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23/11/05 (B325) Un grand remerciement collectif à toutes celles et à tous ceux qui nous ont envoyé des messages de félicitations et de victoire.

Nous sommes “véritablement submergés” par les messages de félicitations que nous recevons par téléphone et par e-mail.

Chacun nous félicite pour le résultat du Jugement et chacun reconnaît qu’il est digne d’une véritable démocratie.

Nous sommes dans l’incapacité de répondre personnellement à chacune et à chacun, mais nous sommes tous très touchés par tous les messages de sympathie et d’encouragement.

Chacun a bien compris que la Justice avait sanctionné ‘a minima’ (1 Euro) une négligence, mais avait surtout évité de condamner l’ARDHD et ses actions en faveur des Djiboutiens qui sont persécutés par le régime.

23/11/05 (B325) Une réaction prêtée à IOG au sujet de l’émotion provoquée par la mort d’un étudiant sous les balles des forces armées. (Lecteur)

J’ai lu dans vos colonnes, la lettre ouverte d’étudiants djiboutiens concernant la mort d’un jeune lycéen durant la grève des bus.

La réaction prêtée à IOG, m’avait choqué : “Vous me parlez d’un jeune afar qui est mort ? Qu’auriez-vous dit si je faisais ce que Meles a fait aux manifestants à Addis Abeba ?” Plus de 40 morts à Addis.

Donc IOG est insensible aux appels. Ne comprendrait-il qu’un seul langage, celui d’Africa Killer 47 ?

23/11/05 (B325) ACTUS : lettre ouverte du Secrétaire Général au Président de la République sénégalaise au sujet de l’extradition d’Hissène Habré.

ACTUS

PARIS, LE 20 NOVEMBRE 2005

OBJET: AFFAIRE HISSÈNE HABRÉ

 

LETTRE OUVERTE À SON EXCELLENCE
MAÎTRE ABDOULAYE WADE
PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE SÉNÉGALAISE

EXCELLENCE, MONSIEUR LE PRÉSIDENT,

Les regards du peuple martyr du Tchad et celui du monde entier sont orientés depuis bientôt une semaine vers votre pays et sa justice.

En effet, l’arrestation de l’Ex-dictateur et Président Hissène Habré (qui vit un exil doré de 15 ans à Dakar ) suite à la demande d’extradition de la justice belge à compétence universelle, est une nouvelle qui réjouit tous les démocrates, le peuple tchadien et toutes les victimes africaines qui gémissent sous les rouleaux compresseurs des dictateurs, qui, hélas, comme au Tchad, pullulent encore sous les cieux de la Françafrique ou le pré-carré français d’Afrique.

Excellence Monsieur le Président, nous ne relaterons pas ici, les innombrables crimes contre l’humanité commis par l’Ex-Président Hissène Habré en 7 ans de règne de 1982 à 1990. Cependant, nous soumettons à votre profonde conscience les extraits du rapport sur les crimes de Hissène Habré,

– tout d’abord en tant qu’être humain, puis en votre qualité de juriste et Homme de lois (Avocat à la Cour d’Appel de Dakar, Membre de l’Académie Internationale de Droit Comparé de stockholm-suède, Membre de l’International Academy of Trial Lawyers, Expert/consultant International),

– en votre qualité de l’un des rares Présidents du Pré-carré français démocratiquement élu par le Peuple sénégalais. Dans ce Pré-carré français où les hold-up électoraux présidentiels sont érigés en système politique avec pérennisation des pouvoirs autocratiques, criminels et dictatoriaux ( la figure représentative de cette espèce de dirigeants criminogènes, est le Général-Président Idriss Déby, ancien bras droit droit de Hissène Habré, et responsable de la mort de plus 25.000 morts en 15 ans de règne selon les rapports provisoires des ADH),

– et enfin en votre qualité de Président du Sénégal, qui est régulièrement cité en exemple comme modèle de démocratie réussie sur le continent africain. Quelques extraits du rapport de la Commission d’Enquête du Ministère tchadien de la Justice de 1992 vous édifieraient au mieux sur les faits. Les effroyables crimes de Hissène Habré y ont été stigmatisés :

