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13/03/02 Le Colonel Madhi à Gabode ? Information lecteur à vérifier.

Certaines
rumeurs font état de l’incarcération du Colonel
Madhi à Gabode, après une période d’arrêts
de rigueur et la suppression de la majorité de ses responsabilités
au sein de l’Armée.

Nous
tentons aujourd’hui de vérifier cette information qui
nous a été transmise par un lecteur.

13/03/02 L’erreur du pouvoir de guelleh. – LA PLUME de CHINÉ pour le PRD.

Dix ans déjà
que l’enfant de la première constitution de la République
de Djibouti est sorti du berceau. Pour tous les Partis qui la composent,
c’est l’âge de la responsabilité et de la crédibilité.

Et la question
se pose : l’opposition légale est-elle à la hauteur
de la période historique actuelle ?.
Y a-t-il de vrais opposants qui répondent aux aspiration du
peuple dans l’opposition que vous voyez dans le pays (PRD ,FUOD,et
ODU – Opposition djiboutienne unifié…sans les exclus du RPP)
?

Le public djiboutien
commence à avoir l’habitude de l’expression du Parti au pouvoir
(RPP a la gomme), les critiques, les injures et l’emprisonnement,
les anathèmes répétitifs, le PRD ceci, l’ODU
cela et patati et patata …de quoi fouetter une chèvre !

Mais finalement,
qui sont ces gens, pourquoi n’arrivent-ils pas à nous surprendre
par une idée originale, un projet de société
neuf, une politique alternative socialement acceptable, un fonctionnement
interne démocratique exemplaire ?.

On dirait que
les seules leçons, retenues de la science politique, sont la
soumission au chef Guelleh, la représentation clanique, le
jeu de la division, la rumeur …Exit : le travail de réflexion
pour faire avancer la société, le travail d’éducation
pour l’avenir .

Si l’on regarde
la chose dans le détail, la variétéintrinsèque
du pouvoir RPP peut expliquer pour partie le blocage intellectuel
et l’idée fixe sur la seule période
électorale (le pouvoir pour le pouvoir).

Les catégories
d’opposants qui vivent à Djibouti-ville.
Les détachés
Les redoublants
Les fâchés déçus.

Les détachés
sont les politiciens un jour ODU-PRD ,le jour suivant RPP sans
aucune gène apparente. Ce sont ceux dont on dit parfois qu’ils
reviendront tôt
ou tard dans l’union que préside l’ODU-PRD.

Les redoublants
sont également sortis de la matrice du RPP, mais ils ont été

exclus bien avant le coup de colère de Gouled (Ladieh, Hamareithé,
etc….). Le plus souvent, ce sont des hommes qui, au sein de l’opposition,
prônait la division et le tribalisme. A l’époque, il
fallait en faire mille fois trop pour être lâché
par le Parti de la majorité des djiboutiens .Une catégorie
a éviter.

Les fachés-déçus
sont des ex-militants ou sympathisants de l’ODU- PRD qui ont souffert
à cause des hommes du passé, des ex-brigants du pouvoir.
Ils ont explosé face au système du revenez donc dans
une semaine – un cirque sadique qui pouvait continuer pendant des
années. Les fachés-déçus, si la rancoeur
ne leur a pas complètement mangé la cervelle, peuvent
aujourd’hui voir que l’ODU-PRD est en train d’évoluer positivement.
Il y en a beaucoup dans notre mouvement qui pensent qu’ils seraient
les bienvenus.

Ainsi depuis sa
création, le RPP est toujours a la recherche de sa carte d’identité,
toujours à la recherche d’une volonté politique unioniste
(que le peuple comprenne). Faute de cohérence,de pensée
politique propre, le RPP en est réduit a sauter sur tout qui
bouge !

