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21/11/05 (B325) Lettre ouverte de l’ARDHD au Ministre français des Affaires étrangères, au sujet de l’envoi de la copie du discours du Représentant de la France à Djibouti avec ses annotations manuelles.

 Association

ASSOCIATION POUR LE RESPECT

 Fondée

 Loi de 1901

DES DROITS DE L’HOMME A DJIBOUTI

 en 1992

84, rue Saint-Louis en l’Ile – 75004 PARIS Tel : 33 (0)1 46 34 70 70 – Fax : 33 (0)1 46 34 25 93
Contacts : Anne-Marie de Vaivre / Jean-Loup SCHAAL schaal@ardhd.org
Consultez nos informations permanentes sur : https://www.ardhd.org

 

Paris, le 21 novembre 2005

 

 

À Monsieur le Ministre
Monsieur Philippe DOUSTE-BLAZY
Ministre des Affaires Etrangères
37, quai d’Orsay
75007 PARIS

par fax (01 43 17 40 94), et par courrier
aux bons soins de Mr Pierre VIMONT, Directeur de cabinet

 

LETTRE OUVERTE

Monsieur le Ministre,

C’est en tant que vice-présidente et fondatrice de l’ARDHD, Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti, association récemment assignée en justice pour diffamation, via la personne de son président, que je vous alerte aujourd’hui.

Le 18 octobre dernier, – entre 14h00 et jusqu’à près d’une heure du matin, le lendemain -, avait lieu, à la 17 e chambre correctionnelle de Paris, l’audience du procès en diffamation intenté par le chef d’état major adjoint de l’armée de Djibouti, le général Ibrahim Zakaria, à Jean-Loup Schaal, président de l’Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti. A cette audience, aux côtés de l’accusé, six témoins sont venus longuement témoigner des exactions, détournements ou tortures qu’ils avaient eu à subir ou à connaître de la part du régime et de l’accusateur.

Mis en délibéré, le jugement sur cette affaire de diffamation est prévu pour le mardi 22 novembre.

Or quelle n’a pas été notre surprise de voir interférer dans ce procès un représentant de la république française, le premier d’entre eux à Djibouti, en l’occurrence l’ambassadeur de France : en effet, aussitôt après avoir remis les insignes de la Légion d’Honneur à Monsieur ZAKARIA, le premier représentant officiel de votre ministère a remis à l’avocat de M. Zakaria l’exemplaire personnel, annoté de sa main, du discours qui accompagnait la remise des insignes.

La décision de nomination survenant précisément durant le délibéré du jugement et quasiment 10 ans après l’assassinat du juge Borrel, sur lequel notre association n’a cessé de réclamer la vérité aux côtés d’Elisabeth Borrel, n’a d’ailleurs pas manqué de nous surprendre….

Vue la qualité attendue et largement reconnue de vos représentants, et particulièrement des premiers d’entre eux, on ne peut que penser que cet acte a été délibéré, considéré, et effectué en toute connaissance de ses conséquences immédiates et à terme : le document personnel, annoté de la main de votre représentant, a en effet été aussitôt transmis, dans les minutes qui ont suivi la cérémonie, par l’avocat du général décoré, au président de la 17 e chambre de Paris, précisément en cours de délibération sur l’affaire, dans un geste que l’on pourrait suspecter de volonté d’influence

Vous comprendrez, Monsieur le Ministre, que nous nous interrogions fortement sur la signification de ce geste, qui ne présente pas l’apparence d’être involontaire, et qui pourrait être considéré comme mû ou participant d’ingérence dans un procès en cours

Nous réservons notre capacité à demander officiellement à la justice une investigation sur cet acte.

Pour l’immédiat, j’ai souhaité vous alerter sur ce geste que l’on ne peut supposer inconsidéré, et ses répercussions possibles, comme j’alerte votre homologue garde des sceaux, Monsieur Pascal Clément.

Je suis sûre de la qualité d’attention que vous-même et vos services porterez à cette situation, et dans l’attente d’une réponse, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de ma plus haute considération et la meilleure.

