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22/04/2013 (Brève 137) ALERTE ROUGE – Violation des Droits de l’Homme et refus des soins nécessaires sur un jeune Djiboutien, remis en prison, immédiatement après une opération grave, sans convalescence (Info correspondant)

Jeune en prisonJe tenais à apporter à la connaissance de l’opinion internationale et à l’ARDHD, le cas d’un jeune militant de l’ARD qui avait été arrêté à Arhiba pendant la révolte de ce quartier pauvre de la capitale.

Le jeune Abdoulkadir Ibrahim Mohamed a présenté une appendicite qui s’est compliquée en péritonite du fait du retard dans le diagnostique. Finalement il avait pu être opéré à l’Hôpital Général Peltier, dans des conditions graves .

Jeune opéré remis en prisonJe viens d’apprendre qu’il avait aussitôt remis en prison, pratiquement dès la fin de l’opération et sans convalescence, il est dans un état grave.

Vous trouverez les photos de ce jeune d’abord en prison et puis après une opération abdominale.

Toute l’équipe de l’ARDHD est profondément choquée par cette nouvelle situation de refus de soin à une personne arrêtée, probablement sans motif sérieux …

Ce n’est pas la première fois que le régime tortionnaire de Guelleh se livre à de tels actes sur des personnes faibles, (Il serait plus juste de dire que malheureusement, c’est la règle au royaume de pacotilles) mais il convient de dénoncer les crimes qui sont commis chaque jour contre les populations civiles et tous ceux qui osent dénoncer les injustices et les abus d’un régime tout puissant derrière une police et une justice aux ordres.

13/03/02 Réactions au communiqué du FRUD -«Je rejette la proposition de maintien d’éléments armés dans le Nord du pays» (Lecteur)

La société
djiboutienne qui a connu les affres d’une guerre fratricide, une décennie
durant, bien souvent seule, entend aller le plus loin possible sur
le double chemin de la paix et de la démocratie. Et elle connaît
la valeur de l’une et de l’autre parce qu’elle sait non seulement
d’où elle vient, là où elle a été,
mais aussi ce
qu’elle a parcouru et surtout ce qui lui reste à faire.

A l’évidence,
ni la paix ni la démocratie ne sont encore des données
achevées mais des processus complémentaires qui progressent
et parfois reculent selon l’état des forces agissantes, des
formations politiques, de la société civile. Ce qui
est absolument sûr, c’est que l’une et l’autre sont devenus
des projets
indispensables à une nation résolument tournée
vers la concorde et l’avenir.

En tentant d’éviter
autant que faire se peut les dérives et les dérapages
du passé et de faire en sorte que l’émergence d’un Etat
de droit et la réhabilitation de l’élite et du politique
doivent se faire avec le moins de heurts possibles, parallèlement
aux grands chantiers économiques.

Mais tout à
fait balbutiant parce que encore à ses débuts, si l’on
tient compte des attentes, des besoins, des tâches qui restent
à accomplir. Dans ce sens, il faut peut-être relever
l’importance accordée jusque-là à des valeurs
fondatrices telles que le dialogue, la solidarité et l’intérêt
général. Depuis peu, il est vrai, ces valeurs commencent
à s’imposer comme règle de conduite. Et il n’est pas
étonnant que
la fonction de consultation par exemple fasse l’objet d’un examen
particulier dans le cadre du séminaire de réflexion
sur l’action gouvernementale du 3 au 9 février dernier, parce
qu’elle permet une plus grande participation des différents
acteurs à
la prise de décision et limite, si elle ne met pas fin, les
phénomènes de l’exclusion et de l’exclusive qui alimentent
les extrêmes et encouragent le désordre social.
Dans les conflits les plus récents, l’exécutif a cherché
dans le dialogue, la réponse aux questions qui se sont posées,
avec des résultats inégaux et nous sommes persuadé,
à juste titre d’ailleurs, que c’est la démarche à
suivre et à consolider même si parfois , si ce n’est
souvent , la communication a manqué laissant la place à
la désinformation et à l’intox, ces anti-chambres des
archaïsmes
renaissants.

