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09/10/2013 (Brève 278) Notre ami Roger Picon nous rapporte ses souvernirs de la visite qu’il a rendue au Souk de Djibouti. Surprise : le corbeau repenti, reconverti en vendeurs de toiles flamandes … ?

Le corbeau vend des toiles flamandes

Il est quand même curieux de constater que le Corbeau n’a pas appliqué sa marge bénéficiaire. Il propose ces oeuvres au prix d’acquisition (selon la presse) – Surprenant pour un homme d’affaires avisé, qui a su placer son intérêt financier au-dessus de ses convictions d’antan.

31/12/04 (B278) Djibouti/Erythrée : le régime djiboutien extrade des demandeurs d’asile. (Houmed)


Dans la matinée du 27 décembre 2004, quatre personnes, dont
deux hauts responsables érythréens ( un gouverneur militaire
de la région Dankalia et, le chef de la sécurité locale
), accompagnés de deux jeunes appelés du contingent de l’Armée
érythréenne, frenchissent la frontière djiboutienne,
dans la région de Moulhouli ( District d’Obock ).

Aussitot, ils demandent
asile et protection aux autorités djiboutiennes présentes dans
la localité. Ces dernières transmettent la requète à
leur hierarchie.

Quelques heures plus tard, un détachement érythréen lourdement
armé, appartenant aux unités des gardes frontières, se
présente au poste frontalier, sur le territoire djiboutien. Le chef
du déttachement demande à récupérer les "
fugitifs ". Au meme moment, le chef de la diplomatie érythréenne,
s’envole pour Djibouti. Il s’est entretenu avec Ismael OMAR GUELLEH, en vue
d’obtenir l’extradition des élément " Erythréens
".

En violation et, au grand mépris des Conventions Internationales,
le chef de l’Etat djiboutien accepte de remettre au Ministre des Affaires
Etrangères érythréen, les quatres hommes, qui ont commis
le seul crime d’avoir fuit la tyranie du régimes de leur pays.

Dans ces conditions, doit-on penser que Guelleh, tire son épingle,
en livrant des opposants des pays voisins à leurs bourreaux, et gagner
ainsi, la confiance et l’estime de ses homologues de la région ? De
la meme façon, chercherait il, à s’affirmer sur l’échiquier
politique comme partenaire et interlocuteur incontournable à la fois,
des leadeurs de la sous région ?

En tous les cas, l’inefficacité
de ses services d’imigration est d’autant plus flagrente, que l’irréparable
est commis.

Mahmoud AHMED CHEHEM,
né en 1983 à Moulhouli, dans le district dObock ( extrait d’acte
de naissance numméro 635 ), fait partie des personnes extradées
illégalement vers l’Erythrée, dont on ignore encore le sort
qui leur est réservé. Rappelons que le jeune Mahmoud est ressortissant
djiboutien, incorporé de force dans l’Armée érythréenne,
lors de savisite dans ce pays, d’ou sont originaires ses grands parents.

En plus de cet état
de fait, le jeune homme est bléssé de guerre. Il porte des éclats
de balles dans sa jambe et, serait malvoyant.

Est ce l’éfficacité
redoutable de la diplomatie érythréenne ou l’insouciance juvénile
de celle de Djibouti, qui a crée cette situation jusque là inédite
dans les anales politi-diplomatique ? On livre ses propres ressortissants,
pour faire plaisir, ou. . . . . .

Houmed
DAOUD

 

31/12/04 (B278) Pour plaire à l’Erythrée, Guelleh extrade illégalement (en dépit des lois internationales) des militaires erythréens réfugiés à Djibouti, en dépit des risques de torture et d’exécution les concernant. Pire encore, parmi les extradés …. il y a un ressortissant djiboutien !!! Appel à la communauté internationale (Informations en Anglais)

 

 

Mahmud Ahmed-Shehim

(birth-register-no. C635) was born
in Moulhouli/Djibouti at 1983. But his
whole family lives in Asseb in Eritrea. End of 1996 he is going to visit
his family in Asseb and stay for some months. In the year 1997 he must
join the Eritrean military service. Because his family lives there in
Eritrea, he accepts to join the military service.

