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19/06/02 Demandez à Samatar Miguil de ne plus se mêler de propagande pour le 27 juin. Il insulte des militants de l’Indépendance. (Lecteur)

Il est domage que
le fameux leche-cul et propagandiste du RPP (Rien Pour le Peuple) Samatar
A Miguel soit en train d’insulter l’intelligence des Djiboutiens. Il vient
d’installer un nouveau site pour le 25ieme anniversaire de l’Independance
de Djibouti. Pour l’amour de Dieu, priez le de laisser le 27 juin, (dont
il ne connaît meme pas la signification) aux Djiboutiens et de cesser
ces propagandes du regime qui vole le Peuple djiboutien.

Samatar Miguel est
le frere du Ministre de l’environnement Abdallah Abdillahi Miguel et le
beau frere de Hassan Said dit ”Hassan Madobe” parrain de la SDS à
Djibouti. Son frère Miguil, qui etait l’espion attitré de
la SDS à Toronto au Canada, est actuellement à Djibouti
ou il s’est fait pistonner par son frere le Ministre et son beau-frere
à un poste très important à l’aeroport.

Un jour cette famille
sera jugée pour complicité avec les voleurs et ce jour n’est
pas loin. Mr le Responsable du Culte de la personalité du regime,
Samatar est lui aussi a Djibouti ou il sera décoré bientot
de la Médaille de Chevalier de l’Ordre du 27 juin, en récompense
de ses actions de propagande. Quelle insulte pour le peuple Djiboutien
et surtout pour les millitamts de l’Independance.

Vive le peuple djiboutien
et à bas les falachas oui j’ai dis ‘falashas’ car dans cette famille
Miguil, ce ne sont que des falashas ”QOXOTIS” qui viennent de l’Ethiopie.

A bas ces voleurs.

Un
djiboutien qui en a marre
des propagandes des Miguil’s.

PS: Il devrait être decore de l’ordre de brosse a reluire

Réponse
de l’ARDHD : c’est une excellente suggestion et nous allons soumettre
sa candidature au comité de nomination dans l’Ordre des Brosses
à Reluire. Cela pourrait lui faire deux décorations dans
la même semaine !!

18/06/02 Guelleh fait prononcer de lourdes peines contre les prisonniers politiques qui ne bénéficiaient même pas de l’assistance de défenseurs libres. Va-t-il les gracier pour le 27 juin ?

Yacin Yabeh Galab
condamné à 15 années de prison ferme
par la Cour Criminelle de Djibouti (Extrait ADI)

DJIBOUTI (ADI) –
17 juin – Après délibérés, la Cour Criminelle
de Djibouti a condamné aujourd’hui les auteurs de la mutinerie
policière du 7 décembre 2000.

L’ex-Général
de la Force Nationale de Police, M.Yacin Yabeh Galab a ainsi été

condamné à 15 années de prison ferme. MM.Ahmed Aden,
Daher Hassan, et
Houssein Gueldon, ont eux écopé de 10 ans de prison ferme.

Parmi les autres condamnations
rendues publiques aujourd’hui par la Cour
Criminelle, elles concernent entre autres les cas de :

– MM.Mohamed Moussa
Guedi et Aden Ali Guedi condamnés à 6 ans de prison ferme,

– M.Nassir Elmi à
5 ans de prison ferme,

– M.Doualeh Egueh
à 4ans de prison ferme,

– MM.Moustapha Khaireh,
Abdoulrahim Mohamed Hersi, Hassan Djama Meraneh et Houssein Farah Guedi
à 3 ans de prison ferme.

M.Abdounasser Awale
est quant à lui acquitté.

Pour ce qui est de
la partie civile, M.Hamadou Idriss et Hamdou Dabale ont
bénéficié d’un dédommagement de 400.000
fdj chacun.

Les autres membres
de la partie civile doivent obtenir un dédommagement d’un

montant de 200.000 fdj que les accusés sont condamnés à
payer conjointement
et solidairement.

Rappelons que dans
son réquisitoire, le Procureur de la République avait
demandé une peine de 20 ans de réclusion pour l’ex-Général
de la FNP et 15
ans pour les principaux co-auteurs du coup d’état avorté.

ADI- 17H45 GMT- 17
JUIN 2002.

************************************************

ARDHD : Il est
fort difficile de commenter une décision de justice surtout quand
on ne l’a pas devant les yeux, sinon ce serait du verbiage !

