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14/12/04 (B276) Guelleh a encore fait tirer à balles réelles sur des civils qui manifestaient dans le calme. Communiqué du FRUD (Bruxelles)

FRONT
POUR LA RESTAURATION
DE L’UNITÉ ET DE LA DÉMOCRATIE (F.R.U.D)
DJIBOUTI

COMMUNIQUE

Bruxelles, le 14 Décembre
2004

Le 9 et 10 décembre
2004, la police djiboutienne a ouvert le feu sur les habitants du quartier
Arhiba dans la capitale. Ils protestaient, contre les ravages liés
aux inondations dans leur cité abandonnée et marginalisée
par les services de l’Etat.

Plusieurs personnes ont
été blessées dont deux grièvement. Huit personnes
sont détenues dans la sinistre prison de Gabode.

Le F.R.U.D :

– dénonce et condamne
ces atteintes répétées aux Droits Humains et exige la
libération immédiate des personnes arrêtées arbitrairement.

– exprime son entière
solidarité à l’égard de la population djiboutienne
particulièrement éprouvée par une dictature de plus d’un
quart de siècle.

Le F.R.U.D lance un
appel pressant :

Aux acteurs nationaux
et internationaux concernés par la situation présente et le
devenir de la République de Djibouti pour qu’ils empêchent
cette violence étatique susceptible d’engendrer une résistance
légitime et favorisent une solution politique à la crise grave
que connaît ce pays

Pour le
Comité Provisoire du F.R.U.D
Hassan MOKBEL
Chargé des Relations Extérieures.
G : 00 33 (0)243
891 224
Mob : 00 33 (0)6
98 09 72 71

13/12/04 (B276) FDP : appel à manifester devant l’Ambassade de Bruxelles, pour commémorer le massacre d’Arhiba et pour dénoncer les événement récents commis le 11 décembre 2004 dans le même quartier de Djibouti.

Djibouti/Opposition/Tuerie
d’Arhiba

APPEL
A MANIFESTER

Comme chaque année,
l’opposition djiboutienne commémore la journée du 18 décembre
1991, journée au cours de laquelle les forces gouvernemantales ont
abattu sommairement les civils innoncents d’Arhiba faisant 59 morts, plus
de 300 bléssés et plusieurs disparus.

Nous demandons à
toutes les personnes éprises de Justice et de Liberté de se
joindre au

rassemblement
commémoratif du massacre d’Arhiba
qui aura lieu le 18 décembre 2004
devant l’Ambassade de Djibouti, av. F. Roosevelt, 204 à Bruxelles
de 14 à 15 heures.

Les
évènements récents du 11 décembre 2004, à
Arhiba, nous imposent de dénoncer les exactions commises par le régime
tant que les responsables et les commanditaires de cet ignoble massacre ne
sont pas traduits en justice.

Contacts

F.D.P
rue Emmanuel Hiel, 46
1030 Bruxelles
tél: (0032) 478733710
fdpdjibouti@hotmail.com

13/12/04 (B276) Radio-Trottoir divulgue des informations ultra-secrètes qu’il est interdit de communiquer à quiconque, sauf à la presse accréditée (ADI et La Nation) auprès de Guelleh, ce que n’est pas l’Observatoire … et pour cause !

Top
Secret *****

Rappel
: il est interdit de communiquer cette information, qui ne doit être
strictement divulguée que par la presse accréditée au
Palais.

Hautes
Décisions présidentielles

Article
1er

M. HASSAN SAID est nommé cumulativement avec ses fonctions
actuelles au poste immunitaire de Ministre de l’Intérieur.

Article
2ème

M. ISMAEL TANI est nommé Commissaire de la République et
Chef de poste du District de Djibouti.

Article
3ème

Les présentes Hautes Décisions présidentielles
qui seront officialisées après l’élection de 2005,
sont d’ores et déjà applicables et exécutoires de
façon rétroactive, à compter de ce jour.

Signé
:
Le prochain couple du Palais,
èlu par anticipation au scrutin de 2005,
à la majorité absolue des Djibout
iens. (*)

(*) Il s’agit de toutes les Djiboutiennes et tous les Djiboutiens,
en âge de voter (même décédés depuis plusieurs années)mais ayant donné
les garanties les plus sérieuses d’offrir leur suffrage, sans discussion ni réticence aucune, au dit couple.. (**)

De toutes les façons,
en application de la Loi électorale spécifique à Djibouti,
les suffrages contraires au-dit couple ne seront pas comptabilisés et ils seront annulés ‘de facto’.
En revanche, leurs auteurs (les votants de sens contraire) bénéficieront
automatiquement d’un séjour de rééducation à Gabode
d’une durée prévue entre une semaine et trois mois, selon leur
niveau personnel de mauvais esprit.

