elles sont en contact
avec les ravisseurs de cinq Européens et de huit de leurs accompagnateurs
éthiopiens enlevés il y a plus d’une semaine dans le nord de
l’Ethiopie.

“Nous sommes entrés en contact avec les responsables (de l’enlèvement)
par le biais de différents canaux, et nous espérons que les
otages seront libérés sains et saufs”, a déclaré
à la presse le ministre éthiopien des Affaires étrangères,
Seyoum Mesfin.

Alors que les rumeurs vont bon train sur la présence dans la région
d’éléments des forces spéciales britanniques, l’Ethiopie
a exclu dans l’immédiat toute opération militaire pour secourir
les otages, parmi lesquels se trouve une ressortissante française.

“Nous n’en sommes pas encore à cette étape. Aussi excluons-nous
cette option pour le moment, parce que la sécurité de ces personnes
est le plus important pour nous”, a souligné Seyoum Mesfin, qui
se trouve à Mekele, dans le Nord éthiopien.

“Sauver les vies de ces gens, c’est ce sur quoi nous devons nous concentrer”,
a insisté le ministre.Les cinq Européens, tous liés à
l’ambassade britannique d’Addis-Abeba, et leurs huit chauffeurs, guides et
interprètes éthiopiens ont été capturés
il y a neuf jours lors d’une excursion dans l’Afar, l’un des territoires les
plus arides et les plus hostiles de la planète où ne vivent
que quelques nomades.

Le groupe des otages européens est composé de trois hommes britanniques,
d’une Italo-Britannique et d’une Française.

Selon des sources locales dans l’Afar, ils auraient été conduits
par leurs ravisseurs en Erythrée voisine, où ils pourraient
être entre les mains de rebelles séparatistes.

Mais le chef de la diplomatie éthiopienne s’est dit dans l’incapacité
de commenter ces affirmations. “La situation exige de la patience et
l’attention la plus élevée”, a-t-il ajouté.

Quant à la nature des contacts avec les ravisseurs, Seyoum a précisé
qu’il s’agissait d’un lien “très indirect”. Les responsables
éthiopiens et les diplomates britanniques mobilisés sur l’affaire
tentent de les améliorer.

Neuf jours après leur enlèvement, les otages sont en bonne santé
en dépit de leur captivité, a redit Seyoum.

“Nous espérons qu’ils retrouveront leurs familles et leurs amis.
La seule chose que je ne puisse vous dire, c’est quand”, a-t-il poursuivi.

_______________________________ 2 – ANGOLA PRESS

Européens enlevés en
Ethiopie: pas de contact direct avec les ravisseurs

Addis
Abeba, 11/03 – Les autorités britanniques ont affirmé samedi
qu`il n`y a eu aucun “contact direct” avec les ravisseurs de cinq
Européens liés à l`ambassade de Grande-Bretagne à
Addis Abeba, enlevés il y a 10 jours en Ethiopie, a indiqué
l`AFP.

“Pour autant que nous le sachions, jusqu`à présent aucune
négociation n`a commencé. Nous ne pensons pas que les Ethiopiens
soient en contact direct avec les ravisseurs”, a déclaré
à Addis Abeba une porte-parole du Foreign Office, au cours d`un point
de presse.

Interrogée sur les déclarations la veille du ministre éthiopien
des Affaires étrangères, Seyoum Mesfin, selon lesquelles les
otages sont “en bonne santé”, la diplomate a simplement répondu:
“nous ne pouvons pas corroborer ces informations.

Mais c`est un signe encourageant”.

Plus tôt samedi, le porte-parole de la police fédérale
éthiopienne, Demsash Hailu, avait indiqué que l`équipe
spéciale mise en place par Addis Abeba dans l`affaire des enlèvements
poursuivait son enquête sur les ravisseurs.

“Aucune confirmation (sur l`identité des ravisseurs) ne peut être
donnée avant que l`équipe n`ait remis son rapport”, a déclaré
à l`AFP le porte-parole, ajoutant: “cette équipe est composée
d`agents de la Défense, de la police et du ministère des Affaires
étrangères.

Eux seuls ont les
informations

10/03/07 (B386-A) AFP / Européens en Ethiopie: la police affirme avoir identifié les ravisseurs (Info lecteur)

ADDIS
ABEBA (AFP) – Les ravisseurs des cinq Européens liés à
l’ambassade britannique à Addis Abeba, enlevés le 1er mars dans
le nord-est de l’Ethiopie, ont été identifiés, a annoncé
samedi le porte-parole de la police fédérale éthiopienne,
Demsash Hailu, qui n’a pas donné d’autres précisions.