Ceci dérange
énormément les sbires du iogisme et les empêche
de dormir tranquilles comme ils l’avaient fait durant les 25 dernières
années. Ils sont obligés, par des réflexes et
des décisions séniles, de tenter vainement par la répression
policière, de se faire supporter encore par les Djiboutiens
qui se détournent à leur passage et qui les abandonnent
a la triste fin qu’ils méritent.

En s’attaquant
toujours au Président Daher Ahmed Farah, en usant de tous les
moyens et méthodes honteuses possibles et disponibles et à
travers lui le Parti du Renouveau Démocratique, premier Parti
d’opposition, premier Parti légalisé et premier Parti
national, ces simples d’esprit, ont été récemment
recrutés pour continuer et terminer les basses oeuvres du guelleisme.
Alors que tous les hommes dignes et sensés ont dit NON, ils
pensent bêtement qu’ils réussiront à maintenir
le couvercle, à bâillonner la Démocratie, à
assassiner l’état de Droit et par la même occasion à
canaliser toute l’ambition politique d’avenir de la jeunesse djiboutienne
résolument tournée vers des jours meilleurs pour le
21 siècle.

C’est trop tard
Guelleh, la roue de l’histoire ne s’arrête jamais et ne s’inverse
pas non plus. La démocratie est bien ancrée dans le
Peuple et dans sa jeunesse et plus rien au monde n’y changera quelque
chose, mais aussi et rien ne pourra empêcher d’éclore
l’oeuf de l’ambition politique de la jeunesse djiboutienne de l’an
2002.

C’est cela le
réel danger pour le guelleisme agonisant et pour ses recrues
de dernière heure et l’auxiliaire analphabète aussi
paranoïaque que sénile qu’ils veulent imposer par la force
et la répression comme Président (le fameux Ali Gaba
du soit disant PRD) parce qu’il est de leur génération
et surtout parce qu’il est de leur race. Cette race d’individus a
l’appétit alimentaire sans limite toujours prêts à
acheter les autres mais aussi à vendre leur âme pour
arriver à leurs fins pour satisfaire leur libido.

C’est qui rend
fou furieux le pouvoir de Monsieur Guelleh, c’est qu’en un rien de
temps, le PRD avec à sa tête Daher Ahmed Farah surmonte
ses difficultés internes, redynamise les fédérations
(à l’exception du local no4, qui est la maison de Hamareithé
Guelleh) mobilise et continue de se promouvoir auprès de la
population.

Donc le Président
Daher Ahmed FARAH n’est pas le Président d’un parti illégal
ni encore moins d’un petit courant, mais il canalise la population
djiboutienne pour demain soit meilleur.

INCHA ALLAH.

Au PRD, nous sommes
un parti légal au sens juridique et politique du terme et nous
ne sommes pas responsables de la cassure avec le RPP qui voit l’ombre
du PND et de l’ODU partout.

Au PRD, nous considérons
nos camarades de l’ODU et du PND, comme des groupes indépendants
et importants de l’opposition. Nous agissons conformément à
l’esprit et nous respectons les règles du jeux démocratiques
de la constitution votée le 4 septembre 1992.

13/03/02 Stratégie de lutte contre le régime de Guelleh (GIDEU)

Groupe
des intellectuels Djiboutiens au États-Unis G.I.D.E.U
Liberté Responsabilité Solidarité

Stratégie
de lutte contre le régime de Guelleh

L’heure
est venue de mettre un terme a ce régime dirigé
par un dictateur

Pour lutter
un régime dictatorial, comme celui de I.O.G , L’A.I.D.E.U
envisage plusieurs possibilités, dont il se réserve
le droit d’adapter la nature et la forme selon les circonstances.

Au cours
de la conférence, L’A.I.D.E.U, mouvement démocratique
de l’opposition Djiboutienne, les participants ont abordé
les différents problème auxquels se trouve confronté
le peuple de la République de Djibouti.