Après
tout Yacin Yabeh, comme nous l’avons toujours écrit, n’est pas
un enfant de choeur, loin de là, puisqu’il a des crimes et des
actes de torture sur la conscience.

En revanche,
nous émettons des réserves sur le déroulement du
procés, les
garanties des droits de la défense, l’indépendance des magistrats,

l’intervention de l’executif dans les décisions judiciares, l’absence

d’observateur internationaux etc …..

Connaissant
le régime, nous pouvons espérer qu’il prononce la grâce
des ces condamnés pour la fête du 27 juin ou dans les jours
qui suivront. IOG espérera ainsi montrer qu’il est magnanime….

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Autres dépêches
sur la condamnation

Quinze
ans de réclusion pour l’ex-chef de la police de Djibouti
(AFP 17/06/2002)

DJIBOUTI, 17 juin
(AFP) – La cour criminelle de Djibouti a condamné lundi à
quinze années de réclusion criminelle l’ancien chef d’état-major
de la Force Nationale de Police (FNP), le général Yacin
Yabeh Galab, a constaté un correspondant de l’AFP.

Onze autres officiers
et sous-officiers impliqués dans une mutinerie le 7 décembre
2000 ont reçu de peines allant de trois à dix ans de détention.
Un prévenu a été acquitté.

Ils ont été
reconnus coupables de "complot et d’atteinte à la sûreté
de l’Etat" ou de "complicité de complot, de rébellion
et de détention d’armes de guerre".

Le procureur général
Ali Mohamed Abdou avait requis 20 ans de réclusion criminelle pour
le général Yacin Yabeh, principal inculpé.

Il avait demandé
des peines de 10 à 15 ans de détention pour onze officiers
et sous-officiers, et un acquittement au bénéfice du doute
pour un autre prévenu.

Les avocats de la
défense ont reproché au ministère public d’avoir
"bâclé" ce procès. "Les éléments
matériels démontrant la culpabilité des prévenus
ont manqué", ont-ils estimé.

Selon le ministère
public, la mutinerie du 7 décembre 2000 qui a eu lieu en pleine
période du mois de jeûne du ramadan, s’est soldée
par deux morts et trente-neuf blessés par balles.

L’ancien chef d’état-major
des forces de police et ses co-accusés peuvent espérer être
graciés par le président Ismaël Omar Guelleh à
l’occasion du 25ème anniversaire de l’indépendance de Djibouti,
le 27 juin, selon des observateurs.

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DJIBOUTI, 16 juin
(AFP) – Le procès du général Yacin Yabeh Galab, l’ancien
chef d’état-major des Forces Nationales de Police (FNP) et de douze
autres officiers et sous-officiers impliqués dans une mutinerie
survenue le 7 décembre 2000 s’est ouvert dimanche devant la Cour
Criminelle de tribunal de Djibouti.

Le général
Yacin Yabeh Galab, qui a dirigé ce corps de police vingt trois
années durant -depuis l’indépendance du pays en juin 1977
jusqu’à sa mise à l’écart et sa mutation en qualité
de conseiller du ministère de l’Intérieur en décembre
2000-, est accusé avec ses fidèles compagnons de "complot,
d’atteinte à la sûreté de l’état, d’usurpation
de commandement et de transport d’armes de guerre".

Le procès a
été marqué après la lecture de l’acte d’accusation
par une joute oratoire entre le président de la cour criminelle,
le juge Mohamed Warssama, et l’un des cinq avocats de la défense
maître Wabat Daoud qui voulait contester un vice de procédure.

Quant au principal
accusé, le général Yacin Yabeh Galab, il est apparu
impassible et presque pas concerné par les débats qui l’entourent.

Selon sa version,
il n’aurait nullement donné des ordres à ses hommes pour
investir des points névralgiques de la capitale, dont la radio-télévision
nationale, couper les liaisons téléphoniques, ordonner le
déploiement d’unités de la police devant le palais présidentiel
et la route menant vers la résidence du chef de l’Etat ou devant
une caserne Cheikh Osman où se trouvent des blindés légers
de l’armée de terre et le gros des troupes loyalistes.

La cour devra également
déterminer qui a ordonné "la riposte aux tirs contre
les forces loyalistes".

Le général
Yacin Yabeh a soutenu que "les soldats et les officiers sont sortis
spontanément et par solidarité contester sa mise à
l’écart".

Il avait pourtant
conduit de son bureau quelques heures plus tôt une délégation
dirigée par le secrétaire général du ministère
de l’Intérieur venue l’informer de son remplacement à la
tête des forces de police et qui voulait assurer une passation de
commandement entre lui et son successeur.

