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13/08/06 (B362) All Afrika – Revue de presse :  » Le Somaliland est un pays frère, mais Djibouti est contre le morcellement de la Somalie « ,

Dixit M. Idriss Arnoud Ali, dans une interview à Geeska Afrika

Le 4 juillet dernier, le président de l’Assemblée nationale, M. Idriss Arnaoud, faisait la Une de Geeska Afrika, un journal somalilandais paraissant trois fois par semaine. Le journal, d’expression somalophone comme tous les titres locaux, publiait une interview accordée à l’un de ses reporters, Mohamed Rambo, par le président Arnaoud.

Interrogé sur le fonctionnement de notre parlement, sur les relations de celui-ci avec le parlement somalilandais, le président Arnaoud a également été prié par son intervieweur de s’exprimer sur la position de Djibouti concernant la souveraineté de cette République autoproclamée en quête de reconnaissance internationale.

 » Le Somaliland, a-t-il dit, est un pays frère mais Djibouti ne peut le reconnaître comme un Etat indépendant car cela voudrait signifier que nous cautionnons le morcellement de la Somalie.”

Evoquant les  » contacts  » entre l’Assemblée nationale et le parlement somalilandais, le président Arnaoud a indiqué qu’on ne pouvait parler de  » relations proprement dites « , reconnaissant toutefois que des rencontres ponctuelles entre les élus des deux peuples avaient lieu de temps en temps.  » J’ai récemment rencontré, a-t-il dit, une délégation sénatoriale conduite par Haj Abdi Warabé.

Au cours de cette rencontre, nous avons exprimé le souhait de raffermir nos relations afin de permettre à nos deux peuples de circuler librement et en sécurité. M.Haji Warabé n’a pas manqué de m’informer du fait que tous les pays qu’il avait visités, y compris les Etats-Unis, voudraient d’abord connaître la position de Djibouti avant de se prononcer sur la question de la reconnaissance du Somaliland et j’ai bien sûr répondu à M.Abdi que la République de Djibouti souhaitait avant tout que la nation somalienne soit en paix et retrouve son unité. « 

Le président Arnaoud a ajouté que cette position ne devait nullement empêcher Djibouti de coopérer avec le Somaliland dans le domaine économique et commercial, les biens et les personnes pouvant librement circuler des deux côtés de la frontière.  » Mais nous devons œuvrer à renforcer notre coopération afin de mieux lutter contre la contrebande », a martelé M.Idriss Arnoud.

Pour terminer, le président de l’Assemblée nationale n’a pas manqué de remercier le Parlement somalilandais qui, a-t-il souligné,  » œuvre pour la paix. »

Naguib Chourek

13/08/06 (B362) Analyse de la politique régionale et des positions de Guelleh. (Transmis par un lecteur)

La République de Djibouti, après avoir acquis son indépendance en 1977, s’est engagée, comme les autres états souverrains du monde, à adhèrer aux idées contenus dans les grandes conventions internationales ainsi qu’ au respect des accords bilatéraux et multilatéraux qu’elle passait avec certains de ces états. Ayant, donc, été consideré, à partir de là, comme un état souverrrain, membre à plein titre de l’Onu, L’Oua, l’Igaad et de nombreux autres grandes organisations internationales, il était et est de son devoir de veiller, en premier lieu, au respect et à la sauvegarde de la souverrainté des autres états et notament à celles des pays limitrophes avec qui elle partage non seulement des frontières communes, mais aussi avec qui elle devrait entretenir des rapports de bon voisinage emprunts d’un climat de paix et de confiance.

Or, malheuresement, une observation sommaire de la réalité de la diplomatie Djiboutienne actuelle, fait immédiatement ressortir l’hypocrisie, la duplicité et l’interventionnisme mercantile qui caractérise la conception des relations inter-états du régime qui dirige ce pays.

En effet, ce régime dirigé en maître obsolu par I.O.G., ne retient des conventions et des, accords internationaux déjà signés et ratifiés au nom de la nation Djiboutiennes que les points de droit qui l’arrangent et qui coincident avec ses intérêts personnels. Celà revient à dire, qu’il ne retient que ce qui qui contribue à l’aider à continuer à appliquer sa conception tyranique de la gouvernance d’un pays et d’un peuple. C’est à dire tout ce qui va favoriser l’enrichissement de ses dirigeants ainsi que, ce qui va participer à sa volonté mégalomane qui fait suite à son désir de vouloir jouer coûte que coûte un rôle de premier plan dans la région.

Cette façon d’être de la diplomatie du Gouvernement Djiboutien que beaucoup d’observateurs internationaux ont déjà constaté est plus qu’ aggravée par l’ambition démesurée de cet individu dont les décisions et les actions sur ce plan, débouchent immanquablement sur un interventionisme illégal, direct ou indirect, dans les affaires intérieurs des pays de la région. L’attitude néfaste de cet homme, qui utilise les moyens et les prérogatifs d’un état, ainsi que les croyances populaires, culturelles et religieuses des différentes communautés de la région pour promouvoir sa conception illogique et irraisonable de la réalite régionale, participe non seulement à entretenir l’état chaotique dans laquelle se retrouve notre sous-région mais aussi crée et suscitte des antagonismes entre les différentes communautés d’un même pays ou bien participe à dresser une population contre ses dirigeants démocratiquement élus.
Génèralement, pour lui ce dernier cas s’applique lorsque les dirigeants de ces pays ne répondent pas à ses attentes et refusent, par leurs engagements ou par leurs décisions, de se laisser manipuler pour partager sa conception et ses orientations de la politique régionale. Cette manière d’être de la politique de ce personnage sortant clairement du cadre normal des relations inter-états, il nous semble important de comprendre, avant tout autre analyse, les raisons qui motivent de telles prises de position qui hypothèquent l’équilibre régionale.

Aprés examen et tout en restant sur un plan global, il semble opportun et adéquat de retenir que, ce comportement qualifiable de nuisible et de dangereux pour l’ensemble de la Corne de l’Afrique et plus particulièrement pour Djibouti, doit avoir une double motivation de la part de son instigateur. Ces deux motivations peuvent se formuler comme suit:

1) La certitude et la volonté du dirigeant Djiboutien d’être ou de faire tout pour devenir l’unique et incontournable Autorité Somali, habilitée à s’exprimer et à rêgler les problèmes actuelles de cette communauté. L’appartenance à cette derniére et la haute idée qu’il a de lui-même le poussent à se considérer comme le seul interlocuteur valable pour traiter à sa façon les espoirs et les difficultés que rencontrent cette communauté qui, comme tout le monde sait, est disseminée dans quatre (4) pays de la sous région.

Donc, pour concilier cet éparpillement sur plusieurs pays et sa volonté d’être le fédérateur des volontés de l’ensemble des Somalis, I.O.G. doit non seulement passer outre la réalité des frontières étatiques existantes, mais aussi faire tout pour rallier à ses vues, à sa conception les différents dirigeants et hommes forts Somalis déjà sur le terrain et en cas d’impossibilité faire en sorte de les mettre hors circuit ou les liquider pur et simplement.