Tout d’abord
nous tenons à vous féliciter, Monsieur le Président,
d’avoir réussi à réaliser ce qui paraissait
impossible ou inaccessible pour les Djiboutiens. Leur proposer
concrètement du progrès et de la prospérité,
Nous vous félicitons, Monsieur le Président ainsi
que les membres de vote gouvernement virtuel, pour tous les
efforts que vous avez consentis aux côtés de vos
frères afin d’aboutir à des résultats satisfaisants
et à des propositions constructives. Nous prions Dieu
pour qu’il guide vos pas dans la consécration des
nouvelles initiatives dont nous sommes convenus pour mettre
fin à la corruption . Bonne initiative.

Le pouvoir
est concentré les mains d’une infime minorité
appartenant essentiellement à la famille du Président
. Le Parlement , le Système judiciaire , le Parti R.P.P
et les moyens d’information sont à la dévotion
de cette minorité autour de laquelle gravitent des opportunistes
de tout bord.

Suppression
des libertés d’opinion, d’association et de publication,
pour se maintenir au pouvoir l’équipe dirigeante ne recule
devant aucun moyen : trucage électoral , assassinats,
torture, détention arbitraire et obligation de faire
allégeance au régime (et de payer) pour exercer
la moindre activité professionnelle, qu’il s’agisse du
domaine public ou privé.

Nous devons
mobiliser le Peuple de Djibouti afin de répondre à
ses attentes légitimes.

Partant
du constat d’échec de la politique de Monsieur Hassan
Gouleh et de son successeur autoproclamé, le Président
I.O.G. nous avons pris conscience :

– de l’entrave
que constituent le tribalisme , le népotisme, la corruption
et le pillage des derniers publics

– de la
menace que fait planer le tribalisme sur l’unité national.·

Considérant
enfin qu’une telle situation risque de déboucher sur
l’anarchie avec sa cohorte de violence que plus personne ne
pourra contrôler, nous devons préparer l’alternance
d’un régime archaïque qui conduit notre peuple vers
une situation chaotique.

Le peuple
djiboutien ne s’attendait pas au remplacement d’un régime
tyrannique par un autre système de même nature.·

L’instauration
de la Démocratie totale est le régime politique
auquel le peuple aspire. Le peuple Djiboutien doit pouvoir exercer
lui-même sa souveraineté, sans l’intermédiaire
d’un organe représentatif ou par représentants
interposés .·

Le voeu
le plus cher du G.I.D.E.U est de voir naître sur son sol
un État réellement démocratique et moderne.·
La seule et unique voie qui puisse nous conduire à l’abolition
du régime tyrannique et à l’instauration de la
démocratie.·

– Sauvegarder
l’unité nationale en rétablissant la justice et
l’équité dans le respect de la dignité
de tous.·

– Promouvoir
les libertés d’expression , de publication , d’association
et entreprise.·

– Élaborer
un plan afin de mettre en valeur et d’exploiter les potentialité
économiques du pays ·

– Stimuler
et encourager les initiatives des mouvements politique

Le but du
G.I.D.E.U est d’être le porte-drapeau du peuple Djiboutien
dans la lutte contra le régime en place , mais aussi
de jeter les bases du futur système politique qui doit
servir de cadre institutionnel à notre pays.

Le G.I.D.E.U
représente tous les opposants Djiboutiens à NEW-YORK
(E-U) .Nous sommes ici pour montrer à la communauté
internationale surtout aux Nations Unies, que le niveau de la
corruption à Djibouti a atteint un niveau jamais encore
atteint dans un État.

Des Groupes
d’intellectuels Djiboutiens ont été constitués
pour réfléchir et pour produire des propositions
qui tiennent compte des réalités de Djibouti.
Ils travaillent. Nos réflexions ont porté sur
l’avenir de notre Pays et nous lançons un message d’espoir
aux citoyens et aux citoyennes de Djibouti en proposant les
lignes directrices pour l’édification d’un régime
démocratique et égalitaire.

Le G.I.D.E.U
s’est constitué autour de la conviction qu’il y a urgence
de mobiliser le peuple Djiboutien.

