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04/05/2014 (Brève 385) Communiqué de l’USN sous la signature de son représentant en France pour dénoncer les interdictions de meeting et la répression des manifestants.

Communiqué de presse

Djibouti : interdiction de tenir meeting et répression

La représentation de l’Union pour le Salut National (USN) en France, coalition de
l’opposition djiboutienne tient à informer l’opinion publique internationale d’une
situation inquiétante qui prévaut à Djibouti depuis ce samedi 03 mai 2014.

En effet, au cours d’un meeting de l’USN tenu ce jour au siège de l’UDJ, la police a chargé en forçant les portes pour s’introduire violemment dans la réunion et réprimer responsables et militants de l’opposition.

Cette intervention illégale des autorités djiboutiennes montre leur nervosité devant la
force de mobilisation des populations excédées par l’arbitraire, l’impunité et l’injustice
sociale, notamment dans la perspective de la visite prochaine d’Ismaël Omar Guelleh
aux États-Unis prévue le 5 mai.

Le bilan provisoire fait état de 30 blessés soignés dans le cabinet médical du Docteur
Abatté sur un total d’une centaine de personnes battues à la matraque.

La représentation de l’USN rappelle que la Coalition avait informé par écrit le
ministère de l’intérieur de la tenue du meeting empêché aujourd’hui ainsi que de 2
autres meetings d’information respectivement fixés au dimanche 4 mai 2014 dans la
commune de Balbala et au lundi 5 mai 2014 au siège de l’UDJ sis au quartier 7;
avenue Nasser.

De surcroît, la capitale djiboutienne est plongée dans l’obscurité depuis deux jours suite à des délestages inexplicables.

La représentation de l’USN dénonce avec la plus grande énergie cette situation qui risque de conduire le pays dans une impasse dangereuse pour la cohésion nationale.

Maki Houmed-Gaba
Représentant de l’USN en France
Fait à Paris, le 3 mai 2

09/03/07 (B385-B) A lire sur LOI cette semaine …

LA
LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 08/03/2007

Djibouti – Gros conflit sur un contrat américain

Le Government Accountability Office (GAO) des Etats-Unis a donné
raison à la Caddell Construction Company qui contestait l’attribution
par le State Department du contrat de construction d’une nouvelle ambassade
américaine à Djibouti à sa rivale, la firme American
International Contractors Inc-Special Projects (AICI-SP). (…)

09/03/07 (B385-B) ALERTE ROUGE : arrestation imminente de Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH

________________
Message reçu

La Police Criminelle m’attend devant chez moi. Ils me laissent le temps de
prendre mon petit déjeuner. Motif de cette arrestation m’est inconnu.

Probablement, les
dénonciations des massacres les dérangent.

Même le vendredi il est difficile de se reposer à Djibouti.

09/03/07 (B385-B) Attaque rebelle à Mogadiscio : 11 ou 12 morts selon les agences de presse (3 dépêches – Info lectrice)

1
– REUTERS Attaque rebelle à Mogadiscio, 11 morts

MOGADISCIO (Reuters) – Une roquette tirée par des insurgés
est tombée mercredi sur un restaurant de Mogadiscio, la capitale somalienne,
faisant au moins 11 morts, rapportent des témoins.

Les rebelles avaient tiré mercredi des roquettes près de l’aéroport
en prenant pour cibles des soldats de l’Union africaine, qui commencent à
arriver en Somalie pour une mission de maintien de la paix.

Sept cents soldats ougandais, avant-garde de la force de paix de l’UA, sont
arrivés cette semaine en Somalie.

Attaque
à la roquette près de l’aéroport de Mogadiscio.

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2 – REUTERS

MOGADISCIO (Reuters) – Des activistes ont tiré des roquettes
sur deux camions transportant des troupes éthiopiennes près
de l’aéroport de Mogadiscio, au lendemain de l’arrivée des premiers
détachements de militaires de la force de paix de l’Union africaine.