– « Le régime de Hissène Habré, de 1982 à 1990, fut marqué par de graves et constantes violations des droits de l’homme. Par périodes et en procédant à des arrestations collectives et des meurtres de masse, l’ancien tyran a persécuté différents groupes ethniques dont il percevait les leaders comme des menaces à son régime, notamment les Sara et d’autres groupes sudistes en 1984, les Arabes, les Hadjaraï en 1987 et les Zaghawa en 1989. Même si le nombre exact des victimes reste à ce jour inconnu, la Commission d’Enquête du Ministère tchadien de la Justice a chiffré en 1992 le sombre bilan des années Habré à « plus de 40 000 victimes dont 4.000 identifiées nommément, plus de 80.000 orphelins, plus de 30 000 veuves et plus de 200 000 personnes se trouvant, du fait de cette répression, sans soutien moral et matériel ». La plupart des exactions furent perpétrées par la terrifiante police politique de Habré, la Direction de la Documentation et de la Sécurité (DDS), dont les directeurs ne rendaient des comptes qu’à Hissène Habré et appartenaient tous à sa propre ethnie, les Goranes. »

– Une des rescapées Madame Khadidja Hassan Zidane arrêtée et relâchée plusieurs fois, a totalisé environ une année de détention accompagnée de tortures à l’électricité dans les locaux de la DDS.

Elle affirme avoir connu toute la panoplie des méthodes de torture dans une cellule exiguë et chaude comme un sauna. Elle y restera, quasiment dans la même position, pendant trois mois et dix-huit jours. Elle porte les stigmates laissés par les coups de baïonnettes, les brûlures dues à l’électricité… « Le jour où Hissène Habré sera jugé à Bruxelles, je promets de me dénuder entièrement pour montrer au monde les souffrances que j’ai endurées sans avoir rien fait de répréhensible », souligne-t-elle.

« Je me souviens qu’Hissène Habré assistait personnellement aux tortures, assis sur une chaise ou un fauteuil, feignant l’indifférence, les pieds posés négligemment sur une table. Et puis, il est venu plusieurs nuits de suite, muni d’une lampe électrique et tuait chaque fois quelqu’un avec une arme de poing muni d’un silencieux… », « ..tout ce que je veux c’est faire face à Habré et lui demander pourquoi il a fait ce qu’il fait. C’est tout ».

– le jeune Clément Abaïfouta, alors jeune bachelier qui rêvait de devenir Médecin afin de servir son pays, avait le tord d’avoir eu pour oncle un opposant, le Professeur Facho Ballam. Ce lycéen qui s’apprêtait à s’envoler pour l’Allemagne afin de suivre les études médicales, a été arrêté dans la nuit du 12 juillet 1985 par des hommes en tenue militaire. Il fut embarqué pour une destination inconnue.

« Pendant quatre ans, j’ai enterré des cadavres à raison d’au moins sept par jour. Par deux fois, nous avons creusé des fosses communes pour enterrer de nombreux corps…»

– Djimadoumadji N’garkete Bainde, l’un des Tchadiens qui ont déposé une plainte contre M. Habré en Belgique en 2001, affirme que le régime de l’ancien président est responsable de la mort de 29 membres de sa famille.

Il a précisé que l’une de ses cousines, qui vit dans la capitale tchadienne, N’djaména, rencontre encore parfois certains de ses tortionnaires.

« Quatre hommes de main de Habré l’ont violé sur le cadavre de son père », a-t-il déclaré.

« Habré a brûlé des villages entiers et contaminé des puits. Il a armé des enfants de huit ans à peine » a t-il dit depuis Liège, en Belgique, où il est directeur d’un centre pour la jeunesse africaine.

Ces trois extraits de témoignage des rescapés du camp de la mort qu’était la piscine de la DDS, témoignent si besoin est, de la nature criminogène de l’Ex- Président Hissène Habré, qui, par ses actes gravissimes, ont heurté la conscience collective de tous les Tchadiens. En effet, toutes les familles ont été victimes de ces années de plomb.