“Une équipe
(d’enquêteurs de la police) s’est rendue en région Afar et a
découvert par qui ils ont été kidnappés, mais
je n’ai pas l’information complète et ne peux vous en dire plus”,
a déclaré à l’AFP à Addis Abeba le porte-parole,
se refusant à toute autre précision sur l’identité des
ravisseurs.

“Nous n’avons
pas encore terminé notre enquête. Notre équipe travaille
toujours sur l’affaire et n’a pas encore terminé son rapport”,
a-t-il ajouté.

Le ministre éthiopien
des Affaires étrangères, Seyoum Mesfin, a assuré vendredi
que les cinq Européens enlevés sont “en bonne santé”
et que le gouvernement poursuivait ses efforts pour obtenir leur libération.

Outre les Européens
(Cinq Britanniques, trois hommes et deux femmes, une Française et une
Italo-britannique), huit Ethiopiens ont également été
capturés lors d’une attaque contre leur convoi dans le village d’Hamed
Ela (nord-est de l’Ethiopie) le 1er mars.

Situé à
une cinquantaine de kilomètres de la frontière avec l’Erythrée,
ce village sert de base aux tour opérateurs qui font visiter à
des milliers de touristes chaque année la région semi-désertique
Afar, réputée pour ses paysages volcaniques et ses lacs de sel
situés en dessous du niveau de la mer.

Les captifs travaillent
dans des services de l’ambassade de Grande-Bretagne à Addis Abeba,
à l’exception de la ressortissante italienne qui est l’épouse
du directeur du British Council dans la capitale éthiopienne.

10/03/07 (B386-A) LIBERATION : Ethiopie: les Afars soupçonnés du kidnapping des touristes.

Sains
et saufs, les cinq Européens seraient retenus par des nomades.

Par Virginie GOMEZ

Addis-Abeba de notre correspondante

Les otages sont sains et saufs, le ministère des Affaires étrangères
éthiopien l’a confirmé hier. Les cinq Européens et les
huit Ethiopiens qui les accompagnaient avaient été enlevés
le 1er mars.

Depuis, on était sans nouvelles, malgré la mobilisation du Foreign
Office, qui a dépêché une équipe sur le terrain.
Les autorités britanniques se veulent prudentes, soulignant qu’aucun
contact direct n’a été établi avec les otages, trois
hommes de nationalité britannique, une Française et une Anglo-Italienne.
Seule cette dernière, épouse du directeur du British Council,
n’est pas employée par les services de l’ambassade de Grande-Bretagne
en Ethiopie.

La disparition reste mystérieuse.

Les véhicules tout-terrain des touristes ont été endommagés
par des tirs et abandonnés. Le kidnapping n’a pas été
revendiqué. Selon des témoins ­ des Ethiopiens relâchés
par les ravisseurs ­, les attaquants portaient l’uniforme érythréen
et les otages ont été emmenés en Erythrée. Asmara
a nié toute implication et a assuré que les otages ne se trouvent
pas sur son sol. Le gouvernement britannique a remercié l’Ethiopie
et l’Erythrée pour leur collaboration dans les recherches.

Alors que le Foreign Office affirme privilégier la piste Afar, une
source citée par Reuters met en cause le Front de l’unité démocratique
révolutionnaire afar dans l’enlèvement.

Le groupe, créé au début des années 90, aurait
déjà enlevé des Italiens en 1995, pour les relâcher
ensuite. Les Afars sont des nomades, les militants parmi eux ne reconnaissent
pas les frontières qui morcellent leur territoire, à cheval
sur l’Erythrée, l’Ethiopie et Djibouti. Souvent marginalisés
dans des régions aux infrastructures quasi inexistantes, ils «ont
pu être irrités par le nombre croissant de visiteurs»,
souligne un professionnel du secteur. Le tourisme s’est beaucoup développé
ces dernières années en Ethiopie : selon les chiffres officiels,
le pays a accueilli plus de 220 000 visiteurs en 2005.

La région Afar est loin d’être le site le plus touristique d’Ethiopie,
mais ses particularités géologiques et son volcan encore actif
attirent de plus en plus de curieux. En France, un documentaire de Nicolas
Hulot a créé un engouement pour la zone depuis deux ans. Aucun
enlèvement n’y avait été signalé. Une Française
a disparu en 2004 dans des circonstances inexpliquées.