Cette manière d’être peut se constater dans sa gestion de la crise de l’ex-République Somalienne. En effet, depuis le début de la crise de ce pays, il fait preuve d’un désir, d’une intention plus que pathologique de vouloir, coùte que coùte, écarter des hommes, importants au règlement de cette crise comme Mr. Houssein Aidid, Général Morgan et Mr. le Président Abdillahi Youssouf qu’il a qualifié des seigneurs et de criminels de guerre.

 

 

Ceci étant, sur ce point il est une question que nos lecteurs gagneraient à se poser et qui pourrait, là aussi, se formuler comme suit:

Pourquoi I.O.G. voudrait être le fédérateur des volontés de l’ensemble des Somalis quelque soit leur pays ?… et surtout pour faire fâce à quelle menace?… Quel avantage y gagne t.il?…

En ce qui concerne la présente analyse, il ne fait aucun doute que toutes les manoeuvres de cet homme sur cet aspect des choses, ne visent que l’Ethiopie et ses interêts régionaux.

Sinon comment expliquer qu’ I.O.G, délaissant les relations privilegiées et historiques avec ce pays, s’est attêlé à la recherche d’alliés du côtê des pays arabes et de l’islam radicale de façon générale.

2) Une volonté historique et religieuse (fausse à notre sens), qu’I.O.G. représente ou utilise et qui associe son ambition personnel sur le plan régional à une volonté expanssioniste de certains intérêts islamistes arabes. Ces derniers, suivants et appliquants à la lettre les principes philosophiques et religieux du wahabisme et des mouvements Islamistes comme le tablik et autres philosophies fondamentalistes d’Arabie-Saoudite et du Pakistan, prônant un Islam de guerre pur et dur, voient la sous-région de la Corne de l’Afrique comme une zone d’expanssion préférentielle de leur conception rétrograde et agréssive de l’islam.

En fait, une association de la sorte, lucrative et avantageuse pour les deux parties est la chose la plus logique surtout en tenant compte de l’appât et l’attrait de gain qui caractérise si profondément la personnalité du dirigeant Djiboutien. Une des conséquences de cette association est qu’on a vu se développer au fil du temps et des années à l’installation de plus en plus importante des ideés et principes d’un Islam fondamentaliste à Djibouti alors qu’auparavant ce pays était caracterisé par un Islam traditionel et tolérant. Cet état de chose ne s’est pas fait sans heurts et sans l’opposition des autorités religieuses traditionelles qui ont fait des tentatives pour contrer ces nouvelles doctrines islamiques.

Mais ce fut peine perdu, car ces nouvelles philosophies religieuses et les ulémas qui les répresentaient étaient pleinement appuyés et favorisés par I.O.G. qui bien que n’étant que Chef de cabinet à l’époque n’en répresentait pas moins le pouvoir absolu de l’état.
Et cette association est toujours d’actualité puisque elle perdure avec juste quelques adaptations pour la rendre moins évidente aux yeux de l’opinion internationale et régionale. C’est pour celà que les partisans et les propageurs de ces philosophies religieuses intégristes s’adressent maintenant au Directeur du Cabinet d’I.O.G. Mr. Ismail Tani et à quelques fois à certains de ses intimes comme Mr. Hachi Abdillahi (Hachi la grande gueule) pour la promotion et la bonne éxècution de leurs projets tant à Djibouti, en Somalie ou dans le reste de la région.

En effet cette région qui est le point de contact entre différentes religions est considerée par les fondamentalistes et autres intégristes musulmans dans leur guerre fâce aux U.S.A. notamment, comme une zone favorable pour non seulement mener à bien certaines de leurs opérations mais aussi pour effectuer les préparatifs qui s’y attachent tout en ayant sur place la logistique, la protection et la discrétion voulues d’I.O.G..

En guise de conclusion à la présente entrée en matière de ce chapître, on peut d’ores et déjà constater, que quelques soient les motivations, les intérêts et les volontés qui s’expriment à travers ces ingèrences et cette remise en question de l’équilibre régional, il est clair et établit, que non seulement la politique régional du régime Djiboutien y tient un rôle important mais aussi y participe activement selon des schémas qui n’ont vraiment rien à voir avec les principes normaux de la diplomatie inter-états.

A partir de là et afin de fournir à nos lecteurs «Amis» la possibilité de se faire une perception plus approfondie sur cette réalité régionale qui nous concerne tous de très près, nous nous proposons d’effectuer une analyse plus localisée et plus détaillée sur les communautés, les pays et organisations concernés par cette situation.

Sur l’Ethiopie

Avant son investiture à la fonction suprême, I.O.G. ayant besoin de l’appui du Gouvernenent de l’Ethiopie pour atteindre le but qu’il s’était fixé, à pendant très longtemps fait tout pour passer aux yeux de tout observateur comme Pro-Ethiopien donc favorable à la promotion des intérêts Ethiopien à Djibouti.

Depuis quelques temps, de part les décisions et les positions qu’il adopte, il apparait de plus en plus, qu’I.O.G. estime sa période "d’ Ethiophilie" comme terminée, étant entendu qu’il a réussi à acquérir le pouvoir absolu à Djibouti.
En outre, il est évident que la réorientation de sa politique étrangère vers la péninsule arabique qui lui confère la certitude de pouvoir dorénavant compter sur le soutien et la puissance financière des pays arabes, font qu’il ne considère plus l’Ethiopie comme un partenaire prioritaire pour le développement de Djibouti et surtout pour la pérenité de son pouvoir.

Ceci étant, avant ou après son investiture, l’actuel Président de Djibouti n’a jamais cessé d’interfèrer et d’intervenir dans la politique intérieure de ce pays, soit pour des raisons de sécurité, soit pour des raisons ayant trait à son ambition et au rôle régional qu’il s’était depuis longtemps convaincus de jouer un jour dans la Corne de l’Afrique. C’est ainsi que pour promouvoir et s’assurer de la bonne éxecution de ses idées et de ses plans sur la sous-région, il a adopté un certain nombre de principes et de réflexions qu’il s’efforce de suivre, comme autant de fils directeurs à sa conception de la réalité des pays de la région.

Pour le cas qui nous occupe dans ce paragraphe c’est à dire l’Ethiopie, il ne fait aucun doute qu’il est convaincus qu’il n’existe pas une Ethiopie mais plutôt des Ethiopies. Pour cet individu qui réellement se considère comme un parfait connaisseur de ce pays, l’Ethiopie actuelle étant composée de plusieurs régions et de plusieurs communautés ou peuples aux moeurs, races, cultures, réligions et intérêts différends et parfois contradictoires, il ne fait aucun doute (Pour lui) donc que dans un plus ou moins prôche avenir, on assistera à des scissions et à des partitions qui obligatoirement entraineront l’apparition de plusieurs autres états sur les ruines de ce qui fut naguère l’Ethiopie.

