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30/10/08 (B71-B) Shabelle Les troupes régulères somaliennes tuent des chameaux dans le sud de Mogadiscio : elles les avaient pris pour des combattants armés !. Somali troops shot dead livestock in fear of insurgents (En Anglais – Infos lecteur)

Armed Somali government troops based in southern Mogadishu army base have shot dead several camels on Wednesday night, according to residents.

The incident happened following the camels came close on where the soldiers were guarding.

Some soldiers say that they’ve thought the camels s “insurgents” wanted to ambush them.

The commander of those troops Abduqadir Odweyne told Shabelle that they mistook the camels as insurgent fighters following the brutes came into their army base threshold as well in response that they’ve additionally opened fire to them.

“We thought the camels as men wanted to carry out surprise attack on us and we opened fire to them, we also slaughtered one of them struck by our bullets” Odweyne said.

This is the first kind of incident took place in Mogadishu although the soldiers deliberately kill the civilians.

31/10/08 (B471-B) AFP : Somalie: le Premier ministre promet de former un nouveau gouvernement

Le Premier ministre somalien Nur Hassan Hussein a promis vendredi de former un nouveau gouvernement d’ici deux semaines, comme le réclament les dirigeants d’Afrique de l’Est, pour tenter de sortir de l’impasse politique totale en Somalie.

"Nous allons former un gouvernement d’ici 15 jours, mais sans inclure les ministres qui ont récemment démissionné de mon gouvernement. Ceci correspond aux instructions de l’IGAD" (l’Autorité intergouvernementale de développement qui regroupe sept pays d’Afrique de l’Est dont la Somalie), a déclaré M. Hussein lors d’un point de presse à Nairobi.

"Les membres du nouveau gouvernement travailleront ensemble afin de faire des progrès en matière de sécurité, de développement et de reconstruction dans notre pays", a-t-il ajouté.

Des dissensions persistantes entre le président somalien, Abdullahi Yussuf Ahmed, et son Premier ministre paralysent l’activité du gouvernement et du Parlement depuis plusieurs semaines.

Début août, plusieurs ministres ont démissionné en dénonçant notamment la mauvaise gestion des fonds d’Etat par M. Hussein.

Réunis en sommet mercredi dans la capitale kenyane Nairobi, l’IGAD a jugé que les institutions somaliennes devraient "nommer un gouvernement (…) dans les quinze jours", dans sa déclaration finale.

Le Premier ministre a assuré vendredi qu’une nouvelle "Constitution (somalienne) serait élaborée très bientôt et soumise à un référendum", ce qui figure également dans les demandes de l’IGAD.

La Somalie, pays pauvre de la Corne de l’Afrique, est en guerre civile depuis 1991.

La capitale Mogadiscio et un nombre croissant de régions sont le théâtre depuis 2007 d’une insurrection très meurtrière, menée par des islamistes extrémistes. Le pays fait également face à une situation humanitaire catastrophique.

31/10/08 (B471-B) Compte-rendu du déjeuner-débat organisé par la Délégation de l’UE à Djibouti. (Par Jean-Paul Noël Abdi)

A l’occasion de la visite de trois parlementaires Européens : M.M. Alain HUTCHINSON Chef de la Délégation, Filip KACZMAREK et Mickel IRUJO AMEZAGA, j’ai été invité, en tant que Défenseur des Droits de l’Homme, avec M. Mohamed Adan Abdou, Président de l’UDT et Porte-parole de l’Intersyndical UDT-UGTD reconnu par le BIT, plus les responsables de plusieurs autres Associations essentiellement composées de cadres de l’Etat : point qu’ils n’ont pas passé sous silencelors des présentations..

J’ai été particulièrement touché par l’accueil privilégié que la délégation Européenne et le représentant de l’U.E. à Djibouti M. Joachim Gonzalès, m’ont réservé ainsi qu’au Défenseur des Droits Syndicaux, de l’Intersyndicale Djiboutienne.

J’ai choisi de ne faire qu’une intervention rapide, car
(pour une fois) aucun membre du Gouvernement n’était invité à ce déjeuner-débat.

En toute honnêteté je me suis abstenu d’émettre des critiques appuyées puisque :
– puisque l’équipe que j’aurais mis en cause, ne disposait pas d’une possibilité de réponse immédiate, d’une part,d’autre part

le contexte de tension militaro politique ne s’y prête pas.