10/03/07 (B386-A) RTBF Ethiopie : le mystère s’épaissit sur la disparition de 5 touristes.

Cela
fait maintenant 10 jours que cinq touristes européens ont été
enlevés dans le nord de l’Ethiopie.. Et le mystère s’épaissit
autour de leur disparition, même si, samedi matin, les autorités
éthiopiennes ont annoncé qu’elles étaient en contact
avec les ravisseurs….

Les cinq Européens,
parmi lesquels trois britanniques, un française et un italo britannique
travaillent pour l’ambassade britannique à Addis Abeba. Ils étaient
partis en excursion dans la région de l’Afar, une zone extrêmement
aride, à la frontière de l’Erythrée.. Cette région
semi désertique est habitée par quelques nomades, et elle est
réputée pour ses mines et ses lacs de sels, situés sous
le niveau de la mer. La température y dépasse parfois les 50
degrés.

Les touristes, et leurs 8 guides et chauffeurs éthiopiens ont disparu
alors qu’ils visitaient un marché de sel dans un petit village.. Leurs
véhicules ont été retrouvés portant des impacts
de balles. Mais la thèse du banditisme n’est pas retenue parce que
rien n’a été volé dans les voitures.

Alors, deux thèses circulent : soit, les otages ont été
emmenés en Erythrée, pays voisin et ennemi de l’Ethiopie, soit
la piste des séparatistes Afar.. Les Afars sont des musulmans sunnites,
repartis entre 3 pays de la Corne de l’Afrique, l’Ethiopie, l’Erythrée
et Djibouti. Ces tribus réclament l’indépendance du territoire
où elles vivent.

Londres, qui est restée muette sur toute cette affaire, semble privilégier
cette piste, et aurait envoyé des forces spéciales dans la région
pour pister les ravisseurs.

09/03/07 (B385-B) Les européens kidnappés en Ethiopie auraient été aperçus et ils seraient sains et saufs. Mais personne ne dit où ils sont, ni qui les maintient en otage. (Info lecteur – 2 dépêches)

___________________________
1 – AFP

Ethiopie : les Européens enlevés
sont “sains et saufs”, assure le gouvernement

MEKELE (AFP) – Les cinq Européens enlevés en Ethiopie sont “sains
et saufs”, a assuré le ministre ethiopien des Affaires étrangères,
Seyoum Mesfin, qui a affirmé ne pas connaître leurs ravisseurs.

Cependant, la ministre britannique des Affaires étrangères
Margaret Beckett est restée prudente vendredi, en faisant état
d'”indications” selon lesquelles les cinq Européens liés
à l’ambassade britannique en Ethiopie, enlevés la semaine dernière,
étaient sains et saufs.

“Nous avons eu des indications selon lesquelles des personnes
disent que les otages vont bien”, a indiqué la ministre en marge
d’un sommet européen à Bruxelles sur le réchauffement
climatique.

“Evidemment, la question de savoir où ils sont est quelque chose
que nous devons examiner”, a-t-elle ajouté.

Le ministre éthiopien, lui, a indiqué que les informations parvenues
aux autorités éthiopiennes laissaient penser que les Européens,
et des Ethiopiens pris avec eux, étaient
détenus dans une zone divisée entre l’Ethiopie, l’Erythrée
et Djibouti.

“Nous savons depuis hier que les captifs sont sains et saufs”, a
déclaré à la presse le ministre éthiopien, à
Mekele, principale ville du nord de l’Ethiopie.

“Nous ne pouvons révéler l’endroit où ils sont car
nous pensons cela mettrait en danger leur sécurité”, a-t-il
ajouté. Il indiqué toutefois que les otages “sont dans
les environs de la zone Danakil, dans la région Afar”, une zone
divisée entre l’Erythrée, l’Ethiopie et Djibouti.

“Nous ne savons même pas qui sont (les) ravisseurs”, a encore
affirmé le ministre.

Le 1er mars, trois hommes britanniques et deux femmes, une Française
et une Italo-britannique, ont été enlevés avec une dizaine
d’Ethiopiens dans le village d’Hamed Ela (nord-est), dans la vaste région
désertique Afar, aux confins de l’Ethiopie et de l’Erythrée.

“Les parties avec lesquelles nous communiquons nous indiquent qu’elles
les ont vus, qu’ils sont en bonne santé”, a précisé
M. Seyoum, refusant de donner plus d’informations “jusqu’à ce
que ces gens soient libres et en sécurité”.