Since 1997 he is in the
Eritrean Army. He also must join the war against Ethiopia from 1998 up to
2000. In the June 2000 he was heavy injured. Since that he can not see with
the left eye and he has at the whole body garnet-fragments under the skin.

After the war was over,
he still must join the military service. He tried to request several times
his dismissal from the army, because his health was not really well. However
he did not have success. Also its right eye became ever worse and there was
nor medical service available.

As he stays in Asseb,
high militaries asked him, whether he would like to come with them to Djibouti,
because they want to request asylum in Djibouti. Because he has the nationality
of Djibouti and his health is getting more worse, he decided also to go oneself
to Djibouti.

On Sunday, 26.12.2004
in the morning they start in Asseb, in total 4 people drive – two high of
military, the Chauffeur Steve Salomon and Mahmud Ahmed Shehim – of Asseb to
direction Djibouti. It was able for them to drive until the arrive in the
city of “Haju” in Djibouti.

In Haju they all were
arrested by the Djibouti military, although they asked clearly for political-asylum.
They also mentioned to the Djiboutian authorities, that if they return them
back to Eritrea, they will punished by death-penalty. Also Mahmud Ahmed Shehim
investigated, that he has the Djiboutian nationality, they arrested him.

On the next day in the
night at 3 am, the Djiboutian army bound them on arm and feet and take them
to Mulhele, at the border to Eritrea. The Eritrean army is waiting there for
them all and take them from the Djiboutian army back to Eritrea. Actually
nobody knows, where they are and if they are still alive.


So our general question about this difficulties is: “How could it be
possible, that a democratic-government, like the Djibouti government, send
political-refugees back to their country, even they must know the bad situation
for soldiers in Eritrea. The government did nothing hear about human-rights
? Even they send back one of their own nationalities !!! This is really unacceptable
!

31/12/04 (B278) Radio-Trottoir : comment les services de l’Ambassade à Bruxelles, service qui devrait être public, traite les ressortissants djiboutiens en difficulté … ! (témoignage d’un lecteur)

Témoignage
d’une dame en visite en Europe.

Je suis une djiboutienne et mère de deux enfants. Mes enfants et moi
même étions en vacances en europe depuis un mois. A l’approche
de mon départ pour Djibouti, j’ai perdu mon porte-monnaie dans un grand
marché à Bruxelles, dans lequel s’y trouvait mon passport aussi.

Après plusieurs jours de recherche qui n’ont donné aucun résultat,
j’ai alors décidé de me rendre à l’ambassade de Djibouti
à Bruxelles pour obtenir un laissez-passer. Très mal accueillie,
les soient disant diplomates m’ont voir de toutes les couleurs. Certains m’ont
pris pour une militante du MRD, d’autres m’ont demandé de fournir une
preuve de réservation mais aussi une attestation de perte de la police
belge…

Avec mes deux enfants, ils m’ont fait venir et revenir sans parler des dizaines
de coups de fils qu’ils m’ont obligé de faire.

Tantôt c’est Ourouba le chef, tantôt c’est un certain Chehem…je
n’ai rien compris. J’avais l’impression que j’avais commis un crime.

J’ai enfin compris qu’ils étaient des monstres, tellement sauvage qu’ils
mettent tous les djiboutiens dans le même panier.

C’est vraiment dommage.

31/12/04 (B278) Remerciements et meilleurs voeux à tous pour 2005.

Nous avons reçu
de nombreux messages de voeux au sein de l’Association. Il ne nous sera pas
possible de répondre individuellement à chacun, parce que l’équipe
est très réduite durant les vacances et nous vous prions de
nous en excuser.

Nous tenons à remercier
sincèrement tous ceux qui nous écrit. Toutes ces marques de
sympathie nous touchent beaucoup et nous confortent dans notre action au service
de la liberté d’expression, pour le retour de la Démocratie,
de la Justice et des Libertés à Djibouti.

A tous les Djiboutiens
nous adressons nos voeux les plus sincères, en espérant que
2005 soit l’année clef qui verra la fin de l’asservissement de la population
par le régime agonisant. A chacun nous souhaitons beaucoup de joie,
de bonheur et de réussite.


L’équipe de l’ARDHD

30/12/04 (B278) Pétition pour la sauvegarde de l’opposition démocratique en Mauritanie.

