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28/10/02 En continuant à assurer un soutien abusif et sans faille au dictateur sanguinaire de Djibouti, la France pourrait-elle un jour être accusée de complicité de crimes contre l’humanité ? La question peut-être posée, d’autant plus que la France ne pourra pas se prévaloir du fait qu’elle n’était pas au courant de ce qui se passait à Djibouti.

La France, après
avoir affiché une certaine fermeté et exprimé son refus
de céder au chantage de Guelleh (durant son séjour à
Paris), vient finalement de lâcher 10 millions d’euros au dictateur,
sans aucun objectif précis, ni mesurable, ni vérifiable …
Les observateurs s’accordent généralement à penser que
cet argent permettra d’alimenter les comptes personnels du dictateur et de
ses proches. Les retombées sur la population devraient être infimes.
…

Guelleh en utilisera certainement
une partie pour remporter les prochaines élections, en achetant des
membres de l’opposition, des électeurs et des observateurs.

Trois
raisons possibles qui auraient pu faire modifier radicalement l’attitude française
en quelques jours.

Pour quelles raisons,
la France a-t-elle changé son langage en quelques jours ?

Entre le discours de Paris
: ‘oui à la renégociation des accords de défense,
mais non à modifier les aspects financiers’
et la position inverse
d’aujourd’hui  » oui à des subventions complémentaires,
mais non à la renégociation des termes des accords « 
,
que s’est-il passé ?

1 – D’abord, il
y a eu un attentat contre un pétrolier français
qui
est survenu, comme par hasard, juste après le refus affiché
de la France. Mais, hormis la coïncidence heureuse pour Guelleh, nous
serions bien incapable d’établir un lien, que seuls certains responsables
d’État pourraient confirmer ou infirmer…

2 – Ensuite, Guelleh
aurait pu déléguer un ex-opposant ‘reconverti’ à Paris pour renégocier
sa position
. Aurait-il fait valoir ses anciens états de service
et aurait-il utilisé son image de Défenseur reconnu des Droits de l’Homme pour se porter
garant auprès des français, d’un hypothétique changement intervenu subitement dans la personnalité de Guelleh et qui aurait transformé par un coup de baguette magique le loup en agneau ? Cela est toujours possible …!

3 – Enfin Guelleh
aurait pu utiliser de façon dynamique la concurrence franco-américaine
.
La Ministre a bien ressenti le besoin d’expliquer longuement qu’il n’y avait
pas de concurrence franco-américaine et que les objectifs de nos alliés
n’étaient pas de s’implanter durablement à Djibouti. Cela est-il
suffisant pour accréditer cette thèse ? Le bon sens populaire dit que « Ce n’est que confronté
à un problème, que l’on ressent le besoin de se justifier ….
S’il n’y a pas de problème, on a pas besoin d’en parler.
Alors ?

Il
y a peu de chances que cet argent profite au peuple !

Tout le monde sait bien
que ce nouvel apport d’argent frais n’a pas beaucoup de chance de profiter
à ceux qui en auraient besoin : les populations civiles. La France
ne peut pas l’ignorer. Il lui suffit de lire notre site pour savoir tous les
crimes commis par Guelleh. On peut même craindre que ces nouvelles subventions
donnent des moyens supplémentaires à Guelleh pour renforcer
la pression et l’étranglement du peuple.

D’ici à ce que
certains commencent à parler de la complicité hypothétique
de la France avec le régime de Guelleh qui viole les Droits de l’Homme,
qui fraude les élections et qui asservit un peuple, il y a un pas qui
pourrait être franchi assez rapidement.

Attention
aussi , car l’affaire Borrel pourrait revenir sur le devant de la scène.

Le dossier Borrel n’est
pas clos. Des prochains rebondissements pourraient orienter les suspicions
vers des proches du Chef de l’Etat et peut-être vers lui-même
en personne. Ces rebondissements prévisibles donneront-ils aux enquêteurs
sinon des preuves, au moins des indices ou des pistes à suivre ? Les
informations parcellaires, dont nous disposons, pourraient le laisser supposer.

