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28/05/02 Déni de justice ou magouilles politico-judiciaires ? Le Procureur de la République essaie de faire pression sur les détenus politiques qui ne refusent de cèder au chantage et qui sont toujours incarcérés.(LDDH)

Note de l’ARDHD
: Les deux juges Warsama et Abkar, que le peuple appelle affectueusement
(sic) "Le duo des 30 %", préfèrent obéir
à Guelleh que de se ranger aux avis motivés et clairs de
la Cour Suprême.

En parallèle,
vous pouvez consulter le texte intégral de l’arrêt de la
Cour Suprême qui casse le jugement de la Cour d’accusation : bulletin
spécial N° 17

Le Président


DIFFUSION D’INFORMATION
DU 25 MAI 2002
SUR L’ARRET COUR SUPREME N° 85 DU 30-04-02.


C’est la seconde fois, que la Cour Suprême casse et annule les arrêts
de la Chambre d’Accusation de la Cour d’Appel du Tribunal de Djibouti,
suite à une opposition à l’Ordonnance du 6 août 2001
par le procureur de la République, portant sur le Non-Lieu du Colonel
God et du Commandant Guelleh.

L’Arrêt de la
Cour Suprême du 30 avril 2002 casse et annule l’Arrêt de la
Chambre d’Accusation n° 05/02 du 29 janvier 2002 pour violation des
articles 223 et 447 du code de procédure pénale, cet Arrêt
de la Cour Suprême a été remis aux plaignants cinq
jours après qu’elle se soit prononcée.

Le 02 mai 2002, la
Chambre d’Accusation a rendu son jugement et pour la troisième
fois, ne s’est pas conformée aux Décisions de la Cour Suprême.

Sur
les manœuvres dilatoires.

Tout d’abord, il faudrait constater que la Chambre d’Accusation aurait
rapidement pris le 2 mai 2002 son jugement sans se prononcer sur le fond,
sans motiver son jugement.

Néanmoins,
le Colonel Mohamed Abdillahi God attendrait encore l’écrit du jugement
de la Chambre d’Accusation.

Ce dernier Arrêt
a été, pourtant, rapidement prononcée en reprenant
la même décision, cette fois encore, sans aucun élément
nouveau, sans aucune base légale, maintien d’une décision
inéluctablement politique.

Le retard dans la
rédaction de l’Arrêt de la Chambre d’Accusation ne peut s’expliquer
à notre avis, que par deux éléments :
a) pour que l’Affaire du 7 décembre 2002 soit audiencier qu’en
octobre ou novembre prochain, juste quelques temps avant les élections
législatives et communales ;
b) pour permettre de faire des pressions sur le Colonel God afin que ce
dernier retire son troisième Pourvoi auprès de la Cour Suprême,
et l’inciter à se soumettre en acceptant de plaider coupable (
existe-t-il une corrélation, une rancune avec l’affaire du café
de Paris ?).

Sur
les entêtements inexplicables de la Chambre d’Accusation.

On est franchement
outré, totalement sidéré face aux entêtements
de la Chambre d’Accusation de maintenir à chaque fois une décision
non motivée, une décision sans aucune preuve, une décision
sans aucun élément nouveau, de maintenir une décision
avec un manque de base légale.

Cet entêtement
exécrable nous prouve que ce procès s’engouffre, sans doute,
dans la spirale de l’arbitraire judiciaire, dans la spirale des violations
des textes juridiques, dans la spirale de l’injustice flagrante et inadmissible
et cet entêtement ne peut que refléter et entériner
une décision politique, qui a été déjà
fixée et préétablie à l’avance.

Sentiments
d’appréhension et lueur d’espoir.

Cette profonde appréhension
a connu son sommet, le Samedi 4 mai 2002, lorsqu’un Décideur proche
du Premier Magistrat demanda au Président de la LDDH " de
rendre une visite au Colonel God afin de le dissuader de faire un troisième
Appel auprès de la Cour Suprême contre la troisième
décision de la Chambre d’Accusation, car ce pourvoi va retarder
l’audience de la Cour Criminelle. "

Le Défenseur
des Droits de l’Homme choqué a immédiatement rétorqué
: " Je ne vois vraiment pas la possibilité de proposer à
un innocent de dire qu’il est coupable, de plaider coupable, alors qu’il
ne l’ est pas, alors que le Cabinet d’Instruction du Parquet avait ordonné
au mois d’août 2001 que le Colonel Mohamed Abdillahi God soit relâché
sur le champ. "

Ce serait un crime
de la part d’un Défenseur des Droits de l’Homme de faire une telle
proposition.