Pour signer la pétition,
cliquez
ici
+ indiquez vos nom et prénom

En Mauritanie, l’opposant
historique Ahmed Ould Daddah a été inculpé le
21 décembre dernier et incarcéré le 27. Il doit passer
d’un jour à
l’autre en jugement, avec d’autres opposants, devant la « Cour
Criminelle » de Nouakchott, au motif qu’il aurait contribué au
financement du complot militaire de juin 2003.

Tous les observateurs
ont pu reconnaître le caractère démocratique de la
longue marche politique d’Ahmed Ould Daddah, et son refus systématique
de la violence. L’incriminer sur une charge fallacieuse ne peut viser
qu’à éliminer un adversaire des plus crédibles et irréductibles
de la
dictature en place depuis 20 ans, en le privant de ses droits civils et
civiques.

Tous savent que le mode
d’opposition du Président du RFD (Rassemblement
des Forces Démocratiques) se distingue autant du mouvement des
putschistes que des formations islamistes, de création récente
en
Mauritanie.

Les signataires du présent
message appellent le Gouvernement de la
République Française et le Président de la Commission
Européenne à
manifester clairement après des autorités mauritaniennes leur
inquiétude
et leur vive préoccupation, ainsi que l’attention qu’ils porteront
à ce
qu’Ahmed Ould Daddah et tous les autres prévenus bénéficient
de la
présomption d’innocence, d’un traitement digne et équitable,
ainsi que
d’une procédure transparente respectant pleinement les droits de la
défense.

Une note ci-jointe rappelle
quelques données historiques et une autre
retrace la carrière d’Ahmed Ould Daddah.

Liste
des premiers signataires :

Abdallah Ould Hormatallah
(journaliste)
Med Hondo (cinéaste)
Catherine Coquio
(universitaire)
Aurélia Kalisky
(chercheuse)
Boubacar Boris Diop
(écrivain)
Brahim Ould Boihy
(secrétaire fédéral du RFD en Europe)
Laure Coret (universitaire).
Abdallah Kermoun
(écrivain)
Abkhar Elbachir
(militant des Droits de l’Homme)
Abdallah Ben Ali
(journaliste)
François-Xavier
Vershave (économiste)
Sharon Courtoux
(journaliste)
Bernard Fessard
(universitaire)
Nils Robin (ancien
diplomate)
Jean-Loup Schaal (ARDHD)

ONG et associations
:

AIRCRIGE (Association
Internationale de Recherche sur les Crimes contre l’Humanité et les
Génocides).
SURVIE.
ARDHD (Association
pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti) ; Paris 4ème

Pour signer, vous pouvez
écrire, en indiquant votre nom et votre titre :
cliquez
ici
+ indiquez vos nom et prénom

Quelques
repères.

– Le chef de l’Etat mauritanien,
le colonel Taya, est arrivé au pouvoir
par un coup de force le 12.12.1984.

– C’est sous son règne
qu’ont eu lieu, à la suite du conflit avec le
Sénégal, les vagues de purges, d’exécutions et d’épuration
ethnique qui
ont frappé pour l’essentiel la population noire, entre 1986 et 1991.

– Amnesty International,
Agir ensemble pour les Droits de l’homme, Human
Rights Watch et la FIDH ont dressé une liste de victimes et de
responsables de ce régime. Plusieurs tortionnaires ont fait l’objet
d’une plainte soutenue par la FIDH, et le colonel Taya lui-même a fait
l’objet d’une plainte pour crime contre l’humanité à Bruxelles.

– Depuis la « démocratisation
» en 1992, Taya a été « réélu »
3 fois, au
cours de scrutins marqués par la fraude et l’abstention.

– La censure de la presse
et l’interdiction des journaux sont monnaie
courante en République Islamique de Mauritanie (voir les rapports
annuels de Reporters Sans Frontières).

– La peine de mort et
la torture y sont couramment pratiquées (voir les
rapports annuels d’Amnesty International).

– La politique de discrimination
raciale contre les négro-africains
entretient toujours l’exil forcé de 120.000 Mauritaniens (sur une
population de 2 millions et demi) dans des camps de réfugiés
au Sénégal
et au Mali.

