31/10/08 (B471-B) REUTERS : l’escadre internationale doit cibler les bateaux mères au large de la Somalie pour mettre un terme aux actions des pirates. Navies must target pirate ‘mother ships’ off Somalia (En Anglais – Info lecteur)

International naval forces operating off the coast of Somalia must be prepared to take on pirate ‘mother ships’ if they are to stem rampant piracy, a senior maritime official said on Thursday.

"We want pre-emptive action against the mother ships before the pirates carry out a hijacking," said Captain Pottengal Mukundan, director of the London-based International Maritime Bureau, which monitors international piracy, referring to the ships pirates use as bases from which to launch attacks.

"The positions of the mother ships are generally known.

What we would like to see is the naval vessels going to interdict them, searching them and removing any arms on board.

"That would at least force the pirates to go back to Somalia to pick up more arms before they could come back again," he told Reuters in an interview.

U.S., European and Russian navy ships, including a fleet operating under NATO, have moved into the Gulf of Aden in recent days to try to stem the piracy threat and protect some of the 20,000 merchant vessels that use the waterway each year.

Around 60 vessels have been seized by pirates this year, with an estimated $18-30 million paid in ransom for the release of crews and ships. A Turkish vessel with 20 crew on board was seized on Wednesday.

But the laws governing what navies can do to take on the pirates are complex.

Only if pirates are caught in the act of piracy — actually boarding a ship and seizing it — can a naval ship intervene with the full force of international law.

Arriving 30 minutes after a vessel has been boarded, when there is a degree of uncertainty over whether those on board are pirates or not, is often too late, experts say. Denmark recently had to return some suspected pirates to Somalia because it couldn’t prove they were pirates after they were seized.

So fuzzy are the laws that the U.S. admiral commanding the NATO fleet was not sure what his rules of engagement would be just days before he left to take up his command this month.

Mukundan said there were currently about four ‘mother ships’ –– seized dhows or other larger fishing boats anchored near international waters — being used by pirates.

The pirates live on the mother ships, storing arms, fuel and other supplies on board, and then target ships, which can include fuel tankers, by catching up to them in high-speed boats and boarding them with rope ladders while heavily armed.

Mukundan acknowledged the legalities of taking on ‘mother ships’ were tricky, but said it could be done if governments gave their naval forces instructions to do it.

"Our position is that this is a major world waterway and it needs to be protected.

The only people that can protect it are the naval forces operating in the area.

"They need to have the direction from their government to do it," he said. "At the end of the day, it depends upon the instructions given to naval commanders on the water by their governments."

20/10/08 (B470) REUTERS : Des tirs de mortier à Mogadiscio font 14 morts (Info lectrice)

Quatorze personnes ont péri vendredi victimes d’échanges de tirs de mortier à Mogadiscio entre rebelles islamistes et le contingent de maintien de la paix ougandais et burundais dépêché par l’Union africaine, ont rapporté des témoins.

Selon le récit d’habitants de la capitale somalienne, les miliciens islamistes ont tiré des salves d’artillerie sur un camp militaire ougandais dans le quartier K4, provoquant un échange de tirs de mortier et de mitrailleuse pendant quatre heures.

Un porte-parole de l’Amisom a déclaré qu’il n’y avait pas de victimes dans les rangs de la force africaine. D’après des sources proches des hôpitaux, six des 35 civils touchés ont succombé à leurs blessures.

L’armée somalienne, appuyée par l’Ethiopie, tente d’imposer sa loi à Mogadiscio face à une rébellion “à l’irakienne” menée par les milices islamistes chassées du pouvoir en décembre 2006 et liées, selon les Etats-Unis, à Al Qaïda.

Jeudi, le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, a déclaré que le temps viendrait bientôt pour le contingent de son pays de quitter la Somalie. Ce départ, a-t-il dit, interviendra une fois la force de paix de l’UA complètement déployée.

Ibrahim Mohamed ey Abdi Sheikh,
version française Jean-Loup Fievet

28/09/08 (B467) REUTERS : Les pirates somaliens veulent une rançon pour le cargo ukrainien.

Les pirates somaliens ont réclamé une rançon de 35 millions de dollars en échange d’un navire ukrainien capturé avec à son bord une trentaine de chars d’assaut, a indiqué un responsable des autorités maritimes.

“Les hommes armés demandent 35 millions de dollars pour relâcher le MV Faina et son équipage”, a déclaré Andrew Mwangura, du Programme d’assistance aux marins en Afrique de l’Est, basé à Mombasa (Kenya).

