06/05/02 Echec pour Guelleh et victoire pour la paix des peuples ? (Roger Picon)

Les
tensions entretenues par Ismaël Omar, entre les communautés
Afar et Issa en Éthiopie, sont mises à mal par
un député éthiopien qui rétablit
la paix.

Quelle
serait votre réaction si l’on venait semer la
zizanie au milieu de difficiles tractations que vous auriez
entamées en faveur de la paix entre communautés
?.

C’est
ce qu’à tenté de faire « Mon Excellence
Ismaël Omar » en Éthiopie ; la zizanie c’est
un domaine qu’il maîtrise et dans lequel il a parfait
son expérience depuis 3 ans.

On aimerait
bien qu’il nous fasse connaître le domaine digne
et louable où il pourrait bien exceller aujourd’hui
?.

Rien ne
s’est pas passé comme il le souhaitait car (grâce
à) un Député Éthiopien a mis à
mal ses projets.

Ismaël
Omar est vert de rage, car il vient de subir un camouflet
politique qu’il aurait du mal à digérer
et qui va vraisemblablement lui peser sur l’estomac (déjà
pesant) et l’empêcher de dormir..

Une fois
encore, il tournera, une partie de la nuit, autour de sa superbe
piscine en proférant des insultes à l’égard
de ses « chèvres », surnom dont
il affuble certains de ses ministres et sur lesquels il se
plait à passer ses sautes d’humeur à défaut
de s’essuyer les pieds lorsqu’ils sont couchés,
angoissés face à lui.

A ce niveau
d’incompétence et de démission dans bien
des domaines, on a le chef que l’on mérite !.

Lui qui
pensait redorer son blason, largement terni auprès
des mamassam, en envoyant de sa propre initiative les forces
de l’Armée Nationale Djiboutienne pour combattre
à Awash en territoire étranger …., ce qui
aurait constitué un précédent dans l’histoire
de la République de Djibouti, il est dans l’obligation
aujourd’hui d’éteindre la mèche…
avant que le pétard ne lui saute au visage.

Pensez
donc, d’une pierre il avait l’espoir de faire deux
coups, mais son piége était si grossier et si
mal ficelé que les Ethiopiens n’ont pas eu recours
à une loupe pour déchiffrer son stratagème.

Ce faisant,
il pensait écarter les militaires de Djibouti, pour
les envoyer hors des frontières. Ces Militaires et
ces Cadres qui deviennent gênants de l’Armée
Nationale Djiboutienne ! Ils commencent à gronder vigoureusement…
et à augmenter les rangs des mécontents. Cela
inquiété Guelleh au plus haut point !!!

Inquiétude
telle qu’il imagine parfois que ces Cadres et que ces Militaires
pourraient un jour prochain, pour ne pas dire un jour très
proche, le faire tomber du confortable et très lucratif
fauteuil qu’il s’est indûment approprié
dans son hold-up lors des élections présidentielles
de 1999.

Coup d’épée
dans l’eau ! Le voilà maintenant bien ennuyé,
car il va lui falloir surveiller de très près
l’Etat major de l’AND. Hassan Saïd, dit madobé,
ne peut faire espionner tout le monde car il lui faudrait
mettre un « homme » de la SDS derrière
chaque Cadre et chaque Militaire. Il manque d’hommes fidèles
pour cette surveillance particulière et délicate
!

Les défections
allant « bon train », y compris au sein du SDS,
on murmure qu’Hassan Saîd recruterait…. au
sein de l’ancienne police politique de Syad Barré…..

Echec…pour
Ismaël Omar, la diagonale du fou n’a pas fonctionné
! Echec et mat c’est pour bientôt.

Echec
de ses manigances pour lancer l’une contre l’autre
les communautés Afar et Issa dans la capitale, suite
au meurtre du jeune étudiant mamassam, ces jours derniers
à Arhiba,

Echec
de ses combines lamentables et puériles qu’il avaient
imaginé pour nourrir les tensions entre les communautés
Afar et Issa d’Ethiopie.

Dans ce
dernier cas et malgré les menaces lancées directement
par Ismaël Omar sur sa vie, un homme de courage, le Député
éthiopien Hussein Bouh, mandaté par le Premier
Ministre Éthiopien Meles Zinawe l’a pris de vitesse
et s’est lancé dans des négociations avec
les communautés Afar et Issa d’Ethiopie pour obtenir
au final un consensus et un retour à la paix souhaitée
par tous …….. ; sauf un, !…le seul : Ismaël
Omar.

En l’espèce,
les Chefs des communautés Afar et Issa d’Ethiopie
ont fait preuve de lucidité, de maturité et
de réalisme politiques.

Le sang
n’a que trop coulé dans tous ces conflits larvés.

Espérons
que s’instaure à nouveau une paix durable ; le
respect de l’humain passe indubitablement par là.

Quant
à Ismaël Omar, ce n’est pas demain qu’il
pourra retrouver la douce quiétude de son somptueux
Palais de Nazeret en Éthiopie et l’on a même
reçu aujourd’hui la certitude.

Il ne
passera pas ses vacances d’été avec Meles
Zinawe, encore un soucis de plus ! ET quand on pense que lei
vieux Gouled n’a pas voulu faire échanger ce palais
contre une propriété en Europe ! A quel point,
Guelleh, le génie de la Corne de l’Afrique, doit être
contrarié ce soir.

Roger
Picon

24/04/02 Quelles peuvent être les conséquences du résultat des élections présidentielles en France sur la coopération avec Guelleh ? (Par Roger Picon)

Le ”
cocorico ” d’Ismaêl Omar pourrait n’être
qu’un couac, plus dure sera sa chute.