(**) Les résultats du recensement de ces personnes sur lesquelles le pouvoir peut s’appuyer, est un secret d’état impossible à percer. Néanmoins, la majorités des observateurs s’accordent sur le fait que le pourcentage des personnes favorables à Guelleh se situerait entre 5 et 11 % (fourchette très haute).

En conséquence le nombre de suffrages réellement exprimés et comptabilisés ne devrait pas dépasser ces 11%. Bien entendu l’expérience et les précédentes consultations ont montré que le pourcentage de favorables est supérieur. C’est la différence entre les deux chiffres qui nous fournit sans erreur possible des indications précises sur l’ampleur de la fraude électorale. C’est une pratique commune et reconnue par tous les pays donateurs … Jusqu’à quand ?

12/12/04 (B276) Attentat du Café de Paris. Un lecteur nous envoie la copie du document publié sur le site “SOS ATTENTATS”.

Ce document assez concis
est intéressant, dans la mesure où l’on retrouve les mêmes
:

Le juge Le Loire
(qui sera démis dans l’affaire Borrel) est soupçonné,
par certains observateurs, d’avoir eu des liens privés et personnels
avec Guelleh,

L’avocat local, Me
Martinet,
avocat de Guelleh, devenu riche propriétaire à
Djibouti. Il est soupçonné d’avoir participé activement
à la subornation d’Ali Iftin. Il a été entendu par la
Justice française et nous attendons la confrontation qui devrait avoir
lieu entre Ali Iftin et lui-même devant la Justice française.
___________________________________________________

Lien avec le site
“SOS ATTENTATS”

http://www.sosattentats.org/jur_chron_judiciare/decisions/11/cafe_paris_djibouti.htm

27 septembre 1990 : Café de Paris. Djibouti

1 mort (un enfant de 6
ans), 15 blessés dont la famille (parents, frère et sœur
de l’enfant tué)

La procédure :

Instruction ouverte par
le Parquet de Paris
Juge d’instruction : Roger Leloire
Avocats de S.O.S.ATTENTATS : Me Jacques Chanson et Me Alain Martinet

Les auteurs se trouvent
à Djibouti.

Le procès s’est
tenu par contumace devant la Cour d’assises de Paris, spécialement
composée.

Décision
du 16 novembre 1998 :

condamnation de Awaleh GWELLEH ASSOWEH, dit MINEH, Mohamed Ali ARREYTEH
dit Arreita, Ahmed ABDILLAHI MAHDI, Abdi BOUH ADEN dit BOURANEH et Mohamed
HASSAN FARAH à la réclusion criminelle à perpétuité
.

Décision
du 29 novembre 1999 :
condamnation d’Aden Robleh Awaleh à la réclusion criminelle
à perpétuité

______________________________________ Suite (ARDHD)
Un autre procès s’est tenu à Djibouti et un jugement rendu le
9 avril 2001

DJIBOUTI
(ADI) – 9 avril – La Cour Criminelle de Djibouti a condamné lundi
M. Aden Robleh Awaleh à une peine de 6 ans d’emprisonnement avec
sursis pour complicité, assassinat et tentative d’assassinat dans
l’attentat du Café de Paris qui avait fait un mort et plus d’une
dizaine de blessés le 27 septembre 1990, annonce l’Agence Djiboutienne
d’Information.

Deux autres
co-accusés, Abdi Bouh Aden et Mohamed Hassan Farah ont été
condamnés à 8 ans d’emprisonnement pour des motifs similaires.
Un troisième co-accusé, Mohamed Ali Arreyteh a, pour sa part,
été condamné à une peine de privation de liberté
de 6 ans.

Ces 3
co-accusés, qui avaient déjà purgé une détention
préventive de près de 8 ans à la Maison d’Arrêt
de Gabode, devaient être remis en liberté à l’issue
du procès qui s’était déroulé pendant 6 heures
dans la salle principale du Tribunal de Djibouti.

________________________________________________

Coucou, l’avocat des parties
civiles à Djibouti est …. devinez ? Me Alain Martinet bien sur
!!!