Cher Jean-Loup
Schaal, Président de l’ARDHD. Pour le courage, l’énergie
et le dévouement qu’il vous à fallu déployer
pour organiser une presse libre pour les Djiboutiens opprimés
par deux dictateurs IOG et H.G.A , nous vous adressons le témoignage
de nos sentiments reconnaissants.

Président
Harbi Elabeh

gideu@hotmail.com

13/03/02 FRONT POUR LA RESTAURATION DE L’UNITE ET DE LA DEMOCRATIE -F.R.U.D.-

Note
de l’ARDHD : l’appel, que nous avions lancé hier, a été
entendu et Kadamy nous a fait parvenir le communiqué du 8 mars
2002, ainsi qu’un article paru dans la revue Afrique Asie.
Nous publierons certainement un commentaire demain à ce sujet
qui est important dans le contexte actuel et qui annonce la poursuite
des actions du FRUD.

COMMUNIQUE
DE PRESSE


Le 5 et 6 mars 2002 se sont déroulées dans le District
de Tadjourah au Nord de Djibouti, les Assises Nationales du FRUD,
précédées par de nombreuses réunions des
militants, combattants, cadres dirigeants de l’Organisation dans différents
endroits du pays et à l’extérieur.
Les membres du FRUD ont analysé la situation politique du pays
ainsi que la crise interne qui paralyse leur mouvement.

TENANT COMPTE
du refus quasi pathologique du Président djiboutien Ismael
Omar Guelleh à toute ouverture et concession politique,

CONSIDERANT le
caractère partiel de l’Accord de paix dit de réforme
et Concorde civile signé le 12 mai 2001 entre le gouvernement
et Mr Ahmed Dini pour le FRUD,

RAPPELANT que
cet Accord ne contient ni les réformes démocratiques
et institutionnelles ni celles des forces armées et de Sécurité
sans lesquelles la sortie de la dictature reste impossible.

CONSTATANT qu’après
9 mois cet Accord de Paix n’a fait que renforcer la mainmise personnelle
et clanique d’ et de son lignage sur le pays qui ne cesse de se dégrader.

CONSIDERANT la
paralysie du FRUD due à l’attitude anti organisationnelle de
Mr Ahmed Dini qui a accepté l’inaccessible en signant l’Accord
mutilé du 12 mai 2001 sans être mandaté par les
instances dirigeantes du mouvement,

CONSCIENTS, que
l’existence d’un FRUD fort est un élément indispensable
pour un changement démocratique de cette citadelle clanique.

LES PARTICIPANTS
ONT PRIS LES RESOLUTIONS SUIVANTES :

1- de continuer
les luttes multiformes contre la dictature clanique et mafieuse d’Ismael
Omar Guelleh jusqu’à une transition vers la démocratie
et un Etat national,

2- de maintenir
la structure politico militaire du FRUD et la désignation d’un
Comité provisoire de 5 membres présidé par Mohamed
Kadamy Youssouf jusqu’à la tenue du Congrès prévue
pour août 2002,

3- de lancer un
appel aux forces démocratiques pour un large rassemblement
autour d’un pacte de transition vers la démocratie,

4- de proposer
une conférence nationale souveraine pour permettre une sortie
pacifique de cette crise et asseoir une paix, une authentique démocratie
et la conciliation nationale.

Fait à
Bruxelles le 8 mars 2002

Mohamed
Kadamy Youssouf
Président
du comité provisoire du FRUD

CONTACT : + 32
/(0)4 77 68 61 37
Tel : + 33 /(0)6 68 28 12 90

_____________________________________

Extrait
de la revue N° 150 – MARS 2002 LE NOUVEL AFRIQUE ASIE

DJIBOUTI :
Après dix ans de guerre entre le Frud et le régime en
place, le pays et exsangue et l’économie sinistrée.
Deux traités de paix n’ont pas pu changer le système
politique, né de l’indépendance, qui reste réfractaire
à tout changement.