Et que dirait alors la
France qui soutient abusivement le dictateur, s’il était convaincu
d’avoir participé directement ou indirectement à l’assassinat
d’un juge français ? La justification sera bien difficile. Il faudra
que les communicateurs du Gouvernement se creusent la tête pour dire
qu’ils n’en savaient rien ….

Peut-on dire en synthèse
que la France prend un énorme risque en continuant de subventionner
abusivement un personnage qui pourrait être impliqué dans l’assassinat
de l’un de ses représentants ?

Sauf à essayer
(en complicité avec Guelleh) d’étouffer l’affaire Borrel, ce
qui n’est pas du tout exclu … et qui a certainement déjà été
tenté … Si cela n’a pas encore réussi, c’est grâce à
la conviction et au courage de Mme Borrel (et de certains témoins qui
refusent de se faire acheter) qui font obstacle à toutes ces manoeuvres
honteuses.

27/10/02 Balade dans le Code pénal djiboutien. Suite de nos flâneries.

Chapitre
V
Les atteintes à la dignité de la personne.

Section
1
Les discriminations

Article 390
Constitue une discrimination toute distinction opérée entre
les personnes physiques à raison de leur origine, de leur sexe, de
leur situation de famille, de leur état de santé, de leur handicap,
de leurs moeurs, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales,
de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée,
à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.

Constitue également
une discrimination toute distinction opérée entre les personnes
morales à raison de l’origine, du sexe, de la situation de famille,
de l’état de santé, du handicap, des moeurs, des opinions politiques,
des activités syndicales, de l’appartenance ou de la non-appartenance,
vraie ou supposée, à une ethnicie, une nation, une race ou une
religion déterminée des membres ou de certains membres de ces
personnes morales.

Article 391
La discrimination, définie à l’Article 390 commise à
l’égard d’une personne physique ou morale, est punie de deux ans d’emprisonnement
ou de 500 000 F d’amende lorsqu’elle consiste :

1°) à refuser
la fourniture d’un bien ou d’un service,
2°) à entraver l’exercice normal d’une activité économique
quelconque,
3°) à refuser d’embaucher, à sanctionner ou à licencier
une personne,
4°) à subordonner la fourniture d’un bien ou d’un service à
une condition fondée sur l’un des éléments visés
à l’Article 390,
5°) à subordonner une offre d’emploi à une condition fondée
sur l’un des éléments visés à l’Article 390,

Article 392
Les infractions définies à l’Article 391 sont punies de trois
ans d’emprisonnement et de 1.000.000 F d’mende lorsqu’elles sont commises
par un fonctionnaire ou un agent public.

________________________
Note de l’ARDHD

Si Djibouti était un Etat de Droit, cela se saurait !!

Combien de Djiboutiens,
victimes de la discrimination organisée par le pouvoir et appliquée
par les fonctionnaires zélés, pourraient porter leur litige
devant la juridiction pénale pour obtenir à la fois la condamnation
des coupables et la réparation !

Par exemple, ceux
qui n’ont pas été embauchés en raison de leur ethnie.
Ceux qui ont été licenciés en raison de leurs activités
politiques ou syndicales, etc….

Et pourtant, personne
ne peut le faire, car la Justice ne recevra jamais ce type de plaintes, tant
que Guelleh sera au pouvoir et parce qu’en plus, le plaignant, sa famille
et ses proches seront soumis aux harcèlements de tous ordres, y compris
policiers.

27/10/02 LE DROIT AU CHAPITRE : par AÏNACHÉ


ECHEANCE
ELECTORALE

Le temps est dur pour
nos dirigeants et leurs obligés. La classe politique, plus particulièrement
ceux qu’on nomme les parlementaires et quelques ministres voient arriver l’échéance
électorale avec, pour la première fois, une réelle inquiétude.
Ils réalisent qu’ils n’ont aucune perspective et que leurs avenirs
se vident.

Il faut admettre que chez
nous, jusqu’à présent, les échéances sont respectées,
ce qui ne veut pas dire que le déroulement et le résultat soient
garantis. Bien au contraire !!!!!!!

