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14/08/06 (B362) Nouvel Obs : L’avocat de la veuve du juge Borrel en colère

NOUVELOBS.COM | 14.08.06 | 16:13

Juge Borrel. L’avocat de la veuve du juge assassiné dénonce la saisine de la Cour internationale de Justice par Djibouti dans la cadre de l’enquête.

L’avocat de la veuve du juge Borrel, Me Olivier Morice, dénonce lundi 14 août la saisine de la Cour internationale de Justice (CIJ) par Djibouti dans la cadre de l’enquête sur la mort du magistrat français Bernard Borrel. C’est une "mascarade de justice", déclare-t-il dans une interview à Libération.

"On est devant une véritable mascarade de justice. La demande de Djibouti à la Cour de La Haye n’est qu’un artifice supplémentaire pour savoir ce qu’il y a dans le dossier d’assassinat", affirme l’avocat.

Le corps à moitié calciné de Bernard Borrel, décédé par balle, avait été retrouvé dans un ravin à Djibouti en 1995. A Djibouti, une enquête avait conclu à un suicide. Celle menée en France privilégie l’assassinat.

Me Olivier Morice a prévenu qu’il allait demander aux autorités françaises qu’Elisabeth Borrel soit entendue à La Haye "en tant que témoin, afin d’expliquer les pressions exercées sur la justice française".

"Alors que la justice française est aujourd’hui convaincue de l’assassinat du juge Bernard Borrel, il nous paraît inadmissible que le Garde des Sceaux n’ait jamais reçu Elisabeth Borrel, elle-même magistrate", a-t-il ajouté.

L’entraide judiciaire suspendue

Dans le cadre des poursuites engagées en 2002 par Elisabeth Borrel, qui accuse Djibouti de faire obstruction à l’enquête, le juge d’instruction de Versailles avait délivré en octobre 2005 deux mandats d’arrêt internationaux contre le procureur de la République de Djibouti, Djama Souleiman Ali, et contre le chef des services secrets, Hassan Saïddes.

Le 21 octobre, Djibouti, qui réclame de son côté les résultats de l’enquête française, avait répondu en suspendant l’entraide judiciaire entre les deux pays.

Selon sa veuve, le magistrat enquêtait sur des trafics d’armes et des attentats dans lesquels le président Ismaïl Omar Guelleh aurait été impliqué. Mais d’autres pistes, telles que des "produits dangereux" et "l’uranium enrichi" ont été évoqués par l’avocat de Elisabeth Borrel.

________________________________ Note de l’ARDHD

D’abusif autrefois,
le soutien de la France à Guelleh est-il devenu complice ?


Aussitôt informés du fait que la France avait écrit à La CIJ pour confirmer son acceptation de la compétence de la Cour, pour juger de la plainte déposée par Djibouti, nous écrivions pour demander si la France aimait recevoir des coups et si elle ne les cherchait pas ….

Il apparaît, compte-tenu de la réaction légitime des avocats, que la France a choisi cette procédure, qui risque de mettre des bâtons dans les roues de l’instruction qui est conduite par la Juge Clément à Paris pour le meurtre du Juge Borrel et par la Cour de Versailles pour les plaintes pour subornation et tentative de subornation de témoins.

La France sait que si le dossier était envoyé à Djibouti, ce serait la fin de la recherche de la vérité et des coupables.

Alors la France, toujours au secours de Guelleh ? Contre la vérité, contre la Justice et contre une famille orpheline ? Qui dira enfin , c’est lamentable ?

14/08/06 (B362) Un lecteur nous informe de la mise en ligne d’un site consacré à la mémoire d’Abdourahman Barkat Abdillahi.

L’adresse est www.barkat.ca

14/08/06 (B362) AFP : Les islamistes prennent le contrôle d’une base de pirates (Info lecteur)

SOMALIE – 13 août 2006 – AFP

Les tribunaux islamiques ont annoncé dimanche avoir pris le contrôle de la ville côtière de Haradere, (centre de la Somalie), principale base des pirates qui attaquent les bateaux croisant dans l’océan Indien, au large des côtes somaliennes.

“Les tribunaux islamiques ont pris le contrôle complet de Haradere et nous avons été bien accueillis par les habitants qui étaient auparavant à la merci des pirates”, a indiqué à l’AFP un représentant des tribunaux islamiques, Sheikh Said Ali à Mogadiscio.

“L’ère de banditisme et de piraterie est révolue. Le gens pourront désormais gagner leur vie paisiblement en pêchant ou en ayant d’autres activités, mais pas en étant pirates”, a poursuivi M. Ali joint par téléphone.

“Les pirates ont maltraité des personnes sur les eaux territoriales de la Somalie et ont entamé notre crédibilité (…) Leurs actions étaient illégales, inacceptables et non islamiques”, a ajouté M. Ali.

“Quiconque serait suspecté d’aider les pirates ou d’être parmi eux sera puni en accord avec la charia. Nous allons détruire les pirates et les faire disparaître”, a-t-il conclu.

“Les pirates ont fui la zone jeudi et vendredi après avoir été informé de l’arrivée des tribunaux islamiques”, a pour sa part expliqué un résident de la ville de Haradere, située à 300km au nord de Mogadiscio et à moins de 30 km de la côte, Muhamoud Ibrahim.

“Les tribunaux islamiques ont déployé quelque 200 combattants et huit véhicules équipés de mitrailleuse”, pour s’emparer de Haradere dans la région Mudug, a décrit un autre résident de cette ville, Yahin Haji Ahmed ajoutant que des renforts éteint attendus.

Fin juillet, le chef du Conseil Suprême Islamique de Somalie (SICS), Sheikh Hassan Dahir Aweys, avait annoncé que son mouvement comptait prendre le contrôle de Haradere pour mettre fin à tous les actes de piraterie en Somalie.

Les pirates, appartenant à un groupe dénommé les Défenseurs des eaux territoriales de Somalie, répondent aux ordred du chef de guerre local Abdi Mohamed Afweyne.

Pays livré au chaos depuis le début d’une guerre civile en 1991, la Somalie a enregistré ces dernières mois un nombre croissant d’actes de piraterie maritime au large de ses côtes.

Les tribunaux islamiques, qui se présentent comme “une alternative au chaos par l’islamisation”, contrôlent Mogadiscio et plusieurs régions du sud de la Somalie depuis fin juin et continuent d’étendre leur influence.

Jeudi, les islamistes ont annoncé vouloir s’emparer de la ville de Galkayo (centre de la Somalie), dont une partie est contrôlée par les autorités de la région autonome du Puntland, un jour après avoir pris le contrôle de la ville de Beledweyne, située à une quarantaine de kilomètres de la frontière éthiopienne.

Des institutions de transition, mises en place en 2004, se sont jusqu’ici avérées incapables de rétablir l’ordre.

14/08/06 (B362) Djibouti – Regardons nos consciences comme nous regardons nos mains pour voir si elles sont sales !!! (Africanman)

En acceptant et en cautionnant en mai 1999 l’autoproclamation d’Ismaïl Omar Guelleh à la tête du pays, certains occidentaux affirmaient alors – et osent encore le prétendre – que pour maintenir « l’Ordre » dans la jeune république…il convenait d’admettre l’existence de cette « dictature de transition » et de l’aider financièrement afin de préparer le Djibouti de demain à une ouverture vers l’émergence de la démocratie.

Belle imposture politique que tout cela !. Car l’histoire le démontre. Chaque fois que le temps a fait croître un bâton dans un pays africain, au bout du même bâton la tyrannie y a mis une lame.

Par ses menaces – sans séduction d’aucune sorte – le dictateur Ismaël Omar devenu rapidement tyran Ismaïl Omar Guelleh (et changeant le ë de son prénom par le ï, car plus arabisant) fait tourner depuis 1999 le pays autour de lui, et danser les « autres » tout en se complaisant à imposer un chantage au « grand frère ». Il agit exactement comme le ferait un enfant en bas âge lorsqu’il structure la maisonnée à son rythme de vie et à ses seules volontés ; par ses premiers pas, ses risettes mais aussi par ses coups de colère.

Chaque administration et grand service d’une telle dictature se voit contrainte d’accrocher des portraits du tyran dans ses bureaux, tout comme les parents garnissent leurs murs et leurs meubles de photos de « l’enfant prodige ».