– La pratique maintenue
de l’esclavage touche plus de la moitié de la
population, comme l’a confirmé le rapport d’Amnesty International,
« Un
monde sans esclaves » (2004).

– Le sanglant coup d’Etat
de juin 2003 a montré que le pouvoir était
dorénavant contesté par ceux sur lesquels il s’appuyait jusqu’ici,
«
l’armée nationale ».

– Les principaux bailleurs
de fonds du pays sont depuis longtemps la
France, l’Union Européenne et la Banque Mondiale. Mais depuis 2001,
le
pouvoir mauritanien est protégé par l’administration Bush en
Afrique de
l’Ouest, pour la « Lutte mondiale contre le terrorisme ». En
contrepartie, Taya fut l’un des premiers signataires des accords
judiciaires bilatéraux par lesquels les USA se sont affranchis de la
Cour Pénale Internationale.

Cette alliance aggrave
en fait le terrorisme d’Etat car Taya utilise
cette arme contre ses propres dissidents ; en réalité le régime
entretient une fausse opposition « islamiste », qui gagne dangereusement
en puissance depuis 2003, alors que le pays semblait en être
exceptionnellement protégé jusque-là.

Ahmed
Ould DADDAH

Né le 7 août
1942 à Boutilimitt Licence de Sciences Economiques à la Sorbonne
Diplôme d’Etudes
Supérieures en Sciences Économiques (1970, Dakar)

Quelques EXPERIENCES
ET Responsabilités ENTRE 1968 Et 1991

Président de la
Chambre du Commerce et d’Industrie de Mauritanie
Président de la Commission Nationale des Marchés
Administrateur du Port de Nouakchott
Administrateur de l’Union des Banques Arabes Françaises
Président du Centre Africain d’Etudes Monétaires
Gouverneur de la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique

parcours politique
:

Conseiller Economique
et Financier du Chef de l’Etat Mokhtar Ould Daddah (1968) Secrétaire
Exécutif de l’Organisation des Etats Riverains du Fleuve Sénégal
(1968 – 1971) Ministre des Finances et du Commerce (1978)

Arrestation lors du putsch
militaire du 10 juillet 1978, qui porta
Mustapha Ould Saleck, puis Ould Haydalla au pouvoir. Résidence
surveillée juqu’en 1984. Exil jusqu’en 1991.

Candidat aux élections
présidentielles de 1992, a obtenu 33% des voix malgré la fraude
massive.

Secrétaire Général de l’Union des Forces Démocratiques
– Ere Nouvelle (UFD/EN) de 1992 à 2000, principal parti d’opposition,
arbitrairement dissout le 28 octobre 2000

Président du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD)

Arrestation et placement
en résidence surveillée à Tichitt (Janvier 1995)
Arrestation et placement en résidence surveillée à Boumdeïd
(Décembre 1998)
Arrestation et emprisonnement à Nouakchott (Avril 2000)
Arrestation à Nouakchott (Décembre 2000) Candidat du RFD aux
élections présidentielles du 7 novembre 2003

30/12/04 (B278) Radio-Trottoir : selon certaines rumeurs, Guelleh aurait décidé de se venger contre ceux qui ont manifesté à Paris et à Bruxelles, le 18 décembre 2004 (Lecteur)

_________________________________
Note de l’ARDHD
Les actions de vengeance contre les familles des opposants émigrés
en Europe font partie de l’arsenal répressif et liberticide du régime
de Guelleh … Ce n’est pas une nouveauté, mais il convient de dénoncer
ces pratiques qui violent le Droit international et la liberté d’expression.

En revanche, nous serions extrêmement surpris d’apprendre que les Autorités
belges, bien connues pour leur sens de l’équité et pour le respect
du Droit, tendent même une oreille favorable à l’Ambassadeur,
s’il s’avisait de demander l’extradition des manifestants …

Contrairement au
premier, ce risque semble donc très faible pour ne pas dire nul …
_________________________________ Info lecteur :

Selon des sources d’information
proches de l’Ambassade de Djibouti à Bruxelles, le régime aurait
l’intention de menacer tous les ressortissants du pays qui avaient manifesté
devant l’Ambassade le 18 decmbre 2004.