Après les incidents du 10 juin 2008 à Doumeira, la mobilisation militaire est à son point culminant. Ls risques d’une guerre sont de plus en plus présents. De plus, les explosions du 29 octobre 2008 à Hargheisa et à Bossasso, chez nos proches voisins, ont développé un climat de malaise dans notre pays.

Ces deux motifs me conduisent à éviter des énervements inutiles, d’autant plus que les réactions parfois imprévibiles des « Hauts » dignitaires Djiboutiens peuvent être déplacées et catastrophiques.

Toutefois, je n’ai pas manqué de rappeler à haute voix que notre pays est totalement Mal gouverné. La société civile n’a plus de droit à proprement parler, en particulier :

1. les Syndicalistes indépendants,
2. les partis politiques de l’Opposition,
3. la Presse Libre qui a été totalement éliminée. ,

Par ailleurs, j’ai tenu à rappeler qu’en Erythrée les journalistes sont incarcérés et qu’en Somalie les forces d’occupation ont soutenu les assassinats impunis à ce jour de nombreux journalistes.

Reporter Sans Frontière a classé Djibouti en 134 ème position, ce qui est mieux que la position de l’Erythrée qui est tout en bas du classement.

A mon avis, Djibouti devrait être encore plus mal classé que l’Erythrée, car il n’y a plus de journalistes libres qui puissent exercer dans le pays sans risquer une incarcération immédiate, sous divers prétextes "sur mesure" : en ayant recours à des dispositions fallacieuses de flagrants délits, en violation de la Constitution, de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, des Pactes et Conventions signées et ratifiés par la République de Djibouti.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

31/10/08 (B471-B) Press TV : un responsable de la Police échappe à un attentat dans lequel six de ses gardes du corps ont perdu la vie. Somali police chief flees insurgent raid (En Anglais – Info lecteur)

A Somali deputy police commander has escaped an insurgent attack that killed six of his guards south of the Somali capital, Mogadishu.

The abortive attack had targeted the deputy police commander of the Medina and Dharkenley districts. Abdullahi Ali Yari had been the target of the attack on his office, a Press TV correspondent in Somalia reported.

He, however, escaped unharmed while the insurgents killed six of his guards near the office which had reportedly been targeted 19 times over the past three months.

The commander’s precinct has been the site of recurrent insurgent raids.

Besides police stations, Ethiopian bases are the regular target of the insurgents who have refused to stop resistance based on a recent peace agreement that will supposedly see a phased withdrawal of Ethiopian troops from Somalia.

In 2006, Ethiopia intervened to help Somalia’s embattled Transitional Federal Government. Ever since, the country has been the scene of the troops’ unceasing struggle against runaway insurgency.

31/10/08 (B471-B) REUTERS : l’escadre internationale doit cibler les bateaux mères au large de la Somalie pour mettre un terme aux actions des pirates. Navies must target pirate ‘mother ships’ off Somalia (En Anglais – Info lecteur)

International naval forces operating off the coast of Somalia must be prepared to take on pirate ‘mother ships’ if they are to stem rampant piracy, a senior maritime official said on Thursday.

"We want pre-emptive action against the mother ships before the pirates carry out a hijacking," said Captain Pottengal Mukundan, director of the London-based International Maritime Bureau, which monitors international piracy, referring to the ships pirates use as bases from which to launch attacks.

"The positions of the mother ships are generally known.

What we would like to see is the naval vessels going to interdict them, searching them and removing any arms on board.

"That would at least force the pirates to go back to Somalia to pick up more arms before they could come back again," he told Reuters in an interview.

U.S., European and Russian navy ships, including a fleet operating under NATO, have moved into the Gulf of Aden in recent days to try to stem the piracy threat and protect some of the 20,000 merchant vessels that use the waterway each year.

Around 60 vessels have been seized by pirates this year, with an estimated $18-30 million paid in ransom for the release of crews and ships. A Turkish vessel with 20 crew on board was seized on Wednesday.

But the laws governing what navies can do to take on the pirates are complex.

Only if pirates are caught in the act of piracy — actually boarding a ship and seizing it — can a naval ship intervene with the full force of international law.

Arriving 30 minutes after a vessel has been boarded, when there is a degree of uncertainty over whether those on board are pirates or not, is often too late, experts say. Denmark recently had to return some suspected pirates to Somalia because it couldn’t prove they were pirates after they were seized.