Le cargo ukrainien, qui battait pavillon du Belize, a été détourné jeudi au large de la Corne de l’Afrique. Il transportait 33 chars d’assaut russes T-72, des lance-grenades et des munitions à destination du Kenya.

Vingt et un membres d’équipage se trouvaient à bord, dont 17 Ukrainiens, des Russes et des Lettons.

La saisie de ces armements lourds est d’autant plus surveillée que la Somalie est en proie depuis deux ans à d’intenses combats entre les rebelles islamistes et le gouvernement intérimaire soutenu par l’armée éthiopienne.

Les pirates ont mis en garde contre toute tentative de sauvetage du navire, rapportent les médias kényans.

A Washington, un porte-parole du Pentagone a indiqué que les Etats-Unis suivaient la situation et étudiaient différentes options en réaction à cette capture.

“La nature de la cargaison fait que nous avons un intérêt particulier pour ce dossier”, a déclaré Bryan Whitman.

La marine russe a de son côté annoncé vendredi l’envoi au large des côtes somaliennes d’un bâtiment de guerre, afin d’y mener des patrouilles de routine contre la piraterie.

Andrew Mwangura a également rapporté qu’un chimiquier malaisien, le Bunga Melati 5, avait été libéré samedi après le versement d’une rançon de 2 millions de dollars.

Les pirates ont libéré un navire égyptien avec 25 membres d’équipage qu’ils détenaient depuis le 8 septembre, a rapporté l’agence de presse MENA samedi.

Les pirates exigeaient une rançon pour la libération du navire. MENA ne précise pas si le gouvernement égyptien a satisfait cette demande après 20 jours de négociations.

Le navire se trouvait samedi dans les eaux internationales et faisait route vers l’Egypte.

Vendredi, un navire japonais avait également été relâché, selon un membre du gouvernement somalien. Le MV Stella Marris, capturé le 20 juillet, a pu partir en échange du versement du même montant de 2 millions de dollars.

Les pirates somaliens retiennent encore une douzaine de navires ainsi que plus de 200 membres d’équipage.

Depuis le début de l’année, près d’une quarantaine de navires ont été détournés dans le golfe d’Aden, l’une des voies maritimes les plus fréquentées au monde.

Vingt-mille navires l’empruntent chaque année, représentant près d’un dixième du trafic maritime mondial en termes de tonnage.

Wangui Kanina,
version française Grégory Blachier et Gregory Schwartz

26/09/08 (B467) REUTERS / Douze mille personnes déplacées par les combats à Mogadiscio (Info lectrice)

Au moins 12.000 habitants de la capitale somalienne Mogadiscio ont fui leurs habitations au cours de la semaine écoulée, en raison de l’intensification des combats dans la ville, a déclaré le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

“C’est une estimation très prudente”, a déclaré Catherine Weibel, porte-parole du HCR.

Des combats opposent l’insurrection islamiste aux forces du gouvernement de transition et leurs alliés éthiopiens.

La moitié des 12.000 déplacés a cherché refuge dans Mogadiscio même, le reste a fui vers Afgoye, à 30 km au sud-ouest de la capitale, a ajouté Weibel.

Environ 850.000 personnes ont été déplacées à Mogadiscio depuis le début 2007, et au moins 350.000 d’entre elles ont pris la direction d’Afgoye.

Stephanie Nebehay,
version française Eric Faye

26/09/08 (B467) REUTERS / En Somalie, onze civils tués dans des combats à Mogadiscio (Info lectrice)

Des rebelles islamistes ont bombardé mardi soir une position des soldats de la paix de l’Union africaine (UA) à Mogadiscio, rapportent des témoins. Les combats qui ont suivi ont fait 11 morts dans la population civile.

L’UA, qui a envoyé 2.200 soldats ougandais et burundais en Somalie, a déclaré n’avoir subi aucune perte dans ses rangs.

Quatre personnes sont mortes par ailleurs mercredi dans l’explosion d’une bombe cachée dans une charrette à Baidoa, siège du parlement somalien, a indiqué la police.

L’exode des habitants de la capitale somalienne s’est accéléré depuis l’intensification des affrontements dans la ville ces dernières semaines.

Depuis le début 2007, les insurgés islamistes luttent contre le gouvernement somalien et ses alliés éthiopiens qui l’ont aidé à reconquérir le pays.

Les combats entre les deux camps ont fait plus de 9.500 morts parmi la population civile. Plus d’un million d’habitants ont été chassés de chez eux.

