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04/12/2013 (Brève 318) Viendra, viendra pas au Sommet de l’Elysée ?

Selon une information crédible (mais que nous n’avons pas vu vérifier sur les sites officiels de l’Elysée et du Ministère français des A.E.), aucune délégation djiboutienne (ni égyptienne d’ailleurs) n’était attendue lors de ce sommet.

En revanche, on nous signale qu’IOG s’est bien envolé ce matin de Djibouti, pour une destination qui n’est pas précisée.

Le suspens continue !

06/10/05 (B318) Menaces terroristes à Djibouti (ou depuis), selon l’association des armateurs norvégiens ? Norwegian P&I insurer Skuld posted a warning on its website yesterday saying that the Norwegian Shipowners Association has received warnings of possible terrorist threats in and off Djibouti. (Info lecteur – en Anglais)

Terrorist warning: Djibouti

Norwegian P&I insurer Skuld posted a warning on its website yesterday saying that the Norwegian Shipowners Association has received warnings of possible terrorist threats in and off Djibouti.

The warnings were received from « reliable sources » and the Shipowners’ Association says: « Great caution should be exercised. »


A U.S. State Department Consular Information Sheet on Djibouti updated in May this year warned, in part:


Americans considering seaborne travel around Djibouti’s coastal waters should exercise caution, as there have been several incidents of armed attacks and robberies at sea by unknown groups in the last year. Extreme caution should be exercised, as these groups are considered armed and dangerous. When transiting in and around the Horn of Africa and/or in the Red Sea near Yemen, it is strongly recommended that vessels convoy in groups, and maintain good communications contact at all times.


Marine channels 13 and 16 VHF-FM are international call-up and emergency channels and are commonly monitored by ships at sea. 2182 Mhz is the HF international call-up and emergency channel. In the Gulf of Aden, transit routes farther offshore reduce, but do not eliminate, the risk of contact with suspected assailants.


Wherever possible, travel in trafficked sea-lanes. Avoid loitering in or transiting isolated or remote areas. In the event of an attack, consider activating the Emergency Position Indicating Radio Beacons. Due to distances involved, there may be a considerable delay before assistance arrives. Vessels may also contact the Yemeni Coast Guard 24-hour Operations Center at 967 1 562-402. Operations Center staff members are English-speaking.

06/10/05 (B318) Procès du 18 octobre : Maître Aref sera l’un des défenseurs du Général Zakaria contre le Président de l’ ARDHD.

Les conclusions ont été adressées par la partie civile à l’avocat de l’ARDHD, selon les règles en vigueur. Le point intéressant est qu’elles sont signées par deux avocats : Me Lachaume, avocat français (ce qui est normal) mais aussi par Me Mohamed Aref Mohamed, avocat au barreau de Djibouti et conseiller du Président Guelleh.

Les amis de l’ARDHD mesureront l’importance de cette nouvelle, sachant que l’Association a été fondée à l’origine pour défendre Me Aref, alors Défendeur des Droits de l’Homme, membre d’Amnesty international, Vice-Président de l’UIDH et pourfendeur du régime, comme en témoignent les nombreux documents et notes manuscrites en notre possession, où il nous communiquait des informations confidentielles sur les malversations et crimes commis par le régime.

A deux reprises, l’ARDHD est intervenue en faveur de la libération de Me Aref, d’abord en 1991/1993, puis en 1999. Est-il utile de rappeler que le site Internet à l’origine s’appelait www.liberte-aref.com ? Il n’a changé de nom qu’après avoir constaté et regretté le revirement politique à 180° du défenseur des Droits de l’Homme, devenu le défenseur de la dictature, de la torture et de l’asservissement d’un peuple.

05/10/05 (B318) Le Gouvernement n’a même pas réagi à l’annonce de la rupture des accords de mai 2001. Et la France, pourtant très impliquée dans la signature de cet accord, se tait honteusement !


Le Président


NOTE D’INFORMATION DU 3 OCTOBRE 2005

RELATIVE A LA DENONCIATION
DE L’ACCORD DE PAIX DU 12 MAI 2001

LE SILENCE TUE !