“Nous avons vu cette énorme explosion et plongé
à terre. Nous sommes restés là trois ou quatre minutes
et quand les coups de feu se sont calmés, nous sommes montés
dans nos voitures et nous nous sommes enfuis”, a déclaré
à Reuters un chauffeur de taxi qui a assisté à la scène.

Des témoins ont rapporté que les Ethiopiens avaient riposté
et que des soldats somaliens basés non loin étaient également
intervenus. On ignore dans l’immédiat si cette attaque a fait des victimes.

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3 – AFP / Somalie : 12 civils tués
dans une embuscade contre la force de paix

MOGADISCIO
(AFP) – Douze personnes, toutes civiles, ont été tuées
à Mogadiscio dans des échanges de tirs qui ont suivi une embuscade
tendue mercredi par des inconnus contre la force de paix en Somalie (Amisom),
selon un nouveau bilan obtenu jeudi auprès de témoins et de
proches de victimes.

Le précédent bilan faisait état de deux morts.
C’est l’une des attaques les plus meurtrières depuis la chute des islamistes
somaliens il y a deux mois. Aucun militaire de l’Amisom n’a été
tué ou blessé dans cette attaque, a réaffirmé
jeudi le vice-ministre somalien de la Défense, Salad Ali Jelle.

Mercredi, deux soldats ougandais de la force de paix africaine, qui a commencé
son déploiement mardi, avaient été blessés à
Mogadiscio quand leur véhicule avait sauté sur une mine, selon
l’armée ougandaise.

Par ailleurs, deux avions transportant de nouvelles troupes ougandaises ont
atterri jeudi à l’aéroport international de Mogadiscio, où
de très strictes sécurité de sécurité ont
été imposées. L’Amisom compte désormais plus de
800 soldats dans la capitale.

Des habitants du quartier où les échanges intenses de tirs ont
eu lieu mercredi ont découvert jeudi dans un restaurant situé
à proximité de l’embuscade quatre corps de personnes tuées
la veille. “L’une d’entre elles était en train de manger (lors
de l’attaque). Deux autres étaient des employés et la quatrième,
un homme, avait cherché refuge” dans l’établissement, a
expliqué à l’AFP une des propriétaires du restaurant,
Amina Mohamen.

Trois autres corps ont été trouvés au carrefour K4, où
la fusillade a eu lieu. “Les corps ont été récupérés
pour être enterrés”, a raconté Abdi Satar Mohamed,
un vendeur d’essence. La mort de deux de ces personnes avait déjà
été signalée mercredi. Un autre homme est décédé
dans la nuit de mercredi à jeudi des suites de ses blessures dans un
hôpital, selon son oncle, Mukhta Abdi.

Deux personnes qui attendaient un bus ont été tuées par
des balles perdues près de l’hôtel Sahafi au carrefour K4, selon
des habitants. Un homme a aussi été tué par des balles
perdues dans sa maison, où il vivait seul depuis que sa famille a fui
en raison de l’insécurité persistante à Mogadiscio, a
rapporté un voisin, Mohamed Farah.

Enfin, un ouvrier du bâtiment a été tué par un
obus de mortier alors qu’il prenait une pause, selon un témoin, Mimina
Idiow. Selon des sources hospitalières, au moins 17 personnes ont aussi
été blessées dans ces tirs entre des individus armés
non identifiés et les forces ougandaises de l’Amisom. Les violences
ont eu lieu le jour où un leader islamiste, Aden Hashi Ayro, a appelé
“la jeunesse somalienne à combattre” les forces étrangères.

La Somalie, pays de la Corne de l’Afrique, est en guerre civile depuis 1991.

Les tribunaux islamiques, qui ont contrôlé pendant des mois la
quasi totalité du sud et du centre de la Somalie, y compris Mogadiscio,
ont été défaits par les troupes éthiopiennes et
somaliennes fin décembre-début janvier. Depuis, la capitale
est secouée par des attaques presque quotidiennes.

