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03/03/07 (B385-A) L’Humanité / Dialogue de réconciliation.

Une
conférence de réconciliation somalienne s’ouvrira le 16
avril pour deux mois à Mogadiscio, a annoncé le chef de l’État,
Abdullahi Yusuf Ahmed, hier devant le Parlement réuni à Baïdoa
(au nord-ouest de la capitale).

« Il y aura 3 000 personnes venues de Somalie et de l’extérieur
», a-t-il dit, sans préciser si des représentants des
tribunaux islamiques, qui contrôlaient jusqu’à la fin de
l’année dernière une grande partie du sud et du centre
du pays, étaient invités.

Depuis la chute des tribunaux islamistes, le gouvernement somalien tente,
avec l’appui de l’armée éthiopienne, d’établir
son autorité sur le pays et notamment sur la capitale Mogadiscio, secouée
par des attaques régulières depuis janvier.

La communauté internationale fait pression pour que le dialogue réunisse
toutes les parties, islamistes inclus. Par ailleurs un premier groupe d’une
trentaine d’officiers ougandais est arrivée hier à Baïdoa
en vue du déploiement de la force de paix africaine en Somalie.

03/03/07 (B385-A) NouvelObs : Les voitures des touristes retrouvées.

Les
véhicules dans lesquels voyageaient les cinq Européens enlevés
dans ont été retrouvés détruits. L’Ethiopie accuse
l’Erythrée, qui dément.

Les véhicules dans lesquels voyageaient cinq Européens, enlevés
dans le nord-est de l’Ethiopie, ont été retrouvés détruits,
a affirmé à l’AFP samedi 3 mars le voyagiste, organisateur de
leur expédition, Tony Hickey, qui n’a pas fait état de corps
retrouvés.

“Les deux véhicules des Britanniques ont été retrouvés
détruits à Hamed Ela où ils ont été enlevés.
Un autre 4×4 dans lequel voyageaient des officiels du gouvernement de la région
Afar (nord-est) a aussi été retrouvé détruit”,
a déclaré Tony Hickey, qui travaille pour l’agence de voyage
Ethiopian Quadrants.

“Ce sont des Afars et des chauffeurs qui m’ont donné cette information.
Ils disent que les voitures ont été détruites par des
roquettes de RPG-7. Les ravisseurs ne voulaient sans doute pas être
suivis”, a-t-il expliqué à Addis-Abeba.

Tony Hickey n’a pas parlé de corps retrouvés dans ou à
proximité des voitures, assurant que tous les passagers des véhicules
avaient été enlevés.

L’Erythrée accusée

Selon la police éthiopienne citée par l’agence éthiopienne
de presse ENA (officielle), l’enlèvement a eu lieu à environ
une cinquantaine de kilomètres de la frontière érythréenne.

La découverte des véhicules n’a pas été
confirmée dans l’immédiat par les autorités éthiopiennes.

Des recherches se poursuivaient samedi pour retrouver les personnes kidnappées.

Selon le ministère britannique des Affaires étrangères,
qui a dépêché samedi en Ethiopie une équipe pour
aider à retrouver le groupe, les cinq Européens portés
disparus travaillent pour l’ambassade du Royaume-Uni à Addis-Abeba
ou sont des proches de membres du personnel de l’ambassade.

Le président de la région éthiopienne Afar (nord-est),
Ismail Ali Sero, a accusé samedi “des soldats érythréens”
d’avoir enlevé les cinq Européens et plusieurs Ethiopiens. L’Erythrée
a démenti catégoriquement ces accusations.

Escortes policières pour les groupes de touristes

Plusieurs groupes de rebelles ont été signalés
dans la région Afar située aux confins de l’Ethiopie, de l’Erythrée
et de Djibouti. Le gouvernement d’Addis-Abeba a imposé des escortes
policières aux groupes de touristes souhaitant se rendre dans cette
région désertique et volcanique, appréciée pour
sa beauté.