Vous me direz que cette comparaison est plaisante mais qu’il y a tout de même une différence entre un petit bébé qui fait ses premiers pas dans la vie et un gros bébé qui tire profit de TOUT et n’a nul respect pour l’humain. Le premier est désiré, le deuxième est subi.

Une dictature a souvent été désirée par certaines personnes et elles s’en félicitent encore longtemps après.

Aussi paradoxal que ceci pourrait paraître, certaines victimes d’un tyran sanguinaire peuvent devenir ses plus ardents défenseurs si elles réchappent aux pires conditions d’incarcération et si leur vie est épargnée.

Quelques années plus tard, force est de constater que la mémoire de certains hommes à quelque chose d’extraordinaire en ce sens qu’ils s’accommodent de TOUT comme si leur mémoire du passé était un cimetière abandonné où gisent sans honneur des « morts » qu’ils ont cessé de chérir et bien vite oubliés.

Lorsqu’ils sont seuls et osent se regarder dans le miroir de leur vie, la mémoire du dégoût qu’ils ont de ce qu’ils ont fait depuis doit être bien plus écrasante que l’image des souffrances subies par leur clan, par leur ethnie.

C’est ainsi que plus graves sont les blessures – physiques et psychologiques – infligées sur ordre du tyran, plus il sera défendu ensuite voire glorifié par certains de ceux qu’il a fait torturer. Le souvenir des pires conditions d’emprisonnement semblerait parfois diluer toutes les couleurs, la mémoire ressemble alors à une photographie exposée au grand soleil d’Afrique ; tout devient demi ton, puis elle se désagrège sous les rayons…dorés à l’or fin …et disparaît avec le temps.

Pour les gens « de peu d’importance », il est alors bien plus facile d’être esclave de son ancien tortionnaire, de ne pas se prendre en charge et d’oublier ainsi la brûlure de la liberté, celle de l’engagement d’homme pour rester debout avec dignité. Il est vrai que le doux parfum de l’argent et les honneurs d’après tortures permettent vraisemblablement pour eux de TOUT voir, de TOUT entendre, de TOUT faire pour être agréables au « maître »…et de TOUT oublier.

L’exemple le plus flagrant de ce que nous avançons est le cas de ce paraît-il avocat qui au seuil d’une mort programmée – car se déclarant dans ses écrits être victime d’empoisonnement en un temps dans les prisons du régime de Gouled – fut sauvé par une campagne d’information tous azimuts lancée par le président actuel de l’ARDHD.

Un président d’une modeste association alors, sensible aux appels « au secours » et qui ne ménagea pas sa peine pour mobiliser l’opinion publique et les instances internationales afin de tenter sauver un homme en grave danger dans les geôles djiboutiennes ; devenu un ami, un « frère de combat » à cette époque.

Plus de 10 années plus tard, le paraît-il avocat perdit toute mémoire et dignité. Il s’est retrouvé face au même Jean Loup Schaal à défendre l’indéfendable dans un procès récent qui fut un “gros flop” pour le supposé “outragé” …mais absent des débats. J’y ai personnellement lu ce jour là – tout de même – dans les yeux du paraît-il avocat une gêne certaine de se retrouver là.

Le véritable triomphe n’appartiendrait-il pas à l’homme courageux qui croit en l’humain, au respect qui lui est dû et espère en la Justice ?.

Notre conscience est un juge infaillible quand nous ne l’avons pas encore …assassinée !

Que l’on soit Afar, Issa ou Somali, on ne peut pas admettre qu’on ait perdu partie de sa famille et de ses amis en vain, pour de simples lubies d’un tyran. Ou bien cela doit vraisemblablement en valoir la peine – financièrement parlant – pour déserter de telles valeurs… et s’endormir en paix chaque soir avec sa conscience.

C’est ainsi que l’on peut lire, voir et entendre dans la presse et les médias d’État des propos aussi enthousiastes que dénués de bon sens à propos d’Ismaïl Omar Guelleh émanant de ceux à l’égard de qui il s’est comporté en véritable prédateur et bien plus. Ces gens là éprouvent-ils de la reconnaissance pour le tyran ? Lui font-ils « risette et carpette » pour éviter qu’il ne les attaque à nouveau ou en espérant qu’il leur jette quelque chose à manger ?

Serait-ce un réflexe naturel envers celui qui s’est institué par la force en chef tribal, un réflexe de survie hérité des âges lointains ?

La propagande propose aux anciennes victimes du pouvoir en place des mots, des anecdotes… manipulées car créées de toutes pièces sur le passé du “seigneur et maître du pays” ; occultant son véritable passé. Autant de raisons de s’enticher du dictateur, falsifications des vérités faciles à démontrer mais qu’ils reprennent en cœur et à l’unisson tel un « copier/coller » du genre : « Gloire à toi oh IOG !

Notre sauveur, notre guide suprême… ». A les entendre …et à les croire, on en oublierait presque ceux et celles qui se sont véritablement battus pour la liberté, pour l’indépendance de leur pays et qui ne sont plus là pour témoigner.

Qu’il est gentil le tyran !

Staline était – lui aussi – “le petit père du peuple” était gentil selon ce qu’en écrivait sa propagande. Sous un tel régime on part toujours du principe que les problèmes dûs à la tyrannie sont – à ce qu’il en est dit – le fait de quelques fonctionnaires idiots ou malveillants. Si le tyran l’apprenait, il réglerait ces problèmes tout de suite… Ah, s’il pouvait obtenir un meilleur contrôle de chaque aspect de la vie… Ah, si la Kabyo ne lui mettait pas des “peaux de bananes” sous les pieds…Tout irait mieux… Il a tant d’amour pour nous…

On sait maintenant que Staline a signé de sa main tous les ordres d’exécution des opposants politiques supposés, allant jusqu’à sacrifier ses collaborateurs les plus proches et les plus fidèles ; démantelant l’État et ses armées !!! . Il aurait dit, à la mort de sa femme, qu’avec elle partait ce qu’il lui restait d’humanité….

La grande différence avec Staline est que si Kadra Mahamoud Haïd disparaissait ceci arrangerait peut-être bien les affaires d’IOG car elle a installé, petit à petit, son propre « État dans l’État » et peut s’appuyer sur ses trois Daltons de frères comme sur bien d’autres à qui elle inspire non point le respect mais la peur ; parfois une véritable frayeur lorsqu’elle « débarque » dans un ministère.

Chaque groupe tribal a un nom pour le grand ancêtre. On élève les enfants en leur racontant ce qu’a écrit l’histoire. Dans la dictature djiboutienne on cherche maintenant à imposer dans les esprits populaires le tyran Ismaïl Omar Guelleh comme étant l’ancêtre fondateur.. de Djibouti. Celui qui aura donné véritablement naissance à la république car – selon la propagande – Gouled aurait commis TOUTES les erreurs alors qu’IOG c’est le « gentil président ».

Un homme honnête, sincère, intègre, probe, incorruptible, loyal, irréprochable bien qu’il se soit accaparé depuis mai 1999 TOUT ce qui est rentable ; que ce soit au niveau des Établissements publics de l’État ou du secteur privé sur lequel il maintient par la force un « Racket », il est vrai magistralement organisé car on ne peut plus efficace et rentable pour lui.

On raconte son histoire à l’école, à la télévision… Il est le véritable fondateur de la nation… Il a accompli de grandes choses…bien que « sur le terrain » ce soit la catastrophe économique, sociale et politique (avec un grand C..). Le dictateur devenu tyran impose sa propre vision du monde à son « bétail » ; une façon de penser toutes choses. Certains s’y habituent, y trouvent leurs marques, un équilibre… ; après tout, « il faut un chef, alors lui ou un autre !!! ».

Mettre le tyran en doute serait mettre l’équilibre du pays, que dis-je « du monde » en balance…

Tel le vampire qui peut vous transformer en vampires, le tyran s’efforce de transformer l’opposition (la véritable, pas celle qui lui est asservie) en imposteurs alors que les pauvres et les classes moyennes à Djibouti meurent sur place, à petit feu ou survivent comme elles peuvent.

L’imposture institutionnalisée est devenue ainsi un formidable ciment pour le pays. Les gens importants mal intentionnés font des impostures de grande ampleur : tel ou tel ministre décide des achats ou de confier des travaux en fonction des pots-de-vin et installe sa famille, la famille de sa famille…, ses amis dans les logements qu’il/elle s’accapare. En dessous d’eux, pour obtenir de l’avancement quelques subalternes organisent des escroqueries de moindre envergure, bien moins lucratives mais partagent toujours les bénéfices avec leurs supérieurs.