Ce qui fait peur à
nos pauvres « représentants » ne sont pas les échéances,
ils font confiance en leur « patron » mais c’est cette atmosphère
de prise de conscience qui se propage, d’une  » éventuelle volonté
 » de se diriger vers une démocratisation. La question qui les
hantent ces derniers temps est :  » Si les élections se déroulaient
sans trucage et si par miracle les gens se mettaient à voter normalement,
qu’ allons nous devenir ?  »

Quel est le pays où
l’éventuelle perspective de démocratisation fait peur à
ce point ?

Pour mieux s’assurer de
leurs zèles le tenant du pouvoir n’hésite pas à alimenter
des rumeurs. Il y a quelques mois, tout le monde se souvient : – le pouvoir
avait organisé une sorte de primaire intertribale d’auto élimination
entre les futurs prétendants. Cette présélection a obligé,
les prétendants, au retour vers leur base d’origine avec leur cortège
de promesse. Comme toujours, certains n’hésitent pas à ressortir
la vieille rengaine de ce qu’ils ont voulu faire pour le pays et pour leurs
proches mais malheureusement torpillé par le pouvoir. D’autres se souviennent
de relations oubliées ou plus exactement fuies depuis longtemps pour
se rapprocher d’eux et prendre de leurs nouvelles.

Les méchants sont
ceux qui licencient leurs employés. Nos politiques deviennent dès
leurs prises de responsabilités des chefs d’entreprises ou des courtiers,
s’ils n’y étaient pas déjà. Selon les dires de quelques-uns,
ces licenciements hâtifs obéiraient à un double objectif.


– D’une part, par prudence, car ces employés exploités pourraient
se retourner contre eux pour les différents abus subis. Leurs influences
n’ayant plu de poids.
– D’autre part, par cette manière abjecte, ils signifient à
ces employés et à leurs proches que leurs saluts résident
par la reconduite de leurs politiciens-employeurs dans leurs fonctions.

En somme, ils s’assurent
à peu de frais, d’un lobby. Les plus pitoyables sont ceux qui se sont
mis, déjà, à accuser leurs proches de les avoir fragilisés
par leurs prises de positions, pendant qu’ils étaient en responsabilité,
etc., etc.…..

Depuis, le mois de septembre,
leurs inquiétudes avaient pris un relief particulier parce qu’ils ont
été obligés de commémorer les dix ans de notre
constitution, que le journal  » LA NATION  » avait titré :


– L’AGE DE LA MATURITE POUR LA DEMOCRATIE DJIBOUTIENNE. Oui ! Vous
avez bien lu, l’âge de la maturité pour la Démocratie
djiboutienne.

Comme chacun sait, nous
avons, nous les djiboutiens, l’art et la manière de fêter des
évènements qui n’ont pas eu lieu.

En effet, depuis dix ans
nous vivons, en principe, tout au moins sur le papier, sous un régime
démocratique de multipartisme. Nous nous sommes donc donnés
dix ans pour l’expérimenter. D’une manière certes limitée
mais réelle aux yeux des observateurs non avertis des réalités
de la vie politique djiboutienne.

Seulement voilà,
personne ou quasiment personne ne peut dire en observant la vie politique
à travers les médias de Djibouti avoir vécu cette expérience.
Personne n’a pu lire, entendre ou voir, le programme, les leaders des partis
de l’opposition, encore moins connaître l’existence de leurs projets.
Bien au contraire.

Par contre, nous avons
fait l’expérience qui a consisté à mettre au point une
machine de clonage très perfectionnée pour affaiblir les partis
politiques et les syndicats qui ont eu l’audace de se déclarer.

Maintenant que la machine
de clonage est parfaitement rodée, le pouvoir peut se permettre de
laisser sans crainte, libre cour au multipartisme intégral. Cela à
double avantage pour lui :

– c’est dans l’air du temps et bon pour l’image du pays, à l’extérieur.
– sur le plan intérieur, la machine à cloner est performante,
elle a déjà fait ses preuves, elle ne craint pas d’en reproduire
d’autres.