La tension entre l’Ethiopie et l’Erythrée, à la suite de leur
conflit frontalier (1998-2000), rend également cette zone très
sensible. (AFP)

03/03/07 (B385-A) OCHA (United Nations) 20.000 personnes ont fui Mogadiscio, selon OCHA. (Info lectrice)

United
Nations (New York)
ACTUALITÉS

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires
(OCHA) annonce aujourd’hui que l’insécurité en Somalie a contribué
à l’escalade des déplacements de population fuyant Mogadiscio
cette semaine, portant leur nombre à près de 20.000.

« OCHA s’est déclaré de plus en plus préoccupé
par la situation sanitaire et par la santé des déplacés
somaliens, en particulier au regard du nombre limité des moyens d’approvisionnement
en eau », a dit la porte-parole du Secrétaire général,
Michèle Montas, lors de son point de presse quotidien à New
York.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies
pour l’enfance (UNICEF) sont à l’oeuvre, notamment pour réduire
le nombre de cas de diarrhée.

Parallèlement, les cas de malaria dans les zones inondées sont
en baisse, à mesure que ces régions s’assèchent.

Aujourd’hui, 25 camions d’un sous-traitant du Programme alimentaire mondial
(PAM) sont entrés en Somalie depuis le Kenya, avec près de 800
tonnes d’aide alimentaire.

Le Coordonnateur humanitaire des Nations Unies, Eric Laroche, a affirmé
hier que les Nations Unies attendaient les soldats de l’Union africaine destinés
à remplacer les troupes éthiopiennes, dont le déploiement
a été récemment autorisé par le Conseil de sécurité
(dépêche du 1.03.07).

Les populations somaliennes ont récemment dû faire face aux désastres
combinés des inondations et d’un nouveau conflit armé destiné
à renverser les milices des Tribunaux islamiques qui avaient pris le
contrôle de Mogadiscio.

Ces derniers ont pris la fuite après une attaque du gouvernement fédéral
de transition, appuyé par l’armée éthiopienne.

03/03/07 (B385-A) Selon une dépêche de la BBC, la situation très confuse des touristes enlevés et disparus en Ethiopie, commencent à se clarifier. (Info lectrice – en Anglais)

_____________ ARDHD
Il ressortirait que 18 à 20 touristes et 13 éthiopiens auraient été enlevés et conduit à pied vers la frontière de l’Erythrée. Parmi eux, cinq ressortissants britanniques, dont des membres de l’Ambassade UK en Ethiopie. En revanche, deux autres groupes qui manquaient à l’appel, auraient été localisés et seraient, eux, en sécurité. Ces informations sont encore à lire avec prudence.

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Tourists
missing on Ethiopia trip

British embassy officials and their relatives are among a number of foreign
tourists missing and feared kidnapped in a remote part of Ethiopia.

Whitehall officials told the BBC there was “a national security dimension”
to their disappearance.

Ethiopian police said the tourists were kidnapped, along with 13 Ethiopian
aides, about 800km (500 miles) north-east of the capital, Addis Ababa.

There are conflicting reports about the exact number of people missing.


One tour operator, Origins Ethiopia, said 10 tourists, whose satellite phone
had broken, were now known to be safe.

But
some estimates say up to 18 people are still unaccounted for.

Safety fears

Details of what happened are sketchy, but the BBC’s Mike Wooldridge at the
Foreign Office understands that a sizeable group carried out an attack or
an abduction and that there was small arms fire.

Most of the tourists are believed to be French, the others British
and Italian.

Ethiopian police said the 13 missing Ethiopians were working as drivers and
interpreters for the foreigners.

They were
travelling to the Afar desert, one of the hottest and most inhospitable areas
of the world.

UK Foreign Secretary Margaret Beckett said the British government was working
with Ethiopian authorities who “are doing all they can to ensure that
the situation is resolved peacefully”.

Ms Beckett said five of the missing Britons were members of staff from the
UK embassy in Addis Ababa or relatives of staff.

The UK government is sending a team to north-east Ethiopia to help with efforts
to find them.

Officials said the government emergency planning committee Cobra met on Friday
to discuss the issue.