Afin de permettre
au grand public de mieux cerner la vérité, il est de notre
devoir de reprendre la totalité de la Décision de la Cour
Suprême en annexe.

A
notre avis, il est indéniable que la Décision de la Cour
Suprême est sans faille.

A notre connaissance,
de telles Décisions argumentées ne peuvent donner qu’espoir
de voir peut-être un jour une Justice Djiboutienne totalement indépendante.

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) rappelle au Ministre de la Justice chargé
des Droits de l’Homme, la gravité de la Détention Arbitraire
à l’égard de 12 policiers de la FNP ;

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains attire l’aimable attention du Ministre de la Justice
et des Affaires pénitentiaires sur les faits que les prisonniers
en Détention Arbitraire ont le droit à la liberté
provisoire, s’ils le demandent, ont le Droit à une réponse
à leur demande de liberté provisoire, et à défaut
de réponse, ils ont droit à être purement et simplement
relâcher, conformément au Code de Procédure Pénale.

Appel
à la communauté internationale pour la libération
des prisonniers politiques

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains lance un Appel pressant à la Communauté
nationale et internationale, et exige la libération immédiate
et inconditionnelle des 12 prisonniers politiques de la FNP en Détention
Arbitraire, qui croupissent encore dans la sinistre prison de Gabode,
qui croupissent en Détention Arbitraire par Abus de Pouvoir du
Procureur Général, et suite aux Décisions non fondées
et inqualifiables de la Chambre d’Accusation sous la Présidence
du Président Said ABKAR, du Conseiller permanent pour cette Affaire,
le Président de la Cour d’Appel le Président Mohamed WARSAMA.


PS

Depuis le dernier
pourvoi introduit par le Colonel God des injonctions relatives au retrait
de son troisième pourvoi deviennent de plus en plus pressantes.

Le 15 mai 2002,
le régisseur-adjoint de la Prison de Gabode M. ELEF convoqua et
transmit un message du Procureur Général en ces termes "
dites au Colonel God de faire retirer son pourvoi. Il a intérêt
de le faire très vite ".

Le 16 mai 2002, le régisseur Mohamed Ismael convoqua et informa
le Colonel God que le Procureur Général, lui demande de
retirer le pourvoi afin que le procès soit enrôlé
au mois de juin 2002.

A chaque fois,
le Colonel God a refusé, " car c’est inacceptable ".


L’intégralité
de l’arrêt de la Cour Suprême de Djibouti
peut être consulté dans
le bulletin spécial N° 17

28/05/02 IOG envisagerait-il de se construire une paisible retraite en Afrique du Sud ?

Selon des rumeurs
persistantes (nous avions déjà évoqué le sujet)
IOG terminerait les travaux dans l’immense propriété "style
Ranch" dont il aurait fait l’acquisition en Afrique du Sud. A coup
de milliers de dollars, il aurait fait importer d’Angleterre des chevaux
de la meilleure race.

Nous savons qu’il
est bien préoccupé : les casseroles se multiplient derrière
lui et les plus chaudes le rattrapent progressivement. Les échecs
se multiplient (en particulier lorsqu’il s’agit de coup de mains tentés
à l’étranger, que ce soit en Belgique, en Éthiopie,
..).

Bref, on sent bien
que rien ne va plus pour lui. Il le sait et il se prépare dans
l’hypothèse d’une mise à la retraite anticipée qui
serait décrétée par le peuple djiboutien. En compagnie
de Paulette, le Chamelier penserait pouvoir se retirer sinon dignement
au moins librement dans ce ranch que les Djiboutiens, (toujours généreux
lorsqu’il s’agit de lui offrir le confort auquel ils n’osent même
pas songer) lui auraient offert.

Pense-t-il que les
autorités Sud-africaines pourraient résister longtemps à
des demandes internationales d’extradition ? Nous n’en savons rien, car
il a peut-être conclu un pacte dans ce sens. Cela nous étonnerait,
mais ….. Après tout non seulement, ce serait un ancien Président
mais il est devenu aussi un riche fabricant d’armes et de barbelés
en Afrique du Sud.