En prolongement
des résultats du premier tour des élections
présidentielles en France, quelques pourraient être
les interprétations des uns, des unes et des autres
il est un fait que cette situation va faire obligation au
monde politique de regarder le ” pays réel ”
en face et à trouver dans l’urgence le moyen de rétablir
les choses dans cette France qui reste, quoi que certains
puissent en penser, la patrie des droits de l’homme et de
la liberté.

La question
est de savoir quelles pourraient-être les incidences
sur la politique future de la France à l’égard
de la dictature, de ” la gabegie ” imposées
par Ismaël Omar en République de Djibouti ?.

Ce que
l’on peut en penser c’est que la France, comme l’Union européenne
ne contribueraient plus financièrement à l’avenir
et avec la même facilitée au ” panier percé
” mis en place, entretenu par Ismaël Omar à
son profit et à celui de ses quelques ” complices
inféodés ” qui ferment les yeux devant
l’abject ou règnent sur le pays par la terreur, en
violation de tous les droits humains.

Fini le
temps où les instances internationales et la France,
principal bailleur de fonds de l’UE, considéraient
qu’après avoir donné 1000 FDJ, si 300 FDJ parvenaient
à servir directement l’intérêt de la population
djiboutienne ….c’était un moindre mal et qu’il
convenait de ne pas s’immiscer dans les ” affaires intérieures
d’un état souverain “.
Un état qui entretient la pauvreté du peuple
et ne survit que par l’apport incessant d’aides internationales
ne peut se prévaloir d’une quelconque souveraineté
; ce serait trop facile.
Il a une obligation de résultats vis à vis du
peuple et de ses bailleurs de fonds.

Dans les
nouvelles dispositions chaque pays, attributaire de ces aides
nécessaires au redressement économique et aux
projets prioritaires, aurait l’obligation d’en justifier le
bon emploi ce qui signifie clairement que les possibilités
de détournements vont s’amenuiser.

Habitué
qu’il est à falsifier les réalités, à
s’accorder de tout en laissant croire qu’il pourrait être
l’ami de tous, le ” cocorico ” que pourrait lancer
Ismaël Omar après ces présidentielles françaises
pourrait n’être au final qu’un couac.

Rappelons-nous
qu’en un temps au sommet de Cotonou, le président Chirac
avait clairement exprimé au président Gouled
le refus de la France de considérer pour l’avenir Ismaël
Omar comme représentatif de la Nation djiboutienne.

Souvenons-nous
ce que fut l’attitude d’Ismaël Omar suite aux déclarations
de l’envoyé de Paris fin 1995 qui précisait
” que la France ne traiterait qu’avec un seul interlocuteur
dans la succession à la présidence de la République
de Djibouti qui semblait se dessiner “.
Il fit incarcérer ses deux compères du RPP et
l’on sait maintenant quelles furent les dispositions qu’il
prit à l’égard du regretté Mohamed Djama
Elabé.

Si la
réaction d’Ismaël Omar eut le don de ” prendre
de vitesse ” la France d’alors, plus ancrée à
résoudre ses difficultés de cohabitation qu’à
se pencher sur le problème djiboutien, rien n’autorise
à affirmer qu’elle cautionnerait aveuglément
le régime dictatorial mis en place par Ismaël
Omar qui n’a pas de cadre économique admissible et
se révèle de plus en plus sanguinaire.


La Politique a parfois des logiques que la raison humaine
rejette ” serait-on tenté de dire en la circonstance
mais il nous faut aussi admettre que l’Union Européenne
et la France ne sauraient tolérer plus longtemps que
les limites de l’acceptable ne soient franchies en matière
de ” mauvaise gouvernance ” et de violations des
droits humains.

En ordonnant
que sa garde républicaine tire à balles réelles,
Ismaël Omar a démontré l’extrême
fragilité de son pouvoir de la terreur et son refus
d’instaurer un dialogue démocratique dans la République
de Djibouti.

Les artifices
fallacieux utilisés par le passé pour tromper
l’opinion publique internationale et ses instances ont fait
” long feu “.

Lorsque
le bruit des balles résonne face à la population
c’est que la fin du régime est proche.

L’Union
Européenne, et la France dans le cadre de la Francophonie,
ne pourraient pas s’arranger d’un tel régime qui contreviendrait
gravement à la politique commune de l’UE redéfinie
récemment qui s’est fixée comme objectif prioritaire
de faciliter l’émergence et de ne soutenir dans tous
les domaines que les ” Etats de droits” notamment
en Affrique et certes pas les dictatures desquelles l’opinion
publique internationale ne s’accommode pas.

Roger
Picon.

20/04/02 La mégalomanie pousse un Dictateur aux dernières extrémités. (par Roger Picon)

C’est bien connu,
l’histoire est là pour le démontrer, la dictature permet
de s’octroyer tous les pouvoirs mais elle rend fou.

Par méconnaissance
des " choses de l’Etat ", l’incapacité chronique
d’instaurer une " bonne gouvernance " dans tous les domaines
de compétence de l’Etat, la mégalomanie et l’hégémonie
d’un homme sur tous les pouvoirs le conduisent aujourd’hui à
la déraison et finissent par mettre en péril un pays,
l’avenir d’une Nation avant de faire payer au peuple les pots cassés
tout en faisant ordonner l’usage des armes lorsqu’il manifeste.

Tels trois coups
de tonnerre les trois morts, anciens combattants, de ce jeudi 18 avril
2002 sont hélas la parfaite incarnation des conflits qui grondent
au sein de la population, à tous les niveaux des administrations,
des Forces de Police Nationale et de l’Armée Nationale Djiboutienne.

On pourrait discourir
sans fin sur les raisons qui incitent Ismaël Omar à agir
ainsi mais de là à faire ordonner à ce que le
bruit des balles résonnent face à la population il y
avait un pas énorme qu’il a franchi et qui n’en restera pas
là.