Guelleh : victoire à la Pyrrhus

PAR MAMO
ZELEKE

Le dernier accord
signé le 12 mai 2001 entre Ahmed Dini pour le Frud (Front pour
la restauration de l’unité et de la démocratie) et le
gouvernement de Djibouti illustre l’intransigeance du président
Guelleh, qui a refusé les réformes démocratiques
et institutionnelles. Il risque de nourrir des conflits plus durs
et d’anéantir tout espoir de sortie de crise par des négociations.

Mais selon Ahmed
Dini il faut agir vite, afin que l’élection présidentielle
de décembre 2002 puisse se dérouler démocratiquement
parce que si, comme précedemment, c’est encore le ministère
de l’Intérieur et le gouvernement central qui organise tout,
où donc sera le changement que le peuple désire ?

Optimiste. Ahmed
Dini pense que le mouvement afar devrait se transformer en un large
parti polotique, qui ne s’appellerait plus Frud ‘armé’ ni ‘combattant’.
Selon Dini, le Frud doit devenir tout simplement le Frud national
et comprendre toutes les composantes de la population de Djibouti.

Néanmoins,
une partie importante du Frud rejette cet accord entre Dini et Guelleh
et désavoue son président qui aurait agi ‘sans l’aval
du Conseil national’. La fracture du Frud a suscité une grande
déception parmi les Djiboutiens. La tendance Frud qui a dénoncé
l’accord du 12 mai 2001 va tenir ses assises en avril 2002. Son principal
coordinateur est Mohamed Kamady Youssouf, un des membres fondateurs
du Frud. Représentant en Europe de l’organisation, il a été
emprisonné de septembre 1997 à février 2000 après
avoir été extradé d’Ethiopie, avec son épouse
Aicha Dabale et d’autres dirigeants du Frud. Malgrè l’accord
de paix signé entre Dini et Guelleh, le Frud ‘armé’
n’est donc pas mort et la présence des éléments
armés dans le Nord du pays peut gêner le déplacement
de l’armée française. Le 16 janvier 2002, le Frud a
demandé aux éléments de l’armée française
qui réparaient la piste de Tad-jourah-Terdo (Mabla) de regagner
leur caserne.

SI CETTE PRÉSENCE
ARMÉE DU FRUD SE TRANSFORME EN CONFLIT
, cela peut mettre
en danger la présence de la marine allemande qui, dans le cadre
de la lutte internationale contre le terrorisme, va déployer
un fort contingent (environ mille huits cents soldats) sur le territoire
djiboutien conformément à un accord cadré paraphé
le 10 janvier entre l’Allemagne et Djibouti. Le gouvernement central
essaye en fait par tous les moyens de se placer comme centre logistique
des éventuelles opérations anti-Somalie, ce qui, pense-t-il,
lui vaudrait le soutien financier et politique de Washington.

Cependant la situation
intérieure demeure sans changement, la pagaille persiste et
la crise est profonde.

Si Ahmed Dini
estime que des difficultés persistent dans la mise en œuvre
de l’accord du 12 mai 2001, il n’est pas prêt à accepter
l’existence d’une fracture sérieuse au sein de son mouvement.
La réalité montre néanmoins que l’opposition
est divisée, et rien de tangible n’a suivi l’accord signé
par Dini avec Guelleh. Les deus factions du Frud peuvent seulement
se conforter du fait que si Guelleh, le chef de ce régime corrompu,
crie victoire, il ne s’agit que d’une victoire à la Pyrrhus,
c’est-à-dire par défaut.

12/03/02 A LIRE DANS LOI -> CDE – La saga de la privatisation reprend

LA LETTRE
DE L’OCEAN INDIEN – 09/03/2002

La saga de la privatisation du Chemin de fer djibouto-éthiopien
(CDE) vient d’être relancée. (…). [Total : 52
Mots].