Excellence Monsieur le Président, votre déclaration à RFI le 11.11.2005 « Je ne sais pas ce qu’il va en advenir, c’est à la Cour à décider et moi je suivrai la cour d’appel », a-t-il ajouté.

« Mais je ne ferai rien sans consulter l’Union africaine (UA), parce que ce n’est pas un problème du Sénégal, c’est un problème africain », inquiète le peuple martyr du Tchad, victime de la tyrannie du Dictateur Habré. En effet, il est de notoriété publique que la plupart de ces Présidents, spécialistes des hold-up électoraux et qui gouvernent par la coercition, les assassinats, la délation, la corruption et la terreur, appelleraient incontestablement à la non-extradition de Hissène Habré en Belgique. De plus, votre éventuelle décision d’appliquer la décision qui serait arrêtée par vos pairs, serait considéré comme un désaveu de votre part de la justice sénégalaise et un blasphème pour les milliers des morts tchadiens.

Certains compatriotes africains par tradition séculaire d’hospitalité (la Téranga), au nom de la défense de la dignité africaine ou par pitié pour l’Ex-dictateur, s’opposent à l’extradition de Hissène Habré vers la Belgique. La Téranga sénégalaise a été malheureusement dévoyée par certains pour des raisons inavouées et inavouables.

Ni la Téranga, ni une quelconque religion ne sauraient protéger un criminel de la trempe de Hissène Habré , ni s’accommoder d’une situation qui relève d’un marchandage politique sur le dos du peuple tchadien profondément meurtri et assassiné.

Il y a là un certain négationnisme que nous tchadiens, profondément meurtris dans nos chairs clamons de vive voix.

Eprouver de la pitié pour un criminel invétéré et s’opposer à son jugement, c’est non seulement profaner la mémoire des milliers de morts mais c’est aussi faire l’apologie des crimes passés présents et futurs des dictateurs africains qui écument encore la scène politique du continent avec le soutien des puissances impérialistes capitalistes.

Chaque Africain conscient, peu soit-il, conviendrait que le noir depuis la traite négrière organisée par l’Europe et qui a duré 4 siècles (XVI ème au XIX ème, a touché environ 100 millions de victimes), suivie par la colonisation puis aujourd’hui par le néo-colonialisme de l’occident. Ce sont là une véritable tragédie pour notre continent qui portera à jamais les séquelles et stigmates. Les humiliations, le racisme, les discriminations, le mépris (plus de 50 noirs morts dans les incendies à Paris au printemps et en été derniers dans des immeubles vétustes, sans que cela ne puisse susciter des réactions dignes des politiques suite à la mort des être humains, et les récents drames des immigrés noirs des enclaves espagnols de Ceuta et Melila…) dont les noirs sont victimes partout à travers le monde des blancs, ne peuvent que susciter révolte, dégoût et mieux encore une révolution socialiste radicale pour la libération de l’Afrique, la mère patrie des peuples noirs et de sa diaspora.

Ces mêmes puissances impérialistes occidentales, qui se targuent de démocratie, sont les géniteurs des petites créatures criminelles et dictatoriales qui oppriment nos peuples. Hissène Habré et Idriss Déby en sont d’excellents spécimens.

La notion de démocratie à géométrie variable trouve ici toute son application pour les noirs « puants, polygames, pour qui elle demeure un luxe…» selon les propos racistes de certaines personnalités politiques françaises.

Hissène Habré était soutenu par les États-Unis et la France, qui le considéraient alors comme un bouclier contre le Guide libyen Mouammar Kadhafi et sa légion islamique qui risquerait de déferler en Afrique sub-saharienne.

Selon HRW, une ONG étatsunienne, « Pendant la présidence de Ronald Reagan, les États-Unis apportèrent en secret et par le biais de la CIA, un soutien paramilitaire à Habré, afin que celui-ci prenne le pouvoir dans son pays. Par la suite, les États-Unis fournirent à Habré une aide militaire massive et ont entraîné et aidé tant matériellement que financièrement la DDS ».