Il considère donc, qu’il y aura par la force des choses une redistrubition et une révision des frontières régionales de la Corne de l’Afrique telles que nous les connaissons aujourd’hui.

Il est donc important pour lui de se préparer à cet évenement, d’autant plus, selon sa conception, que cette implosion de l’Ethiopie sera certainement la résultante de nombreux troubles sociaux, religieux, raciaux ou économiques. Suscittés et mènés par des secessionistes certainement soutenus par des intérêts étrangers.

Toutefois une observations simple de sa manière d’être avec ce pays, ces derniers temps, permet à tout un chacun de se rendre compte, qu’I.O.G. fait plus que de se préparer à cet évènement. En effet, partageant cette façon de voir l’avenir de ce pays avec certains intérêts arabes voulant réellement promouvoir celà, il n’hésite pas à fournir son appui ou à s’associer directement à tout groupe, organisation ou pays qui tendraient vers cet objectif qui est la destruction de l’Ethiopie.

De plus, il est clair qu’il serait plus qu’avantageux pour lui , si l’Ethiopie avait assez de graves problèmes internes avec ses différentes communautés car celà entrainerait que le Gouvernement de ce pays se détourne du problème Somalien qu’ I.O.G. pourra alors gérer à sa guise selon ses intérêts.

Il faut savoir que sur un plan général, I.O.G. pour mener à bien sa politique interventioniste en Ethiopie, ne fait jamais rien d’apparent qui pourra par la suite lui être reproché par le Gouvernement légal de ce pays. Cependant, il ne fait aucun doute que ce dernier est avec la Somalie, les deux zones où ses activités politiques et économiques sont les plus importantes. En effet pour parvenir aux objectifs qui sont les siens, il utilise les différentes communautés Ethiopiennes en les manipulant et en soutenant financièrement et matérièllement leurs aspirations et révendications politiques ou sécessionistes, réligieuses, tribales ou raciales.

Ces dernières qui pour certaines d’entre elles prennent des formes violentes, auraient pu s’exprimer autrement et plus pacifiquement sans l’intervention pernicieuse dictée par l’ambition exacerbée de cet homme qui réellement n’a aucune considération pour ces communautés qui pour lui ne sont que des instruments pour arriver à ses fins.
En effet peut-on en toute lucidité affirmer qu’I.O.G., recherche le bonheur et le bien-être des nomades Afars et Issas, en les faisant manipuler ( frontière Djibouto-Ethiopienne) par ses agents prépositionés, pour qu’ils continuent à s’affronter ..?

Pourtant malheureusement les faits prouvent que ses hommes ont bien travaillé puisque la confrontation entre les nomades de ces deux communautés est d’actualité en Ethiopie aujourd’hui même (Gawane, Adaitou, Gadametou, Endefu).

Nous sommes convaincus qu’I.O.G. pour parvenir à une situation de la sorte, qui doit correspondre à une partie de ses plans, s’est non seulement appuyé sur leurs ativismes tribaux mais c’est aussi donné les moyens matériels en faisant intervenir son argent et ses agents en Ethiopie. Sur ce plan là, il convient d’être consciens qu’I.O.G. est en train de jouer la seule et dernière solution qui lui restait. En effet favoriser la confrontation Afar et Issas lui permet d’atteindre deux objectifs en une seule fois.

 Premièrement, il crée des problèmes en Éthiopie en suscitant et en encourangeant par ses basses manigances un conflit armé entre ces deux tribues qui en se développant troublera très certainement l’ordre public instauré par le Gouvernement de ce pays. Les conséquences d’une telle situation ne pourront qu’être dommageable qu’à celui-ci puisque ces deux communautés sont toutes Ethiopiennes et sont localisées dans un secteur économiquement important pour l’Ethiopie.

 Deuxièment, ayant occupé les Afars et les Issas a s’entretuer et veillant à intervenir par petites touches à ce que celà perdure dans le temps, I.O.G. s’assure par là une absence de réaction d’opposition à son régime de la part de ces deux communautés. Un tel raisonnement peut sembler étrange et bizarre à quiconque ne connait pas la mentalité de ces deux ethnies, mais pourtant c’est bien celui qui s’impose car pour elles l’appartenance à la tribu est plus importante et plus forte que les frontières entre Djibouti et l’ Ethiopie.

C’est la raison pour laquelle, le tyran Djiboutien ayant sentit un danger plus que sérieux pour son régime s’est attelé à créer cette confrontation armée entre ces peuples à majorité illetrés, et aussi facilement manipulables.

Compte tenu des répercussion néfastes que peut entrainer une situation de la sorte dans nos objectifs, le Mouvement que nous représentons propose ses services au Gouvenement Ethiopien pour s’opposer aux manoeuvres manipulatoires de cet homme et pour participer à mettre un terme aux conséquences désastreuses de son action dans ces deux communautés.

Sur ce point, estimant que cette attaque contre l’Ethiopie nous concerne aussi de très près, nous préconisons aux autorités de ce pays les points suivants pour contrecarrer les visées de cet individu:

 L’imposition de l’arrêt des hostilités par l’intervention musclée des Forces Fédérales Ethiopiennes.

 La recherche d’un règlement pacifique par la discussion et la négociation et l’intervention des personnalités des deux ethnies, sur ce plan, il faut tenir compte qu’I.O.G. à beaucoup plus d’agents qui sont à la solde chez les Issas que chez les Afars. Il faudra donc veiller à choisir les personnalités tribales dont les regards sont plus tounés vers Addis-Ababa plutôt que vers Djibouti.

 L’intervention des autorités Ethiopiennes Issas ou Afars afin de s’opposer dans leurs communautés respectives à cet ingérence d’un autre pays et surtout parce que celà est de leur responsabilité. Dans le cas contraire le Gouvernement Fédéral ne devra pas hésiter à tirer les conclusions qui s’impose surtout, la aussi, pour les autorités Ethiopiennes d’origine Issa. Si cette dernière hypothèse s’impose d’elle même et de par l’aspect délicat de l’attaque d’I.O.G., il faudra veiller pour l’instant et jusqu’à la fin de la crise à remplacer un Issa par un Issa et un Afar par un Afar.

 Celà permettra de ne pas envenimer les choses et de responsabiliser des gens fiers de leur "Ethiopianité" et non plus des agents prépositionés à la solde d’I.O.G. qui appui le tribalisme Haineux.

 Faire la chasse par des enquêtes approfondies notament par des enquêtes financières (Diré-Dawa, Addis Ababa) puisque c’est par ce moyen que les agents d’I.O.G. sont les plus vunérables. Il faut utiliser les moyens qui sont les siens et ruiner ces agents en Ethiopie, qui en grande partie sont tous dépendants des systèmes financiers que lui-même à participer à mettre en place.

 Insufler et consciensicer les deux communautés (Beaucoup plus chez les Issas que chez les Afars) sur l’avantage de faire partie de la famille Éthiopienne par des projêts de développement sociaux et autres progrès économiques.

