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27/05/2000 – L’Armée aurait décidé se mettre en grève et menace de ne pas défiler le 27 juin .

Les militaires en ont assez de ne pas être payés. Comme les autres fonctionnaires, ils n’ont rien reçu depuis le 1er janvier. Un mouvement de fronde et de refus s’est installé dans les casernes et les militaires menacent de ne pas défiler le 27 juin, s’ils ne reçoivent pas tous les salaires qui leur sont dus.

De plus, d’après certaines informations, l’Armée aurait déjà refusé d’assurer la sécurité des participants à la Conférence d’Arta.

27/05/2000 – LES MEMBRES DE L’OPPOSITION NE PEUVENT TOUJOURS PAS SE DÉPLACER : ILS SONT TOUJOURS PRIVES DE PASSEPORT.

Lancement d’une campagne en leur faveur.

Nous apprenons que les passeports des membres de l’opposition n’ont toujours pas été restitués en dépit des conditions de l’accord-cadre qui prévoyait le retour à un fonctionnement démocratique : liberté de la presse, liberté de circuler ….

Nous étudions la réalisation d’une campagne internationale en leur faveur. Il est inadmissible que des personnalités comme MM Aden ROBLEH, Moumin BAHDON, Mohamed AREF, le Général Ali MEIDAL WAIS, etc.. ne puissent se déplacer à l’étranger, faute de disposer d’un passeport.

Contrairement à ses affirmations de façade, le régime djiboutien durcit ses positions :

il a emprisonné des enfants mineurs dans des conditions inadmissibles,
livrés aux pires sévices dans la prison de Gabode : ces enfants semblent avoir été libérés, mais nul ne sait où ils sont à l’heure actuelle

Depuis le 1er janvier, il ne paye plus ses fonctionnaires, ni les militaires
qui étaient son dernier soutien,

il impose la censure aux journalistes étrangers
qui ‘couvrent’ la Conférence de la réconciliation,

il maintient le blocus alimentaire dans le Nord,

il cède les actifs de L’État à des intérêts étrangers (Port Autonome)

il fait traîner la négociation des accords
dans le contexte de l’Accord-Cadre,
il maintient toujours en détention des prisonniers politiques,
etc….

Que fait-il des frais de fonctionnement de L’État, des recettes encaissés pour la cession des actifs, des subventions et perceptions effectuées pour le compte de la Conférence de Réconciliation. On peut imaginer que ces sommes considérables ne sont pas perdues pour tout le monde … et que M. Guelleh et ses proches empochent et placent à l’étranger des réserves de première importance pour les jours difficiles ….

La société civile est à bout et il serait temps que les grandes nations interviennent pour éviter des événements graves dans ce pays asphyxié par une dictature qui ne gouverne plus qu’en fonction des ses propres intérêts.

27/05/2000 – LIBÉRATION DES ENFANTS MINEURS INCARCERES A GABODE.

Nous apprenons que tous les enfants mineurs, qui étaient incarcérés illégalement dans la Prison de Gabode, ont été libérés ‘discrétement’ jeudi dernier sur ordre du Ministre de la Justice.

La raison est simple : M. Ibrahim Idriss DJIBRIL, Ministre de la Justice a décidé d’accepter une invitation pour participer à Genève à une Conférence sur les Droits de l’Enfance. Il s’y rend avec M Mohamed Ali Mohamed ABDOU, procureur général de la République, qui avait osé justifier l’incarcération de ces malheureux dans un communiqué de presse particulièrement cynique et méprisant le 27 avril 2000.

Notre Association ne peut que se réjouir de la libération de ces enfants, pour la cause desquels, elle a lancé plusieurs campagnes internationales. Mais elle est inquiète sur leur sort, car personne ne sait où ils ont été envoyés. La libération discrète et précipitée a pris de court les ONG qui n’ont pas pu leur porter secours dès la sortie de prison.

Nous lançons un appel pour qu’ils soient retrouvés et pris en charge.

25/05/2000 – L’OIT dénonce les atteintes à la liberté syndicale – DJIBOUTI figure dans le rapport avec d’autres États qui arrêtent et emprisonnent les dirigeants syndicaux (Extrait AFP)

Multiples violations des droits du travail dans le monde, selon l’OIT.

GENÈVE, 25 mai (AFP). Syndicalistes assassinés, agressés physiquement, contraints à l’exil, violations de locaux ou de biens de syndicats: les droits des travailleurs sont loin d’être respectés dans nombre de pays, affirme l’Organisation internationale du travail (OIT) dans un rapport publié jeudi à Genève.