Anne-Marie de Vaivre

 

PJ  : copie du discours de M. Jean Paul Angelier, dans l’exemplaire transmis au président de la 17 e chambre correctionnelle de Paris, actuellement en délibéré. Copies sur le sujet d’un article de La Lettre de l’Océan Indien, et copie d’un communiqué de l’Association SURVIE.

L’ensemble du dossier est disponible sur le site : www.ardhd.org

21/11/05 (B325) Communiqué de presse de l’ARDHD qui accompagne l’envoi de la Lettre ouverte au Ministre français des A.E. à la Presse. (ARDHD)

 Association

ASSOCIATION POUR LE RESPECT

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 Loi de 1901

DES DROITS DE L’HOMME A DJIBOUTI

 en 1992

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COMMUNIQUÉ 21/11/05

L’ARDHD, Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti, traînée en justice pour diffamation par le chef adjoint d’état major des armées de Djibouti,
( Procés le 18 octobre, à la 17e chambre correctionnelle du Tribunal de Paris, jugement à survenir ce 22/11/05) s’interroge sur un geste suspect de l’ambassadeur de France en faveur de l’accusateur.

Traînée en justice pour diffamation par le général ZAKARIA, Chef d’état major adjoint des armées de Djibouti, l’ARDHD, qui attend pour ce 22 novembre le jugement en délibéré du procès intenté par l’un des premiers exécutants du régime de Djibouti, connu pour ses violations répétées des droits de l’homme, s’interroge sur les motivations du comportement du premier représentant de la France à Djibouti.

Après l’avoir décoré de la Légion d’Honneur (décision déjà surprenante en elle-même, survenant en plein milieu du délibéré du procès, et en pleins remous de l’affaire de l’assassinat du juge Borrel), l’ambassadeur de France à Djibouti, Jean-Paul Angelier, a en effet remis à l’avocat djiboutien du général Zakaria le support personnel de son discours, annoté de sa main, support aussitôt transmis dès la fin de la cérémonie, au Président de la 17e chambre de Paris, dans l’intention apparente d’influencer son jugement.

L’Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti vient d’envoyer une Lettre Ouverte à Philippe Douste Blazy, Ministre des Affaires Etrangères et à Pascal Clément, Garde des Sceaux, pour demande d’explication de ce comportement, se réservant la possibilité, si nécessaire, d’instruire une plainte pour ingérence dans le cours de la justice.

L’ARDHD sera demain 22 novembre au Palais de Justice de Paris, à 13h30, devant la 17e chambre correctionnelle, pour entendre le prononcé du jugement.

Anne-Marie de VAIVRE

vaivre@titane.tm.fr

 

ARDHD – Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti

ardhd@ardhd.org                  https://www.ardhd.org

84, rue Saint-Louis en l’isle – 75004 PARIS (FRANCE)

Tel + 33/ (0)1 46 34 70 70                  Fax : + 33 (0)1 46 34 25 93

21/11/05 (B325) DJIBWATCH annonce le lancement de la nouvelle version de son site à la veille du rendu du délibéré par la Justice française.

djibwatch Nous avons le plaisir de vous annoncer la réouverture de notre site après une profonde modification.

 


Après plusieurs reports sur sa mise en ligne, nous avons décidé aujourd’hui, lundi 21 novembre 2005 de couper les rubans.


 


Cette date est importante, elle précède un jour la délibération du procès Zakaria-Ardhd qui sera rendue demain. 


 


 À notre manière, nous adressons un message clair au régime liberticide : Personne ne pourra empêcher les Djiboutiens de s’exprimer.


 


En lançant de poursuites judiciaires  contre les défenseurs de droits de l’homme, Zakaria (entendez Guelleh et sa mafia)   perd son temps.


 

Djibwatch

 

http://www.djibwatch.org

djibwatch_ecran

21/11/05 (B325) LDDH : information sur les Droits de l’Homme à Djibouti et en Afrique.


Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION

DU 20 NOVEMBRE 2005

SUR LES DROITS DE L’HOMME EN AFRIQUE

« L’exigence d’une Justice indépendante demeure en République de Djibouti »

Note liminaire

Cette Note liminaire porte essentiellement sur quelques points importants qui paraissent urgents afin de mette fin à une politique d’Impunité à outrance.