Quelques jours, lors d’une
nouvelle audience, la justice djiboutienne a fixé le montant de l’amende
à payer à une somme extrêmement importante. Aden Robleh
n’ayant pas les moyens de s’acquitter, Guelleh a fait procéder à
un début de saisie et de vente forcée de ses immeubles.

N’écoutant alors
que son courage, Aden Robleh s’est rallié à Guelleh fin juin
2001 (environ) et depuis il n’a cessé de soutenir son dénonciateur
… obtenant rapidement un poste de député à l’AN avec la suspension du paiement de l’amende.

12/12/04 (B276) LDDH . La Convention contre la Torture à 20 ans. Communiqué de la FIDH.

COMMUNIQUE
DE PRESSE DE LA FIDH
10 DECEMBRE 1984 – DECEMBRE 2004
LA CONVENTION CONTRE LA TORTURE A 20 ANS

10 décembre
1984 – 10 décembre 2004 :
La Convention contre la torture a 20 ans !

AFFAIRE ELY OULD DAH
: UN EXTRAORDINAIRE ESPOIR POUR LES VICTIMES

Paris, le 9/10 décembre 2004 –

En 2004, la journée
des droits de l’Homme se déroulera sous le signe du vingtième
anniversaire de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements
cruels, inhumains ou dégradants adoptée à New York le
10 décembre 1984.

Cette convention impose
aux Etats parties une double obligation à savoir adopter une législation
incriminant les actes de torture et établir la ” compétence
universelle ” de leurs tribunaux pour juger les auteurs de crimes de
torture.

La compétence universelle,
applicable aux actes les plus graves, est le mécanisme qui permet aux
autorités policières et judiciaires d’un pays de poursuivre
et de juger des personnes étrangères pour des crimes commis
à l’étranger sur des étrangers. Un lien avec l’Etat qui
poursuit est en général nécessaire, comme en France par
exemple où l’auteur présumé du crime de torture doit
se trouver sur le territoire français pour permettre l’exercice de
la compétence universelle des juridictions françaises.

L’affaire
Ely Ould Dah : un cas exemplaire, un espoir pour les victimes
C’est sur le
fondement de la compétence universelle qu’en 1999, le Capitaine Ely
Ould Dah, ressortissant mauritanien accusé par des compatriotes réfugiés
en France, est arrêté pour crimes de tortures et actes de barbarie.
D’abord placé en détention, il est remis en liberté sous
contrôle judiciaire puis prend la fuite pour retourner en mauritanie.

La procédure se
poursuit néanmoins. Le 25 mai 2001, le juge d’instruction rend une
ordonnance de renvoi d’Ely Ould Dah devant la Cour d’assises. Cette ordonnance
a été confirmée par la Cour de cassation le 23 octobre
2002.

Après un long délai
d’attente, le procès de Ely Ould Dah est programmé à
priori pour février 2005 devant la Cour d’assises du Gard. Ce procès
se tiendra selon la procédure dite de ” contumace “, du fait
de la fuite de Ely Ould Dah.

Les parties civiles, la
FIDH et ses affiliées française et mauritanienne la Ligue française
des droits de l’Homme et du Citoyen (LDH) et l’Association mauritanienne des
droits de l’Homme (AMDH) se félicitent de cette avancée importante
dans la lutte contre l’impunité.

Se faisant, elles rappellent
que le mécanisme de compétence universelle est indéniablement
un mécanisme qui contribue à faire reculer l’impunité
et à garantir comme le rappelle l’article 8 de la Déclaration
universelle des droits de l’Homme adoptée le 10 décembre 1948
le droit de “toute personne à un recours effectif devant les juridictions
nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux
qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi. “

Il s´agira du premier
procès dans l´histoire fondé sur le principe de compétence
universelle de la Convention contre la torture.

Sur l’affaire Ely Ould
Dah, voir les communiqués de la FIDH :
– 5 juillet 1999 : Mauritanie :
Un Lieutenant mauritanien arrêté
en France pour crime de tortures,
http://www.fidh.org/communiq/1999/fr/afriq/maur3799.htm

– 28 septembre 1999 :
La Chambre d’accusation de la Cour de Montpellier
a décidé de remettre en liberté, sous contrôle
judiciaire, le Capitaine Ely Ould Dah, mis en examen du chef de torture,
http://www.fidh.org/communiq/1999/fr/afriq/mau28999.htm.