Bien au delà
du nombre de morts, il vient de créer un choc dont il ne mesure
pas encore aujourd’hui l’importance mais surtout les conséquences.

Cette odieuse
attaque délibérée sonne l’hallali du régime
sanguinaire.

L’Opposition
djiboutienne doit resserrer les rangs et démontrer qu’elle
a la capacité de succéder à Ismaël Omar
en maîtrisant la situation et en évitant, autant que
faire se pourra, que le sang ne soit versé et qu’une fois encore
des innocents ne paient la démence d’un homme.

Roger
Picon.

17/04/02 Démocratie à la malienne, plus qu’un espoir … une réalité qui progresse (par Roger Picon)

Note
de l’ARDHD : Cela sera-t-il possible à Djibouti dans un
avenir proche ? Nous n’avons pas la réponse, mais il est
intéressant de faire un parallèle entre la situation
actuelle à Djibouti et celle du Mali. Grâce à
des hommes sages et engagés, le Mali a pu progresser à
grands pas dans la Démocratie. Pourquoi pas Djibouti ?

Le 22 mars
1991, de violentes manifestations d’étudiants et de jeunes
chômeurs ont lieu à Bamako. Les forces de l’ordre
tirent à la mitrailleuse sur la foule, faisant plusieurs
dizaines de morts.
L’état d’urgence et le couvre-feu sont instaurés
dans tout le pays. Le 24, le président Moussa Traoré,
au pouvoir depuis 1968, affirme qu’il ne démissionnera
pas.
Le 25, il est renversé et arrêté par des militaires.

Un Conseil de réconciliation nationale, dirigé par
le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré, est formé.

Il suspend la Constitution, dissout le Parlement et le parti unique,
l’Union démocratique du peuple malien.

Le Mali ne
souffre plus de tribalisme mais les Maliens sont des citoyens
méfiants.
Nul ne fait plus référence au régime despotique
de Moussa Traoré qui a maintenu le pays dans la misère
d’une factice " démocratie populaire " durant
plus de 23 ans tout en entretenant des clivages entre les ethnies
du Nord et celles du sud.
Fin 1991, 98 % des votants approuvaient par référendum
la nouvelle Constitution.
Quelques mois plus tard 26 % seulement de la population se déplaçait
pour participer aux législatives.
Le boycott frappait la Liste du parti Konaré ou figuraient
des ralliés, anciens députés de Moussa Traoré.
Le professeur Alpha Konaré , défenseur des Droits
de l’homme a compris le message de " Volonté de Démocratie
et d’ouverture, de respect d’une réelle pluralité
politique " que lui adressa alors le peuple malien ; il a
définitivement coupé avec la dictature sanglante
et pratique la " bonne gouvernance " remplaçant
une paix faite de subterfuges du pouvoir par une paix durable
avec les tribus touaregs du nord et stoppé toutes les violences
politiques dans la rue.

La délinquance
et la criminalité ont régressé d’année
en année au point qu’elles sont aujourd’hui parmi les
plus faibles en Afrique.
Par sa libéralisation de l’Economie, sous la pression
de la Banque mondiale, Alpha Konaré, a supprimé
des postes de fonctionnaires et bridé les salaires
durant quelques années alors que parallèlement
les investisseurs locaux et étrangers créaient
des entreprises et généraient des emplois aux
salaires bien supérieurs à ceux pratiqués
dans la fonction publique.

Le reclassement
des fonctionnaires fut géré et s’est étalé
dans le temps. Certains n’ont pas hésité à
démissionner spontanément pour occuper des postes
qui s’ouvraient dans le secteur civil ; ils ont amélioré
leurs conditions d’existence et celles de leurs familles.

Sur le plan
de l’économie, les progrès sont visibles au point
qu’ils surprennent les experts les plus optimistes.

Comme par
une volonté divine de contribuer à l’amélioration
de la situation, les grandes sécheresses épargnent
l’agriculture qui s’est réorganisée et produit davantage
au point qu’elle exporte depuis quelques années vers les
pays limitrophes.
Dans les régions les plus retirées du Mali, l’eau
était là, à quelques mètres sous terre
; il suffisait de creuser.
Les Maliens l’ont fait aidés en cela par des ONG françaises
qui se sont investies afin de répondre au mieux dans tous
les domaines dans lesquels les grandes réformes de l’état
malien ne pouvaient pas forcément répondre financièrement.
La population ne connaît plus de problèmes alimentaires.
Les conditions sanitaires de la population s’améliorent
d’année en année, des campagnes de vaccinations
sont organisées notamment en pays touareg où l’on
voit des motos tous terrains sillonnant les pistes et transportant
de petits containers réfrigérés préservant
vaccins et médicaments sensibles aux variations de températures.

Des projets
innovants, entre autres, de " Dispensaires médicaux
" démontables et transportés à dos de
chameaux sont en cours de concrétisation ; ils iront là
où peu sont allés, dans les régions les plus
inaccessibles du pays.

Les citadins
reviennent dans leur village d’origine qui revivent et s’étendent.

Une multitudes de petits commerces locaux émergent, parfois
tenus par des mères de famille, et contribuent au déploiement
d’une nouvelle dynamique locale dans l’arrière pays.

Le Mali ne
disposant d’aucune façade sur l’océan Atlantique,
le tourisme y est néanmoins en plein essor. La grande "
Fête des Touaregs " de janvier 2002 a confirmé
la capacité du Mali à s’ouvrir vers l’extérieur
tout en harmonisant, en l’espèce, l’une de ses opportunités
de développement d’un tourisme ciblé et limité
avec la préservation des pouvoirs traditionnels, de la
culture, de la langue et de la religion.

