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12/07/2015 (Brève 471) Constat sur le Projet caché d’Ismaël Omar Guelleh afin de briguer un 4ème mandat en 2016 : affrontement inter clanique programmé et état d’urgence sur le pays.

Union Djiboutienne pour les Droits Economiques,
Sociaux et Culturels

Lien pour télécharger le texte au format PdF : https://www.ardhd.org/uddesc/constat-juil-2015.pdf

UDDESC

&Civils et Politiques

Quartier 4 – Email : uddesc@yahoo.fr – Tél. : +41 78 824 52 69/+41 76 674 00 85

Réf. : 02/C/AN2015

  1. L’impact des injonctions de la communauté internationale au Burundi sur le 4ème Mandat d’Ismaël Omar Guelleh.

Le 30 décembre 2014 depuis qu’IOG a réussi à se mettre sous les dents la plateforme de l’opposition, l’USN, avec un accord-cadre anecdotique dont les points abordés ont tous été dicté par le parrain du système mafieux travesti en parti politique dès sa création, le Rassemblement Pour le Peuple, groupuscule clanico-mafieux qui monopolise le pouvoir du peuple par la terreur et la force, les parades anticonstitutionnelles pour un 4ème mandat à la haute magistrature du pays vont bon train.

Mais, les injonctions de la communauté internationale à l’encontre du président de Burundi qui pense briguer un 3ème mandat semble avoir un peu refroidit les ardeurs de Guelleh. Donc, toutes les solutions secourant son projet d’usurpation de pouvoir sont les bienvenues.

2 – la réunion secrète chez Guelleh et son projet machiavélique

La dernière idée des barons du régime est la plus perfide et la plus dangereuse tant au niveau national que régional.

À la dernière semaine du mois de juin 2015 s’est tenu une réunion secrète dans le palais de Guelleh à Haramous, résidence située au Sud-Est de la capitale. Ce rassemblement avait regroupé autour d’Ismaël Omar Guelleh des absolutistes du régime en uniforme et en civil. Vu que la date fatidique du mois d’avril 2016 s’approche gravement, dans cette réunion le groupe a débattu de toutes les options possibles afin de crédibiliser le 4ème mandat de Guelleh devant l’internationale et le peuple djiboutien. La plupart des intervenants parlent des candidats mercenaires financés avec les deniers publics et gracieusement recomposés après l’élection en fonction de la vraisemblance de leur rôle théâtral au cours de la compagne électorale.

Nonobstant, comme toujours l’esprit pernicieux d’Ismaël Omar Guelleh ne manque pas d’idée chthonien et lugubre. Il propose la mise en place d’un état d’urgence pour ainsi annuler toute élection sous prétexte d’assurer la sécurité et l’existence de Djibouti.

Comment justifier cet état d’urgence et en plus dans un pays  où presque les forces de tous les pays démocratiques de la planète sont présents?
IOG veut faire d’une pierre deux coups. Il compte déclencher une guerre civile entre deux clans Issa : les mamasans et les odahgobes. D’après son esprit limité il pense de cette manière à la fois justifier son état d’urgence et saper la plateforme clanique Odahgobe.

Les noms des participants de la réunion

Cette assemblée clanique déguisée en séance gouvernementale qui avait lieu dans le palais d’Haramous d’Ismaël Omar Guelleh a regroupé que des dirigeants de la tribu Mamasan, en partant du président au directeur de l’électricité :

Ismaël Omar Guelleh, président de Djibouti – Ismaël Houssein Tani, secrétaire général du gouvernement – Hassan Saïd Khaireh, directeur de la sécurité nationale – Colonel Mohamed Djama Doualeh, commandant de la garde républicaine – Générale Zakaria Cheikh Ibrahim, chef d’état-major de la Défense Djiboutienne – Colonel Wais Omar Bogoreh, Commandant des gardecôtesdjiboutiens– Saad Omar Guelleh, directeur du port de Djibouti – Djama Ali Guelleh, directeur de l’électricité de Djibouti – etc…