12/03/02 Le RPP (rien pour le peuple), un parti qui n’a plus que son nom. (La plume de Chiné)

Comme nous
le savons tous, l’anniversaire d’un parti politique doit se
célébrer le jour de sa création. Mais à
Djibouti, vu la misère sociale qui galope dans les rues,
vu la dégradation des services publiques basiques (santé
et éducation) et les lenteurs de salaires qui n’en finissent
plus d’arriver, le Parti sclérosé de notre ami
Guelleh n’a pas fêté son anniversaire, comme il
avait l’habitude de le faire !

C’est donc
un 4 mars noir pour tous les militants de ce Parti qui ont du
adhérer de force, mais qui ne se sont jamais sentis comme
des vrais militants associés à la vie politique
de notre pays.

Rappelons,
pour ceux qui n’ont pas connu les années folles du Parti
(Aden Robleh le savait aussi) que ce Parti a été
créé de toutes pièces par l’ancien dictateur
pour surveiller de plus près la population et surtout
les intellectuels qui rentraient au pays après avoir
fini leur scolarisation dans les Universités françaises.

Un plagiat
que Gouled avait su utiliser avec beaucoup d’attention. Notre
ami Guelleh a hérité de ce Parti adossé
sur le tribalisme où les opinions des militants
bidons ne sont jamais prises en compte.

L’ancien
ministre de la justice M Moumin Bahdon Farah avait tardivement
appris que le Secrétaire général adjoint,
un certain Guelleh voulait prendre le leadership et transformer
le Parti en une machine à diviser les gens. La doctrine
qu’utilise le RPP est le tribalisme (la drogue des djiboutiens).

Le PRD et
le PND sont devenus, à ses yeux, les bêtes noires,
que le régime devait
éliminer de la course en affirmant que l’application
des programmes de ces deux partis auraient mis le pays à
genoux. A cela, il convient d’ajouter le racket officiel et
le système de bakchich politicard qu’impose le RPP à
la population de notre pays.

Le journal
Le Progrès s’est mis en tête de s’imposer face
au renouveau de DAF.. chose qui est censée égarer
les lecteurs.

Cher Guelleh,
cesse de mentir et dit clairement au peuple que tu n’a plus
rien a lui donner et sauves-toi vite ! En effet, il vaut mieux
que tu démissionnes immédiatement plutôt
que de subir bientôt un sort semblable à celui
qui a été réservé au Maréchal
Mobutu Sesé Seko. Les 175 membres du Comité central
dorment aujourd’hui parce qu’ils ont tous peur des conséquences
de la terrible répression que tu poursuis et aussi de
recevoir l’invitation à séjourner dans la sinistre
prison de Gabode par laquelle sont passés la majorité
des politiciens.

Cher Guelleh,
ta mascarade a assez duré et le Peuple ne veut plus d’un
homme qui est sans cesse jaloux de son périmètre
de pouvoir.

Cher aîné,
,je ne vois pas d’autre alternative pour toi que la démission.
Tu ne peux plus faire autrement aujourd’hui que de rendre des
comptes au Peuple de la République de Djibouti. Alors
de grâce, réfléchis avant qu’il ne soit
trop tard, et ne sois pas imbu du pouvoir que tu as honteusement
volé aux Djiboutiens un certain 9 avril 1999.


chiné dit assbaro.

11/03/02 Hommage de la LDDH à tous les Défenseurs des Droits de l’Homme.

Le Président

Note liminaire.

Cet " Hommage " a pour seul objectif
de témoigner les remerciements et les encouragements
à tous les Défenseurs des Droits de l’Homme, qui
se battent pour la dignité humaine, pour la dignité
du peuple de la République de Djibouti, pour la dignité
de la citoyenne et du citoyen djiboutien.

Il se peut que certains intellos djiboutiens
ou non djiboutiens s’insurgent contre l’emploi du mot "
Hommage " je tiens à prévenir et à
préciser que le mot " Hommage " n’est pas à
titre posthume. Ce n’est pas " l’Oraison funèbre
" de Bossuet.

