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25/08/2013 (Brève 159) ALERTE ROUGE. Une délégation djiboutienne avec le Général Fathi à Sanaa pour obtenir l’extradition de Mohamed Saleh Alhoumekani.

Actuellement, Mohamed Saleh Alhoumekani, qui a quand même pu s’entretenir une fois par téléphone avec un membre de sa famille, est retenu à la brigade criminelle de Sanaa. Il a quitté les locaux d’Interpol, car il semblerait qu’il n’y ait pas d’avis de recherche le concernant.

Nous apprenons que le Général Fathi, (ancien ?) Chef d’Etat-Major des Armées djiboutiennes serait arrivé à Sanaa, avec une importante délégation djiboutienne
pour faire pression sur les autorités du Yémen, afin d’obtenir l’extradition de Mohamed Alhoumekani vers Djibouti.

Il est clair que Fathi veut certainement se venger du dernier article publié sur le site de l’ARDHD, à propos de sa mise en retraite et des rumeurs qui se multiplient concernant des malversations, des harcèlements et autres affaires tordues (dont pourquoi pas, des participations dans des trafics d’armes). De notre côté, nous avions signalé une possible action des américains pour mettre un terme à ces trafics.

De son côté Guelleh a certainement de bonnes raisons pour inviter Alhoumekani sur son terrain. C’est le témoignage d’Alhoumekani, dans l’affaire Borrel, qui avait hautement déstabilisé le régime, jusqu’à créer des incidents diplomatiques avec la France.

Si les Yéménites acceptaient l’extradition d’Alhoumekani, au mépris de toutes les règles de droit et probablement d’une interventiion des A.E. belges, nous ne donnerions pas cher de la vie
de ce citoyen belge, employée au sein des institutions européennes à Bruxelles.

L’avocat belge de la famille Alhoumekani a accepté de s’occuper de ce dossier. Les services consulaires belges ont été informés et ASF a été prévenue.

16/08/02 (B159) Une carte des implantations ethniques dans la Corne de l’Afrique. (Lecteur)

Un
lecteur, que nous remercions vivement, nous a adressé
la copie d’une carte des implantations ethniques dans
la Corne de l’Afrique, qu’il a réalisé.
L’original fait 1 x 1,5 m et il est donc difficile à
reproduire.


Pour ne pas dépasser un certain volume, qui provoquerait
un allongement inacceptable des temps de chargement et
de consultation, nous vous proposons une reproduction
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16/08/02 (B159) Une mafia belge tiendrait les commandes d’un pan entier de l’économie à Djibouti ? (Lecteur)

Pourquoi
ne pas faire un tour au grand Port de Djibouti qui a pour
directeur un certain Luc Deruyer alias Luc Dutroux, belge
de nationalité et travaillant pour le compte du
régime iogien. Lequel régime prône
la discrimination ethnique, par exemple.

Bien
d’autres nagent entre deux eaux, comme l’ex-mercenaire
de Bob Denard : le Commandant Lahon, lui aussi de nationalité
belge qui est placé avec d’autres Belges aux postes
clés de l’économie djiboutienne (la mafia
belge est très présente dans les affaires
de Dubai Port Authority).

Tous
ces expatriés bafouent le code de conduite dans
un pays étranger. Ils n’ont aucun respect pour
les droits des travailleurs djiboutiens (le Syndicat du
Port est totalement absent de la scène quand il
devrait s’exprimer : par exemple, en cas de licenciements
abusifs, de sanctions décidées à
l’aveuglette selon le bon vouloir des dirigeants ou contre
la discrimination entre noirs et blancs travaillant dans
un même secteur de production de l’entreprise.

Ou
est donc passé le respect des principes fondamentaux
et universels des droits de l’homme et son premier article
qui stipule que tous les hommes naissent libres et égaux
?

Il
y a plein d’autres sujets comme ceux-là. Je vous
les communiquerai ultérieurement. Ils concernent
notamment le secteur commercial toujours tabou des relations
avec Dubai. Tabou quand on connaît les vrais dirigeants
de ces organisations.

Pourquoi
la France ne joue-t-elle pas le rôle de garant du
Peuple djiboutien qu’elle devrait jouer ?

que
font les autorités belges, sud africaines ou britanniques
? Pour faire cesser ces pratiques dévoyées
qui sont conduites par certains de leurs ressortissants,
que nous considérons comme des véritables
malfrats.

17/08/02 (B159) Après l’Ethiopie et le Somaliland … IOG s’attaque au Yémen et se livre à des manipulations dangereuses et hasardeuses.