A l’évidence,
il n’appartient pas au Chef de l’Etat à lui seul, au gouvernement
djiboutien, aux institutions de la République, mais à
l’ensemble des acteurs et des partenaires de faire de ces valeurs
le fondement de la république de Djibouti , d’ancrer dans les
esprits les vertus du dialogue et de l’écoute et de rejeter
de façon systématique l’appel à la violence et
à la confrontation militaire.

Nous gagnerions
certainement du temps et de l’énergie , et surtout nous épargnerions
à notre société d’autres fractures et d’autres
douleurs , si nous passions notre temps et si nous mobilisons nos
intelligences à prospecter et à affiner davantage les
moyens de pouvoir discuter avec humilité, mener un débat
contradictoire, dans la sérénité, sans s’affronter
ni s’insulter.

D’autant plus
que l’on veuille ou non, nous sommes condamnés à vivre
ensemble au sein de la même société, au sein de
la même nation et que le progrès de la collectivité
ne peut que bénéficier au bien-être de l’individu.

C’est pour cela
que je rejette l’appel de Mr Kadamy pour le maintien des éléments
armés dans le Nord du pays.

14/03/02 Ça ? SURVIE vous invite à vous mobiliser et à participer à un rassemblement le 7 avril au Trocadéro en mémoire de toutes les victimes. Nous invitons les Djiboutiens à participer en mémoire aussi de toutes les victimes djiboutiennes innocentes de Gouled et de Guelleh.

Rwanda, 7 avril
1994 : un génocide annoncé est déclenché…
La France qui, la première, aurait pu s’y opposer, consent.
La "communauté internationale", qui ne dit mot, consent.
Nous sommes au bout de l’horreur. Et pourtant, le crime continue.

Au nom de
toutes les victimes d’un siècle de crimes

Pour que TOUT
"ça" s’arrête ENFIN, nous nous rassemblons,
une fois encore.

7 AVRIL
2002 DE 14H À 21H, ESPLANADE DES DROITS DE L’HOMME, PLACE DU
TROCADÉRO (MÉTRO TROCADÉRO).

"Ça"
? La mise en œuvre du projet de domination coloniale, ses guerres,
ses massacres, son racisme, son mépris. Le pillage des richesses
africaines fondé sur le "droit" du plus fort, la
destruction de la vie de l’autre fondée sur le mythe d’une
"race", d’une culture "supérieures". L’assassinat
des visionnaires africains déterminés à l’émancipation
de leurs peuples à l’époque des mouvements pour l’indépendance.
La mise en place consécutive de régimes "amis".

Le néocolonialisme,
aux pratiques plus "subtiles", ses barbouzes, sa criminalité
économique et financière, ses manœuvres pour maintenir
en place des dictatures corrompues "utiles" au détriment
des peuples. Son dédain pour ces derniers, dont les souffrances
sont passées par "pertes et profits" de nos "intérêts".
Jusqu’au soutien du régime rwandais de Juvénal Habyarimana
dont la France n’ignorait pas qu’il préparait un génocide,
puis au soutien du gouvernement intérimaire rwandais (GIR)
qui l’a mis à exécution (un million de morts).

On ne s’arrêtera
pas là. Viendra le soutien au retour au pouvoir du criminel
contre l’humanité Denis Sassou N’guesso au Congo Brazzaville
(50 à 100 000 morts). La connivence avec des fauteurs de fraude
électorale (Togo,Tchad, Madagascar..) qui dépouillent
des peuples du droit de choisir leurs dirigeants (dussent ces derniers,
de part leur indépendance, déplaire aux nôtres).
Y président l’arrogance occidentale, l’indifférence
face aux dégâts que produit son appétit hors tout
contrôle de pouvoir et de richesse, l’hypocrisie moralisatrice
d’une réalité amorale.

