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28/05/2000 – Lancement officiel du relais FM de la BBC à Djibouti. (Extrait AFP)

DJIBOUTI, 28 mai (AFP). Le lancement officiel du relais FM de la BBC a eu lieu dimanche à Djibouti a annoncé Radio Djibouti.

Les premiers programmes de la BBC sur FM avaient débuté le 17 mai dernier.

Ces programmes sont reçus en digital à partir du satellite Intelsat et retransmis à partir d’un émetteur de 500 Watts situé dans l’enceinte de la Radio Télévision de Djibouti.

Un protocole d’accord pour l’attribution d’une fréquence à la BBC avait été signé le 9 Février dernier entre le Ministre de la Communication et de la Culture djiboutienne et le Directeur Régional de la BBC pour l’Afrique et le Moyen Orient.

Cette chaîne émet désormais des programmes en anglais, en arabe et en somali sur la bande de 99.214 FM. La couverture de ces programmes concerne pour l’instant Djibouti-ville et ses environs. Une deuxième phase est prévue dans une année avec la mise en place d’un émetteur plus puissant à Arta, à 30 km de Djibouti, afin de couvrir la totalité du territoire djiboutien.

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Note de l’ARDHD :
On comprend mieux les raisons pour lesquelles la BBC se montrait aussi peu critique dans ses émissions en français (Cf note d’information de la LDDH reproduite dans le numéro 35 de La Liberté). La BBC ne pouvait pas prendre le risque de déplaire à M. GUELLEH. Espérons cependant que cette nouvelle installation d’un émetteur (que nous saluons) n’impose pas définitivement à la BBC des contraintes éditoriales ……… et une ligne politique favorable à la dictature. A suivre …

28/05/2000 – Le FRUD ne désarme pas et aurait même posé un ultimatum à partir du 1er juin. Vers une possible reprise des hostilités ?

Les combattants du FRUD auraient menacé de reprendre leur liberté de manoeuvre et d’intervention si aucune avancée significative n’était conclue avant le 31 mai …. Nous en sommes proche ….

28/05/2000 – Le Ministre de la Justice Ibrahim Idriss DJIBRIL et le Procureur Général Ali Mohamed ABDOU vont participer à une Conférence sur les Droits de l’Enfant à Genève. Provocation ???

Quand on sait, pour avoir suivi cette affaire, les conditions dans lesquelles ils ont incarcérés illégalement 29 enfants mineurs, innocents dans la sinistre prison de Gabode – Quartier des Adultes. Ces enfants ont été victimes pendant plus de cinq mois des pires sévices, y compris sexuels et cela n’a pas altéré la bonne-conscience de nos deux personnalités.

Le Procureur Général M. Ali Mohamed ABDOU avait même osé justifier le 27 avril cette incarcération dans un communiqué de Presse où il avait affirmé que ces enfants avaient été condamnés pour avoir « sniffé de la colle » et d’autres choses et qu’il avaient agi avec discernement à l’âge de 10 ans.

Seront-ils les bienvenus à une Conférence sur les Droits de l’Enfant ?

L’hypocrisie doit avoir des limites et nous lançons une information à toutes les Associations présentes à Genève pour qu’elles informent avec précision la Presse sur les actes honteux et répréhensibles commis par ces deux personnalités.

La libération des enfants éthiopiens et somaliens n’a été décidé que pour leur permettre d’effectuer ce déplacement !!! Qu’ont ils fait des 29 enfants, libérés en secret et transportés vers une destination inconnue … ?

Texte de l’appel de l’ARDHD envoyé dimanche 28 mai.

Nous apprenons la libération des 29 enfants mineurs innocents,

incarcérés illégalement dans la sinistre prison de Gabode à Djibouti.

Ils ont été libérés ‘secrètement jeudi dernier 24 mai 2000 et ils ont été envoyés vers une destination inconnue.

Notre Association se réjouit de l’annonce de cette libération et elle remercie tous ceux qui ont répondu à ses appels et qui sont intervenus en leur faveur :
(Il nous est absolument impossible de citer de façon exhaustive tous ceux qui ont agi efficacement – que ceux qui ne sont pas nommés nous pardonnent) :

parmi eux
MM les députés Maxime GREMETZ, Roland GARRIGUES, et beaucoup d’autres,
les Associations : OMCT (Organisation Mondiale Contre la Torture – Genève),
Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme, Avocats sans Frontières (Belgique),

Cyber-Action, Survie, AFADD, … etc..