 Dans cet ordre d’idée, il convient de tenir compte qu’I.O.G. à toujours su jouer sur les frustrations que les différentes communautés ressentent entre elles pour toujours parvenir à ses fins et ainsi faire avançer ses plans.

C’est la raison pour laquelle, il est essentiel pour le Gouvernement Fédéral qu’aucune de ces deux communautés ne s’estiment léser par sa gestion de la crise qui les opposent entre elles. Ce point est important car I.O.G., pendant ce temps, ne restant pas inactif travaille en profondeur et en secrêt les deux éthnies (plus chez les issas que chez les Afars) en diligentant des opérations de désinformation sur toutes les décisions et actions du Gouvernement Ethiopien ainsi que des manipulations qui pour certaines entrainerant encore d’autres morts.

En ce qui concerne la communauté Issa qui beaucoup plus que les Afars, est perméable aux divers manipulations de ce tyran qui l’a toujours trompé et utilisé à des fins personnels, il faut savoir qu’elle est aujourd’hui diminuée par l’absence d’un OUGASS à sa tête (Roi et Chef Spirituel des Issas) qui nous en sommes sûr, aurait réduit à néant les néfastes malversations de ces individu.

C’est cet handicape que ressentent tous les Issas (Djibouti, Ethiopie, Somalie) et qu’I.O.G. entretient depuis plusieurs années en s’opposant à la désignation d’un nouveau OUGASS(car l’ancien OUGASS Hassan Hersi est décedé en1994), qui non seulement lui permet de les assujetir par la tyranie de la tradition et d’éviter toute réaction de leurs parts contre lui mais aussi de les manipuler pour certains d’entre eux dans ses actions d’ingérence dans les affaires intérieures des pays comme l’Ethiopie.

Depuis peu se rendant compte que les Issas ne partagent plus sa gestion de la réalité Nationale et Régionale, I.O.G. à monté une énorme opération de manipulation pour l’intronisation d’un nouveau OUGASS à Diré-Dawa qu’il désignera lui-même et qui donc ne sera là que pour défendre ses intérêts personnels et qui aussi servira à renforcer son emprise sur les Issas qu’ il craint plus qu’autre chose.

Le pire pour I.O.G. serait que les Issas s’allient aux Afars pour le contrer tant dans sa gouvernance de Djibouti que dans ses interventions déplacés en Ethiopie.

Dans le même cadre de ses ingèrence dans les affaires intérieures de l’Ethiopie, le dictateur Djiboutien ne se contente pas seulement d’utiliser, pour mieux les opposer, les deux communautés citées cidessus. La politique de déstabilisation qu’il mène depuis un certain temps contre ce pays s’exprime aussi, outre par les multiples pressions d’ordre économique, par aussi un énorme et multi-forme soutien qu’il accorde à la communauté Oromo, notament aux sécèssionistes du Front de Libération Oromo.

A Djibouti, il n’est un secrêt pour personne que le régime accorde non seulement l’asile politique aux membre de l’O.L.F. mais aussi qu’il participe activement à les appuyer dans leurs revendications politiques vis à vis de l’Ethiopie. La gestion et le suivi du dossier de cette organisation ayant été confié depuis plusieurs années au Service de Documenttation et de Sécurité de la république de Djibouti (S.D.S.), c’est bien ce dernier qui a aussi la charge de coiffer, de structurer et de diriger l’aide et l’appui d’état qui est fourmit à l’O.L.F. ainsi qu’à d’autres groupuscules dont la majorité rélève de la simple délinquance.

Outre le fait de faciliter systématiquement l’installation des membres de ce front à Djibouti, le S.D.S. favorise et intervient fermement, tant dans l’administration nationale qu’auprès de la population autochtone pour la concrêtisation et la bonne éxècution des divers formes d’aides que revêt le soutient gouvernemental.

En effet, le gouvernement Djiboutien favorise non seulement la prise en main et l’embrigadement de la Communauté Oromo de Djiboutie par l’O.L.F. mais soutient financièrement cette dernière organisation, soit directement, soit en organisant et encourageant la récolte de "l’impot révolutionnaire" auprès des travailleurs de cette communauté (femmes de ménage, gardiens de maison, manoeuvres journalier).

13/08/06 (B362) Face à la légère confusion politique actuelle, l’ARDHD propose d’organiser une conférence de l’opposition avec la participation de tous les acteurs concernés, sans exclusion. (ARDHD)(Texte actualisé le 15/08)

Rappel préalable de la position de l’ARDHD :
L’Association n’a aucune ambition à Djibouti, ni politique, ni économique, ni d’aucun ordre. Elle n’est liée à aucun parti ni à aucune organisation et elle conserve son indépendance totale, de pensée, de choix et d’écriture. Son financement, réduit au minimum indispensable pour l’hébergement du site, est assuré par l’équipe de bénévoles (qui donne surtout son temps). L’ARDHD n’a jamais demandé le paiement d’aucun abonnement ni d’aucune cotisation et elle ne reçoit aucune subvention ou recette publicitaire de quelque ordre qu’elle soit.

L’Association s’est fixée pour objectif d’agir en faveur du Respect des Droits de l’Homme à Djibouti et de redonner la parole aux Djiboutiennes et aux Djiboutiens qui en sont privés.

Ses analyses montrent que ces objectifs ne pourront être atteints que s’il y a un changement important au niveau du style de gouvernement et de gestion du pays.

L’ARDHD ne peut donc pas ignorer l’action des hommes et des partis politiques et c’est la raison pour laquelle elle a pris fait et cause pour les partis sincères d’opposition, car ils représentent l’espoir pour les Djiboutiens.

Face à une certaine confusion qui est survenue à la suite de l’annonce de la réunion du 22 juillet (qui était une excellente initiative au départ, si elle avait permis de réunir l’ensemble de l’opposition, comme le propose l’ARDHD, depuis des années) l’Association pense qu’il faut continuer dans cette voie, mais en impliquant l’ensemble des acteurs sans exclusive aucune : tribale, ethnique, niveau de représentativité, actions passées, ….

Lorsque les conditions détaillées ci-dessous seront réunies, l’ARDHD propose d’organiser une conférence à Paris et de mettre ses moyens et son savoir-faire à la disposition de tous les participants : méthode d’animation de réunions, assistance des présentateurs pour la préparation de leurs interventions, méthode de travail en groupe.

Le contexte :
Les Djiboutiennes et les Djiboutiens sont victimes des dérives d’un gouvernement dictatorial, qui ne bénéficie d’aucune légitimité et qui a accaparé le pouvoir et toutes les ressources au profit de ses seuls intérêts privés et du financement d’un réseau « d’obligés » qui le servent et qui lui permettent de se maintenir par la force et la terreur.

Une grande partie du patrimoine public a été cédé à des entreprises privées, dans des conditions opaques et sans bénéfice apparent pour le Trésor public : port, aéroport, chemin de fer, encaissement des recettes douanières, ….

