Articles

15/12/1999 – OCCUPATION DE LA MAIRIE DE BLOIS (France) PAR UN GROUPE D’ASSOCIATIONS QUI LUTTENT POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES

On nous informe qu’un comité composé d’Associations, engagées dans la lutte pour libération des prisonniers politiques à Djibouti, a occupé la Mairie de Blois le mercredi 15 décembre à 12 h 00. Le Maire de Blois est Jack Lang.

______________________________________

Association pour la Démocratie Et le Développement

ADD Djibouti

72000 LE MANS
Tel / fax :02 43 76 20 31

Association de Solidarité au Peuple Afar APSA
B.P 543 64706 HA JDAYE
Tel / fax : 01 43 60 96 01

Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti
ARDHD
84 rue Saint-Louis-en-l’Ile 75004 PARIS

Tel : 01 46 34 70 70
Fax : 01 46 34 25 93

Comité en Europe pour la Défense des Prisonniers Politiques à Djibouti
CODEPP
 » La Maison Ouverte  »
17 rue Hoche
93130 MONTREUIL
Tel : 01 48 39 10 63

Objet : Occupation pacifique de la mairie de BLOIS

Contact : 06 86 44 30 65
06 68 09 18 67

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Au moment où se réunit à Paris la Commission mixte de coopération franco-djiboutienne dans le but de débattre des grands axes de l’aide française à Djibouti dans les années à venir :

Nous tenons à rappeler que Djibouti est un pays en crise où se déroule une guerre civile, médiatiquement occultée depuis 9 ans, où :

– les ressources budgétaires propres au pays sont en majeure partie consacrées au financement de la guerre civile ;
– le parlement des salaires et des pensions de retraites accuse 7 mois de retard cumulé ;
– la misère consécutive et la peur de la répression par la dictature écrasent la population ;
– les prisons regorgent de détenus politiques, simples patriotes où responsables politiques s’opposant à ces états de faits ;
– les viols des femmes afares se poursuivent en toute impunité ;
– l’armée, la police et la gendarmerie mènent des opérations militaires dans les districts de Tadjoura et Oboc (en soumettant les populations à un blocus alimentaire et médical.

Aussi nous avons décidé d’occuper pacifiquement et d’une manière symbolique la mairie de Blois, afin d’interpeller les citoyens français ; les élus locaux et notamment M. Jack Lang, maire de Blois et Président de la Commission des affaires étrangères à l’Assemblée Nationale.

ADD ASPA ARDHD CODEPP
Pour le Comité exécutif Pour le comité Le Président Pour le Comité
Le Président La Présidence et pour la Présidence

M. Hassan Mokbel

Mme Hélène Azoué
M. Jean-Loup Schaal

14/12/1999 – INDONESIE: les soixante-dix derniers prisonniers politiques ont été libérés. Un exemple pour Djibouti (Source Le Monde daté 14/12/1999) ?

Les soixante-dix derniers prisonniers est-timorais emprisonnés en Indonésie ont bénéficié, en fin de semaine, d’une remise en liberté dans le cadre d’une amnistie présidentielle.

Note de l’ARDHD : un exemple pour Djibouti ?

13/12/1999 – LDDH: APPEL A LA PAIX DANS LE NORD ET A LA FIN DES PREVARICATIONS COMMISES PAR LES DIRIGEANTS QUI RUINENT LE PAYS

LDDH – LIGUE DJlBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS

COMMUNIQUE DE PRESSE n°13/LDDH/99

La Ligue djiboutienne des droits humains, (l.DDH) – est très inquiète et très préoccupée du drame qui se déroule actuellement dans le Nord et dans le Sud-Ouest du pays.

Ce drame est engendré par un conflit armé qui perdure depuis 1991, dont les balles ne tuent, de part et d’autres, que les populations civiles djiboutiennes, en particu1ier les plus fragiles : les femmes, les enfants et les vieillards.

Face à. ce drame, la LDDH continue à lancer des Appels à la Paix.

Sans la PAIX. aucune démobilisation des forces antagonistes ne peut être effective.
L’hémorragie financière Continue de vider la société djiboutienne. L’argent public demeure toujours sans contrôle et de plus dilapidé sans vergogne.

Sans la PAIX, la Justice n’est qu’un vain mot. C’est une véritable bombe à retardement.
Il est vrai que /’ouverture du dialogue pour la PAIX est difficile. Mais Il faut avoir le courage de s’asseoir à une même table, et d’engager un dialogue franc, sincère, dans la transparence sur les origines et les causes de cette guerre. Il faut avoir le courage de se dire la vérité et trouver ensemble des solutions globales et durables, en s’attaquant, sans détours, à tous les problèmes, pour que les mêmes erreurs ne se renouvellent pas.