Earlier, Bereket Simon, communications adviser to Ethiopia’s prime minister,
told AFP news agency Addis Ababa had “heard about an abduction and we
are trying to confirm [the missing people’s] whereabouts”.

“We’ll try our best to ensure their safety,” he said.

French diplomats in Ethiopia said the tourists had been kidnapped.


“There has been a kidnapping, that’s certain… It happened the evening
before yesterday [Wednesday],” the French ambassador to Ethiopia, Stephane
Gompertz, told AFP.

Thieves and rebels

A businessman who works in the area told the Associated Press news agency
that one member of the group managed to escape and use a satellite phone to
alert the authorities.

Reports suggest that two separate groups – one mainly consisting of French
tourists, the other a mixture of nationalities – disappeared.

Western diplomats are sending representatives to the largest town in the area,
Mekele.

Afar is known for its inhospitable terrain and thieves and a small rebel group
are active there.

More intrepid visitors like to tour the Danakil Depression, one of the lowest
and hottest places on Earth known for its salt mines and active volcanoes,
Reuters news agency reports.

Tourists are advised to travel there with an armed guard.

03/03/07 (B385-A) ADDIS ABEBA (AFP) – Ethiopie : l’armée à la recherche des touristes européens enlevés (Info lectrice)

L’armée
éthiopienne a entamé des recherches pour tenter de retrouver
au moins cinq Européens enlevés en début de semaine dans
une région désertique du nord-est de l’Ethiopie, frontalière
de l’Erythrée, a indiqué samedi une source proche du gouvernement
éthiopien.

Dans le même temps, Londres a dépêché une équipe
de représentants après avoir annoncé que cinq de ses
ressortissnats, tous attachés à l’ambassade britannique à
Addis Abeba, avaient disparu dans cette même région.

Le ministère britannique des Affaires étrangères se refuse
toutefois à parler officiellement d’enlèvement. Plusieurs Ethiopiens
ont également été enlevés, mais aucune revendication
n’a pour le moment été rendue publique, et aucune information
n’a circulé sur l’identité des ravisseurs.

“C’est l’armée (éthiopienne) qui s’occupe des recherches”,
a déclaré une source proche du gouvernement éthiopien
sous couvert d’anonymat. Cette source a précisé que des unités
équipées d’engins mécanisés avaient été
déployées, mais que la nature du terrain rendait difficile le
recours à des survols par hélicopères.

Vendredi soir, la police fédérale éthiopienne citée
par l’agence nationale d’information ENA avait rapporté que “cinq
Européens et 13 Ethiopiens” avaient “été enlevés
par des hommes non identifiés dans la région de Hamed Ela (…)
le long de la frontière érythréenne”. L’agence de
voyage qui assurait le transport de ces touristes a confirmé l’enlèvement
dans la région Afar, précisant que les cinq Européens
étaient britanniques et avançant le chiffre d'”au moins
huit” Ethiopiens kidnappés.

La Grande-Bretagne a de son côté dépêché
en Ethiopie une équipe, qui est arrivée samedi matin à
Addis Abeba pour aider à retrouver les disparus. Selon la BBC, l’équipe
est forte d’une dizaine de personnes, dont un expert en négociations
avec les preneurs d’otages. Les cinq Britanniques portés disparus ont
tous des liens avec l’ambassade britannique d’Addis Abeba, a précisé
le Foreign Office.

L’une des touristes britannique a “un nom à consonnance française”,
selon le voyagiste, qui s’exprimait sous couvert d’anonymat, et une autre
a la double nationalité britannique et italienne, selon le ministère
italien des Affaires étrangères. Selon le voyagiste, des hommes
armés ont attaqué le camp où étaient installés
les touristes, qui ont été “emmenés à pied
vers la frontière avec l’Erythrée”.

Plusieurs groupes de rebelles ont été signalés dans la
région Afar située aux confins de l’Ethiopie, de l’Erythrée
et de Djibouti. Le gouvernement d’Addis Abeba a imposé des escortes
policières aux groupes de touristes souhaitant se rendre dans cette
région désertique et volcanique, appréciée pour
sa beauté. La tension entre l’Ethiopie et l’Erythrée, à
la suite de leur conflit frontalier (1998-2000), rend également cette
zone très sensible.