So fuzzy are the laws that the U.S. admiral commanding the NATO fleet was not sure what his rules of engagement would be just days before he left to take up his command this month.

Mukundan said there were currently about four ‘mother ships’ –– seized dhows or other larger fishing boats anchored near international waters — being used by pirates.

The pirates live on the mother ships, storing arms, fuel and other supplies on board, and then target ships, which can include fuel tankers, by catching up to them in high-speed boats and boarding them with rope ladders while heavily armed.

Mukundan acknowledged the legalities of taking on ‘mother ships’ were tricky, but said it could be done if governments gave their naval forces instructions to do it.

"Our position is that this is a major world waterway and it needs to be protected.

The only people that can protect it are the naval forces operating in the area.

"They need to have the direction from their government to do it," he said. "At the end of the day, it depends upon the instructions given to naval commanders on the water by their governments."

29/10/08 (B471-B) Romandie News avec AFP / Somalie: l’Ethiopie dénonce « l’incapacité » du gouvernement de transition

L’Ethiopie, qui a annoncé un retrait progressif de ses troupes de Somalie, a reproché mardi au gouvernement somalien de transition (TFG), divisé, son incapacité à restaurer la stabilité dans ce pays ravagé par la guerre civile.

"Les problèmes de la Somalie ne sont pas d’ordre sécuritaire mais bien politique", a déclaré le ministre des Affaires étrangères éthiopien Seyoum Mesfin en ouvrant une réunion régionale de deux jours à Nairobi sur les perspectives de paix en Somalie.

La plupart des institutions mises en place il y a quatre ans en Somalie et des pays voisins (sauf l’Erythrée) sont représentés à cette réunion de l’Autorité intergouvernementale pour le développement. Les chefs d’Etat d’Ethiopie, Djibouti, Kenya, Soudan, Ouganda et Somalie sont attendus mercredi dans la capitale kényane.

"A dix mois de la fin de la période de transition, le TFG a été incapable de créer des institutions de gouvernance dignes de ce nom", a estimé M. Seyoum.

Il a regretté que "les divisions constantes au sein de la direction aient contribué à la paralysie du TFG".

Quant à la communauté internationale, "elle ne saurait être fière de ses résultats en Somalie", a déclaré le chef de la diplomatie éthiopienne.

"Mais cela ne saurait être une excuse pour l’irresponsabilité incroyable que nous continuons à voir de la part des responsables somaliens", a poursuivi M. Seyoum.

Depuis deux ans, les dissensions entre le président Abdullahi Yusuf Ahmed et plusieurs Premier ministre ont contribué à faire capoter les efforts de paix à Mogadiscio.

La charte fédérale de transition, adoptée en 2004, expire l’an prochain. Des élections et l’adoption d’une nouvelle Constitution sont alors prévues dans ce pays morcelé et en proie à la guerre civile depuis 1991.

Désireuse de s’extraire d’un bourbier militaire, Addis Abeba – un allié de Washington dans la corne de l’Afrique – a confirmé lundi un retrait progressif de ses troupes, tout en prévenant qu’elle n’hésiterait pas à renvoyer son armée à Mogadiscio pour empêcher les islamistes radicaux de prendre le pouvoir.

Cette décision fait suite à la conclusion d’un accord ce week-end à Djibouti sous l’égide de l’ONU entre le gouvernement de transition et la principale coalition de l’opposition, l’Alliance pour une nouvelle libération de la Somalie (ARS, islamistes modérés).

Les islamistes radicaux (Shebabs) ont récusé cet accord.

Celui-ci vise d’une part à mettre en oeuvre le 5 novembre un cessez-le-feu signé en juin mais jamais respecté et d’autre part le retrait progressif d’ici début 2009 des troupes éthiopiennes présentes depuis fin 2006 en Somalie pour soutenir militairement le TFG.

29/10/08 (B471-B) Somaliland et Puntland : de nombreux morts dans plusieurs attentats. Les estimations varient suivant les agences de presse. (5 dépêches en Français)

______________________________ Le Point avec Reuters

Une vague d’attentats fait 28 morts en Somalie

Cinq attentats suicide à la voiture piégée ont fait 28 morts et des dizaines de blessés dans les villes d’Hargeisa, capitale du Somaliland, et de Bosasso, le port principal du Puntland, dans le nord de la Somalie.