28/05/02 LA JEUNESSE EST NOTRE FORCE, ELLE EST NOTRE REVOLTE. Pourquoi IOG prend t-il comme bouclier tous le clan mamassan ? (Lecteur)

aujourd’hui nous jeunes
du clan mamassan nous revendiquons notre appartenance à cette tribu
qui a été insultée par IOG, mais nous crions haut
est fort que nous ne partageons pas les mêmes idées. avant
tout nous sommes djiboutiens et il faudrait savoir qu’IOG n’est pas un
tribaliste mais un opportuniste mais pour pouvoir utiliser le clan mamassan
quand tout va mal pour lui ça il sait le faire.

Un membre du clan
mamassan peut-il vraiment être un opposant politique comme les autres?

Eh bien oui il faudrait
tout simplement débattre avec lui avant de juger.

Il faut parler de
clan qui a des idées politiques différentes des autres pourquoi
parce que tout simplement nous voulons nous écarter et dire qu’on
est tous des jeunes résidants à l’extérieur contre
lui et sa politique dont il doit en subir tout seul les conséquences.

Monsieur IOG est un
personnage individualiste et insensible au malheurs qu’ils provoque
dans nos familles, il est opportuniste et manquant totalement de civisme.
Certains croient que la misère quotidienne de la vie ne nous a
pas touchés ! eh-bien ils sont tort parce que nous jeunes mamassans
nous sommes derrière celui qui est pour la démocratie, pourquoi
allons nous mourir ou subir pour quelque-chose dont on est nous sommes
nous-mêmes victimes ?.
Alors on vous le dit haut et fort unissons nous pour contre cet arriviste
il faudrait pas qu’il nous trompe plus longtemps.

Regardez un peu de
quoi est composé son gouvernement.
Il prend dans chaque tribu un bouffon pour le faire mieux rigoler et pour
créer une assemblée de voleurs de pauvres alors que nous,
nous grandissons dans cela et nos enfants naîtrons dans ce climat
qui ne fera d’eux que des pauvres ou des révoltés .

Il vous inculque sa
politique de tribalisme dés le jeune age pour mieux nous détester
et ou cela nous a t-il amené si ce n’est à l’exil, loin
de nos familles.

On dit toujours que
généraliser est un défaut alors nous revendiquons
notre appartenance clan et au peuple djiboutien et on vous disant haut
et fort que nous faisons partie de ce clan mais que nous revendiquons
aussi le droit à la démocratie, les droits et le respect
de la jeunesse djiboutienne.

Comment peut-on parler
de tribalisme alors que nous vivons tous dans la misère créée
par IOG et son gouvernement ?.

Comment peut-on nous
dire que tel est de cette tribu et tel et de l’autre alors que
la majorité est en exil et l’autre déprimé manque
du nécessaire pour son avenir ?.

Pour apaiser notre
souffrance quotidienne nous on a saisi notre chance c’est d’être
à l’extérieur et d’étudier et de voir la vie
et les droits qu’un être humain peut avoir et on en remercie notre
terre d’accueil.

Prendre un pas en
recul c’est n’est pas une défaite, ce n’est pas une fuite
mais c’est pour mieux sauter et sachez une chose, certains seront bientôt
étonnés dans les semaines à venir.

Etre exilé
aujourd’hui c’est surtout se battre pour vous qui ne pouvez parler,
pour vous qui souffrez, pour vous qui gardez encore espoir et ne cédez
par aux mirages des mensonges de monsieur Guelleh.

La jeunesse est notre
force et notre révolte et de cela il ne pourra pas en venir à
bout ou nous asservir.

Ahmed
Ahmed.

28/05/02 Les rats continuent à quitter le navire. Comment se fait-il qu’il en reste autant à Djibouti !

Chaque semaine, nous
apprenons le départ d’un tel ou de la famille d’un tel. La destination
privilégiée est majoritairement le Canada. La Belgique vient
ensuite.

Cette semaine c’est
le frère d’IOG, l’actuel directeur de l’IGADD YOUSSOUF OMAR GUELLEH
(plus connu sous le nom d’YOUYE) qui aurait fait évacuer toute
sa famille à destination du Canada et plus précisément
d’Ottawa.

Ils ont certainement
fait un bon choix, car parmi tous les faux-réfugiés présents
sur place dans cette ville, ils devraient retrouver des amitiés
sincères et véritables, issus des mauvais coups réalisés
en commun à Djibouti ou au sein de la diplomatie.