Par un communiqué en date du 24 septembre 2005, le parti politique dénommé Alliance Républicaine pour le Développement (ARD) a annoncé sa décision de dénoncer l’accord de paix du 12 mai 2001, dont il était cosignataire en tant que FRUD-armé.

Dans le cadre de sa mission de prévention des conflits, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) s’était déjà à plusieurs reprises inquiétée de la pérennité d’une paix civile fondée sur un accord dont une partie dénonce sans cesse la violation.

Si cette dénonciation par l’ancienne guérilla transformée en parti politique pacifique est compréhensible, c’est aujourd’hui le silence du gouvernement, et de la communauté internationale ayant salué en son temps cette indispensable réconciliation interdjiboutienne, qui inquiète la LDDH au plus haut point.

SUR LA FORME :

Par un courrier officiel adressé au chef de l’Etat le 6 juin 2002, M. Ahmed Dini (que Dieu garde son âme en paix), cosignataire de l’Accord de paix du 12 mai 2001, avait déjà mis le premier magistrat du pays devant ses responsabilités quant aux violations dont la partie gouvernementale se rendait coupable.

Par une lettre en date du 29 juin 2002, le gouvernement lui avait répondu, sous la signature du premier Ministre, le défiant de fournir la preuve de la moindre violation par la partie gouvernementale.

Or, pour départager les deux parties signataires sur une quelconque violation, il suffit de se référer au point b de l’article 24 dudit accord qui stipule expressément que « Les deux parties signataires du présent Accord conduiront de concert l’application stricte et honnête de la totalité de son contenu et de toutes autres mesures entreprises dans son cadre ou en rapport avec ses objectifs ».

La LDDH constate, sauf contestation de l’une des deux parties signataires, que c’est uniquement dans le cadre du désarmement et de la démobilisation de ses combattants que le FRUD-armé a été associé par la partie gouvernementale à l’application d’une disposition de cet accord.

Quant à l’ARD, transformation légale du FRUD-armé, elle a toujours dénoncé non seulement sa mise à l’écart de toute application de l’accord de paix du 12 mai 2001, mais surtout les violations perpétrées dans ce cadre par la partie gouvernementale ; violations porteuses d’un nouveau conflit et dont la LDDH s’est à plusieurs reprises gravement inquiétée.

SUR LE FOND :

Dans le cadre de la défense des droits humains, notamment politiques, économiques et sociaux, la LDDH est la première à regretter que les avancées, dont l’accord de paix du 12 mai 2001 était virtuellement porteur, n’en soient restées qu’au stade de la virtualité, sans aucune réalisation concrète ni aucune perspective d’espoir.

Du déroulement des deux dernières consultations électorales (législatives du 10 janvier 2003 et présidentielle d’avril 2005) constituant une violation des dispositions dudit Accord relatives au Conseil constitutionnel et à la Commission Electorale Nationale Indépendante, à la Décentralisation unilatéralement amendée d’une manière anticonstitutionnelle par la partie gouvernementale cosignataire, en passant par la Réhabilitation des zones affectées par le conflit (qui, à Obock, avait soulevé l’indignation du représentant local du Croissant Rouge scandalisé par l’attribution des nouveaux logements sur une base partisane, alors que rien n’a été entrepris dans le Sud-Ouest), cette application unilatérale de l’Accord de paix est loin d’avoir contribué à la réconciliation nationale qui est officiellement son objectif premier.

Par ailleurs, la LDDH reconnaît que les autres points, dont l’ARD dénonce l’absence de toute application, sont effectivement restés lettre morte : du retour des réfugiés à l’indemnisation des biens civils détruits, en passant par la réinsertion des anciens combattants, rien n’a été entrepris par le gouvernement.

Plus significatif de cet unilatéralisme systématiquement voulu, les quelques cadres de l’ancienne guérilla, réintégrés dans la Fonction Publique, ont vu leur salaire arbitrair)ement suspendu dès la création de l’ARD, en violation du seul Statut général de la Fonction publique.

PERSPECTIVES D’AVENIR :

La LDDH, soucieuse de la pérennité de la paix civile, s’inquiète sérieusement des inéluctables conséquences de la dénonciation de l’accord de paix du 12 mai 2001, officialisée le 24 septembre dernier par l’ARD, continuité du FRUD-armé.