En effet, au moment où s’ouvre la 38 ème Session de Banjul de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), la FIDH et la LDDH sont particulièrement préoccupées de la situation des syndicalistes djiboutiens licenciés en 1995 et qui ne sont toujours pas réintégrés, dix ans après.

  1. Il faut rappeler que ces syndicalistes ne sont toujours pas réintégrés par le régime en place, qui refuse de les réintégrés et ce au mépris des diverses Résolutions du BIT, de l’OIT, de la CISL ;
  2. Rappelons également qu’une Mission de la FIDH avait séjourné en République de Djibouti en août dernier, afin de constater la situation des Droits de l’Homme et pour aussi précisément aider au déblocage de la situation alarmante des Défenseurs des Droits de l’Homme en particulier les Défenseurs des Droits des Travailleurs ;
  3. Que récemment des répressions intolérables se sont abattues sur les syndicalistes de la Poste, du Port et des Bus et des Taxis ;
  4. Que les manifestations pacifiques contre la cherté de la vie à Djibouti  par des mères de familles, des collégiens et des lycéens ont été sauvagement réprimées avec la mort par balle réelle d’un jeune à Balbala (Banlieue de Djibouti ville);

Que dans l’objectif de combattre l’impunité :

  1. La FIDH et ses ligues vont aussi intervenir pour dénoncer les nombreuses violations des défenseurs des droits de l’Homme sur les bases d’informations recueillies par l’Observatoire des défenseurs des Droits de l’Homme, plus particulièrement en RDC, au Zimbabwe, au Soudan et à Djibouti ;
  2. La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) soumettra un certain nombre de Dossiers portant :
    • Sur la situation actuelle des Syndicalistes du Port.
    • Sur le refus constant des Autorités djiboutiennes, d’ouvrir un dialogue constructif avec l’Opposition sur les bases mêmes des Accords de Paix du 7 février 2000, avec un calendrier fixé de commun accord, afin d’éviter tous les risques qu’un conflit armé resurgisse, ici à Djibouti, compte tenu de la situation explosive qui prévaut non seulement dans notre pays, mais aussi chez nos voisins immédiats : l’Erythrée et l’Ethiopie.
    • La Ligue Djiboutienne des Droits Humains, (LDDH) dans le cadre de la Prévention des Conflits, lance un Appel au Chef de l’Etat pour qu’il ouvre, lui-même, rapidement des négociations avec l’Opposition et ce avant toutes formes d’élections, régionales entre autres.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) souhaite plein succès à la Conférence de Banjul

M. NOEL ABDI Jean-Paul

20/11/05 (B325) Cette quinzaine dans le Gri-Gri …

20/11/05 (B325) Cette quinzaine dans le Gri-Gri …

Gri-Gri No.43 – jeudi 17 novembre 2005

La Sarko-hotline : Si vous appelez le ministère de l’Intérieur pour vous plaindre des émeutes en banlieue, sans le moindre surcoût de communication, on en profite pour vous sonder : pour ou contre Sarkozy ? Le Gri-Gri vous raconte – document à l’appui – comment le ministre a instrumentalisé son standard. Et vous éclaire sur le profil (inquiétant) des “sarkozystes” ainsi recensés…

Allô banlieue ? Ici Gri-Gri, j’écoute :
Puisque l’Intérieur n’écoute pas l’extérieur, Le Gri-Gri créé une ligne SOS banlieues en détresse. Et retranscrit les appels des Indigènes de la République pour le vote des étrangers, les échos de la presse africaine qui regarde la France se prendre en pleine gueule le vent des colonies, et les vérités du groupe La Rumeur, au rap incendiaire et politique…

Gabon – spécial élections : tous les postes sont occupés…
Profitant de la saison des élections présidentielles, Le Gri-Gri – journal censuré à Libreville – est allé taquiner le Omar (Bongo) dans une grande interview. Et a profité de son séjour gabonais pour pratiquer la pêche aux infos. Bilan : s’il y a du brouillage sur les lignes entre le Mollah Omar et l’opposition, ça barbote entre crabes sortis du même panier…