Cela forme une pyramide de rackets les plus diversifiés dont les flux de finances et d’influences montent et se concentrent vers le sommet de l’État. Le sommet de l’État ? Le Palais de l’Escale évidemment !

Pour que le système fonctionne il faut que les subalternes aient peur.

Il faut donc régulièrement sacrifier quelques pions. On va donc « attraper » quelques personnes qui ne jouent pas le jeu, par exemple des fonctionnaires qui ne partagent pas assez avec leur « Chef » ou qui se font remarquer par un « train de vie » bien trop …supérieur à celui du « Chef ».

L’affaire est aussitôt portée devant la plus haute autorité du Palais de l’Escale, mais nul procès ne sera ordonné. Procès au cours duquel on condamnerait le coupable à une peine exemplaire avec la diffusion d’une large publicité dans la presse officielle.


Roger Picon
Il n’y a JAMAIS eu de procès pour corruption ou détournement d’argent ou de bien publics à Djibouti, tout comme il n’y a pas de trafics d’enfants, de trafics d’armes et de drogues…. 

Point de cela, tout se règle par des palabres, des compromis avec rétrocession immédiate et gratuite de terrains et/ou de biens immobiliers personnels au profit du Palais de l’Escale. Alors que pour les meilleurs « détrousseurs de fonds publics et d’aides internationales » – qui n’oublient pas d’en reverser majeure partie aux «oeuvres » du Palais de l’Escale – cela se termine systématiquement par une promotion.

L’Office National d’Aide aux Réfugiés et Sinistrés (ONARS) est l’un des exemples de ce que nous avançons. C’est une véritable « pompe à fric » branchée en direct sur les aides internationales.

Épisodiquement les scandales pour détournement de centaines de millions de FD s’y sont succédés durant des années alors que la « justice locale » n’a JAMAIS ouvert une quelconque information et lancé de Commission Rogatoire.

Ce fut le passage obligé de certains hommes, devenus depuis ministres…

Ismaïl Omar Guelleh n’a plus à craindre la police et les armées puisqu’il les contrôle par l’entremise de sa police politique des SDS. Chacun y a ses petites et grosses affaires ; il faudrait être « fou » pour tuer la poule aux oeufs d’or !

IOG peut imposer ses rêves et ses lubies par la force. L’argent des aides internationales et les moyens du pays sont à son entière disposition.

Si cela ne lui suffit pas, il fait lancer quelques grenades (sans faire de victimes) pour qu’affluent aussitôt d’autres aides internationales affectées – paraît-il – à la sécurité des ressortissants occidentaux ; à la police et aux armées qui n’en voient pas …la couleur.

Mais que fait l’opposition politique en exil ?

Quand on parle de l’opposition politique djiboutienne en égrenant ses ” difformités ” que l’on dit être congénitales, ceux qui ne savent pas ou aiment faire des lectures superficielles, pensent tout de suite à de l’affabulation. Mais en réalité, aucun fait sur le terrain occidental, dans le comportement quotidien des responsables de l’opposition en exil, ne vient prouver le contraire.

L’exemple de la réunion du 22 juillet dernier est symptomatique d’une volonté d’Ismaïl Omar Guelleh de tenter de semer le désordre par la désinformation et la manipulation pour morceler l’opposition en fiefs s’affrontant les uns les autres. A ce petit jeu, il a tout à y gagner.

Par ailleurs, bien des silences gênés de supposés opposants à son régime viennent en tout cas conforter la position de ceux qui n’ont jamais cru en la possibilité d’une quelconque unité de l’opposition djiboutienne.

Notre question est « Ont-ils raison ou tort ? »

Si nous avons toujours défendu le principe d’unité de l’opposition dans nos écrits c’est par ce que nous pensions, et pensons encore, qu’il convient d’abord de briser ce cercle pervers d’images de Responsable de parti politique d’opposition « bouffant et broutant de ci, de là… », tirant la couverture à soi et que pour soi ; ce qui affaiblit l’ensemble de l’opposition et nuit gravement à sa crédibilité auprès des instances internationales.

Appelons les « choses » par leur nom et arrêtons de nous mentir !

Regardons nos consciences comme nous regardons nos mains pour voir si elles sont sales !!!

La division par l’achat de quelques consciences politiques d’opposition est une réalité. Elle fait indubitablement le jeu politique d’IOG alors qu’il convient pour l’opposition de ne point se leurrer sur les promesses du tyran et de s’endormir, bercée par un doux ronronnement mais – bien au contraire – de regarder les réalités en face.

Il faut prendre en compte les spécificités et les diversités des composantes ethniques comme tribales qui ont fait et font plus que jamais Djibouti. Tout en sachant que ce processus d’unité – pourtant absolument nécessaire – serait bien fragile dès l’instant où l’on ne se limiterait qu’à d’éternelles palabres …sans lendemain, sans projet concis quant à une « Réconciliation nationale ». Alors que – pour ce qui les concerne – les « agents » du pouvoir Guelleh et d’évidence faux opposants politiques n’ont qu’un but actuellement qui est de tenter de diviser, de semer la zizanie dans la communauté djiboutienne, entre les uns et les autres ; à Djibouti comme hors des frontières du pays.

Ces agents là agissent déjà depuis bien des années, infiltrés qu’ils sont dans l’opposition et sur ordre d’un Ismaïl Omar. Un IOG autoproclamé président et passé maître dans les manipulations, les promesses sans lendemain et la temporisation qui repousse les échéances, prince de l’esbroufe ; hautement compétent dans l’achat de conscience, le chantage et les coups les plus bas. Un IOG qui n’acceptera de négocier que par la force des choses et seulement lorsqu’il sera face à une opposition unie.

Par ailleurs et d’évidence, pour un quelconque chef de parti le fait de négocier individuellement avec Ismaïl Omar Guelleh ou avec l’un de ses paraît-il représentants se fonderait sur une certaine ambiguïté, dont personne ne serait dupe.

Avant de négocier avec un loup, mettez-lui une muselière et faites le à plusieurs ; vous n’en serez que plus forts et plus crédibles.

De même et avant d’envisager toute réunion, toute discussion préalable avec IOG, il convient – à notre sens – de considérer que ces négociations là doivent OBLIGATOIREMENT être issues d’un travail collectif de préparation de l’opposition politique pour trouver en préalable – et seulement en préalable à toute discussion – les conditions précises d’un équilibre des intérêts sur lequel seulement peut se fonder une paix durable à Djibouti.

Quand on renie le passé et l’histoire d’un pays et de ses hommes et femmes, on en perd son avenir.

Dans notre esprit il ne saurait être question de renier ce passé et de donner un coup d’éponge pour effacer d’un seul geste tout ce qui s’est fait et hélas se fait encore, notamment en pays Afar.

Pour le gouvernement djiboutien actuel, admettre les « erreurs », s’excuser et réparer financièrement tous les aveuglements du passé, c’est un « passage obligé » pour autant que l’on soit sincère et que l’on veuille véritablement construire l’avenir dans la paix. Dans ce cas, ce ne serait point poser les fondements de futures offenses à l’égard de l’un, de l’une ou de l’autre.

De même, nul ne saurait se réclamer de la trop facile fatalité. Nul ne saurait trouver de justification aux tortures perpétrées aveuglément et notamment les plus récents contre des vieillards, des femmes et des enfants car ce serait l’excuse des âmes sans volonté ; l’excuse de ceux qui sur ordre du pouvoir n’ont qu’une seule et bien piètre capacité qui est celle de ne s’attaquer qu’aux êtres sans défense.

On ne peut hélas plus ressortir de leurs tombes les morts, faire revivre les victimes inutiles de la folie de quelques-uns. Mais ces morts là, tout comme ces victimes de la torture, ont droit à un respect et à une réhabilitation.

Vient donc le moment d’admettre la réalité des faits et de tenter de réparer ensemble ; de tenter de gommer lentement et avec le temps ces « erreurs » et surtout de ne pas les perpétuer.