Le pays bénéficie d’une situation géopolitique exceptionnelle, qui attire les convoitises de tous ordres et les intérêts étrangers : la présence de forces armées importantes sur son territoire est aussi un élément important qu’il ne faut pas négliger, aussi bien pour l’indépendance du pays, que pour sa dépendance.

La conférence proposée :

Date : deux jours, un samedi et un dimanche, probablement les 4 et 5 novembre 2006

Participants et invités :

– tous les dirigeants de partis sincères d’opposition ou (s’ils ne peuvent se déplacer) leurs représentants dûment mandatés avec des pouvoirs les plus larges,

– tous les dirigeants de mouvements et d’associations qui interviennent à Djibouti ou pour Djibouti,

– toutes les personnalités indépendantes et les observateurs (y compris les journalistes) qui sont concernés par la situation.

Projet d’ordre du jour :

La conférence serait organisée autour de réunions plénières et de sous-commission de réflexion et de travail de groupe. La langue de travail et de rédaction des comptes-rendus et des rapports, sera le français.

L’ordre du jour ci-dessous n’est qu’une proposition : il pourra être modifié durant la phase de préparation avec les intervenants qui le souhaitent.

1 – Analyse de la situation actuelle et de ses conséquences pour les populations sur tous les plans : économique, politique, culturel, judiciaire, éducatif, santé, liberté, emploi, …. Bilan

2 – Quels sont les moyens possibles pour mettre un terme à la dictature ? Quels arguments : Assistance à peuple en danger ? Devoir d’ ingérence humanitaire ? Légitime défense ? …. ???

3 – Comment conserver les valeurs culturelles et traditionnelles en évitant la ségrégation tribale pour créer une véritable nation

4 – Comment organiser une période de transition pour rétablir les conditions d’un débat véritablement démocratique et d’élections transparentes. Quelles sont les conditions ?

5 – Le rôle et la place et les droits de l’opposition légale, qui sera accordée aux partis minoritaires, après les premières élections libres,

6 – Faut-il et comment organiser la poursuite pénale des principaux criminels (torture, viols, exécutions sommaires, massacres) et des principaux délinquants (corruption aggravée, abus ou détournements de biens publics, spoliations de biens publics ou privés, etc…)

7 – La politique extérieure de Djibouti : quels types de relations le pays doit-il poursuivre avec ses voisins les plus proches : Erythrée, Ethiopie, Somalie, Somaliland, Yémen, …. Quelle position face à la crise somalienne ?

8 – La politique de coopération judiciaire avec la France ? Faut-il la réactiver et imposer aux personnalités concernées de répondre aux convocations ?

9 – Quelle position et quelle politique de coopération avec la France et les USA, qui ont des bases importantes à Djibouti. Étendue et limite des autorisations données.

10 ….. etc.

Document final et suivi : vers la naissance d’un Etat de droit.

Les rapports des différentes sous-commissions seront soumis au vote des participants et un document de synthèse sera établi sur ses bases. Chaque parti devra les soumettre ensuite à l’approbation de ses instances et une fois ratifié, le document s’imposera à tous pour mener le combat de la liberté des Djiboutiennes et des Djiboutiens et la naissance d’un véritable Etat de droit

Les conditions posées par l’ARDHD pour lancer effectivement l’organisation de la conférence.

1 – Avoir l’accord de la majorité des formations politiques de l’opposition, au moins 80 %

2 – Avoir l’accord de plus d’un minimum de cinq organisations / associations qui oeuvrent à Djibouti ou en faveur des Djiboutiens,

3 – L’ARDHD ne peut pas assumer le financement de la conférence. Une participation, aussi limitée que possible, sera demandée à chaque participant, pour payer les frais de location de la salle et les pauses café. L’ARDHD prend à sa charge l’organisation matérielle et les moyens de projection et de sonorisation.

Période de pré-inscription.

A ce stade, il ne s’agit pas encore d’inscription définitive mais d’un processus de pré-inscription qui permettra de mesurer si les conditions ci-dessus sont remplies.

Nous proposons simplement à toutes les formations politiques sincères d’opposition, aux Associations et aux Organisations de nous adresser leur pré-incription obligatoirement par Fax et sur papier en-tête de leur structure (afin de limiter le risque de recevoir des fausses inscriptions qui pourraient être émises par des proches du régime …).

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Texte proposé pour la pré-inscription

Je, soussigné M. ……….. (Nom du dirigeant)….……… …………., agissant en qualité de ...(titre du dirigeant)..…. de ……………….. (Nom de l’association ou de la formation) ………… confirme l’accord de notre organisation pour participer à une conférence de l’opposition qui serait organisée au mois de novembreà Paris.

Soit : Je viendrai personnellement et (facultatif) je serai accompagné de MM. ………………… et …………………….

Soit : je serai représenté par M. …………(nom du responsable mandaté). …………….. en qualité de ……….(titre dans la structure)……… …………….. qui présentera un mandat authentique.

Fait à …………………………. le ………………………………..

Signature et tampon

Fax à envoyer à l’ARDHD au +33 (0)1 46 34 25 93, avant le 9/09/06

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L’équipe de l’ARDHD est pleinement consciente du fait qu’elle risque de s’attirer de nombreuses critiques et que les détracteurs potentiels pourraient se réveiller à cette occasion. Elle les assumera pleinement car elle est convaincue que cette proposition est l’une des chances qui peut être donnée au peuple djiboutien pour un avenir meilleur, sous un régime respectueux des citoyens.

13/08/06 (B362) GED : communiqué sur la situation politique et les différentes actions qui sont menées. (Communiqué publié sur le site du GED)

Communiqué du Gouvernement
en Exil de Djibouti.

Le 22 juillet 2006, le Gouvernement en Exil de Djibouti a été surpris d’apprendre dans un communiqué publié par les Nouvelles d’Addis que l’opposition Djiboutienne s’était réunie à Paris.

Nous avons d’abord été très étonnés de la tenue de cette réunion pour laquelle aucun mouvement ou parti d’opposition crédible n’avait été reçu ni d’invitation ni d’information ; par contre les informations qui nous sont parvenues ultérieurement ne nous ont pas surpris.

Une réunion « inutile » sans ordre du jour et sans résultat

Cette fameuse réunion n’a eu aucun ordre du jour, et rien d’important n’a été dit à part à de dénigrer, les partis d’oppositions tels que le GED, l’UAD, UGUTA, en lançant des propos grotesques et enfantins indignes de personnes adultes et responsables. L ‘ensemble de nos compatriotes a jugés les décisions et l’attitudes de lâcheté, en faisant surtout allusion au procès de l’ARDHD / ZAKARIA.

Nous tenons à rappeler que le GED, depuis sa création en février 2002, a gardé une politique objective et précise, sans en changer le cap : « la démocratie, la liberté et la justice dans notre pays ».

Des envoyés très spéciaux mandatés par le régime, pour tenter d’allumer des contre-feux,

IOG, se sentant en danger et en difficulté a dépêché ses guignols sur le sol Européen, M.Mohamed Daoud Chehem et M. Mohamed Moussa Tourtour, de façon à tenter de créer une opposition taillée à la manière iogienne.