Nous plaignons les
autorités canadiennes de l’immigration qui ont un surcroît
de travail et qui auront certainement bien du mal à séparer
les faux des vrais réfugiés. Souhaitons leur bon courage,
car nous savons qu’elles effectuent leur mission avec sérieux et
responsabilité.

La dernière
question que nous nous posons est celle-ci. Les émigrés
affluent dans les pays occidentaux. Le nombre des sbires d’IOG doit se
réduire. Il devrait donc y avoir moins de gens à chasser
le jour venu, lorsque le peuple aura décidé de licencier
IOG pour faute grave.

28/05/02 L’HEURE A – T – ELLE SONNE POUR LES DJIBOUTIENS ? Réveillons-nous avant qu’il ne soit trop tard ! (Freeman)

J’ai choisi volontairement
d’emprunter une image que tout un chacun ou plutôt
tout un chacune est en mesure de comprendre. Il s’agit de cet instant

nous, les mammifères sentons que "l’instant magique"
est arrivé pour
accoucher ou mettre bas l’être que nous portons dans nos entrailles.

Le temps est donc
venu pour que nous mobilisions toutes nos forces et toutes
nos ressources pour aller fouiller dans nos entrailles et retrouver cette

liberté que chacun d’entre nous porte en lui. J’exagère
peut être mais je
pense que notre espèce est née pour être libre.

Alors, retrouvons
cet instinct qui nous pousse vers la liberté. Puisons
toutes nos forces pour briser ces chaînes qui ont trop longtemps
entravé nos
pas vers la démocratie et le développement.

Retrouvons cet instinct
qui fait que la lionne est prête à mourir pour
protéger sa progéniture. Il s’agit bien de cela. Nous devons
protéger nos
enfants et les générations à venir.

Le prédateur
est là. Il est clairement identifié. Le prédateur
en chef porte
un nom. Les membres de la horde sont connus. Nous sommes en mesure d’énumérer
un à un tous leurs méfaits et toutes les violences dont
ils sont
responsables.

Ils ne nous restent
plus qu’à pointer nos doigts en leur direction pour leur
dire que nous nous sommes réveillés ; que nous avons enfin
retrouvé cette
liberté qui a longtemps sommeillé en nous.

L’heure des comptes
a sonné pour ces prédateurs. Ils nous doivent des
explications sur ce qu’ils ont fait de notre pays et à nos enfants.

Ne soyons pas rêveurs.
Nous savons pertinemment que ces hommes doivent être
aidés. On doit les aider à prendre conscience de tout le
mal qu’ils nous ont
fait, de tous les gâchis dont ils sont responsables (Education nationale,

santé publique, faillite économique, familles brisées
….). N’oublions pas
qu’ils sont sans scrupules et incapables de la moindre prise de conscience

sur leurs actes.

Réveillons
nous avant qu’il ne soit trop, trop tard !

FREEMAN

27/05/02 Le Général Zakaria sera-t-il bientôt limogé sur la base du rapport d’un Capitaine, commadé par IOG ? (Lecteur)

De sources généralement
bien informées, il semblerait que le Capitaine OMAR SAID KAIREH
(*), chef de la Sécurité Militaire ait rédigé,
sur la demande pressante d’Hassan Saïd, un rapport ultra-confidentiel
et détaillé à l’encontre du Général
ZAKARIA.

Les conclusions de
ce rapport recommanderaient le limogeage du Général ZAKARIA,
qui n’a jamais caché ses profondes sympathies pour l’ex-président
HASSAN GOULED APTIDON.

On en parlait déjà
il y a quelques mois, mais il semble que les décisions pourraient
être prises rapidement maintenant.

Ce général
constituerait-il le dernier rempart qui pourrait empêcher ISMAEL
OMAR, par l’intermédiaire d’HASSAN SAID son agent des
basses œuvres, de porter atteinte à HASSAN GOULED et de bénéficier
d’une liberté de manoeuvre et de nuisance encore plus large ?

L’influence actuelle
de Gouled n’a jamais été mesurée véritablement,
mais il semble qu’il ait pu avoir un effet ‘modérateur’ dans certaines
circonstances. Gouled est un criminel, c’est un fait incontestable ! Mais
il avait au moins une certaine légitimité, compte-tenu de
ses engagements passés. IOG, importé d’Ethiopie lorsqu’il
était déjà grand garçon et gardien de chameaux
dans la brousse ne l’a pas !… IOG n’a pas les retenues de son oncle
et il ne recule devant l’accomplissement d’aucun crime !