13/08/06 (B362) All Afrika – Revue de presse : ” Le Somaliland est un pays frère, mais Djibouti est contre le morcellement de la Somalie “,

Dixit M. Idriss Arnoud Ali, dans une interview à Geeska Afrika

Le 4 juillet dernier, le président de l’Assemblée nationale, M. Idriss Arnaoud, faisait la Une de Geeska Afrika, un journal somalilandais paraissant trois fois par semaine. Le journal, d’expression somalophone comme tous les titres locaux, publiait une interview accordée à l’un de ses reporters, Mohamed Rambo, par le président Arnaoud.

Interrogé sur le fonctionnement de notre parlement, sur les relations de celui-ci avec le parlement somalilandais, le président Arnaoud a également été prié par son intervieweur de s’exprimer sur la position de Djibouti concernant la souveraineté de cette République autoproclamée en quête de reconnaissance internationale.

” Le Somaliland, a-t-il dit, est un pays frère mais Djibouti ne peut le reconnaître comme un Etat indépendant car cela voudrait signifier que nous cautionnons le morcellement de la Somalie.”

Evoquant les ” contacts ” entre l’Assemblée nationale et le parlement somalilandais, le président Arnaoud a indiqué qu’on ne pouvait parler de ” relations proprement dites “, reconnaissant toutefois que des rencontres ponctuelles entre les élus des deux peuples avaient lieu de temps en temps. ” J’ai récemment rencontré, a-t-il dit, une délégation sénatoriale conduite par Haj Abdi Warabé.

Au cours de cette rencontre, nous avons exprimé le souhait de raffermir nos relations afin de permettre à nos deux peuples de circuler librement et en sécurité. M.Haji Warabé n’a pas manqué de m’informer du fait que tous les pays qu’il avait visités, y compris les Etats-Unis, voudraient d’abord connaître la position de Djibouti avant de se prononcer sur la question de la reconnaissance du Somaliland et j’ai bien sûr répondu à M.Abdi que la République de Djibouti souhaitait avant tout que la nation somalienne soit en paix et retrouve son unité. “

Le président Arnaoud a ajouté que cette position ne devait nullement empêcher Djibouti de coopérer avec le Somaliland dans le domaine économique et commercial, les biens et les personnes pouvant librement circuler des deux côtés de la frontière. ” Mais nous devons œuvrer à renforcer notre coopération afin de mieux lutter contre la contrebande”, a martelé M.Idriss Arnoud.

Pour terminer, le président de l’Assemblée nationale n’a pas manqué de remercier le Parlement somalilandais qui, a-t-il souligné, ” œuvre pour la paix.”

Naguib Chourek

13/08/06 (B362) Analyse de la politique régionale et des positions de Guelleh. (Transmis par un lecteur)

La République de Djibouti, après avoir acquis son indépendance en 1977, s’est engagée, comme les autres états souverrains du monde, à adhèrer aux idées contenus dans les grandes conventions internationales ainsi qu’ au respect des accords bilatéraux et multilatéraux qu’elle passait avec certains de ces états. Ayant, donc, été consideré, à partir de là, comme un état souverrrain, membre à plein titre de l’Onu, L’Oua, l’Igaad et de nombreux autres grandes organisations internationales, il était et est de son devoir de veiller, en premier lieu, au respect et à la sauvegarde de la souverrainté des autres états et notament à celles des pays limitrophes avec qui elle partage non seulement des frontières communes, mais aussi avec qui elle devrait entretenir des rapports de bon voisinage emprunts d’un climat de paix et de confiance.

Or, malheuresement, une observation sommaire de la réalité de la diplomatie Djiboutienne actuelle, fait immédiatement ressortir l’hypocrisie, la duplicité et l’interventionnisme mercantile qui caractérise la conception des relations inter-états du régime qui dirige ce pays.

En effet, ce régime dirigé en maître obsolu par I.O.G., ne retient des conventions et des, accords internationaux déjà signés et ratifiés au nom de la nation Djiboutiennes que les points de droit qui l’arrangent et qui coincident avec ses intérêts personnels. Celà revient à dire, qu’il ne retient que ce qui qui contribue à l’aider à continuer à appliquer sa conception tyranique de la gouvernance d’un pays et d’un peuple. C’est à dire tout ce qui va favoriser l’enrichissement de ses dirigeants ainsi que, ce qui va participer à sa volonté mégalomane qui fait suite à son désir de vouloir jouer coûte que coûte un rôle de premier plan dans la région.

Cette façon d’être de la diplomatie du Gouvernement Djiboutien que beaucoup d’observateurs internationaux ont déjà constaté est plus qu’ aggravée par l’ambition démesurée de cet individu dont les décisions et les actions sur ce plan, débouchent immanquablement sur un interventionisme illégal, direct ou indirect, dans les affaires intérieurs des pays de la région. L’attitude néfaste de cet homme, qui utilise les moyens et les prérogatifs d’un état, ainsi que les croyances populaires, culturelles et religieuses des différentes communautés de la région pour promouvoir sa conception illogique et irraisonable de la réalite régionale, participe non seulement à entretenir l’état chaotique dans laquelle se retrouve notre sous-région mais aussi crée et suscitte des antagonismes entre les différentes communautés d’un même pays ou bien participe à dresser une population contre ses dirigeants démocratiquement élus.
Génèralement, pour lui ce dernier cas s’applique lorsque les dirigeants de ces pays ne répondent pas à ses attentes et refusent, par leurs engagements ou par leurs décisions, de se laisser manipuler pour partager sa conception et ses orientations de la politique régionale. Cette manière d’être de la politique de ce personnage sortant clairement du cadre normal des relations inter-états, il nous semble important de comprendre, avant tout autre analyse, les raisons qui motivent de telles prises de position qui hypothèquent l’équilibre régionale.

Aprés examen et tout en restant sur un plan global, il semble opportun et adéquat de retenir que, ce comportement qualifiable de nuisible et de dangereux pour l’ensemble de la Corne de l’Afrique et plus particulièrement pour Djibouti, doit avoir une double motivation de la part de son instigateur. Ces deux motivations peuvent se formuler comme suit:

1) La certitude et la volonté du dirigeant Djiboutien d’être ou de faire tout pour devenir l’unique et incontournable Autorité Somali, habilitée à s’exprimer et à rêgler les problèmes actuelles de cette communauté. L’appartenance à cette derniére et la haute idée qu’il a de lui-même le poussent à se considérer comme le seul interlocuteur valable pour traiter à sa façon les espoirs et les difficultés que rencontrent cette communauté qui, comme tout le monde sait, est disseminée dans quatre (4) pays de la sous région.

Donc, pour concilier cet éparpillement sur plusieurs pays et sa volonté d’être le fédérateur des volontés de l’ensemble des Somalis, I.O.G. doit non seulement passer outre la réalité des frontières étatiques existantes, mais aussi faire tout pour rallier à ses vues, à sa conception les différents dirigeants et hommes forts Somalis déjà sur le terrain et en cas d’impossibilité faire en sorte de les mettre hors circuit ou les liquider pur et simplement.

Cette manière d’être peut se constater dans sa gestion de la crise de l’ex-République Somalienne. En effet, depuis le début de la crise de ce pays, il fait preuve d’un désir, d’une intention plus que pathologique de vouloir, coùte que coùte, écarter des hommes, importants au règlement de cette crise comme Mr. Houssein Aidid, Général Morgan et Mr. le Président Abdillahi Youssouf qu’il a qualifié des seigneurs et de criminels de guerre.

 

 

Ceci étant, sur ce point il est une question que nos lecteurs gagneraient à se poser et qui pourrait, là aussi, se formuler comme suit:

Pourquoi I.O.G. voudrait être le fédérateur des volontés de l’ensemble des Somalis quelque soit leur pays ?… et surtout pour faire fâce à quelle menace?… Quel avantage y gagne t.il?…

En ce qui concerne la présente analyse, il ne fait aucun doute que toutes les manoeuvres de cet homme sur cet aspect des choses, ne visent que l’Ethiopie et ses interêts régionaux.

Sinon comment expliquer qu’ I.O.G, délaissant les relations privilegiées et historiques avec ce pays, s’est attêlé à la recherche d’alliés du côtê des pays arabes et de l’islam radicale de façon générale.