Contrairement aux
déclarations de plusieurs officiers appelés en qualité
de témoins pour relater les faits qui sont produits le 7 décembre
2000 et qui ont confirmé avoir reçu des instructions de
la bouche même du général suite aux déclenchement
des sirènes d’alerte générale et des ordres émanant
du centre des transmissions radio de la "FNP", les douze co-inculpés
ont refusé de leur côté de mettre en cause leur ancien
commandant en chef.

La plupart d’entre
eux ont soutenu qu’ils n’étaient pas informés du remplacement
de leur chef d’état-major et qu’ils effectuaient simplement des
exercice de maintien de l’ordre…" où les armes de guerre
ont remplacé les matraques et le boucliers", leur rétorque
alors le président de la cour criminelle.

Selon le ministère
public, la mutinerie du 7 décembre 2000 qui a eu lieu en pleine
période du mois de jeûne du ramadan s’est officiellement
soldée par deux morts et trente neuf blessés par balles.

Alors que le principal
inculpé a rapidement bénéficié d’une remise
en liberté provisoire pour raison de santé, les autres personnes
accusées de complot et d’atteinte à la sûreté
de l’état dans cette affaire ont déjà passé
dix-huit mois en prison et tous ont été révoqués.
Le procès doit se poursuivre lundi.

18/06/02 LE DJIBOUTIEN EST-IL CONDAMNÉ À RESTER PASSIF ? (Par Freeman)

Parler ou se taire,
dans tous les cas on se fait écharper. Alors, autant s’exprimer.
C’est ce que j’ai choisi de faire sur des sujets (éducation, démocratie,
culture, tradition etc …) qui m’interpellent depuis un certain temps.
Nous autres les djiboutiens, on a la fâcheuse et désagréable
manie de nous emporter à la moindre contradiction. Est-ce la preuve
de notre immaturité ? Je parle bien sur de l’immaturité
en politique. Il est vrai que nous avons eu rarement l’occasion de débattre
d’un sujet ou d’une question de la première importance pour notre
pays. La démocratie n’a jamais été la tasse de thé
de nos gouvernants. A moins d’être amnésique, je ne pense
pas que Gouled ou IOG ait pris la peine de nous consulter un jour sur
une grande question nationale?

Après la parenthèse
coloniale qui s’est caractérisée par une mise sous tutelle
de notre souveraineté nationale et de nos attributs de citoyens
à part entière, nous avons connu une autre période
de confiscation de pouvoir. Cette époque post-coloniale a vu naître
un système politique autocratique dont la particularité
la plus saillante est la concentration et la confusion des pouvoirs au
main d’une seule personne. Ce système s’est perpétué
pendant un quart de siècle. Cela n’a été possible
que grâce à la conjonction de plusieurs facteurs : tribalisme,
religion omniprésente, analphabétisme de masse, sous-développement
socio-économique etc…

Notre mode d’organisation
sociale explique largement "la faillite" et les dérives
actuelles de notre société djiboutienne (échec de
la démocratie, déliquescence du corps social, corruption
généralisée, faillite sanitaire et éducationnelle
etc…). Que l’on soit originaire de la Somalie, du Yémen ou en
se referant au mode d’organisation sociale Afar, le Djiboutien ne se perçoit
qu’au travers de la tribu ou du clan auquel il se rattache. Il ne se pense
pas en tant qu’individu à part entière c’est à dire
en tant qu’entité autonome constituant un centre – autonome – de
réflexion de décision et d’action. C’est une "pièce",
partie intégrante, d’une complexe machinerie tribale qui le "dévore"
entièrement.

Vu sous ce prisme
clanico-tribal, toute décision ayant des répercussions sur
le plan social ou politique est tout d’abord analysée par rapport
au groupe de rattachement. En d’autres termes, on se pose la question
suivante: quelles sont les retombés (positifs ou négatifs)
sur mon clan ? Si, elle sont positifs, je serais tenté de soutenir
activement cette décision. Par contre, si ces retombés sont
négatives. Je m’évertuerais à tout faire pour contrer
cette décision. Je qualifierai cette attitude "d’opportunisme
clanique".

Cette opportunisme
communautaire trouve des applications diverses et variées dans
toutes les activités socio-économiques : transactions commerciales,
recrutement, mariages, marchés publics, grand projet national,
etc ….. On comprend aisément que tous les espaces de décisions,
de concertation et d’échanges soient pollués par ce réflexe
communautaire. De ce fait, toutes les décisions sont guidées
non pas par un souci d’objectivité, de rationalisme et d’efficacité,
mais par des considérations archaïques liées au clan
ou à la tribu.