Comme nos tenants du pouvoir
sont très précoces dans le trucage, on nous signale que certains
de nos ministres et députés sont sélectionnés,
bien entendu contraints et forcés, de se tenir prêts, pour se
transformer en futur opposant, en toute éventualité. C’est machiavélique
mais le tenant du pouvoir est toujours prévoyant de ce coté
là. Il faut bien alimenter en son temps la machine à cloner
et être sûr d’un certain nombre suffisamment représentatif,
d’une possibilité d’opposition de façade. Pour le cas où
certains bailleurs de fonds s’en étonneraient. Il vaut mieux tenir
que concocter à la hâte une opposition parlementaire

La crainte de clonage,
l’étouffement de toute initiative a ouvert la porte à des actions,
au demeurant sympathiques, mais folkloriques qui se sont multipliées
à travers la diaspora, sans contenu ni préparations sérieuses.
Certains d’entre nous, se sont fait piéger.
Le stage de longue durée en démocratie (dix ans ce n’est pas
rien), aurait pu nous permettre peut-être, d’enrayer la machine à
cloner et de former de véritables partis politiques responsables.


BOYCOTTER CETTE MASCARADE

Faut-il pour autant participer
à cette élection législative annoncée ?
C’est un dilemme pour un démocrate. Tout citoyen a le droit et surtout
le devoir d’y participer. Mais compte tenu de la manière où
l’affaire semble s’engager il y a fort à parier que ceux qui s’y prêteront,
serviront de caution au tenant du pourvoir afin de le légitimer.

Manifestement, le pouvoir
a pris toutes les dispositions pour reconduire ses fidèles. Est-il
nécessaire de souligner la scandaleuse composition de la CENI (Commission
Electorale Nationale Indépendante). L’absence d’une autorité
neutre et indépendante sur les médias de l’état ; genre
d’une Haute Autorité Audiovisuelle, d’un Conseil Supérieur de
l’Audiovisuelle ou d’une Commission Nationale de Communication ; (peu importe
l’appellation), ne permet pas de veiller à la garantie d’équilibre
entre les différents compétiteurs.

Nous allons assister à
un semblant d’ élection pluraliste par la présence d’un ou deux
partis politiques d’opposition qui se verront octroyer chacun un siège.
Comme à l’époque coloniale ou le Haut Commissaire veillait à
faire élire pour sauver les apparences, Messieurs HASSAN GOULED APTIDON
et OMAR KAMIL WARSAMA députés de l’opposition.

Je reste convaincu que
le pouvoir actuel, s’apprête à nous resservir la même mascarade
et va copier cette méthode que les moins de trente ans, majoritaire
de notre population aujourd’hui, non pas connu. Le pouvoir nous concocte un
futur parlement saupoudré de quelques anciennes figures de l’ancien
régime et d’une ou deux femmes soigneusement choisies pour leurs fidélités,
afin de se donner une image moderne à l’extérieur..

Bien entendu le siège
reviendra au chef du parti parce que nous irons comme d’habitude voter sur
le mode proportionnel. On peut être pour ou contre ce mode de scrutin.
Chez nous, il a déresponsabilisé les candidats qui ignorent
superbement les électeurs car persuadés qu’il suffit de plaire
au pouvoir qui a la charge de les faire figurer sur la liste des candidats.
C’est ainsi, que la plupart ignorent par qui ils sont élus et pourquoi.

Savoir, que nous allons
revivre cette méthode d’élection jouée à l’avance
est un boomerang douloureux pour ceux de la génération précédente
qui l’ont hélas vécue

Pour ne pas servir d’alibi
et compte tenu que la règle du jeu de la confrontation démocratique
est faussé d’avance, la sagesse recommanderait avec regret de boycotter
cette mascarade annoncée.

AÏNACHÉ

27/10/02 Promenade dans la ville. Suite


Pharmacie de l’Indépendance

D’abord établissement
public, la pharmacie de l’Indépendance a été privatisée
ensuite. C’est une personne privée qui l’a acquise. Mais il se trouve
qu’il n’est qu’un prête-nom et que les bénéfices vont
directement dans la poche du véritable propriétaire qui n’est
autre que Guelleh, le Président-dictateur.