Les Conseils
des anciens, les Chefs de villages et les grandes familles restent
influents tout en accompagnant la montée en puissance de
la Démocratie et le respect des droits humains.
L’analphabétisme régresse lentement, la volonté
d’avancer est présente.
Là encore, les ONG interviennent dans l’équipement
des classes et la fourniture des matériels et des ouvrages
scolaires dans les villages de l’arrière pays.

Si nul ne
peut prétendre que le Mali a atteint " le parfait
" on ne peut contester les effets très positifs des
profonds bouleversements de la société malienne
dans son ensemble qui se sont opérés dans le pays,
notamment dans ces 5 dernières années.

Contrairement
à bien de ses voisins, le Mali se prépare à
des présidentielles transparentes, les 28 avril et 12 mai.
Conformément à la Constitution, après deux
quinquennats, Alpha Konaré quitte le pouvoir.
Il part sans désigner de dauphin et dans son parti, l’actuel
premier ministre, Mandé Sidibé, et l’ancien, Smaïla
Cissé, se concurrencent.
Dans l’opposition, le CNID aligne un solide candidat, Moutaga
Tall, super-diplômé à l’étranger et
grand expert en politique.

D’autres hommes
politiques brillants comme Choguel Maïga et Tiébélé
Dramé ont des atouts certains mais c’est un général
pré-retraité, l’homme qui déposa Moussa Traoré
puis qui lança la Réconciliation nationale de 1991,
Amadou Tumani Touré, qui semblerait être le mieux
placé dans cette ultime confrontation pour une présidentielle
à trois composantes.

Fils de parents
peul et bambara, le général surprend par sa modernité.
Considéré comme " Militaire courageux et démocrate
sincère " depuis l’action de ses parachutistes au
cœur des émeutes de Bamako au printemps 1991, au cours
de laquelle il avait mis un terme au régime de Moussa Traoré
en spécifiant alors que " L’Armée n’assurerait
qu’une transition de 9 mois avant le retour au régime civil
et aux élections.
Le militaire de courage a tenu parole et s’est retiré du
pouvoir pour laisser la parole à la Démocratie.
Il a soutenu et soutient encore des associations rurales, entre
autres, pour l’acquisition de moulins à farine, la lutte
contre le ver de Guinée, l’émancipation de la femme
malienne.
Il a crée une fondation pour la scolarisation des enfants.

Dans la perspective
des Elections présidentielles proches… avec une quinzaine
de candidats en lice, le mélange savant des accords entre
41 petits partis politiques est bien difficile à connaître
actuellement et laisse peser une nécessaire incertitude
; celle de la Démocratie et du libre choix des électeurs
maliens.

Roger
Picon

02/04/02 Légende et réalités de la liberté de la presse à Djibouti. Quel sera le choix des journalistes pour demain ? (par Roger Picon)

Nous devons
aux concepteurs de la Constitution américaine de 1787,
peu avant la Révolution française, la mise en
évidence de la liberté de la presse ; principe
fondamental d’un Etat qui se voudrait moderne.
Par principe admis, cette liberté permet de mesurer
le degré d’avancement de l’idéal de citoyenneté
d’une société démocratique.

Universellement
reconnu par son fondement indubitable mais trop souvent bafoué
par le tous les pouvoirs, politique, économique ….
, le droit de la presse est censé être l’outil
d’accomplissement du principe de liberté d’expression
, formulé en l’article 11 de la Déclaration
des droits de l’homme et du citoyen de 1789.

"La
libre communication des pensées et des opinions est
un des droits les plus précieux de l’homme; tout citoyen
peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf
à répondre de l’abus de cette liberté
dans les cas déterminés par la loi."

Comme
toute activité à vocation " dite sociale
", la presse est assujettie à un certain nombre
de règles qui déterminent son droit et ses limites
d’intervention.
La nature spécifique de cette activité et l’importance
qui lui est accordée justifient que ce droit de la
presse soit un droit incontournable ; celui du droit de collecter,
de commenter et de transmettre l’information.

À
la référence au principe de liberté d’expression
il convient d’ajouter celle qui peut être faite à
la notion de droit à l’information pour laquelle les
préoccupations et intérêts du public devraient
être pris en considération par priorité.

Bien que
fortement concurrencée par d’autres moyens de communication
et de nouvelles technologies de l’information tels que l’image
numérisée et le net, l’influence des journaux
sur la vie d’une société et sur le comportement
des individus subit une perte d’influence mais demeure néanmoins
importante.
Elle est une science additionnelle de l’histoire, entre autres,
d’un peuple et d’une Nation.
Écho de toutes les activités des hommes et agents
d’influences pour toutes les forces politiques, économiques,
sociales et spirituelles.
Les journaux sont les mémoires de la vie quotidienne
d’un peuple, d’une Nation, donc une source fondamentale d’informations
pour les historiens de toute vocation qui ne peuvent prétendre
reconstituer valablement le passé sans recourir à
leur témoignage.

La distance
qui sépare aujourd’hui les prescriptions fondamentales
de la liberté de la presse et les réalités
des écrits dont nous abreuve quotidiennement une supposée
presse indépendante du pouvoir en République
de Djibouti a de quoi faire amèrement sourire à
défaut de sans inquiéter car un monde les sépare.

Nul n’ignore
qu’il existe dans tout métier une " règle
de l’art " ou un " code de déontologie "
; il ne saurait en être autrement pour le quatrième
pouvoir dont on sait, preuves à l’appui, qu’il a la
capacité de faire et de défaire les républiques.

L’obstacle
à toute liberté d’expression de la presse à
Djibouti est qu’Ismaël Omar s’est assis, depuis des lustres,
sur tous les Codes en vigueur dans le pays tout en brandissant
d’une main ferme le code guellien comme outil de la "
pensée unique ".