Il est vrai que les
choses ne sont pas si simples que cela. J’ai un peu schématisé
pour faciliter la compréhension de ce phénomène.
Prenons l’exemple de la décision d’une nomination ministérielle
ou à un poste clé de la haute fonction publique. Le premier
commentaire que suscite cette nomination et qui vient à l’esprit
du djiboutien lambda : de quelle tribu est issue la personne nommée
à ce poste. On ne se posera nullement la question de sa compétence,
de son intégrité ou de sa moralité etc….. toute
ces questions qui peuvent sembler essentielles dans un autre contexte,
deviennent d’une futilité affligeante à Djibouti.

Quant à notre
capacité de contestation politique, elle est quasiment nulle. En
effet, nous disposons d’un patrimoine socioculturel qui n’est pas très
enclin à cultiver notre aptitude à contester, à nous
opposer en raison d’un avis différent. L’on serait tenter de croire
que notre sentiment de révolte est en grande partie inhibé.
Dire non aux anciens, aux puissants, aux plus nantis et à fortiori
à l’Etat, est souvent perçu comme une excentricité,
une manière de se démarquer et surtout la meilleure façon
pour se faire clouer au piloris.

Ce comportement trouve
souvent sa source dans nos rites, nos règles en société,
nos rapports intergénérationnels et aussi malheureusement
dans notre rapport à la religion qui nous portent plus vers la
soumission que vers la contestation. On ne sait pas dire non ou être
irrévérencieux quand une situation le recommande fortement.

La résignation
est une attitude, un état d’esprit ou une sorte de prédisposition
qui font partis intégrante de notre palette culturelle. Je ne vais
pas jusqu’à dire que nous baignons dans une culture de la soumission.

Mais il est des signes
et des situations qui ne trouvent un début d’explication qu’au
travers de ce prisme de la soumission et de cette propension à
accepter l’adversité avec fatalisme et résignation. Sinon,
comment expliquer que nos pays et certains autres beaucoup plus anciens
comme l’Egypte, la Syrie, l’Irak et j’en oublie certainement d’autres,
puissent encore se trouver sous des régimes dictatoriaux depuis
plusieurs décennies. Comment expliquer que ces pays qui disposent
d’une certaine intelligentsia, d’une tradition universitaire, d’un faible
taux d’analphabétisme puissent accepter sans sourciller toutes
les atteintes et les violations aux libertés et droits de l’homme
les plus élémentaires. Comment justifier que Moubarak se
soit présenté comme le candidat unique aux élections
présidentielles ? Idem pour Ben Ali en Tunisie.

Prenons l’exemple
de la Syrie. A la mort du Président El Assad, son fils Bahar Al
Assad a pris les rennes du pouvoir sans le moindre incident. Cette soit
disant République s’est mue sans le moindre heurt en une sorte
de monarchie où le pouvoir est dévolu selon des règles
bien établies, de père en fils. Il paraît que Moubarak,
Kadhafi, Ali Abdallâh Saleh nous préparent le même
scénario. Le Président est mort, vive son fils!

Pourtant certains
de ces pays ont fait la preuve de leur capacité à s’affirmer,
à lutter pour leur indépendance à l’époque
coloniale. C’était peut être la fibre nationale qui les avait
animé à l’époque. Après tout ce n’est peut
être qu’une question de fibre !

Nous prépare-t-on
le même schéma à Djibouti ? Hélas, il semble
bien que oui. Hier, nous avons assisté passivement à la
transition "très démocratique" entre l’oncle (Hassan
Gouled) et le neveu (Ismail Omar) et Demain ce sera peut être entre
le père, IOG, et l’un de ses fils ?

Avançons, discutons,
débattons et essayons de construire un début de démocratie
au sein de notre communauté et au sein de notre diaspora. Profitons
des festivités du 25ème anniversaire de notre indépendance
pour nous rencontrer, pour prendre des initiatives. J’ai une idée!
Et si nous créons dans chaque ville où il y a une communauté
djiboutienne importante (Ottawa, Toronto, Paris et d’autres villes …)
une structure, ne serait ce qu’informelle, pour permettre à chacun
d’entre nous de débattre, de proposer – et donc de reconstruire
à notre modeste échelle – des initiatives pour aider les
nôtres qui sont restés au pays. D’autres communautés
le font pourquoi pas nous! Chaque structure pourra s’intituler par exemple
le "MOUVEMENT DU 27 JUIN". Et pourquoi, ne pas imaginer par
la suite un "mouvement transnational du 27 juin" -une sorte
d’ONG- dont la vocation essentielle sera l’entraide avec la population
djiboutienne. Cet objectif relève du domaine du possible. Réfléchissons-y
!