Plusieurs Pharmacies ont
été l’objet de scandale, d’injustices, d’emprisonnements et
de spoliation à Djibouti.

Une pharmacie, c’est souvent
une entreprise largement bénéficiaire, dont le Client principal,
n’est autre que la Caisse de Prestations sociales, qui rembourse les achats
de médicaments aux nombreux assurés sociaux.

Ceux qui ont à
la fois le pouvoir et l’envie de détourner des biens publics, sont
friands d’investissements rentables dans les pharmacies. S’ils obtiennent
la bénédiction du Gouvernement (moyennant partage des bénéfices
avec IOG !), ils peuvent augmenter les prix et c’est la collectivité
qui s’apprauvit pendant qu’ils s’enrichissent avec le Dictateur.

Il suffisait d’y penser
!!!

_______________________________________________


Un espace dit « vert » à Djibouti

A Djibouti,
tous les espaces « verts », c’est à dire non construits, ne
sont jamais entretenus. Ils sont utilisés comme des décharges
et des cabinets d’aisance pour une population qui n’a pas la possibilité
d’installer un minimum de confort chez elle.

Les salaires
sont injustement sous-évalués et ils ne sont pas payés
… huit, dix mois de retard. La population subit … et ne peux plus assurer
sa survie. Les gens ont faim : certains ne mangent plus qu’une fois par jour.

Et pendant
ce temps Guelleh et sa clique de barons de pacotille, se sucrent largement
en détournant les aides internationales et les fonds encore disponible
du Trésor public.

Dernièrement
les agents du FMI, en mission à Djibouti, ont rejeté un grand
nombre de factures au motif grave que les travaux n’avaient pas été
réalisés ou que les dépenses ne correspondaient pas à
des travaux réalisés dans l’intérêt de l’Etat.
C’est tout dire !

26/10/02 Selon l’ADI, de nombreuses femmes auraient témoigné leur entière satisfaction concernant la nouvelle parité (s’il on peut dire) qui accordera 10 % des sièges à des femmes. Mais qui sont ces femmes qui se satisfont de 10 % ? (Un lecteur nous informe).

———————————- 1 – Extrait de l’ADI.

Les Djiboutiennes livrent leur opinion sur le projet de loi relatif
à l’entrée de la Femme au parlement adopté récemment
par le Conseil des Ministres.

DJIBOUTI- (ADI)- 24 octobre – Suite à l’approbation, il y a deux semaines,
par le Conseil des Ministres d’un projet de loi relatif à l’entrée
des femmes
djiboutiennes au parlement dans le cadre des élections législatives
prévues en décembre prochain, les réactions des Djiboutiennes
à ce propos affluent de plus en plus dans les médias nationaux.

Dans son édition parue aujourd’hui jeudi 24 octobre, le bi-hebdomadaire
‘LA NATION’ a publié les réactions de certaines d’entre-elles.

Mme Mouna Daher Issa, secrétaire au service technique de Djibouti,
a affirmé ainsi au journal que « cette décision s’inscrit
dans le cadre de la politique de promotion de la femme prônée
par le président de la République depuis son accession à la magistrature suprême.
»

« Nous l’attendions depuis fort longtemps », a t-elle déclaré
en substance, ajoutant que « à ceux qui s’y opposent, je dirai
que mes sours débordent de volonté et de compétence et,
de ce fait, méritent d’être intégrées dans les
sphères de décisions de l’Etat. »

Pour sa part, Mme Fatouma Ali Omar, membre de l’UNFD et du conseil national
du FRUD, a estimé que le quota de représentation (10%) accordée
aux femmes au sein de l’Assemblée nationale est très peu.

Néanmoins, Mme Fatouma Omar a indiqué que « pour l’heure,
une telle représentation permettra de faire avancer la cause de la
femme au parlement lors de l’adoption des projets de loi. »

Quant à Mme Choukri, Secrétaire Générale de l’association
des femmes ‘IFTIN’ du quartier 3, elle a tout d’abord exprimé sa joie
vis-à-vis du projet de loi qui vient d’être approuvé par les membres du Gouvernement.