Au nom des victimes
rwandaises, et aussi algériennes, camerounaises, togolaises,
nigérianes, tchadiennes, burkinabé, africains du sud,
comoriennes, congolaises, malgaches…, et de tout " l’Outre
Mer ". Au nom des leaders assassinés, Ruben Um Nyobé,
Félix Moumié, Sylvanus Olympio, Outel Bono, Thomas Sankara,
Dulcie September…

Ce rassemblement
porte un projet : façonner un monde vivable pour les hommes
qui "naissent égaux en dignité et en droit".
Nous serons réunis avec des descendants, des témoins
d’un siècle de destruction de l’humain, dont l’œuvre ne
s’est pas éteinte. Avec ceux qui en subissent encore les meurtrissures.
Ils vous en diront l’indignité, et la dignité du rassemblement
qui dit, dans toutes les langues, le mot le plus beau de tous : NON.
NON à ce que l’on a appelé, sans beaucoup d’imagination,
"ça" : les corps et les âmes broyés.
Et les ventres vides, l’horizon obstrué de néant.

Nous sommes déterminés
– que le sachent notamment ceux qui aujourd’hui sont à la quête
de nos suffrages – à y mettre fin, à laisser les fruits
de ce combat à nos enfants en héritage.

Rendez-vous
le 7 avril à partir de 14 heures au Trocadéro à
Paris

Le 7 avril sur
l’esplanade des droits de l’homme, au Trocadéro, à partir
de 14 heures, nous attendons tous nos amis, et "tous nos amis
que nous ne connaissons pas" comme dit la chanson.

Nous nous attendons
les uns les autres – nos enfants, nos amis, nos voisins – ceux que
nous aimons, ceux que nous ne connaissons pas encore et que nous allons
connaître ..

Ensemble, nous
mettrons en place des lumignons, que nous appellerons nos concitoyens
"passants" à allumer avec nous. Ils symbolisent l’éclairage
du crime et la lumière du projet que nous portons d’un monde
vivable.

Le feu et le foyer.
La vérité et la justice.

Vers 17 heures,

Paul Sankara,
Daniel Um Nyobé, Odile Biyidi, Godwin Tete, Benjamin Toungamani,
Saïd Charif, Jean-Luc Raharimanana, Oumar Diagne, Eugène
Ebode…

prendront la parole,
pour dire le passé, espérer l’avenir. Nous pourrons
dire et espérer avec eux, et avec d’autres que vous et nous
aurions conviés, d’autres encore qui auront entendu l’appel
et qui nous rejoindront. Il sera question de ce qui nous rassemble.
De ce à quoi nous disons NON. Et, aussi, ce à quoi nous
disons oui.

Vers 21 heures
les lumignons, qui ne sont que cire, mèche et feu, s’éteindront.
L’espoir ne s’éteindra pas. Nous nous séparerons, pour
ne plus nous séparer. Nous serons rassemblés au nom
de ceux qui nous ont précédé sur la terre, engagés
à en conserver mutuellement le souvenir particulier et commun.
Au nom de ceux qui nous suivent sur la terre, de ceux qui nous suivront.,
nous serons rassemblés pour en protéger mutuellement
l’intégrité physique, les droits, l’accès à
la satisfaction des besoins fondamentaux. Les champs du politique
et de l’humain sont inséparables, ils sont un seul et même
terrain de construction et de combat.

14/03/02 Qui empoche l’argent des bourses des étudiants ? Appel urgent à la mobilisation des boursiers.

Voilà bientôt
deux ans que le BGDEF( service de bourse des étudiants en France)
existe et on peut donc tirer un bilan. Selon les propos de Mr Doualeh
responsable de ce service, l’Etat djiboutien payait à l’EGID
la somme de 1.600 FF par étudiant et par mois.