Mais notre Association s’inquiète, car ces enfants, qui ont subi les pires sévices dans la Prison de Gabode (y compris sexuels) n’ont pas été remis,
comme nous le demandions, à une ONG qui aurait assuré leur prise en charge et leur réinsertion.

Il est indispensable d’obtenir une réponse des autorités djiboutiennes pour connaître le lieu de séjour des enfants afin de leur porter secours.

Nous apprenons que MM. Ibrahim Idriss DJIBRIL,
Ministre de la Justice
et Mohamed Ali ABDOU, procureur général, osent se rendre à Genève pour participer à une Conférence sur les Droits de l’Enfance !!!

nous demandons à toutes les Associations qui défendent les Droits de l’Homme et qui sont implantées à Genève, de leur réserver un accueil à la hauteur de leurs crimes.
Nous souhaitons qu’elles informent les journalistes présents des conditions dans lesquelles ont été incarcérés 29 enfants mineurs âgés de 10 à 18 ans dans la Prison de Gabode.

28/05/2000 – L’Homme ou la femme de la semaine : deux nominés encore cette semaine !
Ibrahim Idriss DJIBRIL et Mohamed Ali ABDOU (2ème nomination)

1 – IBRAHIM IDRISS DJIBRIL
Ministre de la Justice

2 – ALI MOHAMED ABDOU
Procureur Général (2ème nomination)

Ces deux personnalités sont responsables de l’incarcération de vingt-neuf enfants mineurs et innocents (entre 10 et 15 ans pour la majorité) dans la sinistre prison de Gabode pendant plus de cinq mois et de complicité d’actes de torture sur mineurs. Étant informés de tous les sévices qu’ils devaient supporter (y compris sexuels), ils n’ont rien fait pour leur apporter ni une aide ni le moindre secours. Bien au contraire dans un communiqué de presse tragique le 27 avril, le Procureur Général a justifié sa décision en affirmant le plus sérieusement du monde que « ces enfants avaient agi avec discernement… »

Jeudi dernier, inquiets du retentissement international donné à cette situation et dans le but de se rendre à la Conférence sur les Droits de l’Enfant à Genève (on croit rêver !), ils ont décidé leur libération en ‘cachette’…. mais nul ne sait aujourd’hui la direction prise par ces enfants. Que sont-ils devenus ? Un appel est lancé pour les retrouver.

En agissant ainsi, nous deux élus de la semaine imaginaient peut-être pouvoir revêtir une nouvelle vertu. Qui trompera-t-elle ?

nous espérons qu’ils seront bien accueillis à Genève et que toutes les Associations informeront les journalistes présents de leurs comportements criminels contre les Droits de l’Homme et complicité de tortures sur des Enfants mineurs.

Nous les félicitons pour leur hypocrisie. Que pensent leurs propres enfants ?

Rappel des personnages déjà élus :

N° 17 – Mme Leila, juge d’instruction
N° 19 – Omar FARAH, gendarmerie d’Ali Sabieh
N° 29 – Le général Yacin YABIEH,
N° 32 – Le directeur de la Prison de Gabode,
N° 33 – Ali Mohamed ABDOU, procureur général
N° 35 – Mme Hawa Ahmed Youssouf Ministre déléguée

N° 35 – conjointement avec M. Le Représentant de l’UNICEF à Djibouti.

28/05/2000 – M. Guelleh promet des postes ministériels, en privé, à tous les membres de l’opposition … en échange de concession.

Il aurait même proposé à M. Ahmed DINI un poste de la plus haute importance si ce dernier acceptait d’imposer le désarmement du FRUD.