– 25 octobre 2002 : Victoire ! Le procès Ely Ould Dah devant la Cour
d’Assises, http://www.fidh.org/article.php3?id_article=1032.

– 22 octobre 2004 : Affaire Ely Ould Dah : Bientôt deux ans d’attente
injustifiée, http://www.fidh.org/article.php3?id_article=1999

12/12/04 (B276) LDDH : COMMUNIQUE DE PRESSE DU 11 DECEMBRE 2004 SUR LA FUSILLADE D’ARHIBA

_______________________________
Note de l’ARDHD

Une nouvelle fois, le
régime sanguinaire de Guelleh :

  • fait tirer sur la
    foule dans le quartier d’Arriba,
  • fait incarcérer
    de nombreux jeunes,
  • viole et bafoue ouvertement
    les Droits de l’Homme et la Constitution.

Quand cela va-t-il s’arrêter
? On a l’impression qu’à l’approche de l’élection présidentielle,
le régime morribond de Guelleh, joue la politique de la terre brûlée.

___________________________
Communiqué de l’ARDHD

Le mardi 7 décembre
2004, suite à une ” épreuve de pluie “, la population
du ” ghetto ” d Arhiba a manifesté pour démontrer
sa désapprobation contre l’inaction des services de l’Etat sur sa situation
sanitaire dans ce quartier populaire.

C’est, parce-que inondée,
que cette population avait bloqué la circulation pour une urgence,
car confiné dans un état sanitaire déplorable.

Cette action interpellait,
entre autres, le Ministre de l’Habitat, de l’Assainissement et de l’Environnement
du Territoire qui se devait de prendre ses responsabilités en viabilisant
tous les quartiers.

Encore une fois, la fusillade
a crépité sur la population civile, en blessant les jeunes d’Arhiba,
alors que le Conseil des Ministres pavoisait tranquillement à quelques
pas de là.

En cette période
pré-électorale et comme avant le cycle des importantes élections
présidentielles, faut-il encore s’attendre à des emprisonnements,
à des morts mystérieux, à des tirs à balles réelles
sur des civiles manifestants ?

Alors, faut-il maintenir
une équipe au pouvoir qui n’accepte même pas une simple manifestation
sanitaire, une simple démonstration afin d’éradiquer tous les
fléaux endémiques, entre autre, l’évolution exponentielle
du paludisme… ?

Tout est possible, surtout
quand un Coup d’ Etat électorale en faveur du maintien d’une politique
foncièrement dictatoriale est non seulement programmée, mais
soutenu et encouragé par des éléments non nationaux,
par des éléments proches des groupes mafieux ?

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) :

– reste très, très
inquiète de la restauration de la politique de répression à
l’égard des populations civiles, qui revendiquent et manifestent pacifiquement
leurs droits de citoyens, leurs droits prévus par la Constitution,
leurs droits fondamentaux prévus par les deux Pactes Internationaux
récemment ratifiés, ( plus de deux ans, au moins) par la République
de Djibouti ;
– lance un Appel pressant à la Communauté Nationale et Internationale
afin que les jeunes arbitrairement incarcérés à Gabode
soient immédiatement relaxés, et que tous les autres jeunes
encore en garde à vue regagnent rapidement leur foyer.


M. NOEL ABDI Jean-Paul


11/12/04 (B276) Liberez Liban houssein Djibah par le Comité Djiboutien à Bruxelles pour la liberation de LIBAN HOUSSEIN DJIBAH.

Un comité vient
de s’organiser à BRUXELLES pour la libération immédiate
de LIBAN qui croupit dans une geole spécialisée de ” GABODE
” par ordre du dictateur et criminel ISMAEL OMAR GUELLEH.


Torturé et humilié depuis plus de 20 jours dans cette
sinistre prison.

Liban HOUSSEIN DJIBAH
est une “mécanique” intellectuelle. Sociologue de formation
et journaliste professionnel, il appratient à la jeunesse djiboutienne
qui réclame haut et fort l’ideal de djiboutianisme en enterrant l’esprit
du tribalisme et du clanisme.

Reporters sans frontiere et les autorités belges ont dejà entamé
des recherches sur les raisons qui ont poussé la SDS à violer
les territoires du Royaume à commettant un enlèvement.

Ce comité, qui pour des raisons de securité a jugé prudent
de conserver l’anonymat est constitué de Djiboutiens démocrates.

Cet acte prouve que les djiboutiens sont menacés même en terre
de liberté à cause d’un réseau de traitres et de barbouzes
à la solde du dictateur au pouvoir à Djibouti.