C’est un test pour
nous tous. Et s’il est concluant, cela voudrait dire que tous les espoirs
sont permis pour demain.


FREEMAN
Freedjib@aol.com

18/06/02 Le rapport de la CISL est accablant pour Guelleh.

La répression
omniprésente (Extrait du rapport de la CISL)

De nombreux syndicalistes
africains continuent de vivre sous la menace
constante de représailles. C’est notamment le cas au Soudan,
à Djibouti, en
Guinée équatoriale ou en Libye, qui interdisent purement
et simplement les syndicats indépendants.
Au Soudan, les membres
de la seule organisation
syndicale tolérée (SWTUF) et contrôlée par
l’Etat, ont même été obligés en
2001 d’agir dans la clandestinité en déclarant vivre dans
un climat
perpétuel de peur.

Qu’est-ce
que la CISL ?

La
CISL représente 157 millions de travailleurs au travers de 225
organisations affiliées dans 148 pays et territoires.

La
CISL est également membre du groupement "Global Unions"
: http://www.global-unions.org.

Pour plus de
renseignements, contactez

Louis Belanger
Attache de Presse de
la CISL au numéro ++ 32 2 224 0232, ou +32 476 62 10 18 (GSM).

18/06/02 Les hommes de la Sécurité Djiboutienne de Sécurité sembleraient prendre leurs « quartiers d’été » à Addis Abéba, à moins que !!!!!

Comme nous l’avions
annoncé dans un article datant de quelques semaines, une cohorte
de « molosses » d’Ismaël Omar Guelleh a débarqué
et s’est installée avec armes et bagages à l’Hôtel
……

On aurait pu penser
qu’ils étaient en villégiature, histoire de changer
d’air et faire du shopping.

Vous n’y êtes
pas car ils errent comme des âmes en peine dans les rues de la ville……et
fréquentent d’autres lieux que les magasins.

Lorsque l’on
sait que tous leurs faits et gestes sont épiés au point
qu’ils ne peuvent pas éternuer sans que toute la population
d’Addis Abéba en soit informée….on reste dubitatif.

A moins que…

A moins que se soit,
une fois encore, des défections au régime d’Ismaël
Omar Guelleh.

Les hommes de la SDS
seraient partis avec armes et bagages et seraient dans l’attente
qu’on veuille bien leur trouver un job ?.

Vous y croyez vous
à cette hypothèse ?.

Ce dont on est certain
c’est qu’ils sont filmés, photographiés au point que l’on
peut mettre un nom sur chacun d’eux…et garder trace de leur passage.

C’est tout de même
pas commun de voir autant de "molosses" d’IOG réunis
en un même endroit. Curieux !.

17/06/02 Radio-Trottoir : face au péril imminent, IOG fait réveiller ses agents ‘dormants’ au Canada.

Il continue à
se dire en ville, qu’IOG est de plus en plus nerveux et inquiet. Il a
peur du peuple et même il se méfie de plusieurs de ses proches.
Toutes les informations qui paraissent sur les bulletins de l’ARDHD seraient
pour lui un signe suplémentaire de cas de trahison au sein même
de son entourage.

Il a fait un beau
discours lénifiant à Rome sur la faim et la sécurité
alimentaire, mais il n’a même pas signé le document final,
tout occupé par d’autres priorités et surtout de convaincre
les Italiens à réclamer la modération de l’Ethiopie

Il sait que les fantomes
de ses victimes rodent et demandent des comptes.

Il a peur de la communauté
djiboutienne établie au Canada et constituée en majorité
de jeunes qui ont été contraints à l’émigration,
en raison de sa politique économique désastreuse et de son
désintérêt pour l’enseignement et pour ses professeurs.

Alors, il se dit qu’il
aurait donné l’ordre de réveiller les agents ‘dormants’
au Canada. Qu’est-ce qu’un agent dormant ? C’est un agent qui s’est installé
dans un pays et qui a fait semblant d’être un opposant pendant des
années, voir plus.