Affaire à suivre
avec attention dans les jours à venir.

(*) Le capitaine
Omar Saïd KAIREH est le frère d’HASSAN SAID KAIREH dit
Madobé, tristement ‘célèbre’ Chef du Service Djiboutien
de Sécurité et de la Torture !

27/05/02 Les combats en Ethiopie. A lire dans les Nouvelles d’Addis, un excellent article fort bien documenté sur les récents évenements. (Signé David Johannes)

Conflit entre Afars
et Somalis en Éthiopie : La région afar dans la ligne de
mire.

Cette véritable
guerre aurait fait quelque 200 morts en deux mois. L’enjeu du conflit
dépasse les problèmes traditionnels entre Afars semi-nomades
et Issas nomades. Il est de nature stratégique et politique. ["les
Nouvelles d’Addis", Repères, 15 mai 2002]

Région
afar, Éthiopie, mai 2002. – « La tortue pond un millier
d’œufs, mais qui s’en aperçoit ? La poule pond un
œuf et tout l’univers l’apprend » (proverbe indonésien).

La guerre que se livrent
les Afars et les Somalis en Éthiopie s’apparente à
la ponte de la tortue, tant elle est méconnue, occultée.
Depuis des années, les affrontements sont fréquents et très
meurtriers entre les deux groupes ethniques, en pays afar, dans la vallée
d’Awash (250 km d’Addis-Abeba) et d’Adaytou sur la route
Addis-Assab. Depuis deux mois, on assiste à la recrudescence des
affrontements entre Afars et Issas (Somalis) qui ont fait quelque deux
cents morts.

Ce conflit a débuté
le 5 mars 2002 ….

Lire la suite en cliquant
ici :
http://www.lesnouvelles.org/P10_magazine/16_analyse02/16074_reperafar150502.html

26/05/02 Réagir , n’est pas réagir. Réagir, vaut-il vraiment la peine ? (Lecteur)

Tel a été
le dilemme que j’ai dû affronter cette semaine après la lecture

de l’article paru sur votre site la semaine dernière, intitulé
« quatre personnages douteux !».

Cet article a dégoûté
plus d’un lecteur, ainsi j’ai finalement décidé d’exprimer
mes
sincères sentiments sur cette affaire afin de lever le doute que
ce soit disant article, aux intentions obscures, a semé dans les
esprits.

Djibouti Telecom est
malade. Jadis atteinte par la forme bénigne de la mauvaise gestion,
son cas s’est aggravé avec la venue de Mr. Kamil à la direction
générale.
Cet homme vieux, paranoïaque et frustré par son manque de
compétence technique dans les domaines des NTIC, voit un complot
à tout bout de champs.

Conscient du dramatique
état dans lequel il a lui-même jeté la société
publique , il est habité ces derniers temps par la peur de se voir
remercier à son tour, comme ses prédécesseurs. Un
homme qui veut s’entourer à tout prix par ceux originaires de son
petit village de Randa et n’ayant confiance à personne d’autre,
peut-il diriger Djibouti Telecom ? Un DG qui a créé des
structures parallèles aux structures légales a certainement
de quoi à avoir peur pour son fauteuil, sans parler des réunions
de travail occultes organisés en dehors de Djibouti Telecom .

Cet homme qui, selon
certains, n’hésite pas à demander aux mendiants leur tribu
avant de payer l’aumône, est mauvais à plus d’un titre.

Pour la journée
des télécoms, des petites associations à majorité
absolue des originaires de Randa ont curieusement gagné le concours
et ont raflé tous les prix alors que des associations spécialisés
dans les NTIC n’ont rien gagné.

Mr. Kamil, directeur
général de Djibouti Telecom ne passe son temps qu’à
créer la zizanie entre les employés et joue ensuite l’homme
de la rigueur et victime des complots mais personne n’est dupe et tout
Djibouti Telecom a compris la mascarade.

Contrairment aux propos
injustes de ce fameux article, MR. Mahamoud ISSA, jeune cadre dynamique
de Djibouti Telecom, actif dans le milieu social comme président
de l’association Agir, qui forme beaucoup de jeunes djiboutiens et djiboutiennes,
n’a jamais manifesté ce désir, si faible soit-il, pour le
poste de DG de Djibouti Telecom, mais a sûrement les compétences
nécessaires pour mener à bon port une telle société.

