Articles

23/10/2013 (Brève 290) ALERTE ROUGE : enregistrement de la conférence de presse tenue à Bruxelles le 8 octobre avec la participation de MM. Ahmed El Khannouss (député-échevin) et Vincent Lurquin, à propos “de l’étrange arrestation de Mohamed Aloumékani au Yémen” (Youtube)

25/03/05 (B290) Présidentielle: le gouvernement djiboutien met en garde l’opposition (AFP)

_______________________________Note
de l’ARDHD
Guelleh ne supporte pas l’opposition. Dès que les décisions
de cette dernière lui déplaisent, il emploie aussi les grands mots
….

Mise
en garde, atteinte à l’ordre public, menaces.

Mais si cela fait
rire tout le monde, on comprend que Guelleh est perturbé et qu’à
cours d’arguments, le dictateur revient à ses méthodes favorites
: le chantage, la menace, le bâton, la SDS, la torture, les violations des
Droits de l’homme. Simplement parce qu’il est incapable de diriger le pays par
le consensus, mais uniquement par la force et l’asservissement.

Son
appel dérisoire ne fera plus trembler personne, car il est devenu ridicule.
__________________________________________________
DJIBOUTI
– Le gouvernement djiboutien a mis en garde jeudi l’opposition contre toute tentative
pour "troubler l’ordre public" lors de l’élection présidentielle
du 8 avril, boycottée par les partis d’opposition, et à laquelle
le président sortant, Ismaïl Omar Guelleh, est seul candidat.

"Les
partis politiques peuvent inviter leurs adhérents et sympathisants à
l’abstention ou leur donner d’autres consignes de vote", a indiqué
le ministre djiboutien de l’Intérieur, Abdoulkader Doualeh Waïs, lors
d’une déclaration devant la presse.

"Mais
toutes manifestations ou démarches susceptibles de troubler l’ordre public
sont passibles pour leurs auteurs et commanditaires de sanctions pénales",
a averti le ministre.

"Les
distributions des cartes électorales se font dans toutes les circonscriptions
électorales, l’encre indélébile a été vérifiée,
la Commission électorale effectue son travail et de très nombreux
observateurs superviseront le déroulement du scrutin", a souligné
le ministre

La
campagne électorale s’ouvre officiellement vendredi à Djibouti pour
s’achever le mercredi 6 avril à minuit, a-t-il précisé.

Les
partis de l’opposition à Djibouti, regroupés au sein de l’Union
pour l’Alternance Démocratique (UAD) ont appelé au boycott de l’élection
présidentielle dans ce petit pays de la Corne de l’Afrique, ancienne colonie
française indépendante depuis 1977.

Ils
ont refusé de soutenir la candidature de Mohamed Daoud Chehem, le président
d’une petite formation politique le Parti Djiboutien pour le Développement
(PDD) qui s’est finalement désisté.

Lors
de la présidentielle d’avril 1999, Ismaïl Omar Guelleh l’avait emporté
avec 75% des suffrages exprimés contre 25% environ pour le candidat de
l’opposition Moussa Ahmed Idriss.

L’opposition,
qui a perdu son principal dirigeant, l’ancien Premier Ministre Ahmed Dini Ahmed,
décédé en septembre dernier, a reproché au pouvoir
en place de ne pas avoir procédé à la refonte des listes
électorales après les dernières législatives de janvier
2003.

Elle dénonce
également la composition de la Commission électorale nationale indépendante
(CENI) qui, selon l’opposition, est "impartiale et surtout formée
de fonctionnaires".

La
seule inconnue pour cette présidentielle du vendredi 8 avril qui va ouvrir
la voie au président sortant pour un second mandat de six ans reste, si
elle se déroule sans incident, le taux de participation.

Stratégiquement
situé à l’entrée de la mer Rouge, Djibouti, petit Etat largement
désertique d’un demi-million d’habitants, accueille la plus importante
base militaire française à l’étranger et la seule base militaire
américaine en Afrique.