L’économie
réalisée n’a pas eu un impact direct sur notre bourse.
Cette idée avait été défendue à
l’époque par des lecteurs et publiée dans l’ARDHD.

Sachant que l’effectif
des étudiants bousiers a été divisé par
deux, passant de 300 à 150 à peu près, le constat
est simple, je vous laisse faire le calcul.

Où est
passé l’argent ? A qui profite-t-il ?

La bourse, qui
n’a pas été revalorisée, depuis vingt ans déjà,
ne nous permet plus de subvenir à tous nos besoins quotidiens.
A cela, s’ajoute le non-paiement des bourses, un manque d’information
et des problèmes de logement.

Les seules informations
qui filtrent sont que Monsieur le Gestionnaire demanderait aux étudiants
de se manifester avec plus de force. D’ailleurs il l’avait fait bien
savoir en s’exprimant dans les lignes de "Liberté"
numéro 27, dans ce qui ressemblait plus à un monologue
qu’à une ouverture. Mais il faut bien lui reconnaitre ce mérite

Pour finir je
demande à tous les étudiants qui se sentent consernés
par ces revendications de se mobiliser. C’est un appel urgent
et j’attend vos idées.

Mon numero: 06
83 61 78 97
Merci à l’équipe de ARDHD de publier cette lettre.
Cordialement


Kaiser Soze

14/03/03 L’affaire Borrel relancée, vers la thèse de l’assassinat ? (Extrait du Figaro)

 

 

DJIBOUTI
Six ans après la mort d’un magistrat français

La veuve de Bernard
Borrel (photo), avait obtenu, dès 1995, une expertise privée
du corps de son mari, réfutant la thèse du suicide.
(DR)

Affaire Borrel : le corps du juge exhumé


Sous la plume d’Alexandrine Bouilhet
[14 mars 2002]

Suicide ou assassinat
politique ? Depuis quatre ans, la justice française tente d’éclaircir
les circonstances de la mort du juge Bernard Borrel, dont le cadavre
calciné avait été découvert dans un ravin,
à Djibouti, en octobre 1995. Après avoir passé
dix jours en mission sur les lieux du drame, à Djibouti, du
22 février au 3 mars, le juge parisien Jean-Baptiste Parlos
a estimé indispensable d’ordonner une nouvelle autopsie. Par
une ordonnance du 7 mars, le magistrat en charge de l’affaire Borrel
exige une exhumation rapide du corps, qui repose actuellement dans
un cimetière de Haute-Garonne. Le juge Parlos confie aux trois
experts en médecine légale, qui l’ont accompagné
sur place, le soin de procéder à l’examen de la dépouille.

Ce rebondissement
intervient alors que l’enquête confiée depuis quatre
ans à la brigade criminelle de Paris semblait s’enliser dans
les méandres diplomatico-judiciaires. Cette fois, le juge Parlos,
qui instruit également le dossier Ben Barka, a décidé
de donner un coup d’accélérateur à sa procédure.
Depuis le début de l’affaire, la veuve du magistrat, juge des
tutelles à Toulouse, se démène pour convaincre
ses pairs de ne pas jeter cette affaire aux oubliettes. « Le
suicide, j’y ai cru sur le coup », confie Elisabeth Borrel,
« mais, très vite, j’ai compris qu’on me menait en bateau
».

Grâce à
ses appuis dans le milieu de la magistrature, la veuve avait obtenu
dès 1995 une expertise privée du corps de son mari.
Dans ses conclusions, l’expert mettait en cause la thèse du
suicide. D’après le Pr Lazarini, Bernard Borrel était
sans doute déjà mort, quand son cadavre fut enflammé.
Cette expertise fut contredite par d’autres, alors que les policiers
de la brigade criminelle s’entêtaient sur la piste du suicide.
Plus tard, divers témoignages troublants, dont celui d’un ancien
militaire djiboutien réfugié en Belgique, Mohamed Saleh
Alhoumekani, impliquaient les plus hautes autorités de l’Etat
djiboutien dans la disparition du juge.