Quant à la France, malgré la prise en otage par Habré et ses hommes, alors en rébellion contre le pouvoir central, de l’anthropologue française Françoise Claustre en 1974 et l’exécution du Capitaine Galopin venu négocier la libération de sa compatriote en 1975, Paris a également soutenu Habré contre la Libye en lui procurant armes, soutien logistique et renseignements, et en lançant les opérations militaires «Manta» en 1983 qui défendait la ligne située en dessous du 16 ème parallèle ou la ligne rouge interdite aux Libyens et à leurs alliés rebelles du GUNTde Goukouni de franchir et enfin l’opération «Epervier» depuis 1986. Les velléités d’émancipation de Hissène Habré et ses accointances trop étroites avec les Américains ont déplu à la France, qui a alors aidé la rébellion d’Idriss Déby à s’emparer du pouvoir le 01 décembre 1989. Le marché fut conclu : la compagnie française Elf entre dans le consortium anglo-saxon pétrolier pour l’exploitation du pétrole tchadien.

Monsieur le Président, de ce qui précède nous pouvons comprendre la réticence de certains Africains à l’extradition du dictateur Hissène Habré vers la Belgique. Pour ces derniers, une telle extradition ressemblerait fort bien à une infantilisation du noir, toujours inapte à se prendre en charge mais prompts à exécuter les ordres du Maître blanc.

Le continent africain est mature et dispose suffisamment des juristes hautement compétents capables de juger Hissène Habré en Afrique. Aussi, nous proposons que ces crimes contre l’humanité ne doivent pas rester impunis. À cet effet, dans le cas d’une décision d’extradition, la seule solution raisonnable et raisonnée eu égard à la gravité des faits, serait nos modestes propositions que nous vous soumettons. Hissène Habré pourrait aussi être jugé en Afrique par l’un des tribunaux ci-dessous :

1- Le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) créée par la résolution
955 du Conseil de Sécurité de l’ONU du 8 novembre 1994( siégeant à Arusha
en Tanzanie)

2- La Cour spéciale pour la Sierra Leone, instituée par la résolution 1315 du
conseil de Sécurité de l’ONU du 14 août 2000 ( siégeant à Freetown en Sierra
Leone).

Un additif spécial aux statuts de l’un de ces deux juridictions internationales existantes, permettrait de juger d’urgence Hissène Habré dont les victimes, leurs avocats et la justice Belge ont les dossiers fins prêts depuis 5 ans.

Ce procès serait aussi une opportunité pour juger tous les complices intérieurs de Hissène Habré, notamment celui de son Ex-Lieutenant, l’actuel Président du Tchad, le Général Idriss Déby qui fut alors le Chef d’Etat Major des Armées et le Responsable de la sécurité. Cet Homme fait montre d’une cruauté qui rivalise avec celle de son Chef comme en témoigne le bilan provisoire de son palmarès macabre de 25.000 morts selon le rapport des ADH.

Les géniteurs et complices extérieurs, notamment les puissances impérialistes occidentales et les membres des réseaux obscurs telle que la Françafrique, devraient aussi répondre de leur participation et complicité de génocides et de crimes contre l’humanité.

Le Peuple tchadien, espère vivre des révélations dérangeantes que fera Hissène Habré à la barre. Nous souhaiterions aussi que ce procès soit aussi celui de l’impérialisme qui depuis des décennies tire les ficelles et tue à petit feu les populations noires à travers ses guerres de rapines.

Excellence Monsieur le Président, nous vous rappelons au demeurant, que l’engagement que vous avez pris à travers votre déclaration d’avril 2001, où vous avez déclaré publiquement que vous donnez un mois à Habré pour quitter le Sénégal, nous réconforte et espérons que vous résisterez à la pression de « l’internationale dictatoriale africaine » qui pressent d’ors et déjà le sort qui sera réservé à ses Membres. Ils répondront aussi un jour de leurs crimes contre l’humanité et autres forfaitures devant la justice africaine.