Pour se venger, le régime
aurait choisi d’exercer des pressions intolérables sur les familles
des manifestants qui se trouvent au pays et il pourrait même aller jusqu’à
solliciter les Autorites bleges pour que les manifestants soient expulsés
de l’UE.

Nous ne nous laisserons
pas intimidés par ce régime sanguinaire et nous manifesterons
jusqu’au rétablissement de la justice et de la liberté dans
notre pays.

Vive le Combat pour la Démocratie et pour la Liberté à
Djibouti.

28/12/04 (B278) Liban Houssein a été condamné le 28 Octobre par la première Chambre correctionnelle de Djibouti agissant ‘en flagrant délit’ de menaces de mort.

 

Innocent
ou coupable ?

Selon la copie du jugement
que nous avons reçue de la LDDH, Liban Houssein Djibah a été condamné
le 28 Octobre 2004 par la Première Chambre correctionnelle de Djibouti
agissant dans le cas d’une Procédure ‘en flagrant délit’ de
menaces de mort, sur poursuite de Grandes Oreilles, le procureur abusif …

Attention ce jugement
nous a été adressé par Fax et il a été
repris avec un utilitaire de lecture OCR. Des erreurs ont pu se glisser durant
l’opération de transcription. Pour toute vérification, merci
de télécharger la version reçue par Fax (mode
PDF- 250Ko)

__________________________
Copie du jugement

FAITS ET PROCÉDURE

M. Liban Houssein Djibah.
ressortissant djiboutien, refoulé de la Hollande où il
était installé, est arrivé à Djibouti le 11 Octobre
2004, à 7 II.

Peu de temps après
son arrivée, alors qu’il se trouvait dans les locaux de la
Police, Mme Nouria Ahmed Djama, la mère de celui-ci, s’y est rendue,
elle
aussi, en vue de porter plainte contre son fils pour menace de mort.

Le Ministère Public
a traduit M. Liban Houssein Djibah placé sous mandai de
dépôt depuis le 14 Octobre 2004, devant la chambre correctionnelle
dit
Tribunal de Première Instance, le 21 Octobre 2004, sous la prévention
d’avoir
proféré des menaces de mort à l’encontre de Mme Nouria
Ahmed Djama délit prévu et réprimé par l’art 339
alinéa 2 du code pénal.

Le prévenu, comparant
à l’audience de flagrants délits du 21 Octobre 2004, a
soutenu qu’il n’ avait jamais proféré des telles menaces à
l’encontre de sa mère
et ce d’autant plus que le domicile familial, à Djibouti, n’est pas
muni d’une
ligne téléphonique.

La victime, comparante
à cette même audience, qui ne s’est pas constituée partie

civile a présenté ses moyens de défense.

Le Ministère Public
a requis, à l’encontre du prévenu, la peine
d’emprisonnement de trois ans ferme

MOTIFS DE LA DECISION

Attendu que M. Liban Houssein
Djibah est poursuivi pour avoir proféré des
menaces de mort à l’encontre de Mine Nouria Ahmed Djama Que ce délit
est
prévu et réprimé par l’art 339 alinéa 2 du code
pénal ;

Attendu que les soeurs
du prévenu, venues témoigner à la barre, affirment
unanimement que leur frère proférait régulièrement,
depuis l’Europe et par
téléphone, des menaces de mort à l’encontre de leur mère;

Attendu que c’est à
l’occasion de communications téléphoniques avec Mine
Saada Houssein Djibah, sa soeur, que le prévenu menaçait de
tuer sa mère dés
son retour à Djibouti ;

Que M. Liban Houssein
Djibah était sûr que ce message, par le canal de sa soeur,
parviendrait au destinataire, en l’occurrence Mine Nouria Ahmed Djama, et

entraînerait, chez cette dernière, une angoisse profonde et la
plongerait dans la
crainte que la menace ne soit mise à exécution ;

Que le fait de transmettre
la menace de mort par téléphone et par l’intermédiaire

(d’une tierce personne ne frit pas obstacle à l’application des dispositions
de l’art
•39 alinéa ? du code pénal ;

Qu’il convient donc de
le déclarer coupable du délit de menace de mort et le
condamner à la peine d’emprisonnement de deux ans ferme;

PAR CES MOYENS

La chambre correctionnelle
du Tribunal de Première Instance, siégeant en
matière de flagrants délits, statuant publiquement, contradictoirement
à l’égard
des parti es et en premier ressort :

– Déclare M. Liban
Houssein Djibah coupable du délit de menace de mort.
– En répression, conformément à l’art 139 alinéa
2 du code pénal, le
condamne à la peine d’emprisonnement de deux ans ferme.