Abdi Sheikh et Abdi Mohamed,
version française Guy Kerivel et Pascal Liétout

24/09/08 (B466-B) REUTERS /Des tireurs somaliens enlèvent deux travailleurs humanitaires étrangers, membres de Médecins du Monde, à la frontière entre la Somalie et l’Ehiopie – Somali gunmen abduct two foreign aid workers (Info lecteur – En Anglais)

Somali gunmen have abducted two foreigners working for the aid agency Medecins du Monde along the border with Ethiopia, the organisation and witnesses said Tuesday.

Kidnapping of foreigners and aid workers has become common in Somalia, where a transitional government is fighting Islamist insurgents and clan militia rule large areas. Most hostages are freed unharmed after ransom payments or negotiations.

“All we are confirming at this point is that indeed two of our people have been taken, that they were expatriates and that we are in contact with authorities,” Susan Wright, the director of MDM UK, told Reuters from London.

The pair were grabbed at the border village of Laas Caanood Monday night and taken to Gurael, about 500 km (300 miles) north of the capital Mogadishu, locals said.

“Two white people, a man and a woman, were brought to Gurael district last night from the Ethiopian border by about 10 well-armed Somali clan militia,” said resident Salad Abdi, adding they were Western aid workers.

Authorities said they were on the case.

“We have heard that some kidnapped people were brought here last night … we are investigating the issue,” deputy district commissioner Osman Taar Gurael told Reuters.

“We do not know where they have been taken,” he added.

Ethiopia’s Ogaden National Liberation Front (ONLF) rebel group, which operates near the border, condemned the kidnap, saying it aimed to undermine international aid efforts in the region hard hit by famine.

“ONLF will do its outmost to free the humanitarian workers and will not rest until the culprits are dealt with in an appropriate manner,” the group said in a statement.

MDM operates mobile health clinics in Somalia to prevent disease epidemics among those displaced by fighting.

Writing by Wangui Kanina,
Editing by Opheera McDoom

22/09/08 (B466) REUTERS / Un otage allemand libéré par la police au Puntland (Info lecteur)

La police somalienne a attaqué un repaire de preneurs d’otages lundi avant l’aube dans les collines à l’est de la ville côtière de Bosasso et a libéré un Allemand et sa femme somalienne, apprend-on de source autorisée.

Le couple avait été enlevé samedi dans cette région du Puntland, dans le nord de la Somalie.

Un des ravisseurs a été blessé dans l’opération menée par la police.

“Nous avons libéré l’Allemand et sa femme somalienne au cours d’une intervention armée. Nous avons encerclé les preneurs d’otages hier soir dans une vallée et nous avons lancé l’attaque ce matin”, a précisé aux journalistes le gouverneur de Bosasso, Muse Gelle Yusuf.

Les deux otages libérés sont sains et sauf, a-t-il dit. L’Allemand, dont le nom n’a pas été précisé, se trouvait depuis plusieurs semaines dans la région, en visite dans la famille de sa femme.

Abdiqani Hassan,
version française Guy Kerivel

 

22/09/08 (B466-B) Le Point avec Reuters / Regain de violences en Somalie, 42 morts.

Les récents affrontements en Somalie entre rebelles musulmans et forces de l’ordre ont fait 42 morts dont une trentaine lors de tirs de mortier sur le marché de Bakara, à Mogadiscio.

L’incident le plus grave est survenu lundi sur le marché de Bakara, où environ 30 personnes ont été tuées.

Le quartier de Bakara, très densément peuplé et considéré comme un fief des rebelles islamistes, a été pris pour cible par les forces gouvernementales après une attaque contre le palais présidentiel, a expliqué un des responsables du marché.

“Nous ne savons pas pourquoi ils ont visé Bakara. Il s’agit d’un marché, d’un endroit public”, a déclaré Almi Dhere, président de l’association des commerçants.

Des témoins disent avoir vu des gens mourir sous leurs yeux tandis que des corps étaient déchiquetés.

Les combats entre rebelles et forces régulières se sont intensifiés au cours du week-end.

Les insurgés ont attaqué le palais présidentiel et s’en sont pris à la base des soldats de l’Union africaine, chargés du maintien de la paix. Ils ont bombardé lundi le principal aéroport de la ville après l’arrivée d’un vol commercial que les militants d’al Chabaab, groupe considéré comme proche d’Al Qaïda, voulaient empêcher d’atterrir.

Ibrahim Mohamed,
version française Pierre Sérisier