De simple fait
divers, le dossier Borrel devenait soudain une affaire d’Etat, suivie
de très près par le Quai d’Orsay et l’actuel chef d’Etat
de Djibouti, Ismail Omar Guelleh, dit « IOG ». A l’époque
des faits où Bernard Borrel occupait le poste de magistrat
détaché auprès du ministère djiboutien
de la Justice, « IOG » était le plus proche conseiller
du président Aptidon. Le juge français irritait ses
homologues locaux avec sa vision « européenne »
du droit. Choqué par certaines méthodes du pouvoir en
place, Bernard Borrel était notamment intervenu dans la gestion
de l’affaire dite du « Café de Paris », pour éviter
que les responsables de cet attentat ne soient libérés.

En 1990, une explosion
visant ce lieu de rendez-vous pour expatriés avait fait un
mort et quinze blessés, dont de nombreux Français. L’enquête
avait abouti, en 1998, à une condamnation par contumace de
cinq militaires, à Paris. Malgré la rumeur insistante,
IOG n’a jamais été impliqué dans cette affaire
qui a empoisonné les relations franco-djiboutiennes. Bernard
Borrel estimait que la justice s’était contentée d’épingler
les exécutants. La veuve du magistrat considère que
les interventions de son mari dans ce dossier sensible pouvaient constituer
un mobile suffisant à son assassinat.

Cette version
des faits a toujours été balayée par la justice
française, qui a cherché à conclure ce dossier
par un non-lieu, en prenant soin de ne pas prononcer le mot suicide,
afin de préserver la famille Borrel. Ce projet a été
contrecarré par la pugnacité de ses avocats, Mes Olivier
Morice et Laurent de Caunes. Entamant un bras de fer avec les juges
d’instruction, ils ont obtenu, par le biais de la cour d’appel de
Paris, le dessaisissement des magistrats.

En juin 2000,
le dossier a été confié au juge Parlos, spécialisé
dans les affaires sensibles impliquant les pays étrangers.
Le magistrat a accepté de se rendre à Djibouti en compagnie
d’Elisabeth Borrel et de ses avocats. Sur place, le juge a demandé
l’audition de huit témoins, dont l’ancien ministre de la Justice
djiboutien. Il a surtout effectué un transport sur les lieux
du drame, à 80 kilomètres au sud de la capitale. En
observant la topographie du ravin rocailleux, d’où se serait
jeté Bernard Borrel après s’être aspergé
d’essence puis enflammé, Jean-Baptiste Parlos aurait réalisé
qu’un tel scénario semblait plus que rocambolesque.

Dès son
retour à Paris, il a exigé l’exhumation du corps aux
fins d’autopsie. La famille Borrel ne s’est pas opposée à
cette épreuve douloureuse. Les conclusions judiciaires des
experts sont attendues avant le 15 juin.

14/03/03 LE FRUD PLIE MAIS NE ROMPT PAS (Lecteur)

En signant l’Accord
de Paix du 12 mai 2001, IOG a pensé que la parenthèse
FRUD était transformée, que la boucle était bouclée,
que c’était la fin de l’histoire. C’est mal connaître
un mouvement démocratique, les ressorts, les ressources d’un
mouvement de libération, fruit de 30 ans de luttes populaires
pour la démocratie.
Son passé de flic ne le predispose pas à une telle compréhension.
L’apport fondamental du FRUD dans le paysage politique djiboutien
jusque là, marqué par les rivalités de personnes,
sera l’approche collective de la chose politique.