Un PCV de Ben Ali : Ben Ali a des tics – ou devrait-on dire des Ntic, puisque la Tunisie accueille en ce moment le Sommet de la désinformation. Parmi ceux-ci : le matraquage d’opposants. Apparemment, notre confère de Libération, Christophe Boltanski, a testé. Généreux quand il s’agit des coups, le “Bac moins trois” tunisien n’en est pas moins pingre pour le reste. Il vient de s’assurer, par vote au Parlement, le paiement de sa note de gaz à vie… Y a pas de petit profit !

Mais Le Gri-Gri, cette quinzaine, a aussi mis sur écoutes Mehdi Qotbi, l’ambassadeur bis du Maroc, grand ami de DSK et de Douste-Blabla ; a vu se brouiller les ondes de l’armée congolaise et a vu le téléphone du FMI pleurer sur l’aide au développement. Ayant l’oreille muscicale, il vous propose aussi le plus beau disque du monde de Salif Keita. A utiliser au moins en fond sonore sur votre répondeur ! Le Gri-Gri, par contre, ça ne s’écoute pas, ça se regarde, ne serait-ce que pour ses dessins d’une beauté rare. Le bonheur, c’est simple comme un coup…de crayon !

Où trouver le Gri-gri ?

Partout dans le monde : sur abonnement.
Adressez un chèque de 44 euros pour un an (24 numéros) / 24 euros pour 6 mois (12 numéros)
Le Gri-Gri International SARL.
6 bis, passage Thiéré
75011 Paris – France

En France : le Gri-Gri est distribué en kiosque par les NMPP. Un exemplaire pour seulement 2 euros !
www.lesamisdugrigri.com

20/11/05 (B325) RSF : ERYTHREE / Dawit Issac a été libéré.

Reporters sans frontières accueille avec une joie immense l’annonce de la libération du journaliste Dawit Isaac, propriétaire de l’hebdomadaire disparu Setit, détenu au secret depuis le 23 septembre 2001 par le régime le plus autoritaire du continent africain. Cette bonne nouvelle est toutefois tempérée par le fait que, depuis plus de quatre ans, douze autres journalistes sont toujours détenus quelque part dans le pays, sans procès et sans pouvoir communiquer avec l’extérieur.

« L’interminable calvaire que le gouvernement érythréen faisait subir à Dawit Isaac a pris fin, a déclaré Reporters sans frontières. Nous ressentons nous aussi le bonheur et le soulagement de sa famille et de ses amis, après plus de quatre ans de silence et d’angoisse. Mais il est amer de penser que douze de ses confrères sont encore les otages du régime de fer du président Issaias Afeworki. Rien ne justifie que l’élite journalistique du pays, quand elle n’a pas eu la chance de s’enfuir à temps, soit encore portée disparue dans les geôles érythréennes. Nous espérons que la libération de notre ami Dawit Isaac servira aussi à montrer à la communauté internationale ce qu’il en coûte d’avoir des revendications démocratiques à Asmara et qu’il est urgent de faire libérer au plus vite ses confrères prisonniers. »

Dawit Isaac a été libéré tôt dans la matinée du 19 novembre 2005 de la prison Karcheli, à Asmara, la capitale érythréenne. Il a pu téléphoner à son épouse, qui vit en Suède, ainsi qu’à Leif Öbrink, président de l’association « Free Dawit Isaak ». Affirmant qu’il se sentait « vraiment bien », il leur a par ailleurs annoncé qu’il avait l’intention de venir les retrouver en Europe dès que possible. Leif Öbrink a estimé que la libération de son ami avait été rendue possible par les efforts de l’ambassadeur de Suède à Asmara, Bengt Sparre.