25/03/05 (B290) Réunion le 26 mars à Lille, sur le thème ” Les crises et conflits en Afrique, conséquences de la re-mondialisation impérialiste”

LA
LETTRE du Collectif Afrique ( C.A.) –

Supplément
janvier/Février 05-
Collectif Afrique, 42 rue Bernos – Lille Fives-59800
tél:
0680575061
fax: 0320527692

A
l’appel du Collectif Afrique (CA) et du Mouvement Autonome de l’Immigration
(MAI)

Samedi
26 mars à partir de 14h
A l’ESPACE MARX
6 bis, Rue Roger Salengros
à Hellemmes – métro marbrerie –
(Lille)

Les
crises et conflits en Afrique conséquences de la re-mondialisation impérialiste
:

·
Darfour au Soudan avec Mohamed Hassan
·
Tchad avec Ley-Ngardigal Djimadoum
· Togo avec Georges Agbodjan

· Casamance avec N’krumah Sané

·
Congo et Grands lacs avec Muller Ruhimbikwa

·
Côte d’Ivoire

25/03/05 (B290) Révolution, mes frères ! (Lecteur)

J’en
ai ras le bol de lire chaque jour des tonnes d’article de propagande officielle
chaque jour.

Alors
qu”IOG se fout carrément du sort de la population djiboutienne.

Dans
deux semaines, il se sera réélu pour 4 ans de plus et le peuple
souffrira encore. Arrêtons la comédie. Utilisons nos ressources,
notre orgueil et notre désespoir pour organiser des manifestations et pour
agir contre l’Ethiopien.

C’est
par une action directe contre lui que nous obtiendrons son départ. Sachez
combien IOG à la peur au ventre ( il a fait interdire la rue devant le
palais de l”escale; il plante des gardes partout où il se rend…). Notre
sacrifice redonnera l’espoir à ceux qui souffrent du dictateur.

Malcom
x a dit "stop singing and start swinging"

Révolution,
mes fréres et chassons le tyran parasite et sa bande !

25/03/05 (B290) RSF – SOMALIE : deux journalistes de la radio d’Etat du Somaliland licenciés, puis arrêtés pour avoir collaboré avec une station privée

Reporters
sans frontières proteste contre les abus de pouvoir commis par le gouvernement
du Somaliland, qui a ordonné le licenciement et l’arrestation de deux journalistes
de la station publique Radio Hargeisa, sous prétexte qu’ils travaillaient
également pour une nouvelle station privée qui émet depuis
Londres.

«
Les deux employés de Radio Hargeisa doivent être blanchis et réintégrés
sans condition, a déclaré Reporters sans frontières. Ils
se trouvent aujourd’hui dans une situation intolérable, menacés
d’être jetés en prison s’ils recommencent à exercer leur métier.
Si l’état de la liberté de la presse n’est pas aussi catastrophique
qu’à Mogadiscio, les autorités de Hargeisa sont extrêmement
frileuses lorsqu’il s’agit de laisser s’exprimer les voix discordantes. Il est
clair que, dans le cas de ces deux journalistes, elles ont voulu faire un exemple
et mettre en garde les journalistes du Somaliland, tout en essayant d’asphyxier
une radio qui ne leur plaît pas en la privant de correspondants locaux.
»

Hodo Ahmed
Qarboshe et Ahmed Suleyman Dhuhul, respectivement présentatrice et reporter
de la station publique Radio Hargeisa, ont été licenciés
le 22 mars sur ordre du ministre adjoint de l’Information, Ali Elmi Geele. Le
gouvernement autoproclamé du Somaliland a considéré comme
une faute le fait que les deux journalistes, employés à mi-temps
par la radio publique, collaborent également à une nouvelle station
privée basée à Londres et qui émet vers la Corne de
l’Afrique, Radio Horyaal.