09/03/07 (B385-B) En dépit des attaques dans Mogadiscio, la communauté parle toujours de poursuivre le déploiement d’une force de la Piax en Somalie. (Info lectrice)

AP
: Poursuite du déploiement de la force de paix africaine en Somalie

Une deuxième
vague de soldats de la force africaine de maintien de la paix en Somalie est
arrrivée mercredi à Mogadiscio, où les violences se sont
poursuivies, deux policiers somaliens à un poste de contrôle
se faisant tuer par des hommes armés alors qu’ils tentaient de fouiller
des véhicules.

Quelque 800 soldats ougandais de la force de l’Union africaine sont arrivée
dans la capitale somalienne depuis mardi, jour où ils ont été
accueillis par une pluie d’obus de mortier à l’aéroport. Plus
tard mardi, sept civils avaient été tués et dix autres
blessés lors d’un affrontement dans la ville.

Les anciens du clan Hawiye, majoritaire à Mogadiscio et relativement
hostile au président Abdullahi Yusuf, membre du clan Darod rival, ont
du coup exhorté le gouvernement à mieux protéger les
civils. Ils accusent dans un communiqué le gouvernement de chercher
à désarmer certains clans et pas d’autres.

Ce qu’a démenti le ministre de l’Intérieur Mohamed Mohamud Guled,
qui a jugé que ce communiqué ne représentait pas la position
réelle des Hawiye: “ce sont des groupes parasites qui ne sont
pas satisfaits du gouvernement, et ils utilisent les anciens du clan comme
outils politiques pour arriver à leurs fins”.

Dans le même temps, à Nairobi, l’ambassadeur de Somalie au Kenya
Mohammed Ali Nor a annoncé pour la mi-avril la tenue de la Conférence
pour la paix et la réconciliation en Somalie. Selon lui, elle rassemblera
plus de 3.000 personnes.

AP

09/03/07 (B385-B) LDDH : le droit de réponse que le Ministre Yacin Elmi Bouh a adressé à la revue “Afrique-Asie”





Le Président

DIFFUSION
D’INFORMATION DU 8 MARS 2007


Droit de Réponse sur les tueries d’Arhiba.

 

Suite
à un article, d’Afrique Asie de février 2007, intitulé
« Djibouti, dérives chaotiques » le Ministre de l’intérieur
de la République de Djibouti a immédiatement réagi par
un droit de réponse sur le drame sanglant à Arhiba le 30 novembre
2006.

Cette réponse
est publiée ci-après.

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) regrette les faits qu’à Djibouti les enquêtes
indépendantes n’existent pas et que les enquêtes diligentées
par les Autorités Djiboutiennes restent lettres mortes.

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH), tout en encourageant le Ministre de l’Intérieur
à relancer une Enquête judiciaire, exige du Ministère
Public, que cette enquête judiciaire :

1. détermine
sans ambiguïté le nombre exact de décès et de
blessés suite aux tueries ;

2. permette
aux victimes de porter plaintes pour que la Justice puisse condamner les
responsables de ces crimes odieux.

La LDDH
souhaite vivement la fin de l’impunité en République de Djibouti.

M.
NOEL ABDI Jean-Paul

_____________________________
Droit de réponse de réponse adressé par
Yacin Elmi Bouh, Ministre de l’Intérieur à “Afrique-Asie”

Courrier
Mars 2007 Afrique Asie

Djibouti,
dérives chaotiques.

J’ai pris
connaissance du contenu de votre article publié dans votre numéro
de février intitulé « Djibouti, dérives chaotiques
».

Vous y
avancez deux éléments de faits inexacts et tendancieux au moment

vous évoquez le malheureux incident qui s’est produit à Arhiba
à l’occasion
d’une simple opération de décasement ayant dérapé.

Il s’agit
d’abord du nombre de morts et de blessés : vous les chiffrez
respectivement à huit et à vingt-cinq. Le second point me concerne
directement. Vous prétendez que j’ai donné l’ordre de tirer
sur les gens en
ma qualité de ministre de l’Intérieur.

Exerçant
le droit de réponse […], je vous prie de bien vouloir publier ma
réaction qui suit.