Après
avoir tenté de jeter la discorde en Ethiopie et
au Somaliland, allant jusqu’à y entretenir une
rebellion montée de toutes piéces, Ismaël
Omar lance une nouvelle manoeuvre délatrice auprès
des USA et cette fois, il prend pour cible le régime
politique du Yémen.

Il
tente de jeter le discrédit sur la République
du Yémen dont on sait que son Ambassadeur a reçu
ces jours derniers cinq des personnalités politiques
d’opposition dont AHMED DINI, ISMAEL GUEDI HARED
et MOUSSA AHMED IDRISS.

Cette
nouvelle démonstration aussi ridicule que pitoyable,
prouve qu’au « Royaume d’Ismaël 1er »
personne (ni même l’Ambassadeur d’un pays voisin)
ne peut inviter ou rencontrer librement un Djiboutien
ou une personnalité d’opposition sans que le Squatter
du Palais de l’Escale ne fasse une nouvelle crise
de paranoïa dont il a le secret.

Nous
le savions agité, anxieux, inquiet, mais nous ignorions
qu’il pouvait aller jusqu’à prendre un
jeune homme en odieux otage pour exercer un chantage par
personne interposée.

Adel
Taher a-t-il été torturé ?

Après
avoir fait incarcérer dans un fortin en plein désert,
sans aucune raison le jeune Djiboutien ADEL TAHER, fils
d’une famille honorablement connue au motif qu’il prenait
des photos des avions dans la zone de Nagad Douda, Ismaël
Omar tente d’exercer des pressions ignobles sur ledit
jeune homme en conditionnant son hypothétique libération
à des aveux dans lesquels il déclarerait
qu’il pourrait avoir effectué ses prises de vues
au profit du Gouvernement du Yémen !!!!!

Nous
sommes dans un mauvais scénario de roman de bas
étage monté de toutes pièces par
Ismaël Omar afin de tenter de laisser croire que
le Gouvernement du Yémen (dont les responsables
pourraient lui apprendre beaucoup, ne serait-ce que dans
le domaine de la démocratie) puisse envisager de
lancer en un quelconque moment des actions contre les
forces américaines stationnées à Djibouti.

Cette
nouvelle manœuvre grossière du Squatter du
Palais de l’Escale vient compléter toutes
les autres pirouettes qu’il a effectuées pour tenter
de masquer, aux yeux des observateurs américains,
ses propres implications dans les réseaux d’Al
QAIDA…tout en semant le désordre au niveau
des relations YEMEN – USA qui ne connaissaient pas
de problèmes particuliers.

Le
ridicule ne tue plus, hélas ! Sinon Guelleh aurait
déjà rejoint ses ancêtres !

Encore
une fois, c’est la Nation djiboutienne toute entière
et les pays de la corne de la Corne qui sont victimes
des gesticulations du "Dictateur Ismaël Omar
Guelleh" qui ne sait plus quoi inventer pour se faire
bien voir des bailleurs de fonds potentiels, afin de leur
soutirer aides et subventions qu’il utilise pour accroître
ses avoirs personnels et ceux de ses proches.

Il
est grand temps que le Gouvernement américain,
que les Gouvernements des pays d’Europe, que les grandes
Organisations internationales, comme le FMI ou la Banque
mondiale prennent conscience de la réalité
et qu’elles cessent de financer le régime djiboutien.
En contribuant à octroyer ces aides, elles lui
permettent de perdurer et elles ne font qu’offrir des
moyens pour asservir la population, sans aucun bénéfice
pour les familles.

22/08/02 (B159) La France nomme un grand ami de Guelleh, comme nouvel Ambassadeur de France à Djibouti !

Comme
nous l’avions laissé entendre, dans le numéro
B150 le 13 juin 2002, la
France vient de nommer le Général Gondoli
au poste d’Ambassadeur de France à Djibouti, à
effet probable le 1er septembre.

Après
la publication de nos informations, Guelleh se serait
montré inquiet et il s’en serait ouvert aux autorités
françaises. Il aurait exercé des pressions
pour que la France maintienne et confirme un choix qui
est particulièrement favorable à son régime
corrompu.

Avec
ce nouvel homme à la tête de notre diplomatie,
IOG devrait être plus tranquille : d’une part, c’est
la preuve évidente que la France est favorable
à la dictature et qu’elle le soutient toujours.
D’autre part le nouveau représentant de la France
pourrait continuer à servir les intérêts
de la tyrannie et de l’injustice, comme il aurait pu le
faire dans le passé et même à accroître
son assistance … à dictateur en danger.

Rappelons
quelques extraits de notre article du 13 juin :

_________________________________

13/06/02
Portrait d’un hypothétique général
français, qui aimerait bien devenir Ambassadeur
à Djibouti le 1er juillet prochain.