– Met les dépens
à la charge du prévenu.

_______________________________
Note de l’ARDHD


Djama Souleiman le Procureur abusif, dans un hôtel de Bruxelles,
où il est soupçonné d’avoir tenté de corrompre
un témoin clef dans l’affaire Borrel.


S’agit-il d’un nouveau jugement concotté par le Procureur Abusif
Djama Souleiman, coutumier du fait et mis en cause par la Justice française
dans une affaire de subornation de témoin ?

Par principe nous respectons
la Justice et les jugements, dès lors qu’ils sont prononcé par
des Juges indépendants, que l’accusé a disposé de tous
les moyens légaux de défense et qu’il n’y a pas eu de pression
ni sur les victimes ni sur les témoins ….

Est-ce le cas ?

Plusieurs fait sont
troublants ..

D’abord Liban avait déposé
une Demande d’Asile en Belgique et il avait le statut de réfugié.
Son retour à Djibouti, de son plein gré, lui faisait perdre
automatiquement ce statut. Nous serions donc étonnés qu’il l’ai
fait volontairement …. D’autre part, il est peu crédible d’affirmer comme le fait le Jugement que Liban ait été refoulé par les Hollandais. Son statut le protégeait d’un renvoi vers son pays.

A peine rentré,
il est condamné dans le cadre d’une procédure en flagrant délit
: c’est certainement un homme rapide, mais quand même. D’autant plus
bizarre que pour qu’il y ait flagrant délit, il faut que le faits se
soient effectivement produits et qu’ils aient été constatés
par la puissance publique (police, gendarmerie, etc) sur place. Or nous savons
que Liban a débarqué à l’aéroport, menottes aux
mains et bien encadré … Comment aurait-il pu commettre un délit
passible de flagrant délit, dans ces conditions ????

La mère ne s’est
pas constitué Partie civile. Si une mère décide de porter
plainte en Justice contre son fils, c’est que les faits sont vraiment graves
et qu’elle a franchi une étape. Dans ce cas, il est étonnant
qu’elle ne se soit pas constituée partie civile; Passons …

Nous savons que le régime
de Djibouti fait pression sur les ‘soi-disant’ victimes et sur les ‘soi-disant’
témoins (soeurs) et que cela a normalement pu être le cas.

Pour quelles raisons
?

Liban Houssein Djibah
est membre du Comité de direction du GED, dont les écrits dénoncent
les turpitudes de Guelleh, de son épouse et de ses proches, dans des
affaires extrêmement graves : assassinats, déchets nucléaires,
trafic d’armes, trafic d’enfants mineurs, corruption, etc…. Or aucune plainte
en diffamation n’a été déposée contre le GED,
à ce jour …. (?)

On peut imaginer que Guelleh
ait cherché non seulement un moyen de vengeance, mais aussi un moyen
de pression contre ceux qui ont proposé une alternative démocratique
(même s’ils ne sont pas les seuls) à son régime corrompu,
agonisant et en fin de course.

Bref, à notre avis,
mais cela n’engage que nous, la condamnation de Liban est une vaste fumisterie
montée de toutes pièces …

La question à
laquelle Guelleh devra répondre.
(Joue-t-il gros sur ce coup
…?)

Comment et pour quelles raisons Liban Houssein est-il revenu à
Djibouti. Quel a été son parcours ? Quel a été
le rôle des services djiboutiens en Europe ? Quelles méthodes
ont-elles été employées ?

______________
La suite

Deux scenarii sont possibles
:
– Liban est gracié par Guelleh après la fête du mouton.
Il se repent et devient pro-guelléen de façade, comme tant d’autres,

– La communauté
fait pression sur Guelleh, qui assure sa libération et son retour à
Bruxelles, en bonne santé …