2) Une volonté historique et religieuse (fausse à notre sens), qu’I.O.G. représente ou utilise et qui associe son ambition personnel sur le plan régional à une volonté expanssioniste de certains intérêts islamistes arabes. Ces derniers, suivants et appliquants à la lettre les principes philosophiques et religieux du wahabisme et des mouvements Islamistes comme le tablik et autres philosophies fondamentalistes d’Arabie-Saoudite et du Pakistan, prônant un Islam de guerre pur et dur, voient la sous-région de la Corne de l’Afrique comme une zone d’expanssion préférentielle de leur conception rétrograde et agréssive de l’islam.

En fait, une association de la sorte, lucrative et avantageuse pour les deux parties est la chose la plus logique surtout en tenant compte de l’appât et l’attrait de gain qui caractérise si profondément la personnalité du dirigeant Djiboutien. Une des conséquences de cette association est qu’on a vu se développer au fil du temps et des années à l’installation de plus en plus importante des ideés et principes d’un Islam fondamentaliste à Djibouti alors qu’auparavant ce pays était caracterisé par un Islam traditionel et tolérant. Cet état de chose ne s’est pas fait sans heurts et sans l’opposition des autorités religieuses traditionelles qui ont fait des tentatives pour contrer ces nouvelles doctrines islamiques.

Mais ce fut peine perdu, car ces nouvelles philosophies religieuses et les ulémas qui les répresentaient étaient pleinement appuyés et favorisés par I.O.G. qui bien que n’étant que Chef de cabinet à l’époque n’en répresentait pas moins le pouvoir absolu de l’état.
Et cette association est toujours d’actualité puisque elle perdure avec juste quelques adaptations pour la rendre moins évidente aux yeux de l’opinion internationale et régionale. C’est pour celà que les partisans et les propageurs de ces philosophies religieuses intégristes s’adressent maintenant au Directeur du Cabinet d’I.O.G. Mr. Ismail Tani et à quelques fois à certains de ses intimes comme Mr. Hachi Abdillahi (Hachi la grande gueule) pour la promotion et la bonne éxècution de leurs projets tant à Djibouti, en Somalie ou dans le reste de la région.

En effet cette région qui est le point de contact entre différentes religions est considerée par les fondamentalistes et autres intégristes musulmans dans leur guerre fâce aux U.S.A. notamment, comme une zone favorable pour non seulement mener à bien certaines de leurs opérations mais aussi pour effectuer les préparatifs qui s’y attachent tout en ayant sur place la logistique, la protection et la discrétion voulues d’I.O.G..

En guise de conclusion à la présente entrée en matière de ce chapître, on peut d’ores et déjà constater, que quelques soient les motivations, les intérêts et les volontés qui s’expriment à travers ces ingèrences et cette remise en question de l’équilibre régional, il est clair et établit, que non seulement la politique régional du régime Djiboutien y tient un rôle important mais aussi y participe activement selon des schémas qui n’ont vraiment rien à voir avec les principes normaux de la diplomatie inter-états.

A partir de là et afin de fournir à nos lecteurs «Amis» la possibilité de se faire une perception plus approfondie sur cette réalité régionale qui nous concerne tous de très près, nous nous proposons d’effectuer une analyse plus localisée et plus détaillée sur les communautés, les pays et organisations concernés par cette situation.

Sur l’Ethiopie

Avant son investiture à la fonction suprême, I.O.G. ayant besoin de l’appui du Gouvernenent de l’Ethiopie pour atteindre le but qu’il s’était fixé, à pendant très longtemps fait tout pour passer aux yeux de tout observateur comme Pro-Ethiopien donc favorable à la promotion des intérêts Ethiopien à Djibouti.

Depuis quelques temps, de part les décisions et les positions qu’il adopte, il apparait de plus en plus, qu’I.O.G. estime sa période "d’ Ethiophilie" comme terminée, étant entendu qu’il a réussi à acquérir le pouvoir absolu à Djibouti.
En outre, il est évident que la réorientation de sa politique étrangère vers la péninsule arabique qui lui confère la certitude de pouvoir dorénavant compter sur le soutien et la puissance financière des pays arabes, font qu’il ne considère plus l’Ethiopie comme un partenaire prioritaire pour le développement de Djibouti et surtout pour la pérenité de son pouvoir.

Ceci étant, avant ou après son investiture, l’actuel Président de Djibouti n’a jamais cessé d’interfèrer et d’intervenir dans la politique intérieure de ce pays, soit pour des raisons de sécurité, soit pour des raisons ayant trait à son ambition et au rôle régional qu’il s’était depuis longtemps convaincus de jouer un jour dans la Corne de l’Afrique. C’est ainsi que pour promouvoir et s’assurer de la bonne éxecution de ses idées et de ses plans sur la sous-région, il a adopté un certain nombre de principes et de réflexions qu’il s’efforce de suivre, comme autant de fils directeurs à sa conception de la réalité des pays de la région.

Pour le cas qui nous occupe dans ce paragraphe c’est à dire l’Ethiopie, il ne fait aucun doute qu’il est convaincus qu’il n’existe pas une Ethiopie mais plutôt des Ethiopies. Pour cet individu qui réellement se considère comme un parfait connaisseur de ce pays, l’Ethiopie actuelle étant composée de plusieurs régions et de plusieurs communautés ou peuples aux moeurs, races, cultures, réligions et intérêts différends et parfois contradictoires, il ne fait aucun doute (Pour lui) donc que dans un plus ou moins prôche avenir, on assistera à des scissions et à des partitions qui obligatoirement entraineront l’apparition de plusieurs autres états sur les ruines de ce qui fut naguère l’Ethiopie.

Il considère donc, qu’il y aura par la force des choses une redistrubition et une révision des frontières régionales de la Corne de l’Afrique telles que nous les connaissons aujourd’hui.

Il est donc important pour lui de se préparer à cet évenement, d’autant plus, selon sa conception, que cette implosion de l’Ethiopie sera certainement la résultante de nombreux troubles sociaux, religieux, raciaux ou économiques. Suscittés et mènés par des secessionistes certainement soutenus par des intérêts étrangers.

Toutefois une observations simple de sa manière d’être avec ce pays, ces derniers temps, permet à tout un chacun de se rendre compte, qu’I.O.G. fait plus que de se préparer à cet évènement. En effet, partageant cette façon de voir l’avenir de ce pays avec certains intérêts arabes voulant réellement promouvoir celà, il n’hésite pas à fournir son appui ou à s’associer directement à tout groupe, organisation ou pays qui tendraient vers cet objectif qui est la destruction de l’Ethiopie.

De plus, il est clair qu’il serait plus qu’avantageux pour lui , si l’Ethiopie avait assez de graves problèmes internes avec ses différentes communautés car celà entrainerait que le Gouvernement de ce pays se détourne du problème Somalien qu’ I.O.G. pourra alors gérer à sa guise selon ses intérêts.

Il faut savoir que sur un plan général, I.O.G. pour mener à bien sa politique interventioniste en Ethiopie, ne fait jamais rien d’apparent qui pourra par la suite lui être reproché par le Gouvernement légal de ce pays. Cependant, il ne fait aucun doute que ce dernier est avec la Somalie, les deux zones où ses activités politiques et économiques sont les plus importantes. En effet pour parvenir aux objectifs qui sont les siens, il utilise les différentes communautés Ethiopiennes en les manipulant et en soutenant financièrement et matérièllement leurs aspirations et révendications politiques ou sécessionistes, réligieuses, tribales ou raciales.

Ces dernières qui pour certaines d’entre elles prennent des formes violentes, auraient pu s’exprimer autrement et plus pacifiquement sans l’intervention pernicieuse dictée par l’ambition exacerbée de cet homme qui réellement n’a aucune considération pour ces communautés qui pour lui ne sont que des instruments pour arriver à ses fins.
En effet peut-on en toute lucidité affirmer qu’I.O.G., recherche le bonheur et le bien-être des nomades Afars et Issas, en les faisant manipuler ( frontière Djibouto-Ethiopienne) par ses agents prépositionés, pour qu’ils continuent à s’affronter ..?

Pourtant malheureusement les faits prouvent que ses hommes ont bien travaillé puisque la confrontation entre les nomades de ces deux communautés est d’actualité en Ethiopie aujourd’hui même (Gawane, Adaitou, Gadametou, Endefu).

Nous sommes convaincus qu’I.O.G. pour parvenir à une situation de la sorte, qui doit correspondre à une partie de ses plans, s’est non seulement appuyé sur leurs ativismes tribaux mais c’est aussi donné les moyens matériels en faisant intervenir son argent et ses agents en Ethiopie. Sur ce plan là, il convient d’être consciens qu’I.O.G. est en train de jouer la seule et dernière solution qui lui restait. En effet favoriser la confrontation Afar et Issas lui permet d’atteindre deux objectifs en une seule fois.