Des hommes et
de femmes s’organisent pour atteindre des objectifs élaborés
en commun. La politique est une chose trop sérieuse pour la
laisser aux mains d’une seule personne. Des milliers de gens se sont
engagés dans ce mouvement pour atteindre des objectifs de démocratie,
d’égalité, de justice et de progrès social, et
non pour suivre tel ou tel chef. Le FRUD n’est pas un parti de clientèle
ni un parti d’Etat comme le R.P.P., fonctionnant grâce aux subventions
et aux fonctionnaires, ni un groupuscule. Il s’agit d’une organisation
de masse avec des pratiques et une culture démocratiques.

Si quelques personnalités
comme le docteur Abaté, Mohamed Adoyta ou Ahmed Dini ont incarné
à un moment donné cette organisation, c’est parce qu’ils
ont defendu avec plus ou moins de succès les objectifs fondamentaux
du FRUD. Dès l’instant où elles ont abandonné
les objectifs du mouvement, ils se sont maginalisés, parfois
broyés par le système qu’ils ont combattu.

Le FRUD a continué
sa marche altière malgrès la défection de certains
de ses dirigeants…

Le FRUD, qui a
payé un lourd tribut pour la démocratie, n’a pas dit
son dernier mot. Tel semble être en tout cas le message des
membres du FRUD qui se sont réunis dans le District de Tadjourah
pour les Assises Nationales au début du mois de mars 2002.

Ces combattants,
ces militants ont pris une décision historique en maintenant
contre vents et marées la ligne politique initiale du FRUD
qui refuse tout compromis avec la dictature.

Dans un environnement
regional troublé, et un contexte local marqué par un
pourrissement politique, social et économique le FRUD, en restant
debout dans ses montagnes et ses plaines, offre un sanctuaire salutaire
aux démocrates, aux opposants tétanisés par le
système, et redonne l’espoir à toute une population.

La volonté
du FRUD de continuer la lutte contre la dictature de Guelleh a trouvé
des échos favorables parmi toutes les tendances politiques
sauf le R.P.P. Cette volonté de la majorité des militants
du FRUD de ne pas plier malgrè les pressions inouies, merite
le respect et le soutien de la part de tous les démocrates
qui aspirent à un changement profond dans ce pays.

Note de
l’ARDHD : après trois défections, le petit noyau vital
du FRUD semble renaître de ses cendres. Nous félicitons
les membres de ce noyau qui ont décidé de ne pas trahir
ni leurs idéaux ni leurs convictions et qui repartent à
l’action.

Cependant,
comme l’écrivait un lecteur, nous sommes persuadés que
la lutte armée, qui n’a jamais été une fin en
soi, n’est plus de mise aujourd’hui, car il serait criminel de provoquer
de nouvelles victimes dans les deux camps. Mais ce n’est pas une raison
pour laisser le terrain libre à l’usurpateur, au dictateur

A notre
avis, comme nous l’avons souvent dit et écrit, la lutte contre
Guelleh passe par une alliance des opposants autour de deux objectifs
communs : renverser Guelleh et établir un gouvernement d’union
nationale qui organise des élections libres. Les querelles
intestines, les luttes d’influence et les vandetta tribales doivent
cesser pour atteindre cet objectif.

Le choix
entre les vrais opposants et les opposants de façade, ralliés
en sous-main, ne sera pas une chose facile et nous sommes convaincus
que ce sera l’un des obstacles à surmonter. De toutes les façons,
nous avons l’impression que la jeunesse djiboutienne ne se trompera
pas, car elle a déjà classé les personnalités
dans l’une ou l’autre de ces catégories. Ne restera plus que
les cas litigieux de ceux qui ont mieux caché leur jeu que
les autres …

Nous formulons
le voeu de voir se réunir tous les opposants autour d’une bannière
commune. Qu’ils se mettent au travail pour publier des propositions
communes concrètes et un échéancier pour extraire
l’usurpateur de sa synécure, de préférence, en
lui demandant de rendre l’argent et d’accepter un jugement pour établir
son niveau de responsabilité dans les crimes commis sous son
autorité.