La déclaration d’incompétence pour juger Habré pour des crimes commis à l’étranger par la Cour de Cassation de Dakar en mars 2001 ne saurait longtemps résister à l’épreuve des faits et des propositions telles que les nôtres susmentionnées. Nous osons encore espérer que votre pays et vous-même respecterez les obligations internationales découlant de la ratification en 1986 de la Convention internationale des Nations Unies contre la Torture. En effet, la Convention contre la Torture, stipule que tout Etat signataire doit poursuivre ou extrader l’auteur présumé d’actes de torture à l’étranger et qui se trouve sur son territoire.

Excellence Monsieur le Président, votre pays le Sénégal a été aussi parmi les premiers pays à avoir ratifié les statuts de la nouvelle Cour Pénale Internationale (CPI). Votre engagement personnel pour la cause de la paix et de la justice sur notre continent, donne espoir à notre Peuple martyrisé par la dictature de Hissène Habré.

La justice qui serait rendue à notre Peuple par le jugement de celui que l’on surnomme le « Pinochet africain » est un événement d’une importance capitale et à retentissement mondial.

Nous osons encore espérer que La Chambre d’accusation de la Cour d’Appel se prononcera pour l’extradition et que le jugement aura lieu à la mémoire des 40.000 morts et des 80.000 orphelins dont l’auteur est Hissène Habré.

Excellence Monsieur le Président, vous-même, votre pays et les juges entreraient dans la postérité et le panthéon de la justice universelle et du droit international, si vous Hissène Habré est jugé. Vous avez par conséquent la lourde responsabilité historique de sauver l’honneur des peuples africains et noirs.

Dans l’espoir que les cris de lamentations et de lourd deuil porté par notre peuple martyr, puissent trouver un écho favorable, je vous prie d’agréer, Excellence Monsieur le Président, l’expression de ma considération distinguée et celle des remerciements anticipés des victimes de la tyrannie de Hissène Habré.

Le Secrétaire Général de l’ACTUS
(Action du Tchad pour l’Unité et le Socialisme)
actus@club-internet.fr
33 (0)613 34 68 67
Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum

23/11/05 (B325) Affaire Zakaria contre l’ARDHD : à mon avis, la Justice française a rendu un jugement serein, digne et équitable. (Lecteur)

Le jugement est équilibré.

Quoi que pourront dire les supports guelléens, quelques soient les cris de victoire qui ne vont pas nous être épargnés dans les prochains jours, le Jugement de la 17ème chambre ne condamne pas du tout l’ARDHD qui sort renforcée de cette affaire. Il sanctionne simplement, avec juste raison, une erreur d’appréciation de l’équipe qui a “laissé passer” deux textes trop explicites et trop directs.

Le prix à payer est bien évalué : un euro pour la Partie civile, pas de dédommagement des frais d’avocats ni de justice plus une amende de 1.000 €, mais assortie du sursis. Il sanctionne une négligence, mais il ne condamne pas une Organisation authentique de Défense des Droits de l’Homme. Et surtout l’ARDHD conserve sa liberté d’expression à part entière, sans restriction.


Quant à Monsieur Zakaria, il sauve “les meubles” puisque deux textes ont été retenus, comme injurieux ou diffamatoires. Il reste donc neuf textes qui n’ont pas été sanctionnés et qui n’étaient pourtant pas tendres.



Personnellement, je félicite le Tribunal et son Président pour avoir su comprendre le contexte, les conséquences et les intentions de chaque partie.





L’ARDHD aurait-elle pu bénéficier d’une relaxation pure et simple ? Non, à partir du moment, où faute de témoignages suffisamment précis sur des viols, des massacres de population, des corruptions et des trafics, elle ne pouvait faire valoir l’exception de vérité. Ce sont les témoins qui ont manqué ! Et nous savons tous pour quelles raisons !

Le pouvoir a exercé de telles pressions sur les victimes, qu’aucune n’a pu venir pour parler de ce qu’elle a subie … C’est toute la difficulté dans ce genre de procès.