Dès
lors, on comprend que certains journalistes de courage aient
préféré l’exil plutôt que de cautionner
toutes les contrevérités imposées au
peuple par " l’homme de l’ombre " devenu dictateur
après qu’il eut usurpé le pouvoir en 1999 en
falsifiant les élections présidentielles et
s’y maintenant depuis par l’usage de la force ou de la perversité

Qui peut
le plus peut le moins, dirait-on et pour les " serviteurs
de l’information " qui seraient récalcitrants
à la " pensée unique "… il reste
la solution de les expédier manu militari à
Gabode pour qu’ils puissent s’exprimer librement… entre
quatre murs et plus tard entre six planches s’ils venaient
à persister.

A moins
que l’on ne fasse la démonstration inverse, nous avons
l’intime conviction que l’une des qualités premières
d’un journaliste est d’apporter à ses lecteurs une
information complète, claire et objective

Souvenons-nous
qu’en un temps notre regretté ami Mohamed Djama Elabé
et son comité de rédaction du journal d’opposition
" Le Renouveau ", hebdomadaire du Parti du Renouveau
Démocratique, n’hésitaient pas par des articles
sans accommodement aucun à dénoncer toutes les
injustices et les illégalités des décisions
du pouvoir en place, fustigeant au passage quelques "
mandarins " qui détournaient la tête…..
Le PRD incarnait la Liberté d’expression du citoyen
de la rue et l’Espoir.

Son successeur
à la tête du PRD, DAF, qui s’inscrit en droite
ligne de la pensée fondamentale de " l’élabisme
" tout en l’adaptant à l’évolution d’un
monde en perpétuel mouvement, a tenté de relancer
l’hebdomadaire " Le Renouveau " mais s’est heurté
à toutes les pressions exercées directement
ou indirectement par Ismaël Omar.
DAF est l’objet des pires contraintes ainsi que sa famille
et ses amis.
Comment faire paraître un journal d’opposition politique
dans de telles conditions ? Comment agir en toute liberté
d’expression lorsque les menaces exercées par le pouvoir
en place sont omniprésentes et que l’on en a déjà
eu un avant-goût de Gabode ?.

Par ailleurs,
consultez les seuls journaux autorisés à paraître
en République de Djibouti et vous serez vite édifié
sur la définition qu’il convient de donner à
la " Liberté de la presse écrite "..

Cela frise
la comédie burlesque mal orchestrée et si de
Charlot à Hulot, de Keaton à Jerry Lewis, ces
comédies ont toujours le mérite de nos jours
de faire rire les esprits les plus simples comme les plus
raffinés ne cherchez pas dans les " Informations
officielles " en provenance de Djibouti un quelconque
trésor de vérité ou de virtualités
lyriques….

Aucun
défi … un monceau de banalités répétitives
…suivant le même stéréotype .. presque
à la virgule près….

C’est
ainsi que vous y découvrirez de sempiternels articles
emphatiques qui se veulent rassurants mais qui ne trompent
au final que leurs rédacteurs.
Certains n’osent pas signer leurs écrits …, gênés
qu’ils sont de se mentir.
Ils énoncent, entre autres et épisodiquement,
le lancement de grands projets dont l’initiateur, le guide,
le maître à penser ne peut être qu’Ismaël
Omar et nécessitent, par précepte guellien patenté,
l’apport d’aides financières extérieures.

Par évidences
observées, lesdits projets ne seront quasiment jamais
menés à leur terme.

Dans une
région semi désertique… il se trouvera
toujours un grain de sable, disons plutôt un rocher,
pour bloquer les engrenages aléatoires des travaux
de tel ou tel " Comité de pilotage " chargé
du dossier… et reporter de mois en mois la date de sa
concrétisation….

Notez
tout de même que l’on a bonne mémoire à
Djibouti.
S’il est vrai que certains dossiers .. préoccupants
notamment liés à l’affaire du Juge Borrel se
sont malencontreusement égarées dans les méandres
de la politique politicarde , pour ce qui concerne les supposés
projets " d’intérêt national " …
on ressortira, quelques années plus tard et par enchantement,
le dossier concerné.

C’est
ainsi que l’on va procéder à son dépoussiérage
en prenant l’indispensable précaution d’y ajouter quelques
virgules correspondant, fait du hasard ou nécessitée
oblige, à un accroissement financier des besoins.
On en changera éventuellement la couleur de la couverture
et la reliure puis on le relancera à grands renforts
d’informations médiatisées le présentant
comme projet innovant répondant enfin ……aux
attentes du pays et de la population djiboutienne dans un
domaine précis.

Notons
que les projets en chantier actuellement sont majoritairement
à horizon … 2006.
Cela laisse donc le temps d’ici là de multiplier les
appels de fonds additifs qui, s’ils ne parviennent pas dans
les délais impartis, provoqueront un report.
Nous touchons là le fond de la démarche, il
fallait y penser !.

Dans les
écrits de cette presse pour le moins particulière,
on peut surtout y lire que

– "
Son Excellence et ses collabos ont bien mangé …
" on peut donc en déduire que le peuple est repu…
et qu’il ne peut être que satisfait ….