Aux Pays Amis et aux bailleurs de fonds, nous demandons d’user de leur influence pour que la PAIX soit une réalité, afin que le respect des Droits d l’Homme soit la priorité, comme du reste la bonne gouvernance et l’État de Droit.

COMPATRIOTES, Unissons-nous tous, pour la PAIX et la JUSTICE

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains

Le Président – Noël ABDI

13/12/1999 – LDDH: FELICITATIONS POUR LA NOMINATION DE Me AREF EN QUALITE DE VICE-PRESIDENT DE L’UIDH / Corne de l’Afrique

LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS

Note d’information n°12/LDDH/99

UN GRAND BRAVO POUR NOTRE AMI Maître AREF.

En effet, le 2ème CONGRES DE L’UIDH (Union Internationale des droits de l’Homme), vient de porter Maître AREF à la vice présidence de l’ UIDH chargé de la zone Corne de l’Afrique.

Maître AREF, comme vous le savez tous est un ardent défenseur des Droits de l’Homme à Djibouti

Sa nomination à l’unanimité des congressistes présents à OUAGADOUGO, nous va droit aux cœurs, Nous Membre de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains.

Nous nous réjouissons avec lui et toute sa famille.

Le Président de l’U1DH, notre frère Halidou OUEDRAOGO, nous demande de transmettre la nouvelle partout oû besoin sera.

Encore BRAVO Maître AREF. La lutte continue

Les membres du Comité de la LDDH :
– OMAR ALI EWADO
– ROBERT CARTON DIBEH
– KAMIL HASSAN
– HOUMED YOUSSEF

Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)
le Président
Le Président Noël ABDI

13/12/1999 – Le gouvernement aurait engagé des forces considérables dans l’opération de « ratissage » dans le Nord de Djibouti

Selon des sources bien informées, nous apprenons que plus de 1.500 hommes participeraient aux combats dans le Nord de Djibouti. Pourtant en dépit de ces effectifs considérables il semblerait que l’issue des combats soit plutôt favorable aux résistants du Frud.

Ce sont les populations civiles qui subiraient les effets de ce conflit fratricide : les militaires se vengeraient sur les civils sans défense. Arrestations, emprisonnements, tortures et exécutions sommaires.

Par ailleurs, nous rappelons que le Gouvernement djiboutien s’était engagé, pour obtenir les aides du FMI, à diminuer considérablement et rapidement le nombre des militaires de l’AND. L’importance des effectifs engagés sur un seul point semblerait confirmer que les promesses n’aient pas été tenues…

13/12/1999 – SUR LA BASE DES INDISCRETIONS QUE NOUS AVONS RECUEILLIES, LA COMMISSION MIXTE FRANCE-DJIBOUTI AURAIT COMMENCE, CE WEEK END, DANS UN TRES MAUVAIS CLIMAT.

Les réunions préparatoires ce week end se seraient déroulées dans un très mauvais climat entre les représentants français et djiboutiens.
Le Ministre djiboutien Yacin Elmi BOUH aurait prévenu son entourage qu’il était prêt à quitter la conférence dès mardi matin. Il prendrait alors comme prétexte la mort de l’Ambassadeur de Djibouti en Belgique et la nécessité de participer au deuil.

Ces informations confirmeraient la note que nous avons diffusée dès samedi à la suite de l’appel de six députés de la majorité plurielle.

Les hommes politiques français, sous la pression des Associations, ne pourront plus se montrer aussi complaisants à l’égard des dictatures. Surtout lorsque ces dernières ne donnent aucun signe de retour à la démocratie et qu’au contraire, elles se radicalisent dans une attitude de violation permanente des Droits de l’Homme.

13/12/1999 – Une nouvelle campagne de provocation contre LA LIBERTE.

Depuis quelques jours, nous recevons des messages d’une rare violence à l’égard de LA LIBERTÉ, de son équipe et de personnalité qui défendent les prisonniers politiques injustement incarcérés. Fidèles à nos principes et à nos engagements, nous ne répondrons pas à ces attaques calomnieuses et de peu d’intérêt, car nous ne voulons pas alimenter un débat politique qui n’est pas le nôtre. Nous n’avons aucune ambition politique à Djibouti et nous ne soutenons aucun parti, hormis celui des opprimés et des victimes des violations des Droits de l’Homme.

Dans ces attaques nous trouvons un encouragement à notre action, car visiblement elle dérange le pouvoir et ses proches qui en tirent parti : ce constat nous renforce dans nos convictions. Nous connaissons ceux qui nous attaquent avec grossièreté et vulgarité. Nous savons ce dont ils sont capables et nous ne publierons plus leurs messages.