La plupart des victimes se trouvaient à l’ambassade d’Ethiopie à Hargeisa.

Ces attentats ont été commis alors que les responsables du gouvernement provisoire somalien rencontraient à Nairobi, la capitale kényane, les chefs d’Etats de la région pour tenter de ramener la paix en Somalie.

A Hargeisa, capitale de la région sécessionniste du Somaliland, trois attentats à la voiture piégée ont visé le siège de la présidence, les bureaux du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et l’ambassade d’Ethiopie. Il y a eu 25 morts, dont vingt à l’ambassade.

A Bosasso, dans la région semi-autonome du Puntland, deux autres attentats ont visé un complexe des services de renseignement, faisant trois morts.

Cette vague d’attentats minutieusement synchronisée n’a pas été revendiquée.

Des groupes islamistes, chassés de Mogadiscio à la fin 2006, combattent depuis lors le gouvernement provisoire somalien et ses alliés éthiopiens.

"C’est l’oeuvre des habituels terroristes qui cherchent toujours à créer le chaos. Je peux vous assurer que nous n’allons pas les laisser faire. Ils auront des comptes à rendre devant la justice", a dit le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Seyoum Mesfin, lors de la réunion de Nairobi en apprenant les attentats.

VINGT MORTS À L’AMBASSADE D’ETHIOPIE AU SOMALILAND

A Hargeisa, le journaliste Ali Jama Mohamed passait devant la présidence quand une voiture a foncé vers l’entrée et défoncé les portes avant d’exploser. "Il y a eu une énorme explosion et j’ai vu des tas de gens, des passants et des gardes, jetés à terre. Certains étaient morts, d’autres blessés", a-t-il dit.

Selon des témoins, l’attentat contre la présidence a fait trois morts, deux personnes ont été tuées dans l’immeuble du Pnud et vingt autres à l’ambassade d’Ethiopie.

A Bosasso, deux kamikazes ont lancé leurs voitures bourrées d’explosifs contre le quartier général des services de renseignement. Deux soldats et une femme ont été tués, plusieurs personnes blessées.

"Les deux voitures et leurs conducteurs ont été volatilisés", a dit Muse Gelle, gouverneur de la région de Bari, qui n’a pas exclu que le bilan s’alourdisse.

Le Puntland et le Somaliland avaient été jusqu’ici relativement épargnés par ce genre d’attentats, comparé au sud du pays où le gouvernement appuyé par les Ethiopiens doit faire face aux insurgés islamistes.

Depuis début 2007, les violences politiques ont fait près de 10.000 morts dans la population civile. Plus d’un million de personnes ont dû fuir leurs foyers.

Lorsque le gouvernement provisoire et plusieurs personnalités de l’opposition ont signé un accord de paix en août dernier à Djibouti, sous l’égide des Nations unies, les combattants islamistes du mouvement Al Chabaab avaient pris la ville de Kismayu, dans le sud du pays, où les combats avaient fait 70 morts.

Depuis, Al Chabaab a consolidé ses positions dans la région, où une femme de 23 ans convaincue d’adultère a été lapidée à mort lundi.

Avec Abdiqani Hassan à Bosasso
et Guled Mohamed à Nairobi,
version française Guy Kerivel

______________________________ Le Monde avec AFP

Somalie: quatre Ethiopiens tués dans les attentats d’Hargeisa

Au moins quatre employés éthiopiens de la représentation diplomatique de l’Ethiopie au Somaliland (nord de la Somalie) ont été tués mercredi dans l’explosion de voitures piégées à Hargeisa, a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère des Affaires étrangères éthiopien, Wahide Belay.

"Jusqu’à présent nous savons que cette attaque terroriste a fait au moins quatre morts, des employés éthiopiens, et un blessé grave, mais ce bilan peut augmenter parce qu’il y avait là des gens qui attendaient pour des visas ou d’autres services", a indiqué le porte-parole.

"Pour l’instant nous ne voulons pas trop entrer dans les détails parce que l’enquête ne fait que commencer", a-t-il ajouté, précisant que le "bâtiment de notre bureau commercial à Hargeisa, qui n’est pas une ambassade, a été très gravement endommagé".

Cinq attentats à la voiture piégée ont visé mercredi des bâtiments stratégiques et de l’ONU en Somalie, faisant au moins 25 morts, et plongeant un peu plus dans le chaos ce pays de la Corne de l’Afrique où progresse une insurrection des radicaux islamistes.