« Après tout, je pense que toutes les femmes ont les mêmes
droits que les hommes », a t-elle souligné.

A son tour, Mme Farha Yacin Djama, membre de l’UNFD, a rappelé que
les femmes djiboutiennes ont été le fer de lance de la longue
lutte pour l’indépendance nationale.

« Une fois la liberté obtenue, un autre combat a commencé
pour les Djiboutiennes : celui de contribuer activement au processus de développement.
De ce fait, nous sommes prêtes à défendre nos droits de
citoyennes », a t-elle déclaré.

Dans son intervention, Mme Farha Yacin a par ailleurs exprimé sa gratitude
au chef de l’Etat pour la politique de promotion et d’élévation
du statut de la
femme djiboutienne qu’il mène depuis son élection à la
tête du pays.

__________________ 2 – Qui sont ces trois femmes ? (Lecteur)

La premiere est la belle soeur de Dileyta, le Premier Ministre !

La seconde est la cousine de Paulette, la femme du dictateur !

La troisieme est la secrétaire de l’actuel Directeur de Cabinet d’IOG
et la femme d’Abdo Issa Boulaleh, actuel Commissaire de l’arrondissement de
Balbala et futur Maire de djibouti après les élections de Décembre.

En tout cas, on peut dire, sans se tromper, que ces femmes donnent une bonne
leçon de démocratie à toutes les femmes djiboutiennes.
Il est quand même curieux de découvrir que ce sont uniquement celles qui sont très
proches du régime
qui s’expriment d’une manière aussi positive. C’est l’inverse qui aurait été
étonnant ou anormal !

26/10/02 Lettre ouverte à Daher Ahmed Farah (DAF), Président du Parti du Renouveau Démocratique (PRD). (Par le Sergent Ariko) GENDARMERIE NATIONALE – Fort et juste.

Cher DAF,

Je vous observe depuis votre retour et je ne comprend vraiment pas pourquoi
vous avez effectué ce voyage..

Je savais que les deux chef d’états qui se sont succédés
à Djibouti ne vous voyaient pas d’un bon oeil et que vous aviez pris
la direction du Parti que M. Elabeh avait quitté ….

Je savais que la Justice bien dirigée par son Chef véritable
Ismail Omar ne vous aimait pas beaucoup.

En effet, vous avez effectué un séjour à la prison à
Gabode puis vous avez été menacé et soumis à différentes
pressions véritablement odieuses : coupure d’électricité,
d’eau, licenciement de votre épouse, fermeture de votre école
privée et confiscation de votre passeport et interdiction de quitter
le territoire.

Pouvez-vous nous expliquer comment vous avez pu quitter dernièrement
Djibouti, avec la bénédiction de la SDS et d’IOG ?

Au cours de votre déplacement, d’abord aux USA, vous avez déposé
une gerbe de fleurs à la mémoire des victimes des attentas du
11 Septembre (Comme l’avait fait IOG, mais à Djibouti), puis vous avez
visité la Belgique où vous avez installé votre famille.
Cela vous a permis de rencontrer tous ceux qui ont mis à genoux le
Pays et qui nous chantent aujourd’hui les fruits de leurs engagements qui
n’est autre que celui de la mendicité …déguisée…

Tout, comme IOG qui avait mendié de la même façon, lorsqu’il
a participé au Sommet des pays les moins avancés… Ce jour-là
des Djiboutiens de l’opposition étaient sortis pour dire NON à
la bêtise de Guelleh alors que les proches du régime se cachaient
pour ne pas se faire remarquer par Guelleh ni par ses espions. Ceux-là,
ils ont tellement peur qu’on leur coupe les vivres, c’est à dire leurs
salaires, bien qu’ils ne travaillent plus officiellement pour l’administration
djiboutienne et que les fonctionnaires restés au pays subissent des
retards de paiement considérables …

Prenez par exemple, Madame Fouriya qui réside à Ottawa ; elle
perçoit toujours son salaire de Lieutenant de la FND !

Comment certains osent-ils dire que l’économie du pays est en pleine
déconfiture, alors qu’ils continuent à en vivre de façon
abusive et injustifiée ?