Ce dernier aurait refusé en disant que chaque homme ne pouvait vendre que ce qu’il avait dans sa poche et non ce qui était dans la poche des autres … il faisait allusion à la récente cession du Port autonome …

28/05/2000 – NATIONS UNIES: Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires – IRIN.Pour l’Afrique Centrale et de l’Est Bulletin hebdomadaire 21 (du 20 au 26 mai 2000)

Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires – IRIN
Pour l’Afrique Centrale et de l’Est
Tel: +254 2 622 147
Fax: + 254 2 622 129
E-mail: irin@ocha.unon.org

AFRIQUE CENTRALE ET DE L’EST:
IRIN-CEA Bulletin hebdomadaire 21 (du 20 au 26 mai 2000)

EXTRAIT DU SOMMAIRE:

ETHIOPIE-ERYTHREE: Asmara s’est repliée sur ses positions du 6 mai
ETHIOPIE-ERYTHREE : Le retrait ne préjuge pas du statut, selon Isayas
ETHIOPIE-ERYTHREE : Addis-Abeba déclare que la guerre n’est pas finie
ERYTHREE : Le PAM transporte des vivres à l’ouest de l’Erythrée
ERYTHREE : Selon le HCR, le chiffre des déplacés n’est pas bien connu
SOMALIE : Le Conseil de sécurité soutient la conférence de Djibouti

ETHIOPIE-ERYTHREE: Asmara s’est repliée sur ses positions du 6 mai

L’armée érythréenne a retiré ses forces de Zala Anbesa sur le front central où les conflits avaient repris entre l’Éthiopie et l’Erythrée mercredi soir, annonçant qu’elle quittait toutes les régions contestées par l’Éthiopie conformément à la demande de l’Organisation de l’unité africaine (OUA).
‘L’Erythrée s’est déclarée prête à répondre immédiatement et favorablement aux deux points de la demande du président en exercice de loua, à savoir la cessation immédiate des combats et la reprise des pourparlers indirects,’ a annoncé un communiqué de presse émanant du gouvernement. Il a insisté sur le fait que le retrait érythréen n’était pas une défaite. Au cours des négociations jeudi avec le président de loua, le chef de l’État algérien Abdelaziz Bouteflika, le président érythréen Isayas Afewerki a déclaré que son pays avait redéployé ses forces sur les positions d’avant le 6 mai 1998,
ainsi que le demandait loua, apprenait-on dans une déclaration du ministère
des affaires étrangères.

ETHIOPIE-ERYTHREE : Le retrait ne préjuge pas du statut, selon Isayas

selon la déclaration du ministère, M. Bouteflika avait fait savoir à M. Isayas que l’Éthiopie demandait le retrait des forces érythréennes ‘de deux positions supplémentaires, à savoir Bada et Bure’. M. Isayas avait répondu que ces deux sites se trouvaient en territoire érythréen non contesté, mais le communiqué a précisé : ‘L’Erythrée s’engage à retirer ses troupes de Bada et de Bure pour ne donner aucun prétexte à l’Ethiopie…le redéploiement de l’Erythrée de ces zones s’effectue sur la base de l’Accord-cadre de loua et des Modalités d’application, qui stipulent que le redéploiement ne préjuge pas du statut des territoires concernés.

L’Erythrée avait préalablement publié des lettres échangées entre M. Isayas et le premier ministre éthiopien Meles Zenawi datées d’août 1997, qui font allusion à un différend sur les territoires de la région de Bada, précédant les affrontements de Badme qui ont entraîné la guerre presqu’un an plus tard. l’Éthiopie était à l’époque engagée dans une campagne de contre-insurrection à l’encontre des rebelles de l’ethnie afar dans la région de Bada. M. Bouteflika, qui a quitté Asmara vendredi pour Addis Abeba où il s’entretiendra avec le premier ministre Meles Zenawi, a déclaré dans un communiqué que l’Erythrée avait accepté de reprendre les pourparlers indirects en Algérie lundi, a rapporté l’agence Reuter.

ETHIOPIE-ERYTHREE : Addis Abeba déclare que la guerre n’est pas encore finie

Le ministère des affaires étrangères éthiopien a exprimé ses doutes, dans un communiqué publié jeudi, sur la sincérité de la promesse de l’Erythrée de se retirer. l’Éthiopie souhaite préciser que d’importantes portions de territoire à l’est et au nord-est de l’Ethiopie…sont encore occupées par l’Erythrée. La guerre ne pourra s’achever que lorsque l’Éthiopie aura la garantie que l’Erythrée a retiré ses forces d’occupation de tous les territoires éthiopiens sous son contrôle. En même temps, l’Éthiopie souhaite réitérer qu’elle n’a aucune intention de rester sur les territoires érythréens qu’elle occupe temporairement pour des besoins d’intérêt militaire.’