Par exemple, certains essaieraient de vous faire croire que nous luttons contre le peuple djiboutien : l’argument manque vraiment de crédibilité … les djiboutiens qui souffrent aujourd’hui (et ils sont majoritaires) le confirment chaque jour dans les messages d’espoir et d’encouragement qu’ils nous adressent. Soyez rassurés, nous ne nous sommes pas trompés de cible.

Sur un autre plan, il ne sert à rien de crier par dessus les toits que Me AREF est président de l’ARDHD : les statuts de l’Association sont publics et il suffit de les consulter pour vérifier qu’il n’est ni Président, ni membre du Comité à quelque titre que ce soit.
Le linge sale se lave en famille ! Soit, mais pas dans une salle de torture, avec des fusils braqués sur les plus faibles et sur les vieux…

A nos yeux, les citoyens du monde que nous sommes tous (Les Djiboutiens et les Autres Nationalités) doivent avoir la possibilité de consulter en permanence des informations contradictoires et de se faire leur propre idée : nous sommes majeurs et il est normal / utile que des supports affichant des idées diamétralement opposées puissent coexister. Il n’y a pas de compétition à ce niveau et cela fonctionne ainsi dans toutes les démocraties : les plus petites et les plus grandes.

La seule raison d’exister de notre journal vient justement du fait que le régime djiboutien a bafoué la liberté d’expression inscrite dans la charte des Droits de l’Homme. Il a fait emprisonner tous les journalistes et interdire tous les journaux de l’opposition. Dans ce contexte très particulier, LA LIBERTE, support intérimaire, offre une alternative (indépendante) aux informations gouvernementales dirigées et orchestrées par le régime dictatorial.

Les attaques dont nous sommes victimes prouvent que les dirigeants de Djibouti et leur entourage n’ont pas encore atteint la maturité dans le domaine des libertés individuelles. Ils ont gâché, en quelques mois de radicalisation, tous les espoirs qu’ils avaient pu susciter ! Qu’en est-il dans les autres domaines : politique, économique, social ?

12/12/1999 – LDDH: Communiqué au sujet de la Libération de 95 détenus djiboutiens de Droit Commun. Appel à la Libération des Prisonniers d’opinin encore incarcérés dans des conditions effroyables.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

PRISONNIERS POLITIQUES

Selon l’organe de presse gouvernemental ‘La Nation’, l’Agence djiboutienne d’information dirigée par M. Christophe FARAH, attaché à la Radio Télévision Djibouti (Organe de presse audiovisuel financé par les derniers publics et l’argent du contribuable), représentant la BBC et REUTER, a indiqué que, quelque deux cents détenus de droit commun, parmi lesquels 95 ressortissants djiboutiens, purgeant une peine de prison inférieure ou égale à deux ans, ont recouvré, mardi dernier, leur liberté. M. Christophe FARAH continue en indiquant que la remise de peine s’inscrit dans le cadre du ‘pardon conforme à l’esprit de tolérance de l’Islam, en ce mois béni du Ramadan’.

Le journaliste du gouvernement n’a pas manqué de citer le Président Moussa Ahmed Idris en diapason avec l’ensemble des journalistes proches du Pouvoir. Certes, les droits de la presse indépendante de l’Opposition n’ont pas été honorés par cette agence d’Information, parce qu’à aucun moment MM. Ali Meidal Wais et Daher Ahmed Farah, respectivement CoDirecteur du journal LE TEMPS, et Directeur du RENOUVEAU, n’ont été cités ou prononcés.

Il est de notre devoir d’écouter le murmure des intellectuels djiboutiens qui susurrent :  » Une heure d’incarcération à tort à GABODE peut, à la rigueur, se pardonner, mais ne doit, en aucun cas, être oubliée.  »

Certes, le décret présidentiel de remises de peine, et non d’amnistie, soulève certaines ambiguïtés qui nous interpellent :
1 / La liberté d’expression est-elle restée ‘incarcérée’, en prison, ou a-t-elle bénéficiée d’une remise de peine, comme le journaliste ?

2 / L’affaire de délit de presse, objet de la levée de l’immunité parlementaire, le 13.09.99, du président Moussa Ahmed Idris, reste-t-elle toujours sur le tapis ? Puisqu’il a été emprisonné pour ‘rébellion’.

En conclusion, les prisonniers politiques, encore illégalement détenus, dans la sinistre prison de GABODE, devraient rapidement bénéficier de la solidarité et de l’appui, à l’échelle nationale et internationale, afin de mettre fin aux traitements cruels, humiliants et dégradants, dont ils font l’objet.

Le 12 décembre 1999

Ligue Djiboutienne des Droits Humains
L.D.D.H
Le Président
NOEL ABDI