Ce
Général ne serait pas un militaire comme
les autres…

Si
l’information qui nous a été transmise
par un haut responsable des Services de Documentation
et de Sécurité djiboutiens est vérifiée,
elle pourrait nous apporter un nouvel éclairage
sur des zones d’ombre dans certaines « Affaires
» politico-judiciaires, franco-djiboutiennes.

Ce
Général de Brigade ( « quart de
place » et du cadre de réserve), qui
aurait pris ses quartier d’hiver comme restaurateur,
probablement dans la région d’Auxerre
(Restaurant Ali Sabieh), serait un interlocuteur bien
connu du FRUD et de certains milieux djiboutiens.
Il aurait fait état, à qui veut bien
l’entendre, de sa prochaine nomination comme
Ambassadeur de France à Djibouti pour compter
du 1er juillet 2002.

Son
nom pourrait avoir été prononcé
dans diverses « affaires » mais nous ne
le dévoilerons pas ?

Notre
informateur, qui paraît bien documenté
sur la question, nous dit qu’il aurait effectué
un premier séjour à Djibouti comme Lieutenant
affecté au Groupement des Commandos des Frontières
de 1974 à 1976 et comme Officier de renseignements.

Si
cela était confirmé, il aurait eu alors
sous ses ordres l’Adjudant FATHI, le Sergent
ZAKARIA et le Caporal Chef Youssouf KAYAD qu’il aurait
pu soutenir lors du choix du chef du GCF.

Un
nouveau séjour possible à Djibouti de
1992 à 1994 : cette fois, comme Colonel, commandant
les Forces terrestres COMTER des FFDJ. Il aurait pu
mettre à profit la période de négociations
de Paix durant le « cessez le feu », pour
faire répertorier, avec un Commandant Officier
de Renseignements lui aussi bien connu des Afars,
les coordonnées de tous les points de résistance,
tenus par le FRUD.

Qu’aurait-il
pu faire ensuite de cet inventaire stratégique
?

Le
donner à Guelleh ? Eh bien OUI, l’homme l’aurait
transmise au Commandement militaire djiboutien avec
copie à Ismaël Omar Guelleh.

Si
cela s’avérait exact, nous pourrions avoir
la confirmation des déclarations de certains
officiers djiboutiens à qui le commandement
militaire avait fourni une liste des coordonnées
de points censés être tenus par le FRUD.

Certains
de ces officiers auraient été fort surpris
car les informations n’auraient pas pu provenir des
services de l’AND. Les officiers d’observation djiboutiens
ayant toujours rencontré les plus grandes difficultés
pour localiser les résistants du FRUD..

L’utilisation
de ces renseignements aurait contribué à
la destruction d’une partie du système
de défense des Afars tout en freinant l’avance
du FRUD qui a subi de très lourdes pertes,
en raison de ce qui pourrait constituer une trahison
française, si c’était vérifié
et un manquement aux devoirs et engagements de l’Armée
française qui sont de protéger Djibouti
contre les agressions extérieurs mais de ne
pas intervenir dans les affaires internes..

Notre
informateur, affirme, preuves à l’appui
( qui devraient être rendues public dans la
presse au cours des prochains jours) que ce Général
aurait pu avoir constitué un réseau
de renseignement très performant ayant la «
totale mainmise » sur toutes les informations
à destination du Quai d’Orsay, de Matignon
et de l’Élysée…

Énorme
! Invraisemblable ! OUI, mais on déjà
a vu pire !

Si
cela était confirmé, pourrait-on alors
dire que les services ministériels français
auraient pu avoir été intoxiqués
par des informations revues et corrigées par
un service sous-terrain, agissant plus ou moins directement
en faveur de Guelleh ? Il y a un fossé que
nous ne nous permettrions pas de franchir dans ce
support.

_____________________________

IOG
est-il une sorte de marionnette des services secrets
français ?

S’il
on prend au sérieux les informations ci-dessus,
on peut effectivement se poser la question. A de nombreuses
reprises, la France a manifesté clairement
et publiquement son soutien sans faille à la
dictature à Djibouti et au régime plus
que contesté de Guelleh.

La
France n’agit pas sans raisons !

Soit
il y a un cadavre dans le placard et Guelleh l’utilise
pour exercer des pressions : sait-il des choses au
sujet d’affaires dans lesquelles, la France ou des
Français seraient aussi sérieusement
impliqués ? Exemple : affaire Borrel, affaire
des faux-dollars, attentats du Café de Paris
et de l’Historil, … etc….