– "
Son excellence …. est accueillie par une foule en liesse…
", foule qui se résume dans les faits à
une population locale que l’on sort de ses habitations et
que l’on contraint….
à agiter de petits drapeaux…

– "
Son excellence ….a appelé la communauté
internationale à intervenir pour faire cesser cette
violence…. " mais oublie sciemment de balayer en
sa prison de Gabode où 12 supposés prisonniers
politiques meurent lentement dans l’indifférence …

"
Son excellence ….. demande qu’il soit procédé
au désarmement des milices en Somalie ……."
et occulte totalement le fait que toutes les aides financières
consenties notamment par l’Union européenne depuis
plus de 5 ans pour désarmer sa propre milice importée
de sa région d’Ethiopie n’ont servi, dans les faits
constatés et très majoritairement, qu’à
la renforcer……..
Dès lors on comprend le pourquoi des réticences
de l’Union européennes et des pays arabes à
continuer d’alimenter à fonds perdus le " panier
percé.. " du désarmement d’une quelconque
milice, quelle soit djiboutienne ou somalienne …

Des lignes
et des lignes lénitives et anesthésiantes pour
le lecteur de cette presse … au point que l’on retrouve
ces feuilles de journaux en un endroit que la décence
m’interdit de nommer et pour un tout autre usage….

Chacun
se pose la question de savoir jusqu’où peut aller l’information
? quand les journalistes locaux aborderont-ils enfin un sujet
d’importance qui va mobiliser l’attention des lecteurs, à
savoir si " son excellence " porte un slip kangourou
ou un boxer et s’il est de couleur jaune ou rose bonbon ?.

Plus sérieusement,
cet écart entre l’idéal de l’information et
la réalité, toujours trop grand, est facile
à apprécier, tandis que se propage, à
l’intérieur des frontières nationales et à
l’étranger la perte de toute crédibilité
de ce qui est censé être le "quatrième
pouvoir" en République de Djibouti.

De la
conquête d’une liberté aux réalités,
que subissent au quotidien la citoyenne et le citoyen djiboutien,
il y a une fracture qui sans cesse s’élargit.
J’entends murmurer " l’Etat n’en a cure …de la Liberté
pour autant que les aides en tous genres continuent d’affluer
et puissent être …. exploitées dans l’intérêt
de quelques-uns….tout va bien !!!, tout va très
bien à Djibouti ! ".

Dans de
telles conditions, quelle égalité entre les
hommes face à l’information et de progrès de
la liberté d’expression parle t-on à depuis
l’accession du pays à l’Indépendance ?.

En 25
années, les journalistes qui avaient un rôle
social inédit à jouer, cumulant l’autorité
du savoir et l’art de la communication, à la fois historiens
du présent mais aussi du passé et interprètes
supposés assermentés de la vie quotidienne,
ont choisi majoritairement d’adhérer, bon gré
mal gré, aux contre vérités d’une infime
minorité de puissants, des tribalismes et d’être
leur porte artifices mensongers au détriment de l’information
objective qu’ils doivent aux " gens ordinaires ".

Certes
en ce début de millénaire, ce rôle de
médiateur joué par les journalistes est plus
nécessaire et plus difficile que jamais parce que les
machines qui sont censées assurer une "communication"
plus satisfaisante des "pensées et des opinions"
entre les hommes sont mises au service d’une poignée
" d’indésirables mandarins ", qui se sont
imposés et se maintiennent par la force, plus enclin
à l’excommunication sous toutes ses formes qu’à
la communication.

C’est
dans le maintien d’une distance relative vis-à-vis
de leurs interlocuteurs obligés que devrait résider
la seule confiance qui compte aux yeux de la presse ; celle
des lecteurs ou des téléspectateurs, qui doivent
toujours garder, en démocratie, le droit à la
parole et le dernier mot.

La presse,
inféodée au pouvoir en place en République
de Djibouti, creuse lentement son propre tombeau.
Outre son incapacité " d’Informer large et objectivement
" elle est confrontée aux promesses multiples
des "nouveaux" médias, qu’il s’agisse des
câbles, des satellites ou de services issus de la télématique.

Deux conceptions ou deux doctrines s’opposent.

D’un côté,
une conception "isolationniste et obsolète"
à la Ismaël Omar qui verrouille à son seul
profit tous les moyens d’émission et de réception
de l’information qui se veut objective, conduisant à
une artificielle étatisation de tous les moyens d’expression,
directement ou indirectement.

Monopole
absolu de la famille Guelleh qui se masque derrière
une falsification des vérités et qui énonce
par la voix de son maître l’intérêt du
peuple; de l’autre côté, une conception incontestablement
démocratique, où chacun doit pouvoir accéder
aux médias de son choix, afin de communiquer à
autrui l’expression de sa pensée, ou afin d’accéder
à l’expression de la pensée d’autrui, quelle
que soit la forme ou le fond de cette expression.

Instruments
pédagogiques entre les mains du Dictateur qui se sert
de l’Etat à son seul profit? ou moyens d’expression
accessibles à tous?.
Tels sont les choix qui s’offrent à la Nation djiboutienne
pour autant qu’elle ait un pouvoir de décision ce qui
est actuellement loin d’en être le cas.

La première
de ces deux conceptions peut être qualifiée indifféremment
de paternaliste, sélective, autoritaire, conservatrice
et dictatoriale.
Tous ces qualificatifs et bien d’autres se sont vérifiés
depuis que la République de Djibouti a accédé
à l’indépendance.

La logique
de cette conception est, quoi qu’on en dise, toujours la même.

Elle puise son discours dans le même vocabulaire, la
même dialectique. qui invoque, bien entendu et de manière
fallacieuse, l’idéal démocratique, l’intérêt
du peuple, et la sauvegarde, par surcroît, de son "identité
culturelle".
Identité culturelle dont elle n’a que faire car cette
logique se situe exclusivement dans le cadre du profit personnel
au détriment de l’intérêt de la Nation
et de ses enfants qui demeureront ainsi esclaves d’eux-mêmes
et des préjugés de leur temps.

La seconde
conception est celle qui conduit jusqu’à son terme
la logique de l’impératif démocratique concernant
la garantie des libertés personnelles et politiques,
faute desquelles la démocratie n’est plus qu’un mot.