 Premièrement, il crée des problèmes en Éthiopie en suscitant et en encourangeant par ses basses manigances un conflit armé entre ces deux tribues qui en se développant troublera très certainement l’ordre public instauré par le Gouvernement de ce pays. Les conséquences d’une telle situation ne pourront qu’être dommageable qu’à celui-ci puisque ces deux communautés sont toutes Ethiopiennes et sont localisées dans un secteur économiquement important pour l’Ethiopie.

 Deuxièment, ayant occupé les Afars et les Issas a s’entretuer et veillant à intervenir par petites touches à ce que celà perdure dans le temps, I.O.G. s’assure par là une absence de réaction d’opposition à son régime de la part de ces deux communautés. Un tel raisonnement peut sembler étrange et bizarre à quiconque ne connait pas la mentalité de ces deux ethnies, mais pourtant c’est bien celui qui s’impose car pour elles l’appartenance à la tribu est plus importante et plus forte que les frontières entre Djibouti et l’ Ethiopie.

C’est la raison pour laquelle, le tyran Djiboutien ayant sentit un danger plus que sérieux pour son régime s’est attelé à créer cette confrontation armée entre ces peuples à majorité illetrés, et aussi facilement manipulables.

Compte tenu des répercussion néfastes que peut entrainer une situation de la sorte dans nos objectifs, le Mouvement que nous représentons propose ses services au Gouvenement Ethiopien pour s’opposer aux manoeuvres manipulatoires de cet homme et pour participer à mettre un terme aux conséquences désastreuses de son action dans ces deux communautés.

Sur ce point, estimant que cette attaque contre l’Ethiopie nous concerne aussi de très près, nous préconisons aux autorités de ce pays les points suivants pour contrecarrer les visées de cet individu:

 L’imposition de l’arrêt des hostilités par l’intervention musclée des Forces Fédérales Ethiopiennes.

 La recherche d’un règlement pacifique par la discussion et la négociation et l’intervention des personnalités des deux ethnies, sur ce plan, il faut tenir compte qu’I.O.G. à beaucoup plus d’agents qui sont à la solde chez les Issas que chez les Afars. Il faudra donc veiller à choisir les personnalités tribales dont les regards sont plus tounés vers Addis-Ababa plutôt que vers Djibouti.

 L’intervention des autorités Ethiopiennes Issas ou Afars afin de s’opposer dans leurs communautés respectives à cet ingérence d’un autre pays et surtout parce que celà est de leur responsabilité. Dans le cas contraire le Gouvernement Fédéral ne devra pas hésiter à tirer les conclusions qui s’impose surtout, la aussi, pour les autorités Ethiopiennes d’origine Issa. Si cette dernière hypothèse s’impose d’elle même et de par l’aspect délicat de l’attaque d’I.O.G., il faudra veiller pour l’instant et jusqu’à la fin de la crise à remplacer un Issa par un Issa et un Afar par un Afar.

 Celà permettra de ne pas envenimer les choses et de responsabiliser des gens fiers de leur "Ethiopianité" et non plus des agents prépositionés à la solde d’I.O.G. qui appui le tribalisme Haineux.

 Faire la chasse par des enquêtes approfondies notament par des enquêtes financières (Diré-Dawa, Addis Ababa) puisque c’est par ce moyen que les agents d’I.O.G. sont les plus vunérables. Il faut utiliser les moyens qui sont les siens et ruiner ces agents en Ethiopie, qui en grande partie sont tous dépendants des systèmes financiers que lui-même à participer à mettre en place.

 Insufler et consciensicer les deux communautés (Beaucoup plus chez les Issas que chez les Afars) sur l’avantage de faire partie de la famille Éthiopienne par des projêts de développement sociaux et autres progrès économiques.

 Dans cet ordre d’idée, il convient de tenir compte qu’I.O.G. à toujours su jouer sur les frustrations que les différentes communautés ressentent entre elles pour toujours parvenir à ses fins et ainsi faire avançer ses plans.

C’est la raison pour laquelle, il est essentiel pour le Gouvernement Fédéral qu’aucune de ces deux communautés ne s’estiment léser par sa gestion de la crise qui les opposent entre elles. Ce point est important car I.O.G., pendant ce temps, ne restant pas inactif travaille en profondeur et en secrêt les deux éthnies (plus chez les issas que chez les Afars) en diligentant des opérations de désinformation sur toutes les décisions et actions du Gouvernement Ethiopien ainsi que des manipulations qui pour certaines entrainerant encore d’autres morts.

En ce qui concerne la communauté Issa qui beaucoup plus que les Afars, est perméable aux divers manipulations de ce tyran qui l’a toujours trompé et utilisé à des fins personnels, il faut savoir qu’elle est aujourd’hui diminuée par l’absence d’un OUGASS à sa tête (Roi et Chef Spirituel des Issas) qui nous en sommes sûr, aurait réduit à néant les néfastes malversations de ces individu.

C’est cet handicape que ressentent tous les Issas (Djibouti, Ethiopie, Somalie) et qu’I.O.G. entretient depuis plusieurs années en s’opposant à la désignation d’un nouveau OUGASS(car l’ancien OUGASS Hassan Hersi est décedé en1994), qui non seulement lui permet de les assujetir par la tyranie de la tradition et d’éviter toute réaction de leurs parts contre lui mais aussi de les manipuler pour certains d’entre eux dans ses actions d’ingérence dans les affaires intérieures des pays comme l’Ethiopie.

Depuis peu se rendant compte que les Issas ne partagent plus sa gestion de la réalité Nationale et Régionale, I.O.G. à monté une énorme opération de manipulation pour l’intronisation d’un nouveau OUGASS à Diré-Dawa qu’il désignera lui-même et qui donc ne sera là que pour défendre ses intérêts personnels et qui aussi servira à renforcer son emprise sur les Issas qu’ il craint plus qu’autre chose.

Le pire pour I.O.G. serait que les Issas s’allient aux Afars pour le contrer tant dans sa gouvernance de Djibouti que dans ses interventions déplacés en Ethiopie.

Dans le même cadre de ses ingèrence dans les affaires intérieures de l’Ethiopie, le dictateur Djiboutien ne se contente pas seulement d’utiliser, pour mieux les opposer, les deux communautés citées cidessus. La politique de déstabilisation qu’il mène depuis un certain temps contre ce pays s’exprime aussi, outre par les multiples pressions d’ordre économique, par aussi un énorme et multi-forme soutien qu’il accorde à la communauté Oromo, notament aux sécèssionistes du Front de Libération Oromo.

A Djibouti, il n’est un secrêt pour personne que le régime accorde non seulement l’asile politique aux membre de l’O.L.F. mais aussi qu’il participe activement à les appuyer dans leurs revendications politiques vis à vis de l’Ethiopie. La gestion et le suivi du dossier de cette organisation ayant été confié depuis plusieurs années au Service de Documenttation et de Sécurité de la république de Djibouti (S.D.S.), c’est bien ce dernier qui a aussi la charge de coiffer, de structurer et de diriger l’aide et l’appui d’état qui est fourmit à l’O.L.F. ainsi qu’à d’autres groupuscules dont la majorité rélève de la simple délinquance.

Outre le fait de faciliter systématiquement l’installation des membres de ce front à Djibouti, le S.D.S. favorise et intervient fermement, tant dans l’administration nationale qu’auprès de la population autochtone pour la concrêtisation et la bonne éxècution des divers formes d’aides que revêt le soutient gouvernemental.

En effet, le gouvernement Djiboutien favorise non seulement la prise en main et l’embrigadement de la Communauté Oromo de Djiboutie par l’O.L.F. mais soutient financièrement cette dernière organisation, soit directement, soit en organisant et encourageant la récolte de "l’impot révolutionnaire" auprès des travailleurs de cette communauté (femmes de ménage, gardiens de maison, manoeuvres journalier).