À
la demande du ministre des Finances, les services de la voirie du district
de Djibouti appuyés par les éléments de la police nationale
ont procédé en
novembre 2006 à la démolition des constructions sauvages constituées
de bric
et de broc et de matériel d’infortune sur un terrain jouxtant la cité
d’Arhiba et appartenant au domaine privé de l’État.

Au cours
de cette opération pour l’exécution de laquelle mon assentiment
n’a
pas été nécessaire, des heurts se sont produits entre
les agents de la
police nationale et les occupants des lieux.

Pris de
panique, des policiers ont tiré sur la foule.

Malheureusement,
ils ont tué deux personnes […], et blessé dix autres.
Quant à la police nationale, elle a dénombré dans ses
rangs douze blessés.

Vous m’accusez
à tort d’avoir donné l’ordre de tirer dans une opération
que
je n’ai jamais ordonnée ni dirigée et cherchez à m’impliquer
gratuitement
dans un événement qui m’est totalement étranger.

J’étais
absent du lieu où les affrontements se sont produits et je ne
disposais d’aucun contact avec les éléments qui agissaient sur
le terrain en
tant que dirigeants ou simples exécutants.

Comme
beaucoup d’autres responsables, j’ai appris tardivement les faits.
J’ai aussitôt mis en place une commission d’enquête […].

Yacin
Elmi Bouh,
ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation,
Djibouti.

 

09/03/07 (B385-B) Les européens kidnappés en Ethiopie auraient été aperçus et ils seraient sains et saufs. Mais personne ne dit où ils sont, ni qui les maintient en otage. (Info lecteur – 2 dépêches)

___________________________
1 – AFP

Ethiopie : les Européens enlevés
sont “sains et saufs”, assure le gouvernement

MEKELE (AFP) – Les cinq Européens enlevés en Ethiopie sont “sains
et saufs”, a assuré le ministre ethiopien des Affaires étrangères,
Seyoum Mesfin, qui a affirmé ne pas connaître leurs ravisseurs.

Cependant, la ministre britannique des Affaires étrangères
Margaret Beckett est restée prudente vendredi, en faisant état
d'”indications” selon lesquelles les cinq Européens liés
à l’ambassade britannique en Ethiopie, enlevés la semaine dernière,
étaient sains et saufs.

“Nous avons eu des indications selon lesquelles des personnes
disent que les otages vont bien”, a indiqué la ministre en marge
d’un sommet européen à Bruxelles sur le réchauffement
climatique.

“Evidemment, la question de savoir où ils sont est quelque chose
que nous devons examiner”, a-t-elle ajouté.

Le ministre éthiopien, lui, a indiqué que les informations parvenues
aux autorités éthiopiennes laissaient penser que les Européens,
et des Ethiopiens pris avec eux, étaient
détenus dans une zone divisée entre l’Ethiopie, l’Erythrée
et Djibouti.

“Nous savons depuis hier que les captifs sont sains et saufs”, a
déclaré à la presse le ministre éthiopien, à
Mekele, principale ville du nord de l’Ethiopie.

“Nous ne pouvons révéler l’endroit où ils sont car
nous pensons cela mettrait en danger leur sécurité”, a-t-il
ajouté. Il indiqué toutefois que les otages “sont dans
les environs de la zone Danakil, dans la région Afar”, une zone
divisée entre l’Erythrée, l’Ethiopie et Djibouti.

“Nous ne savons même pas qui sont (les) ravisseurs”, a encore
affirmé le ministre.

Le 1er mars, trois hommes britanniques et deux femmes, une Française
et une Italo-britannique, ont été enlevés avec une dizaine
d’Ethiopiens dans le village d’Hamed Ela (nord-est), dans la vaste région
désertique Afar, aux confins de l’Ethiopie et de l’Erythrée.

“Les parties avec lesquelles nous communiquons nous indiquent qu’elles
les ont vus, qu’ils sont en bonne santé”, a précisé
M. Seyoum, refusant de donner plus d’informations “jusqu’à ce
que ces gens soient libres et en sécurité”.

