02/06/08 (B450) OUEST-France : Une société française chargée de la sécurité maritime en Somalie

Secopex-CSA, une entreprise basée à Carcassonne, vient de signer un contrat de 3 ans avec l’Etat somalien pour créer et former une force de garde-côtes, entraîner la garde présidentielle et encadrer les futures Affaires maritimes somaliennes.

Secopex pourra aussi fournir des unités de protection pour assurer la sécurité des navires en transit dans les eaux somaliennes.

11/04/08 (B442) OUEST France : Ponant : la Marine nationale renforce sa présence.

Le porte-hélicoptères Jeanne d’Arc permettrait d’évacuer les otages après leur libération. :

Jérôme Fouquet

Plusieurs bâtiments français feraient mouvement vers la Somalie où des pirates détiennenttoujours les trente membres d’équipage du voilier détourné jeudi dernier.

Alors que l’aviso Commandant-Bouan monte toujours la garde au large des côtes somaliennes, les autorités françaises ont estimé nécessaire un renforcement des moyens navals. Le Commandant-Bouan ne dispose, en effet, d’aucun hélicoptère comme tous les avisos du type A-69.

Or, quelle que soit l’évolution de la prise d’otages, des moyens aériens seront nécessaires pour exfiltrer (au terme d’un assaut des forces spéciales françaises ou après paiement d’une rançon) les trente membres d’équipage (dont vingt-deux Français) retenus prisonniers par des pirates somaliens depuis une semaine.

Pour palier le manque de moyens aériens, la marine française aurait pris plusieurs mesures, selon le site Internet Mer et Marine et la préfecture maritime de Toulon.

D’une part, le porte-hélicoptères Jeanne d’Arc, qui vient de quitter Diego-Suarez et qui ne fera pas escale à Mombassa (Kenya), devrait se positionner au large du port de Garaad où le Ponant est au mouillage. La Jeanne d’Arc dispose de deux Puma et de trois Gazelle qui permettraient d’évacuer l’équipage après sa libération et de le transférer sur un navire disposant de capacités d’accueil et de moyens médicaux suffisants.

La Jeanne et Le Sirocco

Le porte-hélicoptères est, en revanche, attendu à Alexandrie du 26 avril au 1er mai.

Sa présence sur zone sera donc réduite, mais elle laissera le temps au TCD (transport de chalands de débarquement) Sirocco de faire route vers la Somalie où il pourra se positionner dans l’attente du dénouement de cette prise d’otages.

Le Sirocco a quitté Toulon dans la nuit de mardi à mercredi, comme l’a confirmé la Force d’action navale, à Toulon. Il lui faudra une dizaine de jours pour gagner la Somalie. Le dispositif français pourra alors « bénéficier sur place d’une plate-forme avec des installations hospitalières solides ». Le bâtiment aurait appareillé avec un hélicoptère Super-Frelon à bord.

Philippe CHAPLEAU.

27/03/06 (B343-A) Mobilisation en faveur d’Abdoulkader Mohamed Guidar. OUEST-FRANCE : Une famille djiboutienne menacée d’expulsion


Ouest-France

Le quartier de Lambézellec se mobilise pour la famille Abdoulkader. Sa demande d’asile politique a été refusée. Une pétition circule.

Samedi matin, les parents d’élèves de l’école Ferdinand-Buisson ont fait signer des pétitions en faveur de la famille Abdoulkader.

Le quartier de Lambézellec se mobilise pour la famille Abdoulkader. Sa demande d’asile politique a été refusée. Une pétition circule.

L’école Ferdinand-Buisson et la maison de quartier de Lambézellec sont au coeur de la mobilisation pour s’opposer à la menace d’expulsion du territoire français d’une famille de cinq enfants.

Originaire de Djibouti, la famille Abdoulkader est invitée à quitter la France de son propre gré avant le 9 avril prochain. À compter de cette date, Guidar, Hawa et leurs cinq enfants seront considérés comme clandestins et le préfet pourra – il n’y est pas obligé – prononcer un arrêté de reconduite à la frontière. Leur demande d’asile politique auprès de l’État français a été refusée par la commission des recours des réfugiés le 2 mars dernier.

Cette situation provoque un grand émoi à Lambézellec : les enfants âgés de 3 à 11 ans sont scolarisés à l’école Buisson et le papa est administrateur de la maison de quartier. Des pétitions sont en cours pour soutenir cette famille qui réside en France depuis 2002. Elle a fui Djibouti pour échapper aux persécutions dont elle faisait l’objet. Guidar Abdoulkader était enseignant dans le primaire et militant syndical, ce qui lui a valu d’être emprisonné dés 1998.

Présidente d’une association pour le respect des droits des femmes, son épouse Hawa Abdoulkader y a également été incarcérée et torturée. « Un retour à Djibouti leur ferait encourir de graves risques pour leur sécurité », s’inquiètent les parents d’élèves qui ont obtenu la réunion d’un conseil d’école extraordinaire ce lundi soir à Ferdinand Buisson.

Une réunion de soutien se déroulera ensuite, mercredi 29 à 20 h, à la maison de quartier de Lambézellec, salle de la Rotonde, rue Claude Farrère. Les habitants sont invités à signer une pétition à l’intention du préfet du Finistère.