La balle est dans le camps des autorités Belges.

Le
Comité Djiboutien à Bruxelles
pour la libération de Liban Houssein Djibah

10/12/04 (B276) Affaire Liban Houssein DJIBAH : deux communiqués du GED.

____ Communiqué
N° 1 – Dépôt de plaintes auprès des autorités
belges et internationales pour enlèvement et torture

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le communiqué en mode PDF (59 Ko)

Par
l’intermédiaire de son Avocat Conseil à Bruxelles, le Gouvernement
en Exil de Djibouti vient de déposer – ce jour vendredi 10 décembre
2004 – diverses plaintes auprès du Procureur du Royaume de Belgique
ainsi qu’auprès des Instances internationales de l’ONU à l’encontre
de la représentation diplomatique de Djibouti à Bruxelles :

  • pour des faits assimilables
    à un ” enlèvement ” de M Liban HOUSSEIN DJIBAH,

    opposant politique au régime en place en République de Djibouti,
  • à ceci s’ajoutant
    diverses plaintes pour les tortures perpétrées en République
    de Djibouti depuis plus de 20 jours à l’encontre du même M
    Liban HOUSSEIN DJIBAH et tentative de meurtre prémédité
    depuis son incarcération à la prison de Gabode pour des raisons
    d’appartenance politique.

Consultées sur
ces divers points, les hautes autorités de l’État Belge, celles
de l’Union Européenne ainsi que le Commissaire Général
aux Réfugiés et Apatrides à Bruxelles – M BIENFAIT –
se sont offusquées que de telles pratiques puissent être encore
utilisées à l’encontre d’un réfugié politique
qui – de par son statut – est placé sous la seule autorité administrative
et judiciaire du Royaume de Belgique.

Vu l’urgence des conséquences
de cette déplorable situation, nous lançons un appel au président
de la République de Djibouti :

  • pour que cessent immédiatement
    les tortures perpétrées à l’encontre de M Liban HOUSSEIN
    DJIBAH,
  • pour que cessent immédiatement
    toutes les menaces et les chantages au silence exercés par les Services
    Djiboutiens de Sécurité sur M Liban HOUSSEIN DJIBAH et sur
    sa famille demeurant à Djibouti,
  • pour que, conformément
    à son statut de réfugié politique, M Liban HOUSSEIN
    DJIBAH soit immédiatement libéré et remis sans délais
    et sans conditions d’aucune sorte au représentant diplomatique du
    Royaume de Belgique le plus proche,
  • pour que M Liban HOUSSEIN
    DJIBAH soit rapatrié vers le Royaume de Belgique, sans délais
    et aux frais exclusifs de la République de Djibouti.

Ceci sous réserve
des sanctions internationales et pénales que le Gouvernement en Exil
de Djibouti exige dès à présent et par procédure
de justice, applicables à l’encontre du ou des ” donneur (s) d’ordre
(s) ” et des tortionnaires dans cette affaire.

Mahamoud
IDRISS AHMED
Président du GED

Bruxelles, le vendredi 10 décembre 2004.

___
Communiqué N° 2. L’enlèvement de Liban Houssein DJIBAH et
son transfert illégal à Djibouti.

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le communiqué en version PDF (62 Ko)

Liban
Houssein Djbah, membre du bureau du Gouvernement en Exil de Djibouti (GED)
à Bruxelles, en instance d’attribution du statut de réfugié
en Belgique, aurait été appréhendé en Hollande.
L’Ambassade de Djibouti à Bruxelles a organisé son retour à
Djibouti où il a été immédiatement incarcéré,
puis torturé depuis 20 jours.


Arrêté en Europe, il a été conduit à l’Ambassade
de Djibouti à Bruxelles qui a organisé illégalement son
retour à Djibouti.

Le Gouvernement en Exil
de Djibouti et les membres du Mouvement Djiboutien de Libération national
ont reçu la confirmation de l’arrestation de M. Liban HOUSSEIN DJIBAH
en Hollande. Ensuite il a été transporté à partir
d’un lieu inconnu situé en Europe vers Djibouti dans un avion affrété
par la SARL DAALLO, société appartenant officieusement à
Mme Kadra MAHAMOUD HAÏD, épouse du président autoproclamé
de Djibouti : Ismaïl OMAR GUELLEH.