Les parties ont la possibilité de faire appel pendant quelques jours. Si on me le demandait, je conseillerais à l’ARDHD de ne pas le faire …. M Zakaria le fera-t-il ? Qui peut le prédire ? Faire appel, c’est espérer plus … mais c’est aussi le risque d’obtenir moins aussi, voire d’être entraîné à payer des dédommagements pour procédure abusive. Il y a des risques certains et de gros frais à engager.

Ce que je retiens de ce procès exemplaire, c’est l’attitude de la Justice française qui n’a pas été sensible aux pressions des Affaires étrangères françaises, comme la remise d’une décoration honorifique à M Zakaria ou l’envoi du discours annoté de la main du Représentant de la France, en plein délibéré.

Ce que je retiens, c’est que des affaires criminelles commises à Djibouti : viols, tortures, massacres ont été évoquées pour la première fois devant une Cour pénale française et que cela laissera des traces et des archives. Mais au-delà de tout cela, je sens qu’un mouvement a été initié. Les Djiboutiens comprennent qu’il est de leur intérêt d’initier des plaintes pénales pour faire reconnaître les préjudices et les mauvais traitements qu’ils ont subis.

Je ne serais pas étonné que des plaintes soient déposées dans un proche avenir.

Avant de clore cette contribution, je tiens à présenter toutes mes félicitations au Président de l’ARDHD qui a agi avec la plus grande dignité et qui n’a pas dévoilé ses sources. Avec le soutien remarquable du Bâtonnier Calatayud, il a assuré la défense de l’Association avec mesure et sincérité.

Je félicite aussi tous les témoins qui sont venus s’exprimer courageusement à la barre et en particulier Monsieur Ali Coubba dont chacun a pu mesurer l’émotion et la douleur, lorsqu’il a parlé de la torture qu’il a subie.

22/11/05 (B325) Accrochages en pays AFAR : plusieurs militaires de l’AND tués et blessés. (Correspondant)

Le 20 novembre entre Dorra et Randa dans l’extrême Nord de la République des accrochages ont eu lieu entre les rebelles et les forces armées.

Il semblerait qu’il y aurait, deuxmorts,cinq blésséset un véhicule détruits du côté militaire. Quant aux rebelles aucune information ne filtre.

Ce qui est certain, c’est le mouvement des troupes de militaires se concentre vers la zone des accrochages. Est-ce que les responsables de l’Etat Major en première ligne seront en mesure de donner ordre de ratisser avec toutes les conséquences de crimes contre les populations
civiles.

La crainte des populations de cette région est ressentie jusqu’à Djibouti-Ville.

22/11/05 (B325) Africapole.com publie nos communiqués.

Soupçon de l’interférence d’un représentant de la France au procès intenté contre une Association de Défense des Droits de l’Homme

Lien :
http://www.africapole.com/portal/index.php?u=1&m=13&mod=news&mode=view&id=92

22/11/05 (B325) Communiqué de l’ARDHD. 22 novembre 2005 14h00 : Jugement de la 17e chambre correctionnelle de Paris.

Le plaignant, M. Ibrahim ZAKARIA, débouté pour plus 80 % de ses demandes, n’aura droit qu’à un euro de dommages et intérêts.

Le tribunal de la 17e chambre correctionnelle de Paris vient de rendre son jugement sur la plainte en diffamation déposée par Monsieur Ibrahim Zakaria à l’encontre de M. Jean-Loup Schaal, président de l’ARDHD, en tant que directeur de la publication du site www.ardhd.org.

Sur onze articles pour lesquels la responsabilité de M. JL Schaal était recherchée par la partie civile pour diffamation et injures publiques, huit ont été considérés par le tribunal comme non avérés.

Sur les trois articles restant, pour l’un d’entre eux, la plainte a été considérée comme irrecevable.