“Nous communiquons avec toutes les parties qui peuvent nous aider à
libérer ces gens sains et saufs”, a-t-il ajouté.

L’enlèvement n’a pas été revendiqué et aucune
demande n’a été formulée publiquement par les ravisseurs.

Le ministre a affirmé que “l’Ethiopie reste sûre et en sécurité.
Cela peut arriver au milieu de Londres, de New York, ou de Washington”,
a-t-il estimé au sujet de cet enlèvement.

___________________________
2 – Reuters

ADDIS-ABABA
(Reuters) – Les cinq Européens enlevés il y a huit jours dans
le nord de l’Ethiopie avec huit de leurs accompagnateurs éthiopiens
sont indemnes et en bonne santé, a déclaré le chef de
la diplomatie éthiopienne, Seyoum Mesfin.

“On m’a dit hier soir qu’ils étaient sains et
saufs. Ils sont en bonne santé”, a-t-il déclaré
aux journalistes lors d’un déplacement à Mekelé, non
loin de l’Afar, où le groupe a été capturé par
des hommes armés portant, selon des témoins, des uniformes de
l’armée érythréenne.

Il a confirmé ainsi l’information rassurante fournie un peu plus tôt
par un chef afar retour de la région, Ismaël Ali Gardo, qui a
dit la tenir de nomades originaires de la zone d’Erythrée où
seraient détenus les otages.

A Bruxelles, la secrétaire au Foreign Office, Margaret Beckett, a déclaré
être “au courant que des gens disent que les otages vont bien”
mais que “cela reste à vérifier”.

Seyoum Mesfin a dit ne pas être en mesure de confirmer que les cinq
Européens – tous liés à l’ambassade de Grande-Bretagne
à Addis-Abeba, certains étant diplomates – étaient détenus
par des rebelles afars dans la localité de Weima, en Erythrée.

“Nous ne savons même pas qui sont les ravisseurs”,
a-t-il admis.

Selon Ismaël, cofondateur de l’Association de développement pastorale
afar (APDA), les trois Britanniques, la Française et la ressortissante
italo-britannique sont aux mains du Front de l’unité démocratique
révolutionnaire afar (Fudra), un groupe apparu dans les années
1990 qui revendique l’autonomie du pays afar, aux confins de l’Ethiopie, de
l’Erythrée et Djibouti.

ASMARA
ACCUSE ADDIS DE “MANIPULATION”

“Ils
ne vont pas leur faire de mal. Ils sont en Erythrée, mais les gens
qui les ont enlevés viennent de l’Afar”, a souligné Ismaël,
sur la foi d’informations transmises par le mode de communication pastoral
traditionnel connu localement sous le nom de “dagu”.

Mais les autorités érythréennes ont démenti immédiatement
et catégoriquement que les cinq otages européens soient retenus
sur le territoire de l’ancienne colonie italienne, qu’un conflit frontalier,
toujours en suspens, a conduit en 1998-2000 à une guerre avec l’Ethiopie.

“Nous comprenons la préoccupation des familles, mais cette affaire
a été déclenchée à l’intérieur de
l’Ethiopie et se déroule à l’intérieur de l’Ethiopie”,
a déclaré le ministre érythréen de l’Intérieur,
Ali Abdou, joint par téléphone à Asmara.
“Au lieu de se préoccuper de ce qui s’est passé sur son
territoire et de faire de son mieux pour sauver les vies de ces innocents,
le gouvernement éthiopien manipule cet événement malheureux”,
a déclare Abdou à Reuters.

Il précisé que les autorités érythréennes
travaillaient avec les chefs traditionnels dans la zone frontalière
et qu’elles étaient en contact avec les autorités britanniques
locales, lesquelles mettent en garde contre toute spéculation hâtive.

Les cinq Européens et leurs huit chauffeurs, guides et interprètes
éthiopiens ont été capturés lors d’une excursion
dans l’Afar par un groupe d’hommes armés qui ont détruit avant
de s’enfuir les véhicules tout-terrain de leurs otages sans rien y
dérober.

“Nos coeurs battent pour les personnes enlevées”, a déclaré
Seyoum Mesfin en se déclarant inquiet de l’impact pour le tourisme
en Ethiopie de cette affaire qui, selon lui, “pourrait tout aussi bien
arriver au coeur de Londres, à Washington ou à New York”.