Cette
conception considère que les médias, quels qu’ils
soient, doivent permettre aux hommes, avant toute autre chose,
de communiquer les uns avec les autres par le truchement de
leur pensée et suivant le postulat que " personne
n’a le monopole de la vérité ".
Elle se refuse à admettre que le vrai, le beau ou le
juste puissent jamais appartenir à un seul homme, à
un seul parti, à une seule caste ou à une seule
classe sociale.

Cette
conception permet seule, en même temps que la clarification
des relations entre l’État et les médias, la
détermination de ce principe suivant lequel en démocratie,
le dernier mot doit revenir à ceux qui lisent les journaux,
écoutent la radio ou regardent la télévision.

Pour l’heure,
les moyens dont disposent les citoyennes et les citoyens djiboutiens
sont ceux du combat contre certaines idées reçues
et le refus d’accepter comme " bain béni "
tout ce que leur sert quotidiennement le pouvoir dictatorial
en place.

Les unes
concernent l’information et ses pouvoirs, les autres, la liberté
d’information et ses conditions.

Pourquoi
la presse et la radio-télévision, vouées
à l’information et décrétées toutes-puissantes,
ne seraient-elles pas les instruments privilégiés
du changement et du progrès social à Djibouti
?.

Pourquoi
ne transformeraient-elles pas le style des relations entre
les hommes, la substance même de la vie sociale ?.

Ce combat
toujours recommencé et jamais gagné contre toutes
les formes d’inégalités dans la libre expression
des pensées de chacune et de chacun dans le libre accès
aux pensées d’autrui, est le vôtre mesdames,
messieurs les journalistes.

Pour ce
faire il vous faudra faire un choix, un choix de société
; un choix d’avenir.
Aurez-vous la volonté pour ne pas dire le Courage d’être
des journalistes et non des serviteurs du pouvoir en place
?


Pour ce qui nous concerne et en nous appuyant sur le postulat
suivant lequel la liberté d’expression n’est l’apanage
de personne et que les journalistes n’en ont pas le monopole
car c’est une profession ouverte, c’est-à-dire à
la fois un savoir et un savoir-faire, nous continuerons ce
combat pour tous les respects des Droits de l’humain en dénonçant
sans cesse toutes les exactions du pouvoir dictatorial imposé
par Ismaël Omar en République de Djibouti.


Roger Picon.

17/03/02 Le jeu de LOI. Comment jouer avec IOG, sans se faire tuer ! (par Roger Picon)

Attention
IOG est connu pour être un très mauvais joueur. Vérifiez
qu’il n’est pas armé avant de jouer avec lui. Si vous gagnez,
surveillez aussi vos arrières : on ne sait jamais l’un de ses
sbires pourrait vous planter un coup dans le dos puis vous asperger
d’essence avant d’enflammer votre dépouille et de la déposer
au bord de l’eau …. C’est la nouvelle forme du suicide à
la djiboutienne !

Le
jeu de Loi, version Ismaël Omar.

(par Roger Picon)

Nous proposons
à nos lecteurs un jeu librement inspiré du " Jeu
de l’oie " et qui se pratique par lancement d’un dé. On
peut y jouer seul ou à plusieurs.

Vous tombez
sur la case 1.

C’est la case justice. Vous avez deux choix : vous
relancez votre dé et vous éloignez au plus vite ou vous
avez la possibilité de rester sur cette case mais, dans ce
cas, vous devrez bénéficier de la protection d’Ismaël
Omar.

Vous tombez
sur la case 2.

Attention DANGER. Cette case est celle de l’opposition
politique. Méfiez-vous des virages dangereux ou des changements
de route ce malgré vos engagements passés et la confiance
qu’avait fondé en vous le peuple. Si vous avez mauvaise mémoire
ou désertez vos idéaux, allez vous abreuver à
la case 9.

Vous tombez
sur la case 3.

Vous avez le besoin de soins médicaux. Désolé,
l’hôpital Pelletier et ses annexes ne sont plus en mesure de
le faire. Par ailleurs si vous vivez en périphérie du
pouvoir politique en place vous pouvez être pris en charge dans
l’un des hôpitaux parisiens avec gratuité des soins et
voyage aller-retour inclus. Cela s’appelle l’égalité
des Droits face à la maladie.

Vous tombez
sur la case 4.
Vous êtes opposant politique exilé.
Vous tournez en rond depuis de nombreuses années car refusant
d’adhérer à toute initiative en faveur d’une Union de
l’opposition politique. Ce faisant vous faites le jeu du pouvoir en
place. Le faites-vous par intérêt caché, par tribalisme
d’un autre âge ou par ambition démesurée.

Vous tombez
sur la case 5.

Vous êtes opposant politique, membre du PRD,
fondé par le regretté Mohamed Djama Elabé. Vous
êtes la cible privilégiés du pouvoir en place
et subissez les actes les plus bas, les gestes les plus vils pour
tenter de vous contraindre à mettre un genou au sol. Cela s’appelle
le respect de la pluralité politique.

Vous tombez
sur la case 6.

Bien.. très bien, vous avez une conduite
exemplaire, voire aveugle, vis à vis du pouvoir politique en
place. Vous méritez une récompense qui peut se traduire
par le maintien de vos propriétés immobilières,
immeubles – maisons – bars .., à laquelle Sa majestueuse majesté
peut ajouter quelques milliers de dollars. Continuez et aller vous
abreuver à la case 9.

Vous tombez
sur la case 7.

Vous êtes sous la surveillance du SDS, Tout
ce que vous dites ou faites est placé sous contrôle.
Suivant que vous serez pauvre ou puissant, vous prenez le risque d’être
placé dans l’une des cases 12 ou 10 … en simple visite.