Nous ignorons actuellement
les conditions dans lesquelles s’est effectué son passage de la Police
et des Frontières avant son embarquement et son transport par voie
aérienne à Djibouti.

Dès son arrivée
à l’aéroport international de Djibouti, M Liban HOUSSEIN DJIBAH
a été appréhendé et immédiatement incarcéré
dans une cellule spéciale d’isolement située dans la prison
de Gabode en toute illégalité, puisqu’il n’a pas été
présenté à la Justice djiboutienne en présence
de son Avocat, pour que lui soient signifiées officiellement les raisons
de son incarcération comme le prescrit le Code de procédure.

Une fois de plus les services
djiboutiens de Sécurité ont utilisé la torture à
plusieurs reprises en représaille aux graves accusations portées
contre Mme Kadra Mahamoud Haïd, épouse du Président actuel,
pour meurtre par empoisonnement et trafic illégal d’enfants entre Djibouti
et des pays d’Europe.

Les hommes des Services
Djiboutiens de Sécurité sur ordre et en présence de Mme
Kadra MAHAMOUD HAÏD l’on torturé gravement à plusieurs
reprises afin qu’il leur livre les noms des membres du GED et du Mouvement
Djiboutien de Libération Nationale (MDLN) vivant dans l’incognito à
Djibouti et /ou réfugié en Europe ou au Canada.

Depuis plusieurs mois,
le GED avait dénoncé, publiquement et preuves à l’appui,
l’épouse du Président actuel, Mme Kadra Mahamaoud Haïd
pour :

  • le meurtre prémédité
    par empoisonnement de l’épouse de l’ex président Hassan GOULED
    APTIDON
    , qui aurait pu avoir été commis sur ses instructions,
  • les odieux trafics
    d’enfants dont elle est l’ordonnatrice depuis l’Aéroport international
    de Djibouti vers des pays occidentaux
    , en utilisant des passeports diplomatiques
    et des moyens aériens affrétés par la SARL DAALLO,
    dont elle est la propriétaire officieuse. Ce trafic représente
    entre 35 et 40 enfants par vol effectué entre Djibouti et l’Europe.

M Liban Houssein DJIBAH
est un opposant au régime dictatorial et sanguinaire du Président
Guelleh, qui s’est engagé à visage découvert, dans la
dénonciation des crimes qui sont commis par le Pouvoir.

M. Liban Houssein DJIBAH
est membre du bureau du GED, en charge de l’Education nationale et il est
en instance d’attribution du statut de réfugié politique ONU
(son dossier étant en cours d’instruction auprès du CGRA à
Bruxelles).

L’Ambassade de Djibouti
aurait gravement contrevenu aux règles, au Droit et aux lois internationales
dont la Charte Européenne des Droits fondamentaux en organisant et
en accompagnant le retour ” forcé ” de M Liban HOUSSEIN DJIBAH
à Djibouti, alors qu’elle avait pleine et entière connaissance
de son Statut de réfugié politique qui le place sous la protection
des autorités du Royaume de Belgique, pays d’accueil et de refuge.

La torture : une méthode
courante employée par le régime de Guelleh pour obtenir des
aveux ” arrangés “

Les tortures exercées
sur M Liban HOUSSEIN DJIBAH constituent une atteinte grave à son intégrité
physique et mentale mettant eu jeu sa vie. Toute visite y compris de sa famille
est interdite et il ne bénéficie pas de l’assistance d’un Avocat
du barreau de Djibouti.

Comme ce fut le cas à
maintes reprises, nous sommes persuadés que le régime dictatorial
va tenter d’obtenir des aveux et une rétractation officielle et médiatisée
de l’opposant, en échange d’une promesse de pardon, qui pourrait s’achever
sur une exécution extrajudiciaire dans quelques semaines.

Le GED et le MLND lancent
un appel de toute urgence à l’ensemble de la Communauté internationale
: à toutes les Associations internationales, aux pays membres de l’Union
Européenne, aux Etats-Unis d’Amérique, aux pays et institututions
bailleurs de fonds de l’Etat djiboutien, aux Ligues et aux associations des
Droits de l’Homme :

  • pour qu’ils fassent
    pression sur le Gouvernement afin d’obtenir la libération immédiate
    et sans condition de M Liban Houssein DJIBAH son rapatriement, sain et sauf,
    en Belgique,
  • pour qu’ils obtiennent
    la fin des pratiques barbares et des violations des Droits de l’Homme qui
    sont toujours utilisées massivement dans ce pays de non-droit.