“Nous communiquons avec toutes les parties qui peuvent nous aider à
libérer ces gens sains et saufs”, a-t-il ajouté.

L’enlèvement n’a pas été revendiqué et aucune
demande n’a été formulée publiquement par les ravisseurs.

Le ministre a affirmé que “l’Ethiopie reste sûre et en sécurité.
Cela peut arriver au milieu de Londres, de New York, ou de Washington”,
a-t-il estimé au sujet de cet enlèvement.

___________________________
2 – Reuters

ADDIS-ABABA
(Reuters) – Les cinq Européens enlevés il y a huit jours dans
le nord de l’Ethiopie avec huit de leurs accompagnateurs éthiopiens
sont indemnes et en bonne santé, a déclaré le chef de
la diplomatie éthiopienne, Seyoum Mesfin.

“On m’a dit hier soir qu’ils étaient sains et
saufs. Ils sont en bonne santé”, a-t-il déclaré
aux journalistes lors d’un déplacement à Mekelé, non
loin de l’Afar, où le groupe a été capturé par
des hommes armés portant, selon des témoins, des uniformes de
l’armée érythréenne.

Il a confirmé ainsi l’information rassurante fournie un peu plus tôt
par un chef afar retour de la région, Ismaël Ali Gardo, qui a
dit la tenir de nomades originaires de la zone d’Erythrée où
seraient détenus les otages.

A Bruxelles, la secrétaire au Foreign Office, Margaret Beckett, a déclaré
être “au courant que des gens disent que les otages vont bien”
mais que “cela reste à vérifier”.

Seyoum Mesfin a dit ne pas être en mesure de confirmer que les cinq
Européens – tous liés à l’ambassade de Grande-Bretagne
à Addis-Abeba, certains étant diplomates – étaient détenus
par des rebelles afars dans la localité de Weima, en Erythrée.

“Nous ne savons même pas qui sont les ravisseurs”,
a-t-il admis.

Selon Ismaël, cofondateur de l’Association de développement pastorale
afar (APDA), les trois Britanniques, la Française et la ressortissante
italo-britannique sont aux mains du Front de l’unité démocratique
révolutionnaire afar (Fudra), un groupe apparu dans les années
1990 qui revendique l’autonomie du pays afar, aux confins de l’Ethiopie, de
l’Erythrée et Djibouti.

ASMARA
ACCUSE ADDIS DE “MANIPULATION”

“Ils
ne vont pas leur faire de mal. Ils sont en Erythrée, mais les gens
qui les ont enlevés viennent de l’Afar”, a souligné Ismaël,
sur la foi d’informations transmises par le mode de communication pastoral
traditionnel connu localement sous le nom de “dagu”.

Mais les autorités érythréennes ont démenti immédiatement
et catégoriquement que les cinq otages européens soient retenus
sur le territoire de l’ancienne colonie italienne, qu’un conflit frontalier,
toujours en suspens, a conduit en 1998-2000 à une guerre avec l’Ethiopie.

“Nous comprenons la préoccupation des familles, mais cette affaire
a été déclenchée à l’intérieur de
l’Ethiopie et se déroule à l’intérieur de l’Ethiopie”,
a déclaré le ministre érythréen de l’Intérieur,
Ali Abdou, joint par téléphone à Asmara.
“Au lieu de se préoccuper de ce qui s’est passé sur son
territoire et de faire de son mieux pour sauver les vies de ces innocents,
le gouvernement éthiopien manipule cet événement malheureux”,
a déclare Abdou à Reuters.

Il précisé que les autorités érythréennes
travaillaient avec les chefs traditionnels dans la zone frontalière
et qu’elles étaient en contact avec les autorités britanniques
locales, lesquelles mettent en garde contre toute spéculation hâtive.

Les cinq Européens et leurs huit chauffeurs, guides et interprètes
éthiopiens ont été capturés lors d’une excursion
dans l’Afar par un groupe d’hommes armés qui ont détruit avant
de s’enfuir les véhicules tout-terrain de leurs otages sans rien y
dérober.