Cet " Hommage " est naturellement
un remerciement et une reconnaissance, cet " Hommage "
est naturellement un encouragement des victimes djiboutiennes,
remerciements et encouragements qui sont adressés, à
travers Jean-Loup SCHAAL et ses amis de l’ARDHD, remerciements
et encouragements qui sont adressés à tous les
Défenseurs des Droits de l’Homme.

A mon avis, cet " Hommage " est, peut-être
un sermon, qui revient à dire " riches, portez le
fardeau des pauvres ", un sermon sur l’éloge des
actions constantes et positives en faveur des opprimés
djiboutiens.

Je souhaite, de tout cœur, que cet "
Hommage " soit bien compris, soit compris au moins dans
le sens du combat permanent contre l’injustice, contre les riches
parvenus sur le dos de ceux qu’ils gouvernent.

Et comme dirait Bossuet dans le (Sermon sur
l’Eminente Dignité des pauvres dans l’Eglise) : "
car quelle injustice, mes frères, que les pauvres portent
tout le fardeau, que tout le poids des misères aille
fondre sur leurs épaules "

Avec mes sentiments déférents
et mes fidèles amitiés

Jean-Paul,

10/03/02 Selon une déclaration de DINI à l’AFP, le FRUD devient un parti politique à Djibouti.

AFP
International – Lundi 4 Mars 2002 – 14:52 GMT – 15:52 Heure
Paris


L’ancienne rébellion afar du FRUD-armée devient
un parti politique.

DJIBOUTI, 4 mars (AFP). Le Front pour la Restauration de l’Unité
et la Démocratie (FRUD-armée), ancienne rébellion
afar, est devenu un parti politique, a annoncé son leader,
l’ancien Premier ministre Ahmed Dini Ahmed dans un communiqué
transmis lundi à l’AFP.

Ahmed Dini avait signé le 12 mai 2001 un accord de paix
avec le gouvernement djiboutien qui a mis fin à dix ans
de conflit.

"Le
FRUD-armée est désormais toléré
en tant que parti politique et va mener des activités
partisanes", a indiqué M. Dini dans le communiqué.
Le parti deviendra en septembre le FRUD-national, a-t-il précisé.

Une aile
modérée du FRUD avait signé un accord de
paix avec le gouvernement en décembre 1994.

kh/jhl/lp
tmf

Note
de l’ARDHD : il y a manifestement un fossé entre les
déclarations de DINI et celles qui ont été
attribuées au représentant du FRUD à Bruxelles
par un lecteur dans notre précédent numéro.

Nous
ne sommes pas en possession du
communiqué du FRUD à Bruxelles (publié
partiellement dans le numéro B136b) et nous lançons
un appel au représentant du FRUD en Belgique et/ou aux
lecteurs, afin que ceux qui en détiennent une copie puissent
nous la faire parvenir pour qu’il soit publié intégralement
sur ce site, ou si c’était le cas, qu’il apporte un démenti.
A l’avance merci.

13/03/02
: Guelleh aurait refusé l’enregistrement du FRUD- National
en tant que Parti.

On dit que
Guelleh aurait débouté DINI dans sa demande d’enregistrement
du Parti politique FRUD National. Il lui aurait simplement placé
sous les yeux les termes de l’accord de mai, qui sont explicites
et précis … Dini avait bien accepté de signer
le fait que son Parti serait toléré jusqu’en Septembre
2002 et qu’il ne pourrait être constitué légalement
qu’à partir ce cette date. De quoi se plaindrait-il ?
sur ce plan ? Nous aimerions tous qu’il respecte les autres
points avec autant de ponctualité, car il semble que
ce ne soit pas toujours le cas.

C’est bien
IOG. Sa devise : "Je respecte tout ce qui m’arrange et
je ne respecte pas ce qui me dérange", il l’applique
et personne ne s’en offusque vraiment.