Selon
le Somali Journalist Network (SOJON), une organisation locale de défense
des journalistes, le 22 mars à la mi-journée, sur ordre du ministre
de l’Intérieur, Ismaaciil Aadan Cismaanla, plusieurs agents ont interpellé
Ahmed Suleyman Dhuhul et l’ont emmené au quartier général
de la police judiciaire. Hodo Ahmed Qarboshe a été arrêtée
le lendemain matin. Les deux journalistes ont été interrogés
sur leurs liens avec Radio Horyaal, sur la direction de cette nouvelle chaîne
et ont dû répondre de l’accusation d’« espionnage ».
Ils ont été relâchés le 23 mars dans l’après-midi,
après que le président de l’Association des journalistes du Somaliland
(SOLJA) avait payé leur caution.

L’administration
du Somaliland, dominée par le parti Udub, accuse Radio Horyaal d’appartenir
au principal parti d’opposition, le Kulmiye. La direction de la station privée
dément cette information, même si des sources locales, citées
par le SOJON, affirment que le Kumliye entretient effectivement des liens avec
la radio. Le Somaliland, Etat du nord de la Somalie, a proclamé unilatéralement
son indépendance en mai 1991, mais n’a jamais été officiellement
reconnue par la communauté internationale. Le gouvernement de Hargeisa
n’a jamais autorisé l’existence de radios privées.

Leonard
VINCENT

Bureau Afrique / Africa desk
Reporters sans
frontières / Reporters Without Borders
5, rue Geoffroy-Marie
75009
Paris, France
Tel : (33) 1 44 83 84 84
Fax : (33) 1 45 23 11 51
Email
: afrique@rsf.org / africa@rsf.org
Web : www.rsf.org

25/03/05 (B290) Selon un lecteur, la crise économique obligerait certaines jeunes femmes de bonne famille, mais désargentées, à se reconvertir … aux caprices des riches “obligés” de Guelleh.

____________________________
Note de l’ARDHD
Nous livrons cette information provenant d’un lecteur, parce
qu’elle est susceptible d’illustrer le niveau de pauvreté qui s’installe
au sein des familles populaires et du désarroi que rencontrent les Djiboutiens,
non affiliés à la mafia locale.
________________________________________________________

Les
proches du régime, grands amateurs de luxe et de facilité, auraient
découverts les plaisirs du massage et de la relaxation.

Le
problème, c’est qu’ils ont découverts que c’était plus confortable
d’être massé à domicile, plutôt que dans des institutions
ad hoc. Ils auraient imaginé de proposer à des jeunes femmes de
les masser à domicile.

On
imagine toutes les dérives possibles et toutes les sollicitations qu’ils
peuvent exercer pour obtenir plus …

Nous
n’en dirons pas plus, mais ce lecteur qui nous adresse des informations précises
lance une alerte sur le sujet qui reste un tabou dans les familles, mais qui illustre
le désarroi de ce peuple asservi par l’équipe de Guelleh.

25/03/05 (B290) Un lecteur nous transmet les propos d’Abdourhaman Waberi, écrivain djiboutien

L’écrivain
waberi vient s’exprimer dans les colonnes de l’Humanité.

Abdourhaman
Waberi : « Même loin, j’ai peur »

«
Je suis issu d’un milieu pauvre. Mon père ne sait pas lire. C’est
un petit commerçant qui vend du khat et fait sa comptabilité en
arabe. J’ai passé mon bac en 1985, dans un pays indépendant
depuis seulement cinq ans. Il n’y avait pas d’université. Les
masters classes à l’étranger étaient alors monnaie courante.
On envoyait les étudiants se former à tour de bras à l’extérieur,
pour mieux revenir au pays participer à l’effort de construction nationale.
Nombre de bacheliers ont ainsi fait leurs études secondaires en France,
à Metz, Bordeaux, Rennes… Avec ma bourse nationale – ça culpabilise
– j’ai atterri à Caen, au département des langues étrangères.
Ma feuille de route ? Passer cinq ans en France ; y obtenir une maîtrise
de n’importe quoi. Ce fut ma première rupture… L’envie d’écrire
a germé sur ce terreau fertile. On se cherche. C’est « l’âge
d’homme », comme a dit Leiris.