Soit
elle utilise Guelleh, pour assurer la tranquilité
de ses forces militaires dans la région et
surtout pour protéger ses systèmes d’écoute
et de détection dont le centre opérationnel
pourrait bien être justement installé
à Djibouti.

Dans
cette deuxième hypothèse, on pourrait
imaginer que Guelleh pourrait être manoeuvré
par les services secrets français, qui lui
permettraient en échange de se donner une image
d’indépendance et de réussite – exclusivement
financière, car en dehors de l’accroissement
honteux de sa fortune, on voit mal ce qu’il a pu réussir
pour le pays ….

Les
Français auraient-ils aussi un intérêt
direct ou indirect à ce que Guelleh fabrique
des Armes en Afrique du Sud et qu’il les revende dans
la région ? (La France lui désigne-t-elle
aussi les Clients à servir en priorité

16/08/02 (B159) La Banque Mondiale accorde un prêt de 15 millions de dollars à Djibouti (Le Monde)

Extrait
du site Internet du Journal Le Monde.
Une convention de prêt Dun montant de 15 millions
de dollars US destinés au secteur de la santé
a été signé mardi à Washington
entre Djibouti et la Banque mondiale, a annoncé
mercredi radio-Djibouti (gouvernementale). La convention
a été signée par l’ambassadeur de
Djibouti aux Nations unies, Robleh Olaye, et le vice-président
par intérim de la Banque Mondiale, chargé
de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, Jacques Baudouin,
selon la radio. Ce prêt permettra notamment l’acquisition
d’équipements médicaux pour les services
d’urgence et de pédiatrie ainsi que la poursuite
Dun programme de surveillance et de lutte contre le paludisme.

Note
de l’ARDHD : nous ne pouvons que nous réjouir d’apprendre
que la Banque mondiale accorde un prêt pour l’acquisition
de matériel médical à Djibouti, dont
les services de santé manquent cruellement de moyens.

Cela
dit, nous aimerions savoir quelles sont les mesures qui
ont été prises par la Banque mondiale pour
éviter tout détournement de fonds, comme
cela est une tradition à Djibouti et le sport national
pratiqué par les Ministres et leur patron IOG.

Le
fait que ce soit l’Ambassadeur de Djibouti aux Nations
Unies qui soit le signataire est déjà un
gage de détournements potentiels. D’après
plusieurs sources, l’homme serait bien connu pour faire
partie de l’entourage proche du dictateur et pour s’être
constitué une fortune sérieuse en prélevant
sa part sur des subventions internationales…On nous
a d’ailleurs signalé qu’il menait grand train à
New York avec des compagnies plus ou moins douteuses,
en utilisant la voiture de l’Ambassade et la protection
diplomatique associée …

Espérons
que cet argent atteindra son objectif … Le matériel
qui pourrait être acquis par les services djiboutiens
de santé, aurait-il pu permettre de sauver la vie
du Général Yacin Yabeh ? Les Djiboutiens
se sont-ils servis de cet argument pour obtenir ce nouveau
prêt, qui n’a qu’un nombre limité de chance
de parvenir à sa destination prévue initialement
? De toutes les façons, Guelleh endette une nouvelle
fois les Djiboutiens sans leur avis ni leur consentement.
Combien de générations successives devront
rembourser ces prêts qui n’auront servi dans leur
grande majorité qu’à enrichir le clan mafieux
au pouvoir ?

23/08/02 (B159) Affaire Yacin Yabeh. Le silence et la non-réponse de l’Ambassade de France sont éloquents !

Le
22 juillet nous avions adressé une lettre ouverte(*)
à l’Ambassadeur de France à Djibouti pour
lui demander les mesures que comptaient prendre la France
pour restaurer son autorité morale, à partir
du moment où il était avéré
que Guelleh avait trahi ses engagements à son égard,
en refusant d’accorder au Général Yacin
Yabeh les conditions de détention normales dans
un pays de droit …


Nous rappelons que l’Ambassade de France qui avait remis
(illégalement ? en tout cas sans passer par la
procédure d’extradition) le Général
(réfugié à la base aérienne)
aux autorités djiboutiennes après l’affaire
du 5 décembre 2000, avait déclaré
à l’AFP qu’elle avait reçu de Guelleh toutes
les assurances que le Général serait traité
selon les directives internationales pour la protection
des détenus .

Le
Général est mort, rappelons-le, par manque
de soins. A ce sujet Guelleh pourrait bien être
recherché pénalement pour refus d’assistance
à personne en danger .. si quelqu’un déposait
une plainte (à Paris par exemple). Le Général
avait aussi la nationalité française selon
des proches … comme aussi probablement Guelleh !