« Dans un certain nombre de pays, les travailleurs qui essaient de s’organiser sont souvent encore en butte à des intimidations et à des menaces. Ils risquent parfois même leur vie », affirme l’OIT dans cette étude intitulée « Votre voix au travail », la première du genre.

Celle-ci sera examinée le 6 juin à Genève par la Conférence internationale du travail, l’organe législatif de l’OIT.

Alors que les 175 États membres de l’organisation ont reconnu la liberté d’association et le droit à la négociation collective, l’OIT souligne que dans la pratique, ces principes « sont loin d’être universellement acceptés ».

Parmi les violations manifestes, le rapport cite les interdictions totales qui frappent les syndicats en Arabie saoudite, dans les Émirats arabes unis et à Oman.

L’Arabie saoudite est à nouveau épinglée, de même que le Libéria et la Birmanie, pour leur déni du droit de grève.

A Bahrein et à Qatar, les gouvernements refusent d’accorder aux comités de travailleurs le statut d’organisations indépendantes.

Au cours des dix dernières années, l’OIT a examiné des allégations d’assassinats de syndicalistes en Colombie, en Équateur, au Guatemala, en République dominicaine et en Indonésie. Des agressions ont été rapportées en Éthiopie, en Haïti, à Maurice, au Soudan et au Zimbabwe.

Des arrestations et détentions de syndicalistes ont été signalées en Chine, Côte d’Ivoire, Salvador, Djibouti, Éthiopie, Gabon, Maroc, Pakistan, Paraguay, RDCongo, Corée du sud, Sénégal et Soudan, tandis que des syndicalistes du Bahrein et de Birmanie ont dû s’exiler.

D’autres rapports de l’OIT sont prévus sur le travail forcé en 2001, sur le travail des enfants en 2002 et sur les discriminations en matière d’emploi en 2003.

24/05/2000 – Affaire Borrel: deux juges d’instruction parisiens poursuivent le quotidien Libération ( 24.05.00 17:34 Extrait dépêche AP)

PARIS (AP) — Deux juges d’instruction parisiens en charge de l’enquête sur la mort d’un magistrat français à Djibouti en 1995 ont cité à comparaître pour diffamation le quotidien Libération devant le Tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts-de-Seine).

L’audience se déroulera le 20 juin. Marie-Paule Moracchini et Roger Le Loire, tous deux juges d’instruction au Tribunal de grande instance de Paris, demandent chacun 50.000ff de dommages et intérêts, indique-t-on mercredi de sources judiciaires.

Les deux magistrats reprochent au quotidien d’avoir qualifié de « rocambolesque » leur enquête sur le décès de Bernard Borrel, un magistrat français détaché à Djibouti, ou d’avoir fait preuve de « partialité ».

L’article incriminé a été publié le 14 mars, lendemain de la conférence de presse organisée par la veuve du magistrat qui demandait au Garde des Sceaux l’ouverture d’une enquête sur les conditions dans lesquelles l’instruction concernant la mort de son époux était menée par les deux magistrats parisiens.

L’enquête confiée à la brigade criminelle a conclu à la thèse du suicide alors que Mme Borrel est persuadée que son mari a été victime d’un assassinat. Dans leur rapport d’expertise remis le 5 avril aux deux magistrats instructeurs, les Drs Dominique Lecomte et Guy Nicolas soutiennent que le magistrat français s’est suicidé par immolation.

Source : AP

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Note de l’ARDHD :
Cette audience sera peut-être l’occasion de faire la lumière sur la façon dont les deux juges ont conduit l’enquête sur l’affaire BORREL et sur toutes les carences relevées par les avocats de Mme BORREL. Il serait quand même fort stupéfiant que les deux juges ‘fassent du bénéfice » sur cette affaire …….

23/05/2000 – Le PAM octroie une aide de 6,6 millions de dollars au port de Djibouti. (Extrait AFP)

DJIBOUTI, 23 mai (AFP). Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a accordé une aide de 6,6 millions de dollars au port autonome international de Djibouti (PAID) afin d’assurer l’acheminement de l’aide alimentaire à l’Éthiopie, a annoncé lundi radio nationale.

Un protocole d’accord financier relatif à la réalisation de travaux d’entretiens routiers sur divers tronçons de la route Arta-Galafi, d’un montant global de 4,1 millions de dollars, a été signé lundi entre le ministre djiboutien de l’Équipement et des transports, Osman Idriss Djama, et le directeur de la division Transports et logistique du PAM, Ramiro Lopes Da silva.

Une somme de 2,5 millions de dollars sera en outre consacrée à la réalisation d’un terre plein, de deux hangars et de quatre ponts-bascules pour le pesage de camions de transports, a précisé la radio djiboutienne (…)