13/08/06 (B362) Face à la légère confusion politique actuelle, l’ARDHD propose d’organiser une conférence de l’opposition avec la participation de tous les acteurs concernés, sans exclusion. (ARDHD)(Texte actualisé le 15/08)

Rappel préalable de la position de l’ARDHD :
L’Association n’a aucune ambition à Djibouti, ni politique, ni économique, ni d’aucun ordre. Elle n’est liée à aucun parti ni à aucune organisation et elle conserve son indépendance totale, de pensée, de choix et d’écriture. Son financement, réduit au minimum indispensable pour l’hébergement du site, est assuré par l’équipe de bénévoles (qui donne surtout son temps). L’ARDHD n’a jamais demandé le paiement d’aucun abonnement ni d’aucune cotisation et elle ne reçoit aucune subvention ou recette publicitaire de quelque ordre qu’elle soit.

L’Association s’est fixée pour objectif d’agir en faveur du Respect des Droits de l’Homme à Djibouti et de redonner la parole aux Djiboutiennes et aux Djiboutiens qui en sont privés.

Ses analyses montrent que ces objectifs ne pourront être atteints que s’il y a un changement important au niveau du style de gouvernement et de gestion du pays.

L’ARDHD ne peut donc pas ignorer l’action des hommes et des partis politiques et c’est la raison pour laquelle elle a pris fait et cause pour les partis sincères d’opposition, car ils représentent l’espoir pour les Djiboutiens.

Face à une certaine confusion qui est survenue à la suite de l’annonce de la réunion du 22 juillet (qui était une excellente initiative au départ, si elle avait permis de réunir l’ensemble de l’opposition, comme le propose l’ARDHD, depuis des années) l’Association pense qu’il faut continuer dans cette voie, mais en impliquant l’ensemble des acteurs sans exclusive aucune : tribale, ethnique, niveau de représentativité, actions passées, ….

Lorsque les conditions détaillées ci-dessous seront réunies, l’ARDHD propose d’organiser une conférence à Paris et de mettre ses moyens et son savoir-faire à la disposition de tous les participants : méthode d’animation de réunions, assistance des présentateurs pour la préparation de leurs interventions, méthode de travail en groupe.

Le contexte :
Les Djiboutiennes et les Djiboutiens sont victimes des dérives d’un gouvernement dictatorial, qui ne bénéficie d’aucune légitimité et qui a accaparé le pouvoir et toutes les ressources au profit de ses seuls intérêts privés et du financement d’un réseau “d’obligés” qui le servent et qui lui permettent de se maintenir par la force et la terreur.

Une grande partie du patrimoine public a été cédé à des entreprises privées, dans des conditions opaques et sans bénéfice apparent pour le Trésor public : port, aéroport, chemin de fer, encaissement des recettes douanières, ….

Le pays bénéficie d’une situation géopolitique exceptionnelle, qui attire les convoitises de tous ordres et les intérêts étrangers : la présence de forces armées importantes sur son territoire est aussi un élément important qu’il ne faut pas négliger, aussi bien pour l’indépendance du pays, que pour sa dépendance.

La conférence proposée :

Date : deux jours, un samedi et un dimanche, probablement les 4 et 5 novembre 2006

Participants et invités :

– tous les dirigeants de partis sincères d’opposition ou (s’ils ne peuvent se déplacer) leurs représentants dûment mandatés avec des pouvoirs les plus larges,

– tous les dirigeants de mouvements et d’associations qui interviennent à Djibouti ou pour Djibouti,

– toutes les personnalités indépendantes et les observateurs (y compris les journalistes) qui sont concernés par la situation.

Projet d’ordre du jour :

La conférence serait organisée autour de réunions plénières et de sous-commission de réflexion et de travail de groupe. La langue de travail et de rédaction des comptes-rendus et des rapports, sera le français.

L’ordre du jour ci-dessous n’est qu’une proposition : il pourra être modifié durant la phase de préparation avec les intervenants qui le souhaitent.

1 – Analyse de la situation actuelle et de ses conséquences pour les populations sur tous les plans : économique, politique, culturel, judiciaire, éducatif, santé, liberté, emploi, …. Bilan

2 – Quels sont les moyens possibles pour mettre un terme à la dictature ? Quels arguments : Assistance à peuple en danger ? Devoir d’ ingérence humanitaire ? Légitime défense ? …. ???

3 – Comment conserver les valeurs culturelles et traditionnelles en évitant la ségrégation tribale pour créer une véritable nation

4 – Comment organiser une période de transition pour rétablir les conditions d’un débat véritablement démocratique et d’élections transparentes. Quelles sont les conditions ?

5 – Le rôle et la place et les droits de l’opposition légale, qui sera accordée aux partis minoritaires, après les premières élections libres,

6 – Faut-il et comment organiser la poursuite pénale des principaux criminels (torture, viols, exécutions sommaires, massacres) et des principaux délinquants (corruption aggravée, abus ou détournements de biens publics, spoliations de biens publics ou privés, etc…)

7 – La politique extérieure de Djibouti : quels types de relations le pays doit-il poursuivre avec ses voisins les plus proches : Erythrée, Ethiopie, Somalie, Somaliland, Yémen, …. Quelle position face à la crise somalienne ?

8 – La politique de coopération judiciaire avec la France ? Faut-il la réactiver et imposer aux personnalités concernées de répondre aux convocations ?

9 – Quelle position et quelle politique de coopération avec la France et les USA, qui ont des bases importantes à Djibouti. Étendue et limite des autorisations données.

10 ….. etc.

Document final et suivi : vers la naissance d’un Etat de droit.

Les rapports des différentes sous-commissions seront soumis au vote des participants et un document de synthèse sera établi sur ses bases. Chaque parti devra les soumettre ensuite à l’approbation de ses instances et une fois ratifié, le document s’imposera à tous pour mener le combat de la liberté des Djiboutiennes et des Djiboutiens et la naissance d’un véritable Etat de droit

Les conditions posées par l’ARDHD pour lancer effectivement l’organisation de la conférence.

1 – Avoir l’accord de la majorité des formations politiques de l’opposition, au moins 80 %

2 – Avoir l’accord de plus d’un minimum de cinq organisations / associations qui oeuvrent à Djibouti ou en faveur des Djiboutiens,

3 – L’ARDHD ne peut pas assumer le financement de la conférence. Une participation, aussi limitée que possible, sera demandée à chaque participant, pour payer les frais de location de la salle et les pauses café. L’ARDHD prend à sa charge l’organisation matérielle et les moyens de projection et de sonorisation.

Période de pré-inscription.

A ce stade, il ne s’agit pas encore d’inscription définitive mais d’un processus de pré-inscription qui permettra de mesurer si les conditions ci-dessus sont remplies.

Nous proposons simplement à toutes les formations politiques sincères d’opposition, aux Associations et aux Organisations de nous adresser leur pré-incription obligatoirement par Fax et sur papier en-tête de leur structure (afin de limiter le risque de recevoir des fausses inscriptions qui pourraient être émises par des proches du régime …).

_______________________________________

Texte proposé pour la pré-inscription

Je, soussigné M. ……….. (Nom du dirigeant)….……… …………., agissant en qualité de ...(titre du dirigeant)..…. de ……………….. (Nom de l’association ou de la formation) ………… confirme l’accord de notre organisation pour participer à une conférence de l’opposition qui serait organisée au mois de novembreà Paris.

Soit : Je viendrai personnellement et (facultatif) je serai accompagné de MM. ………………… et …………………….

Soit : je serai représenté par M. …………(nom du responsable mandaté). …………….. en qualité de ……….(titre dans la structure)……… …………….. qui présentera un mandat authentique.

Fait à …………………………. le ………………………………..

Signature et tampon

Fax à envoyer à l’ARDHD au +33 (0)1 46 34 25 93, avant le 9/09/06

________________________________________________

L’équipe de l’ARDHD est pleinement consciente du fait qu’elle risque de s’attirer de nombreuses critiques et que les détracteurs potentiels pourraient se réveiller à cette occasion. Elle les assumera pleinement car elle est convaincue que cette proposition est l’une des chances qui peut être donnée au peuple djiboutien pour un avenir meilleur, sous un régime respectueux des citoyens.

13/08/06 (B362) GED : communiqué sur la situation politique et les différentes actions qui sont menées. (Communiqué publié sur le site du GED)

Communiqué du Gouvernement
en Exil de Djibouti.

Le 22 juillet 2006, le Gouvernement en Exil de Djibouti a été surpris d’apprendre dans un communiqué publié par les Nouvelles d’Addis que l’opposition Djiboutienne s’était réunie à Paris.