Par ailleurs, un groupe de sept touristes français dont on était
sans nouvelles dans la même région a également repris
contact avec leur agence, Aventure et Volcans, basée en France. La
responsable de ce tour operateur, Monique de Saint-Cyr, a déclaré
que “tout est rentré dans l’ordre”, expliquant que les touristes
“ne donnaient pas de nouvelles car ils se trouvaient en haut de l’Erta
Ale (un volcan) et n’avaient pas branché leur téléphone
satellitaire”.

Les autorités diplomatiques françaises en Ethiopie attendaient
toutefois samedi matin d’avoir un contact direct avec ces sept Français
pour confirmer qu’ils sont bien sains et saufs. La règle au ministère
français des Affaires étrangères est de ne jamais confirmer
le retour d’un ressortissant dont on était sans nouvelles avant qu’un
agent du ministère ait pu le voir.

03/03/07 (B385-A) ADDIS ABEBA (AFP) – Ethiopie : un responsable régional accuse l’Erythrée d’avoir enlevé des Européens. (Info lectrice)

Cinq
Européens et plusieurs Ethiopiens enlevés jeudi dans le nord-est
de l’Ethiopie, près de l’Erythrée, ont été kidnappés
par des soldats érythréens, a affirmé samedi un haut
responsable éthiopien régional, ce qu’Asmara a immédiatement
démenti.

Les relations entre les deux voisins de la Corne de l’Afrique sont extrêmement
tendues depuis la fin de leur guerre frontalière (1998-2000) qui a
fait environ 80.000 morts.

La Grande-Bretagne, qui a reconnu que les cinq touristes portés disparus
travaillent pour l’ambassade britannique à Addis Abeba ou sont des
proches de membres du personnel de l’ambassade, a dépêché
samedi en Ethiopie une équipe pour aider à retrouver le groupe
dont l’armée éthiopienne est à la recherche.

“Nous savons que cinq Britanniques ont été capturés
par des soldats de Shabia (érythréens) et ont été
emmenés en Erythrée”, a affirmé Ismail Ali Sero,
le président de la région éthiopienne Afar (nord-est),
où les touristes voyageaient.

Selon la police éthiopienne citée par l’agence éthiopienne
de presse ENA (officielle), l’enlèvement a eu lieu à environ
une cinquantaine de kilomètres de la frontière érythréenne.

“Nous savons qu’il s’agit d’Erythréens parce que trois Ethiopiens
qui avaient été kidnappés ont été libérés,
et ces derniers nous l’ont confirmé”, a ajouté M. Ismail,
sans expliquer la raison de la libération des trois personnes.

“Il n’y a pas d’autre option maintenant que de négocier avec le
gouvernement érythréen” pour leur libération, a-t-il
encore dit.

Asmara a cependant catégoriquement démenti ces affirmations,
les qualifiant d'”absurdes”, tandis que le gouvernement éthiopien
n’avait pas officiellement réagi samedi soir.

“C’est fou. Personne (en Erythrée) n’est impliqué dans
un quelconque enlèvement”, a déclaré Yemane Gebremeskel,
le directeur de cabinet du président érythréen Issaias
Afeworki.

“C’est impossible et absurde (…). Il y a des observateurs de l’ONU
dans la région, comment des soldats érythréens pourraient-ils
traverser la frontière?”, a-t-il demandé.

Depuis la fin de la guerre entre les deux voisins de la Corne de l’Afrique,
la Mission des Nations unies en Ethiopie et en Erythrée (Minuee) est
déployée le long de leur frontière commune, où
elle dispose actuellement d’environ 2.000 soldats.

Cependant, la Minuee, qui n’était pas joignable samedi soir, ne peut
pas travailler dans des conditions satisfaisantes selon l’ONU, après
notamment l’interdiction de survol imposée depuis octobre 2005 par
Asmara aux hélicoptères de la Minuee.