Vous tombez
sur la case 8.

Vous êtes sous la surveillance du SDS, Vous
êtes devenu indésirable. Pour diverses raisons vous expatriez.
La nation voit ainsi ses enfants s’éloigner. Gardez courage,
le jour du retour est proche.

Vous tombez
sur la case 9.
Vous
êtes un bon … animal de compagnie.. pour le pouvoir en
place. C’est bien ! très bien ! sa majestueuse majesté
peut essuyer ses escarpins sur votre pelage en échange d’une
écuelle.
Prenez garde tout de même, il va exiger toujours plus de vous
et si vous veniez à prendre conscience de votre situation d’asservi
à ses volontés vous iriez soit en case 10, si vous êtes
puissant, ou en case 12 si vous n’avez que peu d’intérêt
pour lui.

Vous tombez
sur la case 10.
Vous n’avez plus aucune resposablité
ni commandements. Désormais vous avez du temps libre. Pour
vous occuper, IOG vous offre un séjour de moyenne durée
au Centre National d’Hébergement de Gabode : massage, relaxation,
temps libre.

Vous tombez
sur la case 11.
Jusqu’à
présent, vous aviez réussi à ne pas vous faire
remarquer. Toujours prêt à défendre les réalisations
du régime et à louer son père protecteur, le
dictateur. Et voilà que votre ordinateur vous trahit, on retrouve
des traces de consultation de sites interdits : GED, ARDHD, etc…
Vous reculez d’une case et vous vous positionnez sur la 10

Vous tombez
sur la case 12.
Castatrophe,
vous passez plusieurs tours (de 2 à 6 ans) en Centre d’hébergement
national, mais section longue durée. La nourriture se raréfie,
les amis s’éloignent, le monde vous oublie, c’est le trou noir.
Vous ne sortirez que si un adversaire tombe sur cette case. Le principe
est que l’un remplace l’autre et que la case ne doit jamais être
vide.

Vous tombez
sur la case 13.
Le
patron du jeu a des soucis. Alors il vous insulte et il vous gifle
en public. Vous êtes morfondu, humilié, mais vous gardez
votre poste et vos revenus officiels et occultes. Vos petits trafics
personnels ne sont pas touchés, simplement pour être
de nouveau en cours, vous versez un pourcentage plus important aux
bonnes oeuvres du patron, par l’intermédiaire de sa femme.

Vous tombez
sur la case 14.
Le
jeu est fini. C’est le premier qui arrive sans encombres à
cette case qui a gagné. En principe, c’est toujours IOG qui
gagne, mais il y aura peut-être une exception avec vous et vous
serez le Président du Gouvernement national de transition.
Ne rêvez quand même pas trop !

09/03/02 La gestion, le suivi et le résultat des grands projets internationaux à Djibouti (Par Roger Picon)

En
soi, la gestion des grands projets est assez semblable
dans de nombreux pays. A Djibouti, la particularité concerne
le passage de la phase 3 à la phase 4. Il faut intégrer
les fuites financières qui sont nettement plus importantes
(compte-tenu de l’environnement politique) que dans les autres
pays. On notera que la différence de volume entre la
phase 3 et la phase 4 est imputée directement sur les
comptes de Guelleh.

09/03/02 Réponse de Jean-Pierre Chevénement, candidat à la Présidence de la République française.

Cette
réponse date du 26 février 2002. Quinze jours
: depuis cette date, nous n’avons rien reçu ..

Merci
de votre contribution.

Nous
vous répondrons dans les plus brefs délais.

12/03/02
Comme Jean-Pierre Chevénement ne nous a pas répondu
par E-Mail, Roger Picon l’a interrogé au cours d’une
émission radiodiffusée. Il a répondu en
direct.

Emission
“les auditeurs on la parole”.

Radio France bleu. Lundi 11 mars entre 8 H 30.

Question de M Roger Picon adressée à Mr Jean
Pierre Chevênement, candidat aux Elections Présidentiielles
2002.

Monsieur le candidat, la Francophonie, vous connaissez ! Institution
qui regroupe plus de 70 pays.

Constat
est fait que, lors des sommets de la Francophonie on se limite
à de grandes déclarations d’intentions, sans effet
aucun pour ce qui concerne les Droits humains.

Malgré
les engagements pris à grands renforts de discours on
ne conditionne toujours pas là ce jour les Aides financières
aux pays qui continuent à pratiquer toutes les violations
aux Droits fondamentaux de l’humain, ceux de l’homme, de la
femme et de l’enfant.

Quel est
votre concept de la Francophonie et que souhaiteriez faire si
vous étiez élu à la Présidence de
la République ?

Réponse de Jean Pierre Chevênement.

Je dois dire que j’attache beaucoup d’importance à la
Francophonie.

D’abord
par ce que c’est notre langue et qu’ensuite c’est un pont entre
le Nord et le Sud.

Je pense
que nous devons réorienter notre politique vers le Sud
par ce que c’est là que se trouvent les problèmes
et qu’il faut les résoudre et bien évidemment
nous devons aider les pays à construire des états
de droits.

Je pense
qu’on ne peut pas se retrancher derrière des prétextes
pour ne pas faire notre devoir.

Nous avons
pris la responsabilité d’entrainer beaucoup de peuples
dans l’histoire du monde universel, nous avons donc des devoirs
à leur égard ; c’est ce que j’ai voulu signifier
en me rendant sur la tombe de Léopold sédar Senghor
il y a quelques semaines.

Nous avons
non seulement un devoir mais aussi une vocation car nous nous
manquerions à ce qu’est la France.

La France
doit être un pays au service d’une plus grande justice
internationale.