ARDHD : Cher
lecteur,

Nous publions
votre article, puisqu’il constitue une position et une vision des choses.
N’ayant pas la possibilité de donner un avis sur la situation à
Djibouti Télécom, nous nous garderons bien d’émettre
un jugement, y compris sur le fondement de votre intervention ou sur les
intérêts que vous pourriez défendre.

Nous profitons
simplement de votre intervention pour vous dire et pour faire savoir aux
lecteurs qu’il est probablement inutile de nous écrire pour nous
dire que la crédibilité du journal est affectée par
tel ou tel article ou que telle ou telle intervention a dégoûté
les lecteurs. Ce n’est certainement pas un encouragement pour publier
leurs textes … mais peut-être y trouvent-ils une justification
pour nous écrire, leur façon de se dédouaner eux-même.
Personne n’est contraint de nous lire. Ceux qui ont une sensibilité
différente peuvent se retrouver dans La Nation ou sur le site de
l’ADI.

Nous savons
parfaitement, qu’à partir du moment où nous avons accepté
la diversité, il est impossible de plaire à tout le monde.
Nous ne sommes ni des patrons de presse attendant un retour financier,
ni des journalistes professionnels surveillant le taux d’écoute
à la minute.

Simplement,
par conviction et bénévols, nous donnons notre temps et
nous mettons des moyens à disposition, pour faciliter l’expression
des Djiboutiens qui ne pouvaient pas parler librement, surtout pour dire
ce qu’ils pensaient du régime. Forcément, il y a du bon
et il y a du moins bon.

Mais que ce
soit, accompagné de critiques (comme vous le faites) ou de louanges,
les lecteurs nous écrivent et ils consultent le site. Ils demandent
à être publiés parce qu’ils y trouvent des informations
qui ne sont présentes nulle part ailleurs.

Nous évitons
au maximum de pratiquer la censure sous quelque forme que ce soit. Aucune
personne n’a la capacité d’être neutre ou parfaitement objectif.
Nous, c’est clair, nous privilégions les interventions des opposants,
comme d’autres supports défendent la dictature à Djibouti.

En dépit
de cela, pour donner ses chances à la pluralité, nous avons
ouvert les colonnses à de nombreuses personnes favorables au système
de Guelleh dont vous faites peut-être partie, (ce qui n’a aucune
importance en l’occurence) et en plus nous leur garantissons l’anonymat.
C’est confortable !

Il n’en reste
pas moins que nous ne pouvons pas promettre une objectivité absolue,
car avons un objectif et donc des préférences. Elles sont
connues : nous militons pour la Démocratie, pour la Justice, pour
la Libre expression et pour les Droits de l’Homme à Djibouti.

Nous déplaisons
certainement aux personnes qui sont proches et/ou favorables à
la dictature parce que nous dérangeons les petits trafics. Notre
but n’est pas de les caresser dans le sens du poil. Ils l’ont compris
et par exemple, ils nous renvoient l’ascenseur sous formes de virus :
c’est de bonne guerre ! Le directeur de Djibtel parviendra-t-il à
les identifier ?

Les résultats
de diffusion montrent un forte augmentation. S’ils ne prouvent pas que
nous avons raison, ils montrent que le journal est consulté et
donc qu’il est utile. Malgré tout, nous ne sommes pas sensible
aux indices marketing, parce qu’il n’y a pas de publicité ni de
retour financier.

Notre souhait
: c’est qua la petite minorité qui égratigne l’ARDHD et
qui conteste la qualité de certaines informations, se donne enfin
la peine de nous envoyer des informations. Elle participera à ce
mouvement de mutualisation que nous essayons de susciter pour le bénéfice
de tous les Djiboutiens.

Il ne suffit
pas de venir se plaindre en nous disant :"vous perdez de la crédibilité,
etc.", mais il faut nous apporter de la matière. Qui peut
mieux nous renseigner sur place ? Sinon les Djiboutiens eux-mêmes.
N’oubliez pas que nous sommes interdits de séjour à Djibouti.
Nous ne pouvons donc alimenter le journal qu’avec les informations reçues.

Par exemple,
nous serions très heureux de recevoir des informations fiables
concernant l’évolution du capital de Djibouti Télécom
et de son actionnariat, en particulier s’il comporte des participations
significatives de membres de la famille Guelleh. Merci à l’avance
de votre réponse.