A l’issue de la prise de Zala Anbesa mercredi soir, l’Éthiopie a annoncé vendredi que ses forces avaient pris quatre villes supplémentaires sur le front central. Une déclaration du gouvernement a fait savoir que les forces éthiopiennes s’étaient emparé de Forte, Senafe, Tsorona et Igri Mekel, et ‘chassaient et détruisaient les restes de l’armée érythréenne qui fuyaient de Zala Anbesa’. La ville frontalière de Zala Anbesa, enjeu des combats acharnés de cette semaine, a été ‘entièrement détruite’ avant que les Erythréens ne retirent leurs forces mercredi soir. Un reporter d’IRIN qui s’est rendu dans cette ville a déclaré qu’aucun bâtiment n’était resté intact. Bien que les obus étaient tombés dans et aux alentours de la ville, ce n’étaient pas les bombardements qui semblaient être la cause des dégâts : la ville semblait avoir été passée au bulldozer, a constaté le correspondant d’IRIN.

ERYTHREE : Le PAM transporte des vivres à l’ouest de l’Erythrée

Cinq camions du PAM ont quitté Asmara jeudi matin transportant 77 tonnes de biscuits à haute teneur en protéines destinés à 39 000 personnes déplacées à l’ouest de l’Erythrée. Ce convoi se rendait à Teletabasher, près de la frontière soudanaise, à Dige, près de Gash Barka dans le sud-ouest et à Goluj, au sud de Tesseney, a annoncé l’agence onusienne. Ils devaient atteindre leur destination dans un délai de trois jours. ‘Ceci est une mesure provisoire jusqu’à ce que nous puissions déterminer le lieu de relocalisation de toutes ces personnes déplacées. Ensuite, l’agence s’attacherait surtout à obtenir des provisions durables de mais, farine, sucre et sel aux populations touchées, a indiqué à IRIN la porte-parole du PAM, Lindsey Davies. Mme Davies a expliqué que la question des réserves alimentaires en Erythrée dans un plus long terme était préoccupante, particulièrement depuis que les régions de Dibub et Gash Barka, qui fournissent normalement 80 pour cent des céréales d’Erythrée, avaient été touchées par deux années de sécheresse et étaient maintenant secouées par la guerre.

ERYTHREE : selon le HCR, le chiffre des déplacés n’est pas bien connu

A Genève mardi, le porte-parole du HCR, Kris Janowski, a indiqué qu’on ne savait pas encore exactement combien de personnes avaient été déplacées par les combats en Erythrée. Le président Isayas avait annoncé que jusqu’à ce jour, au moins un million de personnes avaient été touchées par les affrontements. Les autorités érythréennes avaient avancé plus tôt un chiffre de 550 000 déplacés mais M. Janowski a fait savoir que ce chiffre incluait probablement quelque 300 000 déplacés par la sécheresse et des affrontements antérieurs. Il a indiqué que les autorités érythréennes avaient demandé aux organisations internationales de monter une opération transfrontalière à partir du Soudan pour venir en aide aux déplacés aux alentours de la ville de Tesseney, à l’ouest du pays, en vue de les empêcher de fuir au Soudan.

SOMALIE : Le Conseil de sécurité soutient la conférence de Djibouti

Le Conseil de sécurité de l’ONU a exprimé son soutien mardi en faveur de l’initiative de paix en Somalie conduite par Djibouti. Une déclaration du Conseil a appelé les membres de la communauté internationale à apporter un soutien financier et politique aux efforts du gouvernement de Djibouti. Des sources diplomatiques ont confié à IRIN lundi que l’ONU avait produit un rapport sur la façon dont les bailleurs de fonds pouvaient soutenir la conférence de paix pour la Somalie à Arta, où sont réunis près de 700 Somalis sous les auspices de Djibouti. Les négociations devraient se poursuivre pendant au moins un autre mois.