La représentation diplomatique éthiopienne à Hargeisa – capitale du Somaliand qui a fait sécession de la Somalie en mai 1991 – faisait partie des bâtiments visés par ces attentats.

______________________________ Le Figaro avec AFP et AP

Des bureaux de l’ONU attaqués en Somalie

Des attentats à la voiture piégée ont frappé un bâtiment des Nations unies et un palais présidentiel mercredi matin, dans la région séparatiste du Somaliland. Il y aurait au moins 25 morts.

Au moins 25 personnes ont été tuées, mercredi matin, dans cinq attaques suicides qui se sont produites dans deux régions du nord de la Somalie. Les cinq kamikazes ayant perpétré ces attentats ont également péri.

Deux de ces attentats à la voiture piégée ont visé les bureaux du Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD), qui sert de siège pour d’autres agences de l’ONU sur place, et la représentation diplomatique d’Ethiopie, à Hargeisa, capitale de la République autoproclamée du Somaliland.

Selon un travailleur humanitaire local, «deux hommes – gardes de sécurité somaliens – ont été tués et cinq autres blessés dans le bâtiment du PNUD».

Au moins quatre employés éthiopiens de la représentation diplomatique de l’Ethiopie ont été tués.

Un troisième attentat suicide a également frappé le palais présidentiel, situé non loin de là.

Selon Abdinasir Ahmed, membre du personnel médical au plus grand hôpital d’Hargeisa, au moins 24 blessés ont été admis, dont certains avec des blessures graves.

Il n’était pas établi dans l’immédiat si le président du Somaliland, Dahir Riyale Kahin, se trouvait dans ses bureaux au moment de l’attentat. Selon la police, il se trouvait en sécurité mercredi après-midi.

Les attentats n’ont pas été revendiqués pour l’instant, mais, selon la secrétaire d’Etat adjointe américaine aux Affaires africaines, Jendayi Frazer, ils portent la marque d’al-Qaida.

Des attaques coordonnées et planifiées

Le Somaliland, ancienne colonie britannique rattachée à la Somalie italienne à l’indépendance de 1960, a fait sécession de la Somalie en mai 1991, cinq mois après la chute du président somalien, Mohamed Siad Barre.

Doté notamment d’institutions élues, d’une armée, d’une administration et d’une monnaie, le Somaliland était jusqu’ici relativement épargné par les violences ravageant le reste de la Somalie.

À Bosasso, capitale économique du Puntland, région semi-autonome du nord-est de la Somalie, deux autres attentats suicide à la voiture piégée ont visé deux bâtiments des services de renseignements du Puntland (PIS), chargé de la lutte antiterroriste, tuant six agents de leurs agents.

«Les attaques à Hargeisa et Bosasso étaient coordonnées et planifiées par le même groupe, elles ne peuvent rester impunies», a déclaré le président de la région, Mohamoud Musa Hirsi Adde.

Le PIS a reçu des financements de pays occidentaux pour ses opérations antiterroristes visant notamment les extrémistes islamistes. Le 5 février, un double attentat revendiqué par les «shebab» avait fait au moins 20 morts et 80 blessés à Bosasso.

Le Puntland a été fondé en 1998 par Abdullahi Yusuf Ahmed, devenu depuis président des institutions de transition somaliennes.

______________________________ Le Monde avec AFP

Des attentats à la voiture piégée font au moins 25 morts en Somalie

La Somalie a été victime d’une série d’attentats, mercredi 29 octobre, dans les provinces du Puntland et de Somaliland. Trois explosions de voitures piégées ont frappé Hargeisa, capitale du Somaliland, région sécessionniste dans le nord du pays, et tué 19 personnes.

Le palais présidentiel a été visé et un conseiller du président tué, selon les propos rapportés par un responsable policier.

Un dirigeant onusien a indiqué que les bureaux du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) avaient également été visés. Dans un communiqué à Genève, l’ONU a affirmé avoir "connaissance de blessées ainsi que de morts, mais leur nombre est en cours de vérification". Un employé de l’ambassade d’Ethiopie aurait été gravement blessé, toujours d’après une source policière.

Deux autres attentats à la voiture piégée ont visé des services antiterroristes du ministère de l’intérieur à Bosasso, la capitale économique du Puntland, région semi-autonome du nord-est de la Somalie.

