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10/12/04 (B276) Comment des hommes qui s’affirment démocrates, peuvent-ils encore soutenir le régime de Guelleh qui torturent ses concitoyens, qui effectue des trafics d’enfants mineurs, … ? (ARDHD)

Durant ces dernières
années, de nombreux opposants se sont ralliés à Guelleh
et ont appelé à voter pour lui, d’abord aux Présidentielles
truquées, puis aux législatives toujours aussi truquées.

Nous ne jetons pas la
pierre sur ces hommes ni ces femmes qui n’avaient pas beaucoup de liberté
de choix :

– ou poursuivre dignement
le combat pour la démocratie et pour la fin du régime dictatorial,
mais avec des tracasseries, des procès et la spoliation de leurs biens,

– ou faire amende honorable,
pour avoir la paix et pour se taire défintivement, sauf pour encenser
Guelleh dans les grandes occasions, ce qui fait partie du contrat de non-agression
qu’ils ont passé consciemment avec le dictateur sanguinaire et son
régime policier.

C’est le choix à
court terme qu’ils ont fait. Il ne nous appartient pas de le juger, mais simplement
de poser la question d’actualité :

Vont-ils pouvoir continuer
à soutenir, sans perdre leur âme, leur dignité et le respect
d’eux-même, un régime :

  • qui est accusé
    directement ou indirectement du meurtre d’un magistrat français,
  • qui fait enlever illégalement
    des citoyens réfugiés en pays étranger, pour les conduire
    manu militari à Djibouti où ils sont torturés,
  • dont la Présidente (Paulette)
    sponsorise directement un trafic d’enfants mineurs à haute valeur
    ajoutée,
  • etc … ?

La dignité humaine
a un prix et une valeur. A combien estiment-ils leur dignité ?

En plus, s’ils persistent
à apporter leur soutien et leur concours à ce régime,
ils prennent le risque d’être considérés comme
des complices : ils ne pourront plus jamais dire qu’ils ne savaient pas et
la justice étudiera leur cas.

Cela resterait leur problème,
si en tant que Chef de partis politiques, ils n’engageaient pas leurs troupes ni
leurs compagnons dans une voie fatale et sans issue.

Leurs adhérents
vont-ils rester longtemps, les bras croisés, à suivre leurs
directives et leur fluctuations dictées uniquement par l’intérêt personnel au détriment de l’intérêt collectif ?

03/12/04 (B275) Arbahim ALI, Directeur Général de l’O. P. S est suspendu pour un mois. Est-ce le début d’une nouvelle manoeuvre de marginalisation des ethnies non dirigeantes ? (Houmed Daoud)

En novembre 1991, un grave
conflit armé éclate en République de Djibouti. Les raisons
du déclenchement de ces hostilités militaires sont connues de
tous nos concitoyens, mais aussi et surtout de ceux qui en ont été
à l’origine. Les Gouvernements Gouled, appuyés par le concours
technique de l’actuel Chef de l’Etat, Ismaèl OMAR GUELLEH, ont proné
durant plus de deux décénies, la politique du pire, en vue de
favoriser une éthnie au dépens des autres.

Les injustices sociales
en tous genres, subit depuis l’accession du pays à sa souveraineté
le 27 Juin 1977, par une des composantes nationales en particulier, ont conduit
inévitablement Djibouti, à la catastrophe. Il convient de rappeler,
que des civils inocents, ont payé de lourd tribut, dans ce conflit
armé, particulièrement meurtrier pour un petit pays de 600 000
habitants, qui est le notre.

Le 26 Décembre
1994, une fraction des Résistants du FRUD signe un Accord de Paix à
Aba’a avec le Gouvernement djiboutien, pour mettre fin à trois longues
années de guerre civile et tourner définitivement la page la
plus douloureuse de l’histoire de notre jeune République.

Sans entrer dans les grands
détails historiques, il est à noter, que le Gouvernement Djiboutien,
s’était engagé à l’époque, à « réparer
« ses injustices, en mettant en application tous les contenus du dit
Accord. Le reéquilibrage au sein de l’ensemble de l’appareil d’Etat
( rééquilibrage administratif, politique et militaire ), fut
la revendication première de la RESISTANCE du FRUD ( quoi de plus naturel,
après tout ? ).

Qu’en est-il aujourd’hui
?

Arbahim ALI, Directeur
Général de l’Office de Protection Sociale, issu de l’éthnie
afar, connu pour sa rigueur de gestion et son talent d’administrateur chevronné,
est suspendu pour un mois, lundi matin, sur proposition de son Ministre de
tutelle et, avec la pleine approbation semble-t-il, du Premier Ministre, qui
se contente d’approuver des décisions déjà prises, en
d’autres bureaux et sans son avis.

Lequel des cousins de
Guelleh, sera invité, à remplacer ce haut fonctionnaire de l’administration
djiboutienne, si la décision se confirmait ? Rappelons pour mémoire,
que feu Iwad HASSAN MOUSSA, défunt Secrétaire Général
du Ministère de l’Emploi et de la Solidarité Nationale, issu
du Frud, n’a pas été remplacé à ce poste, par
un membre de sa formation politique ( Frud ), ou de son éthnie, conformément
aux Accords d’Aba’a, d’où le début du ” déséquilibre”,
au sein de l’appareil administratif, qui a pourtant des conséquences
que l’on connait désastreuses !

Arbahim ALI, a pris les
commandes de l’O. P. S en 1995. Cet établissement public, qui était
en état de ‘déconfiture avancé’ avant l’arrivée
d’Arbahim ALI, a subit un véritable toilettage. Après avoir
posé un diagnostic approfondi, le nouveau patron a opté pour
la thérapie la moins douloureuse : en toute honnêteté,
il a assumé les mesures qui convenaient pour redresser la barre et
conduire le bateau à bon port, sans tenir compte de l’impact négatif
sur sa popularité.

Pour atteindre ses objectifs,
il a procédé à un nettoyage en profondeur, en s’attaquant
d’abord aux emplois fictifs créés par son prédécesseur.
Nottons, que la charge de la masse salariale, était pour l’essentiel,
responsable du chaos financier de l’Entreprise.

En moins de deux ans,
l’O. P. S. avait renoué avec l’équilibre des comptes.

Selon certaines sources,
les comptes de l’O. P. S présentaient un excédent significatif,
lors de la présentation du bilan annuel des Etablissements publics,
en 2002.

Concrètement, où
veut en venir le régime de Guelleh, en violant chaque jour un peu plus,
ses engagements ? Une nouvelle stratégie de marginalisation de certaines
composantes nationales, est-elle à nouveau, en cours d’élaboration
? Est-ce de cette manière, que l’on doit récompenser les fonctionnaires,
qui donnent le maximum d’eux même, pour remplir honorablement leur mission,
souvent impossible ?

Seuls les décideurs
peuvent donner réponses à ces interrogations, combien légitimes
!

Houmed
DAOUD