“Nos coeurs battent pour les personnes enlevées”, a déclaré
Seyoum Mesfin en se déclarant inquiet de l’impact pour le tourisme
en Ethiopie de cette affaire qui, selon lui, “pourrait tout aussi bien
arriver au coeur de Londres, à Washington ou à New York”.

09/03/07 (B385-B) Questions de la BBC à la Communauté Afar en Angleterre. Ethiopia’s Afar community (Info lectrice)

Q&A:
Ethiopia’s Afar community

Diplomatic efforts to free five British citizens feared kidnapped in the far
north of Ethiopia have focused media attention on one of the most desolate
parts of the world.

The abductions took place last Thursday in the north of the large but sparsely
populated Afar Region, a desert area noted for its lawlessness.

Although the president of Afar, Ismail Ali Sero, has accused Eritrean soldiers
of kidnapping the group, local rebels are known to have kidnapped tourists
in the past.

Who are the Afars?

About 1.4m Afars live in Ethiopia with smaller, but still
very significant, Afar communities living as minorities in the neighbouring
countries of Eritrea and Djibouti.

Most Afars are nomadic herders. Some also trade in the salt that can be mined
from the Danakil Depression, a very hot and barren area lying below sea level
and straddling the Eritrea-Ethiopia border.

The Afars have their own language, Afar. Almost all of them are Sunni Muslims.

What is known about the area?

The region is known for frequent non-political banditry
and therefore the Ethiopian government requires tourists visiting the area
to be accompanied by a police escort.

Further danger arises from the area’s proximity to the border between Ethiopia
and Eritrea who fought a fierce two-year war in 1998.

Although a ceasefire between the two countries is in place, it remains fragile
and a permanent settlement to the border dispute continues to be elusive.
Both sides maintain a hostile media campaign against each other.

Adding to the danger is the existence of a small rebel group.

Who are the rebels?

The Afar Revolutionary Democratic Unity Front (ARDUF) has been active for
more than a decade.

It was founded in 1993, bringing together three existing Afar organisations.
It kidnapped some Italian tourists in 1995, later releasing them unharmed.

An earlier rebel group, the Afar Liberation Front (ALF), fought against the
then-communist government of Ethiopia between 1975 and 1991. The ALF later
continued to lobby for Afar interests but not through military means.

Another, separate, Afar insurgency was mounted in 1991 to 1994 in neighbouring
Djibouti by the Front for the Restoration of Unity and Democracy (FRUD). A
splinter faction continued to fight until 2000.

What are the rebels’ aims?

The ARDUF seeks the creation of an independent Afar homeland, which would
include areas of Ethiopia, Eritrea and Djibouti.

There is disagreement on whether this would be an internationally recognised
sovereign state or an autonomous region within Ethiopia.

The group has always been very firm, however, in opposing the existence of
the separate state of Eritrea, as the creation of that country split the Afar
homeland.
In Eritrea, Afars dominate the southeast of the country, including the Red
Sea port of Assab. One of the ARDUF’s slogans is “The Red Sea belongs
to the Afars!”

What are the rebels doing now?

During the 1988 Ethiopia-Eritrea border war, the ARDUF took Ethiopia’s side
and declared a ceasefire in operations against Ethiopian forces.

In 2002, one faction of the ARDUF went even further in its reconciliation
with Addis Ababa and declared that it would permanently abandon armed struggle
in favour of peaceful involvement in Ethiopian politics.

But a rival faction denounced this move, declaring that ARDUF leader Mohamooda
Ahmed Gaas had been expelled for treasonable activities and vowed to continue
the secessionist campaign by military means.

However, the intensity of the ARDUF’s military operations in recent years
does appear to have been weakened by these internal disagreements. At most,
it has been conducting a rather low-level insurgency.

But in 2003, Afar militants issued a warning to foreigners not to enter the
Afar region to demarcate the disputed Ethiopia-Eritrea border as they oppose
the existence of any boundary that divides the Afar people.