Nairobi, le 26 mai 2000

[FIN]

[IRIN-CEA: Tel: +254 2 622147 Fax: +254 2 622129
e-mail:irin-cea@ocha.unon.org]

[Les informations contenues dans ce bulletin vous sont parvenues via IRIN, un département d’informations humanitaires des Nations Unies, mais ne reflètent pas nécessairement les vues des Nations Unies ou de ses agences. Si vous réimprimez, copiez, archivez ou renvoyez ce bulletin, merci de tenir compte de cette réserve. Toute citation ou extrait devrait inclure une référence aux sources originales. Les rapports d’IRIN sont archivés sur internet sous : http://www.reliefweb.int/IRIN ]

27/05/2000 – Après l’ITALIE, M. GUELLEH, aux abois, participerait à une conférence des donateurs organisées ‘en secret’ au KOWEÏT

M. Guelleh est aux abois. L’État djiboutien est en faillite. Il ne paye plus ses fournisseurs et surtout il ne paye plus ses fonctionnaires, ni même ses militaires, qui avaient été favorisés jusqu’à maintenant … et pour cause, ils défendent le régime dictatorial.

27/05/2000 – CONGO – FOREFRONT URGENT ACTION. Arrestation de l’équipe de la Voix des Sans Voix.

Date: May 25, 2000

Member: Floribert Chebeya and staff of Voix de sans
Voix (« Voice of the Voiceless »)

Kinshasa, Democratic Republic of Congo

Staff of VSV also at risk: Mr. Justin Chiba Senge;
Mr. Peter Ntumba
Mr. Doly Ibefo Mbunga; Mr. Oliver Kungwa
Murhandikire
Mr. Honore Kapuku Mushila; Mr. Leon Kasongo
Omasumbu
Mr. Timothe Dikuiza Benze; Mr. Fidele Bazana
E
Ms. Micheline Mapangala Pe; ms. Eguyna Khady
Mangiau

Link for One-Click Action:
http://www.forefrontleaders.org/action/floribert/vsv-action.htm

Action Requested: Emails to President Kabila and ambassadors

Please take action before: June 10, 2000

Forefront requests your assistance with the following urgent situation in the Democratic Republic of Congo (DRC):

Since Tuesday, May 23, authorities in the DRC are attempting to arrest Mr.
Floribert Chebeya and the staff of the human rights organization La Voix des
sans Voix (VSV). Since this order the whereabouts of Mr. Chebeya and his are
unknown, raising fears about their safety. Their offices also remain sealed
and reportedly the phone line has been diverted to military security
offices.

These threats of arrest follow a Monday May 22, 2000, press conference
hosted by VSV about the current human rights situation in the country, and
are consistent with a steady pattern of threats, physical attacks and
detention of Mr. Chebeya and VSV staff members by the government.

Suggested language:

May 26, 2000

President Laurent-Dsir Kabila
Presidence de la Republique
Kinshasa-Ngaliema
Republique Democratique du Congo

By Email: UPP@ic.cd

Dear President Kabila,

I am writing to express grave concern about the recent acts of harassment of
Mr. Floribert Chebeya and the staff of La Voix des sans Voix (VSV).

I understand that on 22 May 2000, the Government of the Democratic Republic
of Congo have been trying to arrest Mr. Chebeya and the staff of VSV
following a press conference held on Monday, 22 May 2000. Since the threats
of arrest began on Tuesday, May 23, the whereabouts of Mr. Chebeya and his
staff remain unknown, raising fears about their safety. Their offices also
remain closed and the phone line reportedly has been diverted to military
security offices.

This is not the first time that the staff of VSV has been subjected to acts
of persecution by the government including threats, arbitrary detention, and
torture.

I urge you to take all necessary measures to:

· Rescind the arrest order against Mr. Chebeya and the staff of La Voix des
sans Voix;
· Guarantee the safety of the staff and the free operation of the VSV
office; and
· Cease further acts of persecution against human rights defenders in the
Democratic Republic of Congo.

Thank you for your consideration.

Sincerely,

CC: Ambassador Faida Mitifu
Embassy of the Democratic Republic of Congo
1800 New Hampshire Avenue, NW
Washington DC 20009
Fax: (202) 237-0748

Dr. André Mwamba Kapanga
Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire
Représentent Permanent
866 United Nations Plaza, Suite 511

New York, NY 10017
Fax: 212-319-8232

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of 60 leaders, ages 17-40, working in 26 countries and representing nearly
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tel:(212) 845-5273
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e-mail: forefront@forefrontleaders.org
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