Le jour où
le signal arrive, l’agent se réveille et il agit tout en faisant
toujours croire qu’il est opposant : il essaie de tenir le plus longtemps
possible, en trompant son entourage.

On dit que le réseau
des anciens diplomates djiboutiens passés à l’ouest constituerait
la colonne vertébrale de ce réseau d’agents secrets. Pendant
des années, IOG leur a envoyé de l’argent et maintenant
que le péril est avéré pour le régime, ils
se réveillent. Avec les fonds envoyés par Guelleh, ces anciens
diplomates et tous les dignitaires du régime émigrés
au Canada montent des associations, des sites Internet de propagande et
projettent de grandes festivités pour le 27 juin.

Certains essayent
maladroitement de discréditer l’ARDHD … en respect des consignes
données par IOG.

Bref le Canada pourrait
devenir le centre de résistance du régime aux abois.

Par ailleurs, tout
le monde se demande quel sera le verdict concernant les prisonniers politiques.
Chacun pense que le verdict sera des condamnations égales à
la période de détention, afin de pouvoir libérer
les prisonniers le jour de la fête nationale. Cela retirerait une
épine dans la chaussure de Guelleh et lui permettrait de jouer
à l’homme sage et sans rancune. Personne ne sera dupe.

Note de l’ARDHD
: l’ARDHD n’a jamais cessé d’être attaquée, depuis
sa création, par tous les supporters de Guelleh. C’est un bon signe
pour nous !

Les attaques arrivent par vagues, à chaque fois. Chaque vague correspond
à une période de difficulté pour le régime.
Elle souligne la portée de nos informations, car l’ARDHD dérange
Guelleh et l’empêche de mener discrétement ses petites magouilles
et elle évite certainement d’autres excés du régime.

Ceux qui insultent
l’ARDHD (que nous distinguons de ceux qui émettent des critiques
normales et constructives) sont-ils dans le camp de Guelleh ? A ne pas
en douter.

16/06/02 La Confédération Internationale des Syndicats Libres publiera le 18 juin son rapport annuel qui est accablant pour Guelleh.

Le régime de
Guelleh n’est pas épargné ! Toutes les informations concernant
les violations des Droits des Travailleurs, les entraves à l’exercice
du Droit Syndical et les sanctions à l’égard des syndicalistes
et des travailleurs : un nouveau rapport accablant pour Guelleh.
Publication le 18 juin.

A la lecture de ce rapport, on peut encore se demander pour quelles raisons
les pays occidentaux continuent-ils à recevoir Guelleh et à
le soutenir.

16/06/02 Le 21 juin : la fête des casseroles à Djibouti ! Appel à un grande manifestation pacifique pour saluer le début de l’été.

Le 21 juin, premier
jour de l’été et jour le plus long de l’année dans
l’hémisphère nord, est devenu en Europe le jour de la fête
de la musique.

Les Djiboutiens qui
souffrent de la faim, n’ont certainement pas le coeur à festoyer
et pourtant, ils ont su conserver leur joie et leur humour en dépit
des conditions de vie difficiles.

Pourrions-nous suggérer
de faire de la soirée du 21 juin, la fête des casseroles
?

21
JUIN 2002 : FÊTE DES CASSEROLES

Chacun pourrait
sortir de chez lui avec un instrument de cuisine : casserole, poêle
et une cuiller pour frapper dessus. Le vacarme s’amplifiant,
Guelleh pourra se souvenir de toutes les casseroles qui sont attachées
à son bel habit.

Aura-t-il le
cœur à danser au rythme endiablé des casseroles
?Ce pourrait-être la première et grande manifestation
pacifique de contestation du régime. Aucune loi n’interdit
de sortir de chez soi avec une casserole et de frapper dessus. Mais
le symbole serait fort et il serait entendu par toutes les puissances
étrangères qui disposent de représentants sur
place.

Manifestation
de la contestation, de la dérision et de la faim qui ronge
les familles djiboutiennes.

Nous engageons tous
les partis de l’opposition, les associations de quartier, les associations
de jeunes et les associations sportives, à se mobiliser pour organiser
la fête des casseroles le 21 juin au soir. Guelleh pourrait peut-être
mesurer à quel point il est impopulaire et détesté
dans son pays. Et si l’opération est un succès, pourquoi
ne pas la reprendre le 27 juin ?

Merci à
tous ceux qui le désirent, de nous informer des dispositions qui
auront été prises au sein de leur structure. Grâce
à ces informations, nous pourrons couvrir l’événement
et lui donner un retentissement international.