Au
bout d’un mois, délai de rigueur, nous n’avons
reçu aucune réponse de l’Ambassade de France,
ce qui trahi justement son embarras dans cette affaire
….

Mais
qu’importe, la France continuera à soutenir Guelleh
et à se faire rouler dans la farine. Les fonctionnaires
français doivent aimer cela !

(*)
La lettre avait bien été reçue par
Fax à l’Ambassade et par E-Mail au Consulat, puisque
nous disposons des accusés de réception.

_________________
Haut de page ________________

23/08/02
Air France a-t-elle le projet de fermer son escale de
Djibouti ?

Nous
avons lu dans La Nation un article sur le sujet. Il y
est écrit qu’Air France pourrait avoir des projets
de fermeture de l’escale de Djibouti.

Cela
est assez étonnant. Par principe, il faut se méfier
de tout ce qui est écrit dans La Nation : est-ce
encore un article téléguidé par les
sbires de Guelleh pour mettre la pression sur Air France,
comme cela a souvent été le cas à
maintes reprises, dans d’autres domaines.

Mais
il pourrait aussi y avoir du vrai.

D’un
côté Air France se doit assurer un service
pour les Français, qui sont nombreux à Djibouti
: coopérants, commerçants et hommes d’affaires,
militaires sans compter les familles…

De
l’autre, Air France pourrait être confronté
à des difficultés de plusieurs ordres :

16/08/02 (B159) Les annonces immobilières de la semaine (Humour)

A
LOUER : bureaux en “surplus”,
réformés par l’Administration !


…..

Beaux
bureaux, bien équipés avec toutes les facilités.

Ils n’auraient jamais servi. En tout cas,
ils n’auraient jamais été utilisés
ni pour diligenter des enquêtes financières
efficaces, ni pour produire des rapports utiles sur les
détournements
de fonds publics invraisemblables.
Les rares utilisateurs auraient limité l’utilisation
des locaux
à la fabrication du café,
à la consommation d’eau rafraîchie, à
la lecture de La Nation
et à des discussions prolongées en attendant

la fin des horaires de travail.

A
quoi sert une Chambre des Comptes et de Discipline budgétaire
dans un État de Droit ?

A
surveiller l’utilisation des fonds publics et à
dénoncer toutes les malversations financières
des Administrateurs civils, des Fonctionnaires, des Ministres
et des Dirigeants (y compris du Chef de l’État.,
de son prédécesseur, etc..). Le cas échéant,
à faire inculper les personnages qui ont abusé
des fonds publics et à instruire un procès
… à leur encontre.

A
quoi sert une Chambre des Comptes et de Discipline budgétaire
dans une dictature comme Djibouti ?

A
rien ! Selon des informations crédibles, confirmées
par de nombreuses sources, la Chambre des Comptes n’exerce
pas ce rôle à Djibouti.

Le
Ministre des Finances peut prendre ce qu’il veut dans
la Caisse sans être justiciable devant la Chambre
de discipline budgétaire.

Le
Président peut ordonner des virements internationaux
du Trésor Public sur ses comptes personnels en
toute impunité.

L’ancien
Président peut exiger des avances en liquide
pour effectuer ses voyages en toute indépendance
financière ,

Le
Président peut faire payer par le Trésor
public un loyer à sa femme au titre de la maison
qu’elle possède et qu’ils habitent ensemble.
Même si l’argent pour l’acquisition et la construction
provenaient déjà de détournements
de fonds. Il en va de même pour l’entretien, le
gardiennage, l’électricité, l’eau et le
personnel de maison.

Par
exemple : Djibouti manque d’eau, mais la piscine de Guelleh
déborde …. et ses plantations ne connaissent
pas la soif !

__________________________

A
VENDRE : très belle villa, appartenant
à un commerçant avisé, dignitaire
du régime,
mais étant soupçonné d’avoir quitté

le pays depuis quelques mois
pour sa résidence dans les émirats du Golfe
(?)

Cette
belle villa avec tout le confort (piscine, etc..)
aurait été délaissée par son
propriétaire actuel qui aurait estimé
que l’atmosphère de Djibouti devenait malsaine
pour sa santé et pour sa liberté …

Cette
résidence bénéficie de nombreux avantages
fiscaux qui pourraient être transmis au nouvel acquéreur
(ce point est à discuter directement avec IOG :
exonération de la taxe foncière et de la
taxe d’habitation, exonération du paiement de l’eau,
du téléphone et de l’électricité,
.. exonération de la redevance pour enlèvement
des ordures …)

Pas
de coupure d’eau ni d’électricité pour cette
villa, qui dispose de toutes les façons d’un groupe
électrogène de secours et de réservoirs.