En ce qui concerne M.Mohamed Daoud Chehem; il s’est expliqué dans son droit de réponse publié par l’ARDHD suite à un article qui le concernait.

Nous pouvons dire aujourd’hui qu’il a été fabriqué politiquement par le régime en place de façon à ce qu’il y ait quand même un candidat opposant lors de la présidentielle de 2005.

Bien parti, au départ, à la suite à sa libération « bienvenue » de la prison civile de gabode, il a viré de 180° en 2005. Les Djiboutiennes et Djiboutiens sont très éveillés, et le connaissent parfaitement, puisqu’aujourd’hui il devient l’ôte privilégié de l’Ambassadeur de Djibouti à Bruxelles.

Photo de la rencontre entre Mohamed Moussa Chehem et Al Moutaani Khaled.

Lors de cette rencontre Moussa Chehem a proposé, au nom d’IOG que MM. Iftin et Alhoumekani fassent un faux témoignage afin de donner un alibi visant à soustraire IOG des soupçons qui pésent sur lui, dans le cadre de l’enquête judiciaire française sur l’assassinat du Juge Borrel.

En ce qui concerne M.Mohamed Moussa Tourtour, le « clochard de service » comme on le nomme aux palais d’Haramous et de l’Escale, il n’a jamais cessé d’effectuer des aller et retour entre Djibouti et l’Europe, particulièrement Paris et Bruxelles.

La première capitale pour couvrir les biens illégaux « maisons » de son beau-frère Mahamoud alias « Ben Bidraleh » ex-commissaire du district d’Obock puis d’Ali-Sabieh et directeur de l’ONARS.

Apres avoir usurpé les fonds qui lui ont été accordés pour la gestion de ces régions, il détourna l’argent destiné à la population afin d’acquérir personnelement des maisons en Europe. La seconde capitale, Bruxelles est très importante car le « clochard de service » a été mandaté par le Génie de la corne pour réaliser deux missions :
– 1) Judiciaire
– 2) Politique

Pressions sur les témoins : menaces et promesses de récompense

Le premier point est que IOG a toujours fait pression sur Ali Abdillahi Iftin dans le cadre de son témoignage dans l’affaire de l’assassinat du juge Bernard Borrel à Djibouti. IOG, à maintes reprises, a tenté de faire changer la version donnée par M.Iftin à la Justice française. Récemment, ses parents vivant paisiblement en Somalie (ref : article sur l’ARDHD du 30 juin 2006) ont été menacés par une bande armée aux ordres du régime. Durant le mois de juillet 2006, le « clochard de service » a fait un saut à VERVIERS (Ville de la Belgique) où vit sa sœur qui est l’épouse d’Ali Abdillahi Iftin pour demander, une nouvelle fois, au témoin gênant de modifier son témoignage. N’a-t-il pas précisé qu’il était personnellement mandaté par le Président Djiboutien, et que s’il (Iftin) acceptait le marché, il serait récompensé à hauteur du service rendu et des risques que courent IOG ?

S’il refusait dans le cas contraire, il s’est permis d’affirmer que Mme Iftin, sa sœur, quitterait M Iftin pour rentrerà Djibouti avec leurs enfants : il s’agit en fait d’une menace d’enlèvement purement et simplement.

Malheureusement pour IOG la tentative a encore une échoué, puisque Ali Iftin est resté serein, déterminé et clair. Immédiatement une plainte a été déposée par lui, pour tentative d’enlèvement d’enfants hors du territoire Européen ; théoriquement, cette dame ne peut pas revenir à Djibouti puisqu’elle a été reconnue comme réfugiée politique par la Belgique, puis naturalisée par la suite.

Nous lui rappelons quand même l’histoire de Mme Ayan Hersi qui s’est vu déchue de sa nationalité Hollandaise pour avoir fait des fausses déclarations lors de sa procédure d’asile.

Cependant le fait de faire pression sur les opposants ou témoins est une vieille pratique du régime Djiboutien, notamment nous pourrons citer des noms : Alhoumekani, Deberkalleh, Feu Cheiko, etc.…

Le deuxième point qui est politique, M.Ali Abdillahi Iftin qui est chargé de la défense du GED est aussi Président du Mouvement de Libération Nationale. A ce titre, il dérange énormément les visées d’IOG, car effectivement, ce mouvement est très populaire au sein de nos compatriotes et le régime a bien mesuré son importance et son influence.

Aujourd’hui le GED n’est pas étonné par la réaction de Chehem et de Tourtour.

Nous sommes particulièrement déçus, en revanche, par la position des mouvements qui se prétendent opposants et qui ont organisé cette réunion que certains qualifient de mascarade ou de pièce de théâtre : combien de communiqués sont émis de part et d’autre par des formations politiques, pour justifier l’absence de leurs représentants (voir cet article dans le site du MRD de la part de son Président)

C’est dans cet esprit que s’inscrit la réunion précitée du 22 juillet à Paris. Et le MRD souscrit à l’appel à une large union nationale qu’il avait lancé pour sortir de la crise.

Des démentis en cascade

Aussi sommes-nous étonnés du démenti (daté du 25 juillet 2006) qu’un porte-parole auto-proclamé de l’UAD, Monsieur Ali Mahamadé Houmed, membre de l’Alliance républicaine pour le Développement (ARD), a adressé au journal Les Nouvelles d’Addis.

L’UAD est un simple lieu de concertation pour ses trois membres (MRD, ARD, UDJ) et ceux-ci ne se sont jamais concertés pour désigner Ali Mahamadé Houmed comme leur porte-parole. De plus, la question de la participation à la réunion de Paris s’est traitée au niveau de chaque parti. En formation sérieuse et responsable, à l’origine de l’initiative, le MRD a honoré son rang et sa parole.

Le démenti de Ali Mahamadé Houmed n’engage donc ni le MRD, ni l’UAD en tant que somme de ses trois membres.

Le fossé entre discours et actions concrètes

Contrairement aux membres du GED et du Président de l’UGUTA qui ont eu le courage de venir témoigner dans l’affaire qui a opposé le général Zakaria à l’ARDHD, affaire dont le MRD a été à l’origine, alors que son Président comme d’habitude, s’est caché en Belgique en créant la haine et le tribalisme entre les Djiboutiens (il ne devrait pas oublier qu’il est venu adolescent dans ce pays en provenance de la Somalie).

Ces opposants d’opérette, nous les avons vus dans toutes les manifestations scandant des slogans pour dénoncer le massacre d’Arhiba, le viol des femmes, les tortures ou les abus comme l’a dit M.Daher Ahmed Farah, mais quand ils ont eu l’occasion d’ouvrir un dossier judiciaire ou de venir témoigner ou s’exprimer, ils étaient toujours absents. Les Djiboutiens se sont rendus compte de leurs jeux depuis longtemps.