Mohamoud Musa Hirsi, le président du Puntland, a annoncé que six policiers des services de renseignements avaient été tués. "Il s’agit d’attaques-suicides", a déclaré Bile Mohamoud Qabowsade, conseiller à la présidence du Puntland. Muse Gelle Yusuf, gouverneur de Bossaso, a indiqué que les deux kamikazes étaient morts sur le coup.

Le 5 février, un double attentat, revendiqué par les insurgés islamistes somaliens, avait fait au moins 20 morts et 80 blessés à Bossaso, essentiellement des troupes éthiopiennes, intervenues dans le pays pour soutenir le gouvernement de transition. Les "shebab" – combattants islamistes extrémistes à la tête de l’insurrection en Somalie – avaient fait savoir que l’attentat visait "des forces éthiopiennes qui combattaient à Mogadiscio et assistaient les forces du Puntland".

L’Ethiopie, qui s’apprête à retirer progressivement ses troupes de Somalie, a déjà pointé du doigt l’incapacité du gouvernement somalien de transition à restaurer la stabilité dans ce pays ravagé par la guerre civile, et où les insurgés islamistes gagnent du terrain. "Les problèmes de la Somalie ne sont pas d’ordre sécuritaire mais bien politique", estimait mardi le ministre des affaires étrangères éthiopien, Seyoum Mesfin, en ouvrant une réunion régionale de deux jours à Nairobi sur les perspectives de paix en Somalie.

Dimanche 26 octobre, le gouvernement somalien et l’opposition islamiste modérée avaient signé à Djibouti un accord sur l’entrée en vigueur effective le 5 novembre d’un cessez-le-feu, et sur le retrait progressif d’ici à début 2009 des troupes éthiopiennes présentes depuis fin 2006 en Somalie voisine.

______________________________ Nouvel Obs avec AP

Attentat-suicide contre des bâtiments de l’ONU dans le nord de la Somalie: des victimes

Un porte-parole de la république séparatiste de Somaliland a annoncé mercredi que plusieurs kamikazes ont attaqué un complexe de l’ONU, le consulat d’Ethiopie et le palais présidentiel.

Ismaïl Adani a déclaré qu’il y a des morts et des blessés mais n’a pas été en mesure d’en préciser le nombre. "Nous comptons encore les corps" dans la capitale, Hargeisa, a-t-il ajouté.

Les porteurs de bombe se sont également attaqués à deux installations des services de renseignement dans la région du Puntland dans le nord de la Somalie. Un responsable somalien a déclaré que les deux kamikazes étaient morts et que six responsables de la sécurité ont été blessés. AP

29/10/08 (B471-B) XINHUA : Départ d’une délégation sud-coréenne pour la Somalie pour étudier la possibilité de l’envoi d’une force navale

Une délégation de fonctionnaires sud-coréens se rendra en Somalie la semaine prochaine, avec pour mission d’étudier la possibilité d’envoyer des forces navales en Afrique pour y aider à combattre la piraterie, a annoncé vendredi le ministère sud-coréen de la Défense.

La délégation, composée de onze membres dont des diplomates et des responsables du ministère de la Défense, partira pour la Somalie lundi prochain et y séjournera jusqu’à la fin du mois, avec à sa tête Choi Soo-yong, directeur adjoint du bureau pour le soutien des opérations de l’état-major.

"Le gouvernement examine diverses possibilités de soutenir les activités par les navires sud-coréens dans les eaux somaliennes, tout en joignant les efforts internationaux pour assurer la sécurité des voies de navigation", indique un communiqué du ministère.

"Cela ne pose pas de problèmes à notre marine pour y aller, mais il sera difficile pour un seul navire de couvrir une zone aussi vaste", a fait savoir M. Choi lors d’un point de presse.

"Cela signifie que nous devrons conduire les missions en coopérant avec les forces alliées", a-t-il noté.

Le ministère de la Défense envisage l’envoi d’un destroyer de 5.500 tonnes de classe KDX-II vers les eaux somaliennes, où ont été piratés plusieurs navires commerciaux sud-coréens ces dernières années.

Les responsables sud-coréens comptent aussi se rendre au siège de la 5e Flotte américaine à Bahreïn pour examiner la situation actuelle dans la région et discuter des façons de coopérer avec les efforts internationaux pour juguler les activités de piraterie.