La LDDH rappelle qu’elle a vu le jour en 1999, dans un contexte d’exactions des troupes gouvernementales contre les civils du Nord ; exactions ayant prouvé toutes les limites de l’accord de paix du 26 décembre 1994.

C’est pourquoi il est du devoir de la LDDH d’exprimer sa plus vive inquiétude face au silence par lequel l’autre partie signataire de l’accord de paix du 12 mai 2001, c’est-à-dire le gouvernement, se refuse à répondre à cette dénonciation d’un accord de paix dont la communauté djiboutienne espérait tant et que la communauté internationale avait unanimement salué, toutes deux en attendant la concrétisation dans la vie quotidienne de nos concitoyens.

PROPOSITIONS :

1. La LDDH invite expressément la partie gouvernementale à tout mettre en œuvre afin que tout renouvellement du conflit armé soit conjuré: dans l’actuel contexte régional et eu égard aux insondables frustrations populaires, le fait que le FRUD-armé ait déposé toutes ses armes est loin de constituer le gage d’un avenir pacifié, ni d’une coexistence harmonieuse entre les différentes composantes de la communauté djiboutienne.

2. La LDDH accueillerait avec le plus grand soulagement l’ouverture d’un dialogue franc et sincère dans les meilleurs délais entre le Gouvernement et l’ARD (les deux parties signataires de l’Accord de Paix Historique du 12 mai 2001.

3. La LDDH invite également la communauté internationale et les puissances militairement présentes sur le sol djiboutien à assumer leurs responsabilités afin de sauver la paix civile en République de Djibouti: la lutte contre le terrorisme international gagnerait en efficacité et en crédibilité si notre pays devenait stable, pacifié et démocratique.

NOEL-ABDI Jean-Paul

05/10/05 (B318) Les USA s’inquiètent de la désinformation véhiculée par la presse Djiboutienne au sujet des déportations massives d’étranger – US Expresses Concern with Media Mistatement in Djibouti (Info lecteur – en Anglais)

The United States Government is concerned with the misstatements by certain media in Djibouti that it has played a role in the Djiboutian Government’s current deportation policy, which has included a number of undocumented Ethiopians.

While the United States recognizes the sovereign right of every state to control its borders and to require that all persons be properly admitted and documented, the United States has played no role in the formation of the Djiboutian Government’s current policy.

05/10/05 (B318) Quarante étudiants universitaires Ethiopiens, réfugiés à Djibouti, recherchent un autre pays d’accueil, après un accueil plutôt « froid » à Djibouti, autant de la part des autorités que des organismes internationaux. Ethiopian University Students in Djibouti Seeking Asylum in a Third Country (Info lecteur – En Anglais)

About 40 students from different Universities and Colleges in Ethiopia, who left for Djibouti following the students protest in April called for resettlement to a third country and continue their education before it is too late.

In a letter they sent to families in Ethiopia, they said that they have been trying to get the attention of the UNHCR. However, despite making "so many frustrating efforts" some officials at UNHCR office told them that the office is only for French speaking refugees and they should go to the Kenyan UNHCR office and apply there. "We were all dirty and tired; most of us could not even walk any more due to the wounds on our toes. On top of that, it was very sad to hear such an answer from an international organization like UNHCR," one letter reads. They were later told to go the Organization of National Affairs for Refugees (ONARS) office. But until now they could not get any paper from the ONARS. "The office is about ten kilometers from the city and it is very much tiresome to walk every morning to get the asylum paper from the Djibouti government," they further noted.

Some students have escaped from the country after they made arrangements for an illegal journey through the border towns called Shinille and Dewele to the next border town of Djibouti called Ali Sabieh and the capital Djibouti.They are from different Universities and Colleges in the country and most of them were graduating classes.

05/10/05 (B318) Commentaires sur l’annonce de la rupture des accords de mai 2001. Le silence est bien plus confortable ! (ARDHD)

Lorsque les accords de Mai 2001 avaient été signés, dès l’origine, nous avions exprimé le plus grand septicisme. Ahmed Dini ayant quitté notre monde, nous ne ferons aucune remarque à ce sujet, qui puissent le concerner de près ou de loin ou qui puisse entacher sa mémoire ni les glorieux combats qu’il a menés.