Les
trois premières années furent des années de découverte.
J’étais en France, j’absorbais tout comme une éponge.
Avec la licence et la perspective du retour, je me suis posé plus d’une
question. J’ai commencé à noter des impressions publiées
en nouvelles dans des revues. J’étais habité par un souci poético-politique.
Je voulais devenir journaliste, ce qui pose un sérieux problème
dans un pays comme Djibouti. Je suis rentré au pays. On m’a proposé,
entre autres travaux, de composer l’hagiographie du président ! Je
n’ai pu accepter l’idée de m’écraser la tête
contre un mur. Ma seule sortie humaine a été l’exil.

À
Djibouti, il existe ce que j’appellerais, en me référant à
Foucault, « le dressage des corps ». Cela n’a rien à voir
avec la politique. Chacun est un rouage dans un système. Si tu grippes
la machine, elle t’éjecte. Le dressage est collectif, le pion isolé.
L’élément perturbateur est immédiatement repéré.
Personne ne peut faire le début du début d’un mouvement. Un
juge un peu trop sensible aura vite fait de se tailler une réputation de
bras cassé auprès de sa profession. Dans ces conditions, ou tu t’exiles,
ou tu deviens schizophrène. Certains se réfugient dans la religion.

D’autres
s’évadent vers les paradis artificiels et prennent du khat, substance
qui fait planer. J’ai décidé, non sans inconscience, de différer
mon retour définitif, de – prolonger mes études de deux ou trois
ans. J’ai fait un diplôme d’études approfondies (DEA) sur
le roman africain, notamment sur le texte fameux de l’auteur Nuruddine Farah
qui se passe en Somalie. J’ai publié trois livres, dont le dernier,
à l’inverse des précédents, assez littéraires
et alambiqués, est ouvertement politique. J’ai donc signé mon
non-retour. Mes deux premiers recueils de nouvelles sont aujourd’hui au programme
des écoles à Djibouti. Ma biographie, là-bas, sera sans doute
bien expurgée ! Je vis actuellement à Caen où je suis professeur
d’anglais. Je suis à 6 000 kilomètres de mon pays, pourtant
j’ai peur.

Il
n’y a pas de maisons d’édition à Djibouti. C’est
un tout petit pays de 700 000 habitants, dont un demi-million vivent dans la capitale.
Tout le monde se connaît. Quand je m’y rends – toujours en transit
[Transit est le nom d’un livre d’Abdourhaman Waberi, écrit en
2003 – NDLR] -, je rencontre l’intelligentsia ; ça me coûte
deux cartons de bière et basta ! Djibouti, comme je le disais, est le dernier
pays d’Afrique à avoir obtenu son indépendance. Au moment de
la décolonisation, j’avais douze ans. Aujourd’hui, plus que jamais,
c’est la gabegie. Les examens sont bidonnés. Les enseignants sont
mal payés ou pas du tout. Tout s’achète : les permis de conduire,
les diplômes… Un professeur peut favoriser un élève parce
qu’il est de sa communauté. Connaissez-vous les « interventions
post-it » ? Le ministre de l’Éducation utilise ce principe relativement
discret qui consiste à donner ses ordres « par écrit »
à tel professeur en collant un « post-it » sur son épaule.

L’ordre
est aussitôt suivi d’effet. Le système djiboutien est un système
clanique, mû par une logique traditionnelle. Tel ministre fait partie de
tel clan. Il a, certes, ses positions politiques mais il a d’abord des comptes
à rendre à sa communauté. Il doit l’honorer. Comme le
haut de l’échelle agit de cette manière pour obtenir une voiture
ou une villa, le bas aussi. « Aujourd’hui, j’ai choisi la contestation
ouverte. Un ami très proche, Daher Ahmed Farah, a été jeté
en prison en 2002-2003. Je l’ai mis en contact avec le Parlement des écrivains.
J’ai également écrit un feuillet, plus percutant sans doute
que tous mes livres, lu au tribunal. Ils ont menacé ma mère. »

Propos
recueillis par M. S.