Pour finir le GED au complet soutient sans limite et sans faille M.Ali Abdillahi Iftin et envoie par la même occasion un message au peuple Djiboutien, pour l’assurer que le vent de l’espoir et du changement est proche.

Quand au « coursier de service », déçu des résultats de sa mission, il est reparti en Ethiopie puis en Somalie.

11/08/06 (B362) Affaire Borrel : la CIJ (Cour internationale de Justice) tranchera le différend entre Djibouti et la France, dans le cadre de la plainte déposée par Djibouti. (Info lecteur)

________________________________ Note de l’ARDHD
On se souvient que c’est Djama Grandes oreilles qui était passé directement " et en douce" en Hollande pour aller déposer la plainte de Djibouti, alors qu’il était sous le coup d’une convocation de la Justice française.

On peut se dire dans cette affaire que Guelleh a tous les culots … et que cla marche. Non seulement,

  • il protège et il recelle des personnages convoqués par la Justice française (dont lui en personne) pour s’expliquer dans l’affaire Borrel et dans les affaires de subornation et de tentative de subornation de témoins : Hassan Saïd, Mahdi, Djama Grandes Oreilles, ….
  • il encaisse de véritables fortunes qui sont versées par la France et qu’il détourne sans aucune dissimulation, pour des intérêts privés,
  • en plus, il porte plainte contre la France auprès de la Cour internationale de Justice (et la France, comme on le lira dans l’article, a accepté tacitement la compétence de cette Cour, ce qu’elle n’était pas obligée, semble-t-il de reconnaître, mais qui est à son honneur. Alors quand Guelleh parle d’une atteinte à la dignité de ces personnes, certains observateurs disent qu’ils ont l’impression de rêver tout éveillés !!!!

Peut-être que les dirigeants français aiment recevoir des coups de pied dans le der… et qu’ils en redemandent ????
________________________________________

Djibouti: La CIJ tranchera un différend judiciaire entre la France et Djibouti

United Nations (New York)

10 Août 2006
Publié sur le web le 10 Août 2006

La Cour internationale de justice a indiqué que la France avait accepté sa
compétence pour examiner une requête déposée contre elle le 9 janvier 2006
par Djibouti dans l’affaire de la mort du juge français Bernard Borrel.

Djibouti soutient que le refus de la France de communiquer le dossier
relatif à la procédure d’information sur cette affaire constituait « une
violation des obligations internationales de la France découlant du traité
d’amitié et de coopération signé entre les deux Etats le 27 juin 1977 et de
la convention d’entraide en matière pénale entre la France et Djibouti en
date du 27 septembre 1986 », indique un communiqué de la Cour internationale
de justice (CIJ) publié aujourd’hui à La Haye.

Ce différend a pour origine la mort le 19 octobre 1995 à 80 kilomètres de la
capitale djiboutienne du juge français Bernard Borrel. Des enquêteurs
djiboutiens avaient conclu à un suicide mais des enquêteurs français
estiment détenir des preuves que le juge a été assassiné.

La juge française chargée de l’affaire, Sophie Clément, avait appelé à
comparaître des personnalités politiques comme témoins, dont l’actuel
président djiboutien, Ismael Omar Guelleh, ce que refuse Djibouti, ces
personnes étant protégées à l’immunité diplomatique.

« En convoquant certains ressortissants djiboutiens jouissant d’une
protection internationale, dont le chef de l’Etat, en qualité de témoins
assistés dans le cadre d’une plainte pénale pour subornation de témoin
contre X dans l’affaire Borrel, la France a violé son obligation de prévenir
les atteintes à la personne, la liberté ou la dignité de personnes jouissant
d’une telle protection », a indiqué Djibouti à la Cour.

Selon des informations parues dans la presse, la justice française, par la
voix de la juge chargée de l’enquête, a affirmé que Djibouti cherchait à
consulter le dossier uniquement parce que l’un de ses volets implique son
procureur et son chef des services secrets. La juge a assuré qu’en livrant
son dossier, la France livrerait les documents classés « secret défense »
qu’il contient à une « autorité politique étrangère ». « Cette transmission
compromettrait gravement les intérêts fondamentaux du pays et la sécurité de
ses agents », a conclu la magistrate.

11/08/06 (B362) Allafrica : La crise somalienne peut-elle être contenue ? (Info lecteur en anglais)

Somalia: Can the Somali Crisis Be Contained?

PRESS RELEASE
August 10, 2006
Posted to the web August 10, 2006

Nairobi/Brussels

Somalia is on the verge of a new war which can only be contained if both sides and the international community take urgent steps to pull together a government of national unity.

Can the Somali Crisis Be Contained?,

the latest report from the International Crisis Group, analyses the country’s slide toward war and warns that without vigorous, coordinated action, the stand-off between the fracturing and increasingly misnamed Transitional Federal Government (TFG) and its Ethiopian ally on one side, and the Islamic Courts, who have gained control of Mogadishu on the other, will draw in a widening array of state actors, foreign jihadi Islamists and even al-Qaeda. The TFG must broaden its base to include moderate elements of the Islamic Courts and other important Mogadishu-based groups.

The situation is, in part, a by-product of ill conceived foreign interventions.

"Factional leaders who once monopolised Somali politics faded from the scene and left a political vacuum filled by the Islamists. U.S. counter-terrorism efforts designed to contain foreign al-Qaeda operatives have accelerated the expansion of jihadi Islamist forces", says John Prendergast, Crisis Group Senior Adviser. "Misguided U.S. policy has produced the largest potential safe haven for al-Qaeda in Africa. Decisive international action is long overdue".

The Islamic Courts’ success and the rise to prominence of some hard-line jihadi Islamists within them, has alarmed neighbours and the broader international community. Ethiopia, Kenya and the U.S. all share determination not to allow Somalia to become an African version of Taliban-Afghanistan. The TFG and Ethiopia claim too simplistically that the Islamic Courts are merely an umbrella organisation for terrorists, and the Courts have responded to Ethiopian deployments in Somalia by calling for a defensive jihad and breaking off peace talks under Arab League auspices. Skirmishes between TFG and Islamic Court forces south of Mogadishu in late July were widely perceived as the first exchanges of a coming conflict.

It will be difficult for the two sides to find middle ground and share power but they should be urged, as a first step, to send signals to one another aimed at reducing hostilities and building confidence. Ethiopia and Eritrea should be pressed to cease their military involvement and refrain from inflammatory rhetoric. There is no ideal candidate to lead a mediation. The UN is best placed to take on the challenge but it will need to work closely with the regional organisation, the Intergovernmental Authority on Development (IGAD), the African Union, and the Arab League. The U.S. needs to become more active in support of the initiative through the Contact Group of states with major interests in Somalia.

Diplomatic efforts cannot continue to tiptoe around the core issues: any negotiated settlement must reconstitute the TFG as a genuine government of national unity, including credible leaders from both the Islamic Courts and the broader Hawiye community and the TFG’s draft National Security and Stabilisation Plan must be revised to reflect new realities on the ground.