Nous avons d’abord été très étonnés de la tenue de cette réunion pour laquelle aucun mouvement ou parti d’opposition crédible n’avait été reçu ni d’invitation ni d’information ; par contre les informations qui nous sont parvenues ultérieurement ne nous ont pas surpris.

Une réunion “inutile” sans ordre du jour et sans résultat

Cette fameuse réunion n’a eu aucun ordre du jour, et rien d’important n’a été dit à part à de dénigrer, les partis d’oppositions tels que le GED, l’UAD, UGUTA, en lançant des propos grotesques et enfantins indignes de personnes adultes et responsables. L ’ensemble de nos compatriotes a jugés les décisions et l’attitudes de lâcheté, en faisant surtout allusion au procès de l’ARDHD / ZAKARIA.

Nous tenons à rappeler que le GED, depuis sa création en février 2002, a gardé une politique objective et précise, sans en changer le cap : “la démocratie, la liberté et la justice dans notre pays”.

Des envoyés très spéciaux mandatés par le régime, pour tenter d’allumer des contre-feux,

IOG, se sentant en danger et en difficulté a dépêché ses guignols sur le sol Européen, M.Mohamed Daoud Chehem et M. Mohamed Moussa Tourtour, de façon à tenter de créer une opposition taillée à la manière iogienne.

En ce qui concerne M.Mohamed Daoud Chehem; il s’est expliqué dans son droit de réponse publié par l’ARDHD suite à un article qui le concernait.

Nous pouvons dire aujourd’hui qu’il a été fabriqué politiquement par le régime en place de façon à ce qu’il y ait quand même un candidat opposant lors de la présidentielle de 2005.

Bien parti, au départ, à la suite à sa libération “bienvenue” de la prison civile de gabode, il a viré de 180° en 2005. Les Djiboutiennes et Djiboutiens sont très éveillés, et le connaissent parfaitement, puisqu’aujourd’hui il devient l’ôte privilégié de l’Ambassadeur de Djibouti à Bruxelles.

Photo de la rencontre entre Mohamed Moussa Chehem et Al Moutaani Khaled.

Lors de cette rencontre Moussa Chehem a proposé, au nom d’IOG que MM. Iftin et Alhoumekani fassent un faux témoignage afin de donner un alibi visant à soustraire IOG des soupçons qui pésent sur lui, dans le cadre de l’enquête judiciaire française sur l’assassinat du Juge Borrel.

En ce qui concerne M.Mohamed Moussa Tourtour, le “clochard de service” comme on le nomme aux palais d’Haramous et de l’Escale, il n’a jamais cessé d’effectuer des aller et retour entre Djibouti et l’Europe, particulièrement Paris et Bruxelles.

La première capitale pour couvrir les biens illégaux « maisons » de son beau-frère Mahamoud alias « Ben Bidraleh » ex-commissaire du district d’Obock puis d’Ali-Sabieh et directeur de l’ONARS.

Apres avoir usurpé les fonds qui lui ont été accordés pour la gestion de ces régions, il détourna l’argent destiné à la population afin d’acquérir personnelement des maisons en Europe. La seconde capitale, Bruxelles est très importante car le “clochard de service” a été mandaté par le Génie de la corne pour réaliser deux missions :
– 1) Judiciaire
– 2) Politique

Pressions sur les témoins : menaces et promesses de récompense

Le premier point est que IOG a toujours fait pression sur Ali Abdillahi Iftin dans le cadre de son témoignage dans l’affaire de l’assassinat du juge Bernard Borrel à Djibouti. IOG, à maintes reprises, a tenté de faire changer la version donnée par M.Iftin à la Justice française. Récemment, ses parents vivant paisiblement en Somalie (ref : article sur l’ARDHD du 30 juin 2006) ont été menacés par une bande armée aux ordres du régime. Durant le mois de juillet 2006, le “clochard de service” a fait un saut à VERVIERS (Ville de la Belgique) où vit sa sœur qui est l’épouse d’Ali Abdillahi Iftin pour demander, une nouvelle fois, au témoin gênant de modifier son témoignage. N’a-t-il pas précisé qu’il était personnellement mandaté par le Président Djiboutien, et que s’il (Iftin) acceptait le marché, il serait récompensé à hauteur du service rendu et des risques que courent IOG ?

S’il refusait dans le cas contraire, il s’est permis d’affirmer que Mme Iftin, sa sœur, quitterait M Iftin pour rentrerà Djibouti avec leurs enfants : il s’agit en fait d’une menace d’enlèvement purement et simplement.

Malheureusement pour IOG la tentative a encore une échoué, puisque Ali Iftin est resté serein, déterminé et clair. Immédiatement une plainte a été déposée par lui, pour tentative d’enlèvement d’enfants hors du territoire Européen ; théoriquement, cette dame ne peut pas revenir à Djibouti puisqu’elle a été reconnue comme réfugiée politique par la Belgique, puis naturalisée par la suite.

Nous lui rappelons quand même l’histoire de Mme Ayan Hersi qui s’est vu déchue de sa nationalité Hollandaise pour avoir fait des fausses déclarations lors de sa procédure d’asile.

Cependant le fait de faire pression sur les opposants ou témoins est une vieille pratique du régime Djiboutien, notamment nous pourrons citer des noms : Alhoumekani, Deberkalleh, Feu Cheiko, etc.…

Le deuxième point qui est politique, M.Ali Abdillahi Iftin qui est chargé de la défense du GED est aussi Président du Mouvement de Libération Nationale. A ce titre, il dérange énormément les visées d’IOG, car effectivement, ce mouvement est très populaire au sein de nos compatriotes et le régime a bien mesuré son importance et son influence.

Aujourd’hui le GED n’est pas étonné par la réaction de Chehem et de Tourtour.

Nous sommes particulièrement déçus, en revanche, par la position des mouvements qui se prétendent opposants et qui ont organisé cette réunion que certains qualifient de mascarade ou de pièce de théâtre : combien de communiqués sont émis de part et d’autre par des formations politiques, pour justifier l’absence de leurs représentants (voir cet article dans le site du MRD de la part de son Président)

C’est dans cet esprit que s’inscrit la réunion précitée du 22 juillet à Paris. Et le MRD souscrit à l’appel à une large union nationale qu’il avait lancé pour sortir de la crise.

Des démentis en cascade

Aussi sommes-nous étonnés du démenti (daté du 25 juillet 2006) qu’un porte-parole auto-proclamé de l’UAD, Monsieur Ali Mahamadé Houmed, membre de l’Alliance républicaine pour le Développement (ARD), a adressé au journal Les Nouvelles d’Addis.

L’UAD est un simple lieu de concertation pour ses trois membres (MRD, ARD, UDJ) et ceux-ci ne se sont jamais concertés pour désigner Ali Mahamadé Houmed comme leur porte-parole. De plus, la question de la participation à la réunion de Paris s’est traitée au niveau de chaque parti. En formation sérieuse et responsable, à l’origine de l’initiative, le MRD a honoré son rang et sa parole.

Le démenti de Ali Mahamadé Houmed n’engage donc ni le MRD, ni l’UAD en tant que somme de ses trois membres.

Le fossé entre discours et actions concrètes

Contrairement aux membres du GED et du Président de l’UGUTA qui ont eu le courage de venir témoigner dans l’affaire qui a opposé le général Zakaria à l’ARDHD, affaire dont le MRD a été à l’origine, alors que son Président comme d’habitude, s’est caché en Belgique en créant la haine et le tribalisme entre les Djiboutiens (il ne devrait pas oublier qu’il est venu adolescent dans ce pays en provenance de la Somalie).

Ces opposants d’opérette, nous les avons vus dans toutes les manifestations scandant des slogans pour dénoncer le massacre d’Arhiba, le viol des femmes, les tortures ou les abus comme l’a dit M.Daher Ahmed Farah, mais quand ils ont eu l’occasion d’ouvrir un dossier judiciaire ou de venir témoigner ou s’exprimer, ils étaient toujours absents. Les Djiboutiens se sont rendus compte de leurs jeux depuis longtemps.

Pour finir le GED au complet soutient sans limite et sans faille M.Ali Abdillahi Iftin et envoie par la même occasion un message au peuple Djiboutien, pour l’assurer que le vent de l’espoir et du changement est proche.

Quand au “coursier de service”, déçu des résultats de sa mission, il est reparti en Ethiopie puis en Somalie.