Madame Fouriya a-t-elle même été Lieutenant de la FNP
?

Pas du tout ! C’était un agent de la circulation et c’est son oncle
qui l’a bombardé Lieutenant. On ne devient pas Lieutenant si l’on n’a
jamais suivi un seule stage de
formation a l’école Idriss Farah Abaneh !

De plus, cher Daf vous avez participé à la manifestation contre
Guelleh, Place de la Madeleine à Paris, le 2 Octobre de cette année.

Un journaliste a demandé à Guelleh les raisons des mauvais
traitements qu’il vous avez fait subir. Il a simplement répondu que
vous vous promeniez dans Paris.

Après ce coup d’éclat, vous êtes rentré à
Djibouti sans être inquiété par la SDS, qui ne pouvait
pas ignorer votre présence Place de la Madeleine.

Cher DAF, ,je suis gendarme et je sais que le Commandant Zakaria n’attend
que l’ordre du chef du Palais de l’Escale pour vous arrêter et pour
vous placer dans les locaux poussiéreux de la Section de Recherche
et de Documentation (SRD) pour vous contraindre à parler.

Mais aucune mesure de ce type n’a été prise, contre vous, jusqu’à
maintenant, par ce régime qui a liquidé ses anciens collaborateurs
: Elabeh, Cheiko, Daheiyié, le Commissaire Mohamed Abdillahi, …

J’avais été chargé de l’enquête, mais sur ordre
du procureur Mohamed Ali Afkada, on m’a
retiré la mission.

Pour quelles raison, vous ne dites pas la vérité aux Djiboutiens
? A savoir que vous avez passé une alliance avec Guelleh !

Guelleh est venu à Paris pour demander au Gouvernement français
de l’argent pendant que des opposants (les vrais et les faux) hurlaient dehors.
Guelleh avait besoin de vous pour tenter de prouver à Chirac qu’il
appliquait les règles de la Démocratie et que des opposants
avaient même été autorisés à faire le voyage
pour manifester publiquement contre lui.

Avant cela, Cher DAF, vous étiez un homme respectable qui n’acceptait
aucun compromis et qui risquait sa vie pour défendre ses opinions.
Mais je constate aujourd’hui que je me suis lourdement trompé tant
sur vous que sur votre parti.

Et de plus ni Souleiman Farah Lodon ni Haissamam ni les deux autres ne s’expriment
plus sur ce journal.

Vous êtes retourné à Djibouti pour légitimer la
dictature de Guelleh que vous aviez combattu auparavant. Je ne me ferai pas
l’avocat du diable mais j’aimerais dire la vérité par qu’ALLAH
le tout puissant aime qu’on la dise.

Dès la prochaine élection, après le mois béni
du Ramadan qui commencera le 6 novembre, vous allez siéger au Parlement
comme vous en êtes convenu avec Guelleh.

Guelleh prépare le Congrés du Parti-étatique ‘le RPP’
qui se tiendra aux environs du 20 novembre. Son aide-mémoire Barkat
Gourad, Premier Ministre (le vrai puisque Dileyta ne prend aucune décision
concernant les affaires du pays.) organise chaque mardi après-midi
une réunion du Comité central du parti pour effacer toutes les
traces dans la mémoire des Djiboutiens, en fournissant généreusement
les ingrédients : khat et badeiho (Chicha pour les non-djiboutiens).

Cher DAF, vous allez encore céder à la politique du ventre et
de la bêtise.
Cher DAF, ne me dites pas que si Ali Coubba, Abdo Bolock rentrent à
Djibouti, apres avoir participé à la manifestation de Paris,
il n’aurait pas une grande chance de goûter aux charmes secrets de la
Villa Christophe ou à ceux des locaux de la SDS sis au Héron.

Cher DAF, nous prenez-vous pour des retardés mentaux ?

En écrivant cette lettre, je tiens, Cher DAF, à ce que vous
nous disiez la vérité et rien d’autre et j’attend, avec autant
d’impatience que d’intérêt, votre réponse a cette lettre
ouverte.

Veuillez agréer, Cher DAF, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Sergent Ariko.