"Every effort must be made to reverse the slide toward war", says Suliman Baldo, Crisis Group’s Africa Program Director. "Otherwise, another tragic chapter will be written in what is approaching a generation of failed efforts to help Somalia come back together".

11/08/06 (B362) BBC / Un général de division éthiopien déserte pour rejoindre un front de libération érythréen, avec une centaine d’hommes. L’Ethiopie conteste cette information. (Info lecteur, en anglais)

Ethiopian commander joins rebels

Kemal has now arrived in Eritrea

An Ethiopian Army general says he has defected to join the Oromo Liberation Front (OLF), a rebel group backed by neighbouring Eritrea.

Brig Gen Kemal Geltu told the BBC he had crossed the border into Eritrea with more than 100 soldiers.

He said would fight the Ethiopian government because force was the only language it understood.

He said his hopes of peace had been dashed after last year’s turmoil that followed disputed elections.

Gen Kemal previously commanded Ethiopia’s 18th army division.

Last year’s experience is war, not peace. Our hopes were dashed and that’s why we went out

Shooting is reported to have broken out as he crossed the frontier, during which two soldiers were killed. Reliable sources say he was accompanied by a colonel and 150 troops.

"It’s a big force in hundreds. I don’t want to mention the number. It will continue, I can confirm this. There are other soldiers in other areas in big numbers," he told the BBC’s Focus on Africa programme through a translator.

Gen Kemal, who was speaking from Eritrea’s capital, Asmara, said his intention was not "to give [military] secrets to the Eritrean government".

‘Pure lies’

Ethiopian television said Gen Kemal had asked for further promotion soon after being promoted to the rank of brigadier general, but after this was rejected in engaged in "divisive activities".

"Although his colleagues repeatedly tried to correct the commander from his anti-government and inappropriate activities, the commander was not willing to change," the television report said.

But the general said reports that he feared military reforms were "lies, pure lies".

"Our first hope was to bring about a change in Ethiopia to bring about peace and for the peoples to live in equality, including the Oromo people, but the last year’s experience is war, not peace. Our hopes were dashed and that’s why we went out," he said.

"The language they (the Ethiopian government) understand is force and we’re going to challenge them by force."

The OLF which was at first a secessionist movement says it is fighting for more rights for the Oromo people in Ethiopia.

The Oromo are the largest ethnic group in Ethiopia, comprising about half of its 70m people.

Demonstrations after Prime Minister Meles Zenawi was re-elected in May 2005 led to a crackdown on many Oromo and other opposition organisations.

Ethiopia and Eritrea ended a border war in 2002, but Ethiopia has not withdrawn troops from the town of Badme which arbitrators awarded to Eritrea, and tensions between the two countries remain high.

11/08/06 (B362) Opposition politique : une clarification qui était nécessaire et utile ! (ARDHD)

Nous avons publié un article dans la rubrique Radio-trottoir concernant la réunion du 22 juillet et des activités politiques en Angleterre qui avaient été imputées, par erreur semble-t-il à Monsieur Mohamed Daoud Chehem, Président du PDD.

Aussitôt alerté par ses amis et par lui, comme par M. Maki Houmedgaba, représentant de l’ARD en Europe, nous avons publié leurs démentis.

Après avoir pris contact avec notre informateur (dont la fiabilité a toujours été totale dans le passé) pour lui demander des explications, il nous a confirmé qu’il tenait ses informations de deux sources différentes.

Même si nous ne sommes pas directement responsables et que nous ayons pris la précaution de publier les informations dans la rubrique « Radio-Trottoir » qui est utilisée lorsque les informations ne présentent pas un caractère de fiabilité garantie, nous regrettons cette erreur.

Mais elle permet de mieux comprendre la situation et ce qui s’est probablement joué à Paris.

L’annonce de la réunion du 22 juillet avait fait naître certains espoirs, dans la mesure où il avait été annoncé que l’ensemble de l’opposition politique djiboutienne s’était réunie à Paris pour construire un projet commun.

Très rapidement, l’absence confirmée du GED et d’Uguta avait suscité des doutes.

Puis il y a eu le démenti de l’UAD publié par les Nouvelles d’Addis, qui était clair « Aucun représentant des partis légalisés n’était présent ni mandaté par l’UAD ».

Comme nous savions par des indiscrétions que le Président du MRD était probablement présent avec le Président du Frud-Armée
(désigné par les Nouvelles d’Addis sous l’appellation de mouvement politico-militaire), nous avions pensé que l’UAD réagissait en son seul nom et non au nom des partis légalisés qui la composent.

Les démentis de l’ARD et du PDD permettent de mieux comprendre la réaction de l’UAD, qui concernait aussi, au moins, l’ARD et le PDD. Ce sont des clarifications qui permet de mieux comprendre ce qui s’est réellement passé et qui était présent.

Un lecteur nous a posé les questions suivantes : « Le Président du MRD s’est-il placé en marge de l’UAD ? Ou a-t-il agi en son nom personnel ? »

Nous n’avons aucune réponse à lui apporter à l’heure actuelle. Mais ses questions ont le mérite d’être posées.

Le constat est décevant au final, car l’Union de l’ensemble de l’opposition est toujours à faire …. et pourtant elle est de plus en plus urgente, car le peuple djiboutien souffre et sombre dans le gouffre économique jusqu’à l’asphyxie. Son seul espoir ne peut résider que dans la capacité des représentants politiques à s’unir, comme nous le disons depuis des années, autour de deux objectifs prioritaires :

  • mettre un terme à la dictature exercée par Guelleh et ses proches,
  • organiser une période transitoire pour retrouver les libertés, la justice et la démocratie, en organisant les conditions de nouvelles élections présidentielles, législatives et régionales dans la transparence.

Chaque parti ayant alors la possibilité de présenter son programme aux électeurs qui choisiront en toute liberté celui qui convient le mieux à la majorité des Djiboutiennes et des Djiboutiens. Les partis majoritaires devant s’engager ensuite à permettre aux plus minoritaires de s’exprimer et d’agir librement dans l’opposition avec accès aux médias (nationaux et privés). Ce sont les règles de l’exercice démocratique.

Nous restons très confiants dans la capacité des responsables politiques à comprendre qu’il n’y a probablement pas d’alternative véritablement démocratique et qu’ils portent la lourde responsabilité de permettre aux Djiboutiens de retrouver une existence normale, dans la liberté, la justice et le développement économique pour le profit du plus grand nombre.

Rechercher des alliances en petit comité, à deux ou à trois, pour tenter de prendre le contrôle de l’Etat sans passer par un processus véritablement démocratique, n’a pas d’avenir à terme.

Chaque parti (quel que soit son passé et le niveau de représentativité qui lui est accordé subjectivement en l’absence d’un scrutin libre) doit pouvoir présenter aux électeurs son programme et sa vision de l’avenir, sans risquer de se heurter à la suprématie de fait qui pourrait résulter de l’alliance d’un nombre limité d’organisations, prétendant se tailler la part du lion au détriment des autres et sans que le Peuple soit consulté ….

C’est urgent !