“Les soldats érythréens ont fait sauter les véhicules,
dans lesquels les Britanniques voyageaient, avec des RPG-7 (lance-roquettes)
à Hamed Ela”, où les touristes ont été enlevés,
a affirmé le responsable régional éthiopien.

Le voyagiste qui a organisé l’expédition des touristes, Tony
Hickey, a aussi raconté que les véhicules des touristes avaient
été retrouvés détruits. “Ce sont des Afars
et des chauffeurs qui m’ont donné cette information. Ils disent que
les voitures ont été détruites par des roquettes de RPG-7.
Les ravisseurs ne voulaient sans doute pas être suivis”, a-t-il
expliqué à l’AFP.

Il n’a pas fait état de corps retrouvés. Selon lui, les passagers
des véhicules ont été kidnappés et “emmenées
à pied vers la frontière avec l’Erythrée”.

L’Ethiopie a toujours accusé l’Erythrée, ancienne province éthiopienne
qui a accédé à l’indépendance en 1993, d’être
un élément déstabilisateur dans la Corne de l’Afrique,
notamment d’avoir soutenu récemment les islamistes en Somalie, ce qu’Asmara
a toujours démenti.

Les relations entre les deux voisins sont excécrables depuis le conflit
de 1998 à 2000, et l’accord de paix, qui a mis fin à la guerre
et a été dénoncé par l’Ethiopie, est à
ce jour resté lettre morte.

03/03/07 (B385-A) AFP / Ethiopie : Paris “dans l’incertitude” sur le sort de plusieurs Français. (2 dépêches – Info lectrice)

___________________________________
N° 1

PARIS (AFP) – La
France est “encore dans l’incertitude” sur le sort d'”un certain
nombre de touristes français” se trouvant dans le nord de l’Ethiopie,
a déclaré samedi le ministère des Affaires étrangères.

“Nous sommes encore dans l’incertitude concernant un certain nombre de
touristes français qui se déplacent dans la zone nord de l’Ethiopie”,
a déclaré à l’AFP un porte-parole du ministère,
sans donner de chiffre précis.

“Nous sommes donc pleinement mobilisés afin d’obtenir des informations
précises sur leur situation”, a-t-il ajouté. “Nous
sommes en étroit contact avec les autorités éthiopiennes
et tous ceux qui peuvent nous aider à recueillir des indications sur
nos compatriotes”.

Paris appelle enfin “tous les touristes français présents
dans cette zone à la quitter dans les meilleurs délais”.

Vendredi, le ministère avait précisé être
“toujours sans nouvelles” d’environ 10 ressortissants français.

La règle au ministère des Affaires étrangères
est de ne jamais confirmer le retour d’un ressortissant dont on était
sans nouvelles avant qu’un des agents du ministère ait pu le voir.

Samedi, une source proche du gouvernement éthiopien a indiqué
que l’armée éthiopienne avait entamé des recherches pour
tenter de retrouver au moins cinq européens enlevés en début
de semaine dans une région désertique du nord-est de l’Ethiopie,
frontalière de l’Erythrée.

De son côté, Londres a dépêché une équipe
de représentants après avoir annoncé que cinq de ses
ressortissants, tous attachés à l’ambassade britannique à
Addis Abeba, avaient disparu dans cette même région.

Le ministère britannique des Affaires étrangères se refuse
toutefois à parler officiellement d’enlèvement. Plusieurs Ethiopiens
ont également été enlevés, mais aucune revendication
n’a pour le moment été rendue publique, et aucune information
n’a circulé sur l’identité des ravisseurs.

“C’est l’armée (éthiopienne) qui s’occupe des recherches”,
a déclaré une source proche du gouvernement éthiopien
sous couvert d’anonymat. Cette source a précisé que des unités
équipées d’engins mécanisés avaient été
déployées, mais que la nature du terrain rendait difficile le
recours à des survols par hélicopères.