Journaliste et propriétaire de l’hebdomadaire disparu Setit, citoyen suédois depuis les années 1980, Dawit Isaac, 41 ans, avait été arrêté le 23 septembre 2001, dans les grandes rafles policières qui avaient suivi la suspension de toutes les libertés civiles, cinq jours auparavant. Marié, père de trois enfants, il faisait partie des dix directeurs de journaux, rédacteurs en chef ou journalistes accusés sans preuve par le gouvernement d’être des « traîtres » et des « espions » de l’Ethiopie. D’abord détenu au commissariat de police n°1 d’Asmara, il avait été transféré au mois de mars 2002 à l’hôpital Halibet où il aurait été soigné pour les mauvais traitements subis dans sa cellule. Depuis son incarcération, les autorités suédoises avaient tenté, à plusieurs reprises, de lui rendre visite, mais le gouvernement d’Asmara avait toujours refusé.

Leonard VINCENT
Bureau Afrique / Africa desk
Reporters sans frontières / Reporters Without Borders
5, rue Geoffroy-Marie
75009 Paris, France
Tel : (33) 1 44 83 84 84
Fax : (33) 1 45 23 11 51
Email : afrique@rsf.org / africa@rsf.org
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19/11/05 (B325) A lire cette semaine sur LOI.

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 19/11/2005

DJIBOUTI – Coup de pouce à Zakaria


Volontairement ou non, l’ambassadeur de France à Djibouti, Jean-Paul Angelier, va jouer le rôle d’un témoin de moralité du général djiboutien Zakaria Cheikh Ibrahim, dans le procès pour diffamation que celui-ci a engagé contre l’Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti (ARDHD) et son animateur Jean-Loup Schaal. (…)

______________ Note de l’ARDHD

Cet article reprend fidèlement les informations de notre communiqué de presse et le fait que ce soit la copie du discours annoté qui ait été transmis au Président de la 17ème Chambre par Me Aref, comme pièce complémentaire.

19/11/05 (B325) Angola Presse : Selon “Survie”, la coutume d’attribuer la Légion d’Honneur à des personnes peu recommandables est de nature à discréditer sur cette haute distinction. Rappel sur la convocation de Guelleh par la Justice française.

Paris, France, 03/11 – L`ONG française “Survie” a vivement critiqué l`attribution de la Légion d`honneur, la plus haute distinction honorifique française, à trois officiers djiboutiens parmi lesquels le général Zakaria Cheik Ibrahim, Chef d`état-major-adjoint de l`Armée.

Dans un communiqué rendu public mercredi à Paris, “Survie” reproche à l`ambassadeur de France à Djibouti, Paul Angelier, d`avoir remis, le 30 octobre dernier en sa résidence, les insignes de Chevalier de la Légion d`honneur au colonel Youssouf Kayad Guelleh et au colonel Hassan Ali Kamil.

“La coutume de décerner la Légion d`honneur à des personnes peu recommandables est de nature à jeter le discrédit sur cette haute distinction nationale”, souligne “Survie”, qui reproche aux trois officiers, tous proches du président Omar Guelleh, d`être peu portés au respect des droits de l`Homme.

L`ONG française, réputée pour son combat en faveur d`un nouveau type de relations entre la France et l`Afrique, affirme considérer l`attribution de ces médailles comme un “acte de clientélisme” alors que “Djibouti a suspendu sa coopération judiciaire avec la France dans l`affaire de l`assassinat du juge Borrel”.

L`attribution de la Légion d`honneur au général Zakaria et aux colonels Kayad Guelleh et Ali Kamil intervient dans un climat de crispation des relations entre Paris et Djibouti, du fait de deux instructions judiciaires ouvertes en France.

La juge parisienne Sophie Clément avait souhaité entendre le 17 mai dernier le président Ismaïl Omar Guelleh dans le cadre de l`enquête sur l`assassinat, en 1995, du magistrat français Bernard Borrel à Djibouti où il travaillait comme coopérant.

Le président Guelleh, qui était patron des services secrets djiboutiens au moment des faits, n`a pas répondu à la convocation. De passage à Paris pendant cette période, le chef de l`Etat djiboutien avait été reçu à l`Elysée par son homologue français qui lui avait réitéré l`amitié de la France.

On rappelle que Djibouti abrite la plus grande base militaire française en Afrique forte de quelque 3.000 soldats.

Lien : http://www.angolapress-angop.ao/noticia-f.asp?ID=388348