14/03/03 Vérifications faites, le Colonel Madhi n’est pas encore à Gabode. Il serait de nouveau placé aux arrêts de rigueur.

Contrairement
à l’information que nous avions reçue, le Colonel Madhi
n’a pas été incarcéré à Gabode.
Il aurait été seulement placé de nouveau aux
arrêts de rigueur, parce qu’il avait fait la mauvaise tête
en découvrant qu’il n’avait presque plus aucun commandement.

Cela dit, une
rumeur dit qu’il serait bientôt incarcéré à
Gabode sur ordre d’IOG et en plus, que des mandats d’arrêt internationaux
pourraient être lancés par la France à son encontre
et à celle d’Hassan Saïd dans le cadre de l’affaire Borrel.
Les prisons françaises sont des palaces comparés à
Gabode et à leur place, je n’hésiterai pas ….. mais
ils n’utilisent peut-être pas les mêmes critères
pour évaluer le confort d’une prison ! A force d’y avoir fait
enfermer des gens (y comp^ris des innoncents), ils doivent avoir de
bonnes notions du milieu carcéral, ces deux officiers là
!

En tout cas, on
a le sentiment que l’affaire Borrel est en train de rattraper la haute
direction de la République . A suivre …

13/03/02 L’erreur du pouvoir de guelleh. – LA PLUME de CHINÉ pour le PRD.

Dix ans déjà
que l’enfant de la première constitution de la République
de Djibouti est sorti du berceau. Pour tous les Partis qui la composent,
c’est l’âge de la responsabilité et de la crédibilité.

Et la question
se pose : l’opposition légale est-elle à la hauteur
de la période historique actuelle ?.
Y a-t-il de vrais opposants qui répondent aux aspiration du
peuple dans l’opposition que vous voyez dans le pays (PRD ,FUOD,et
ODU – Opposition djiboutienne unifié…sans les exclus du RPP)
?

Le public djiboutien
commence à avoir l’habitude de l’expression du Parti au pouvoir
(RPP a la gomme), les critiques, les injures et l’emprisonnement,
les anathèmes répétitifs, le PRD ceci, l’ODU
cela et patati et patata …de quoi fouetter une chèvre !

Mais finalement,
qui sont ces gens, pourquoi n’arrivent-ils pas à nous surprendre
par une idée originale, un projet de société
neuf, une politique alternative socialement acceptable, un fonctionnement
interne démocratique exemplaire ?.

On dirait que
les seules leçons, retenues de la science politique, sont la
soumission au chef Guelleh, la représentation clanique, le
jeu de la division, la rumeur …Exit : le travail de réflexion
pour faire avancer la société, le travail d’éducation
pour l’avenir .

Si l’on regarde
la chose dans le détail, la variétéintrinsèque
du pouvoir RPP peut expliquer pour partie le blocage intellectuel
et l’idée fixe sur la seule période
électorale (le pouvoir pour le pouvoir).

Les catégories
d’opposants qui vivent à Djibouti-ville.
Les détachés
Les redoublants
Les fâchés déçus.

Les détachés
sont les politiciens un jour ODU-PRD ,le jour suivant RPP sans
aucune gène apparente. Ce sont ceux dont on dit parfois qu’ils
reviendront tôt
ou tard dans l’union que préside l’ODU-PRD.

Les redoublants
sont également sortis de la matrice du RPP, mais ils ont été

exclus bien avant le coup de colère de Gouled (Ladieh, Hamareithé,
etc….). Le plus souvent, ce sont des hommes qui, au sein de l’opposition,
prônait la division et le tribalisme. A l’époque, il
fallait en faire mille fois trop pour être lâché
par le Parti de la majorité des djiboutiens .Une catégorie
a éviter.