Vendredi soir, la police fédérale éthiopienne citée
par l’agence nationale d’information ENA avait rapporté que “cinq
Européens et 13 Ethiopiens” avaient “été enlevés
par des hommes non identifiés dans la région de Hamed Ela (…)
le long de la frontière érythréenne”. L’agence de
voyage qui assurait le transport de ces touristes a confirmé l’enlèvement
dans la région Afar, précisant que les cinq Européens
étaient britanniques et avançant le chiffre d'”au moins
huit” Ethiopiens kidnappés.

La Grande-Bretagne a de son côté dépêché
en Ethiopie une équipe, qui est arrivée samedi matin à
Addis Abeba pour aider à retrouver les disparus.
Selon la
BBC, l’équipe est forte d’une dizaine de personnes, dont un expert
en négociations avec les preneurs d’otages. Les cinq Britanniques portés
disparus ont tous des liens avec l’ambassade britannique d’Addis Abeba, a
précisé le Foreign Office.

L’une des touristes britannique a “un nom à consonnance française”,
selon le voyagiste, qui s’exprimait sous couvert d’anonymat, et une autre
a la double nationalité britannique et italienne, selon le ministère
italien des Affaires étrangères. Selon le voyagiste, des hommes
armés ont attaqué le camp où étaient installés
les touristes, qui ont été “emmenés à pied
vers la frontière avec l’Erythrée”.

Plusieurs groupes de rebelles ont été signalés dans la
région Afar située aux confins de l’Ethiopie, de l’Erythrée
et de Djibouti. Le gouvernement d’Addis Abeba a imposé des escortes
policières aux groupes de touristes souhaitant se rendre dans cette
région désertique et volcanique, appréciée pour
sa beauté. La tension entre l’Ethiopie et l’Erythrée, à
la suite de leur conflit frontalier (1998-2000), rend également cette
zone très sensible.

Par ailleurs, un groupe de sept touristes français dont on était
sans nouvelles dans la même région a également repris
contact avec leur agence, Aventure et Volcans, basée en France. La
responsable de ce tour operateur, Monique de Saint-Cyr, a déclaré
que “tout est rentré dans l’ordre”, expliquant que les touristes
“ne donnaient pas de nouvelles car ils se trouvaient en haut de l’Erta
Ale (un volcan) et n’avaient pas branché leur téléphone
satellitaire”.

_____________________________________ N° 2

Ethiopie
: contact établi avec des Français dont on était sans
nouvelles

ADDIS ABEBA (AFP) – Sept
touristes français, dont on était sans nouvelles depuis plusieurs
jours dans le nord-est de l’Ethiopie, sont sains et saufs, a affirmé
samedi leur voyagiste éthiopien, Samson Teshome qui leur a parlé.
Parallèlement, des recherches se poursuivaient samedi pour retrouver
cinq Européens – travaillant pour l’ambassade britannique à
Addis Abeba ou proches de membres du personnel de l’ambassade – et plusieurs
Ethiopiens qui ont été kidnappés dans cette région.

Le groupe de sept touristes français “m’a appelé il y a
vingt minutes depuis Berhaile (nord-est). Ils sont sains et saufs”, a
déclaré M. Samson samedi après-midi.
“C’est le premier contact que l’on a avec eux depuis mardi (…). Nous
sommes très heureux”, a ajouté le responsable de l’agence
Origins Ethiopia, basé à Addis Abeba.
Les touristes n’ont pas été kidnappés, selon lui. Ils
n’ont simplement pas contacté pendant plusieurs jours Origins Ethiopia
alors qu’ils voyageaient dans la région Afar, une zone désertique
proche de l’Erythrée et où opèrent notamment des groupes
rebelles.
L’agence de voyage française, qui travaille avec Origins Ethiopia,
avait expliqué plus tôt à l’AFP que ce groupe était
en sécurité, mais la responsable de ce tour operateur, Monique
de Saint-Cyr, avait reconnu ne pas avoir eu de contact direct avec le groupe,
ce qui laissait planer un doute sur le sort des touristes.
Peu avant que M. Samson ne reprenne contact avec le groupe de sept touristes,
le ministère français des Affaires étrangères
avait indiqué être “encore dans l’incertitude” sur
le sort d'”un certain nombre de touristes français” se trouvant
dans le nord de l’Ethiopie.