Pour les deux derniers articles (deux « courriers des lecteurs » publiés respectivement dans les numéros B194 et B199 de l’Observatoire de l’ARDHD), Jean-Loup Schaal a été condamné à une amende avec sursis de 1000 euros, et à verser un euro de dommages et intérêts (vs les 50 000 euros demandés) à Monsieur Ibrahim Zakaria.

Débouté pour 80 % de ses demandes, – 9 articles dénoncés n’ont pas été condamnés -, le plaignant aura donc reçu un euro de dommages et intérêts …

Il n’aura pas reçu le blanc seing de démocratie virginale qu’il escomptait.

A noter :
■ Pas de condamnation aux frais d’avocats (pourtant clairement dispendieux pour la partie civile, avec deux avocats payés par le régime, honoraires conséquents .. déplacements entre Djibouti et Paris effectués en 1e classe),
■ Pas de sujétion du jugement du tribunal aux influences organisées par la partie civile : les avocats de la partie civile avaient en effet transmis de curieuses pièces complémentaires au président du tribunal (appui personnel de personnalités représentant l’état français), et cela au cours même du délibéré..

– Pour l’ARDHD et pour tous ses soutiens, cette action en justice aura eu l’immense avantage de révéler de façon officielle, légale, attestée et formulée sous serment, les témoignages de six témoins ayant eu personnellement à subir et/ou à connaître des violences, tortures, détournements et exactions diverses commises par le régime de Djibouti, et par ses éxécutants, au premier chef ses éxécutants militaires..

La justice française dispose désormais dans ses annales accessibles des minutes circonstanciées et précises sur tous ces crimes.

– Et surtout l’ARDHD conserve intacte l’entière liberté de s’exprimer sur son site.

 

NB : l’ARDHD rappelle qu’elle a envoyé, en date du 21/11/05, deux « lettres ouvertes », l’une au Ministre des Affaires Etrangères, M. Philippe Douste Blazy, et l’autre au Garde des Sceaux, M. Pascal Clément, pour demander des explications quant au geste de l’ambassadeur de France à Djibouti d’apporter apparemment un appui personnel à la tentative d’influence sur la justice française.

22/11/05 (B325) Remerciements à notre Conseil, le Bâtonnier Roger-Vincent Calatayud qui a assuré, seul, la Défense de l’ARDHD.

Après avoir écouté le jugement et les motivations du Tribunal, les premières pensées de l’équipe ont été pour Roger-Vincent Calatayud, dont la plaidoirie le 18 octobre, commencée à plus de 23 heures, a été brillante, précise, argumentée et saluée par toutes les personnes présentes dans la salle d’audience.

Sans parler de ses immenses qualités d’amiité, de sincérité et de fidélité, nous lui adressons nos plus sincères remerciements pour son talent et pour son engagement, jamais démenti, en faveur de la cause des Droits de l’Homme, de la Justice et de la Démocratie, non seulement à Djibouti, mais dans de nombreux autres pays.

C’est une plaidoirie qui a pesé lourd dans la Salle d’audience le 18 octobre 2005 et qui a balayé les accusations de la Partie civile de Monsieur Ibrahim Zakaria.

Toute l’équipe de l’ARDHD lui adresse publiquement le témoignage de sa reconnaissance.

(*) Comme nous l’avions déjà souligné, il y a une grande différence entre la Légion d’Honneur qui est décernée “à titre honorifique” aux étrangers et le fait, pour les Citoyens français, d’être reçus dans l’Ordre avec Compte-rendu et Publication au Journal Officiel de la République.

Extrait de l’Art 5 – Lien avec le site officiel :
http://www.legiondhonneur.fr/shared/fr/organi/forgani.html

Le nouveau décoré est invité à se faire recevoir officiellement.


Il doit choisir une personnalité, elle-même membre de la Légion d’Honneur, qui sera déléguée par le grand chancelier pour accomplir cette réception.


À l’issue de cette cérémonie, le décoré devient membre de la Légion d’honneur et il reçoit le brevet qui consacre son appartenance à l’ordre.


Il est à noter que seuls les Français sont reçus dans l’ordre et partant, peuvent en devenir membres.