Les fachés-déçus
sont des ex-militants ou sympathisants de l’ODU- PRD qui ont souffert
à cause des hommes du passé, des ex-brigants du pouvoir.
Ils ont explosé face au système du revenez donc dans
une semaine – un cirque sadique qui pouvait continuer pendant des
années. Les fachés-déçus, si la rancoeur
ne leur a pas complètement mangé la cervelle, peuvent
aujourd’hui voir que l’ODU-PRD est en train d’évoluer positivement.
Il y en a beaucoup dans notre mouvement qui pensent qu’ils seraient
les bienvenus.

Ainsi depuis sa
création, le RPP est toujours a la recherche de sa carte d’identité,
toujours à la recherche d’une volonté politique unioniste
(que le peuple comprenne). Faute de cohérence,de pensée
politique propre, le RPP en est réduit a sauter sur tout qui
bouge !

Ceci dérange
énormément les sbires du iogisme et les empêche
de dormir tranquilles comme ils l’avaient fait durant les 25 dernières
années. Ils sont obligés, par des réflexes et
des décisions séniles, de tenter vainement par la répression
policière, de se faire supporter encore par les Djiboutiens
qui se détournent à leur passage et qui les abandonnent
a la triste fin qu’ils méritent.

En s’attaquant
toujours au Président Daher Ahmed Farah, en usant de tous les
moyens et méthodes honteuses possibles et disponibles et à
travers lui le Parti du Renouveau Démocratique, premier Parti
d’opposition, premier Parti légalisé et premier Parti
national, ces simples d’esprit, ont été récemment
recrutés pour continuer et terminer les basses oeuvres du guelleisme.
Alors que tous les hommes dignes et sensés ont dit NON, ils
pensent bêtement qu’ils réussiront à maintenir
le couvercle, à bâillonner la Démocratie, à
assassiner l’état de Droit et par la même occasion à
canaliser toute l’ambition politique d’avenir de la jeunesse djiboutienne
résolument tournée vers des jours meilleurs pour le
21 siècle.

C’est trop tard
Guelleh, la roue de l’histoire ne s’arrête jamais et ne s’inverse
pas non plus. La démocratie est bien ancrée dans le
Peuple et dans sa jeunesse et plus rien au monde n’y changera quelque
chose, mais aussi et rien ne pourra empêcher d’éclore
l’oeuf de l’ambition politique de la jeunesse djiboutienne de l’an
2002.

C’est cela le
réel danger pour le guelleisme agonisant et pour ses recrues
de dernière heure et l’auxiliaire analphabète aussi
paranoïaque que sénile qu’ils veulent imposer par la force
et la répression comme Président (le fameux Ali Gaba
du soit disant PRD) parce qu’il est de leur génération
et surtout parce qu’il est de leur race. Cette race d’individus a
l’appétit alimentaire sans limite toujours prêts à
acheter les autres mais aussi à vendre leur âme pour
arriver à leurs fins pour satisfaire leur libido.

C’est qui rend
fou furieux le pouvoir de Monsieur Guelleh, c’est qu’en un rien de
temps, le PRD avec à sa tête Daher Ahmed Farah surmonte
ses difficultés internes, redynamise les fédérations
(à l’exception du local no4, qui est la maison de Hamareithé
Guelleh) mobilise et continue de se promouvoir auprès de la
population.

Donc le Président
Daher Ahmed FARAH n’est pas le Président d’un parti illégal
ni encore moins d’un petit courant, mais il canalise la population
djiboutienne pour demain soit meilleur.

INCHA ALLAH.

Au PRD, nous sommes
un parti légal au sens juridique et politique du terme et nous
ne sommes pas responsables de la cassure avec le RPP qui voit l’ombre
du PND et de l’ODU partout.

Au PRD, nous considérons
nos camarades de l’ODU et du PND, comme des groupes indépendants
et importants de l’opposition. Nous agissons conformément à
l’esprit et nous respectons les règles du jeux démocratiques
de la constitution votée le 4 septembre 1992.