Il était clair que ces accords étaient des accords de circonstance, car ils arrangeaient les deux partis. En particulier, pour Guelleh, qui devait intervenir alors à Bruxelles afin d’obtenir la confiance de l’Union européenne, il était important de produire un accord, même s’il savait déjà qu’il n’en respecterait aucun des termes.

Aujourd’hui, l’ARD ou le FRUD-Armé dénonce, avec un certain courage, ces accords. Nous saluons cette décision, car il était impossible de l’éviter, faute de réciprocité de la part du Gouvernement djiboutien.

Que fait Guelleh en réaction ? Rien. Un aveu ?

Rien ! Il ne communique même pas sur le sujet. Son silence est un aveu pour les observateurs. S’il n’a rien à dire, c’est qu’il est coupable des points qui lui sont reprochés par le Frud-Armé, ARD ! CQFD.

Mais voilà, que va-t-il se passer maintenant ?

Les Nations européennes et la France en premier auraient pu intervenir pour proposer « des bons offices » ou « un arbitrage ». Rien, silence radio aussi de ce côté-là.

La dénonciation d’un accord de cet importance, qui mettait un terme à une décennie de combat est un point capital : nous l’avions comprise (reçue) comme une sorte de « déclaration de guerre ». Franchement hostiles à toute action armée, nous ne souhaitons surtout pas la reprise des combats sur le terrain, car ce serait un poids supplémentaire pour les familles, le peuple et l’économie. Mais nous ne sommes pas hostiles à ce que la partie laisée et victime use de toutes les pressions possibles, y compris et en particulier, la communication, l’interpellation publique et officielle des Nations, via leurs Ambassadeurs résidents et la Commission de Bruxelles.

L’opposition n’a rien dit
A vrai dire, depuis le communiqué de dénonciation, c’est aussi le silence total, côté opposition. Aussi bien à Djibouti, que dans les milieux qui se disent de l’opposition : ARD représentation en France, FRUD en France, MRD et sa section bruxelloise. Pas un mot, pas un communiqué, pas une déclaration.

Bon, on a dénoncé les accords pour se soustraire à une responsabilité devant l’histoire et face à nos descendants. Mais, cette formalité accomplie, la vie continue.

De plus, comme le mois de Ramadan a commencé, ce n’est plus le moment d’engager des hostilités, ni une épreuve de force. On verra après …

Et ainsi la vie continue. Guelleh dicte et soumet. Guelleh achète certaines oppositions. Guelleh accumule les richesses. Guelleh emprunte au nom des Djiboutiens. Guelleh torture. Guelleh emprisonne et libère selon son bon vouloir.

Et après, me direz-vous ? On s’y est habitué. Chaque année, c’est un peu plus dur pour boucler la fin de mois. Mais en tant que Djiboutiens, on sait s’adapter. Et on continuera longtemps à rêver à la fin du régime, à l’instauration de la Démocratie, à un chef honnête et juste et à un retour à la croissance, avec le plein emploi.

Mais moi, personnellement, calfeutré derrière mes volets, craignant la délation, je ne léverai pas le petit doigt pour changer les choses. Ce n’est pas de mon ressort ni de ma responsabilité, mais de celui exclusif de mes voisins. En tout cas, je ne sortirai de chez moi, que le jour de la victoire, pour récolter ma part du fruit.

05/10/05 (B318) En avant-première, les premières informations sur le vaste plan de communication destiné à préparer la médiatisation du procès du 18 octobre. (ARDHD)

L’équipe de l’ARDHD finalise avec plusieurs associations reconnues internationalement, un communiqué de presse qui va être envoyé vendredi à plus de 400 journalistes.

Une conférence de presse sera organisée le 18 octobre à 11 heures avec la participation de Jean-Loup Schaal, Président de l’ARDHD et de son avocat, Maître Roger-Vincent Calatayud, et des nombreux témoins.

Cette conférence de presse permettra d’aborder de nombreux sujets, en particulier toutes les pratiques dans l’Armée et à l’Etat-Major, mais aussi plus largement toutes les violations des Droits de l’Homme qui sont commises par le Gouvernement et l’état d’asservissement de la Population.

Nous allons diffuser dans les prochains jours, des informations plus précises et plus complètes.