3 – des actions préliminaires pour justifier le projet de guerre clanique

Le jeune ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, Djama Elmi Okieh, marié il y a environ une année à la fille du président Guelleh, a été mandaté à Ali-sabieh pour réunir 11 des 12 tribus qui composent l’ethnie Issa. Ce jeune de la tribu Saad-moussa – ethnie Issa –  a voulu faire avaler aux sages des 11 tribus présents le projet diabolique de Guelleh. Il raconte aux sages que la plateforme odahgobe a été créé dans le point de déstabiliser le régime et pourchasser du pays leurs cousins mamasans. Un ministre qui propage de la haine clanique en direct, on peut tout voir avec le régime de Guelleh !

La réaction des sages ne se fait pas attendre, un vieux de la tribu Wardiiq lui répond comme suit : « quand une tribu se verra agresser par une autre plus puissant, nous avons le xeer-issa pour juger la chose et définir les dommages-intérêts. Mais, toi si tu aimes vraiment ton ethnie et que tu es là parce que tu t’inquiètes pour son avenir, de la commune de Balbala à Assamo il y a la pauvreté. Aides les à sortir de la précarité, sans quoi ne nous casse pas la tête avec des discours haineux». Et un second sage, cette fois, de la tribu Hole ou Fourlaba prend à son tour la parole et met le point sur le i au jeune ministre : « écoutes, tu violes le xeer-issa en n’invitant pas l’ainé de notre ethnie, les odahgobes, à cette réunion et en plus tu comptes tenir des propos fielleux à leurs égards et en leur absence. Laisses nous tranquille et dis à ceux qui t’ont envoyé que nous ne voulons pas d’affrontement clanique à Djibouti ».  Le jeune ministre prend ses jambes sur son coup et rentre à Haramous exposer sa mésaventure à Ali-sabieh à son parâtre.

Le deuxième cas est l’œuvre d’Hassan Saïd Khaireh, directeur de la sécurité nationale et le Colonel Mohamed Djama Doualeh, commandant de la garde républicaine. Ils ont monté un dossier contenant une plainte, protestation et demande de protection adressé au régime et signé par douze sages de douze tribus de l’ethnie Issa. Ce dossier est déposé au ministère de l’intérieur qui doit engager des actions de répressions policier à ciblage clanique et si possible des poursuites judiciaires devant la justice convertir en appareil d’expiation. Le plus cocasse fut les signatures apposées sur les documents contenus dans le dossier qui ne sont pas ceux des sages des tribus mais des collaborateurs connus de la police politique.

Le dossier précité accuse gratuitement la plateforme odahgobe parce qu’elle n’est pas du relent de Guelleh en personne et des sbires du régime.
Le régime compte impliquer le jeune Ugaas de l’ethnie dans cette mascarade à la senteur de poudre noire. Une délégation a été envoyée à Dire-Dawa afin de convaincre l’Ugaas à le suivre dans son projet démoniaque.  

La plateforme odahgobe a reçu une ultime menace de la part du régime et à travers le Ministre des Affaires Musulmanes, de la Culture et des Biens Wakfs, M. ADEN HASSAN ADEN, de la tribu odahgobe, il y a moins de deux semaines.

4 – la plateforme clanique odahgobe qui dérange

Communément, les clans sont formés selon le principe de l’héritage, le tol. Les clans sont constitués en fonction des liens de parenté entre les membres des clans. Ils peuvent être restreints ou plus larges. Les groupes restreints peuvent être intégrés dans des groupes plus larges, ayant des liens de parentés relativement évidents. Parfois, ces clans ne sont pas très grands, à cause de l’absence de liens de parenté avec les autres clans ou la faible croissance démographique au sein du clan.

Afin d’être capable de payer les dédommagements ou prix du sang, les clans doivent être relativement larges, pour ne pas être défavorisés et se faire manipuler par les groupes plus grands. Si le nombre de personnes dans un clan composé selon le principe héréditaire n’est pas suffisant pour payer le dédommagement, il faut avoir recours à des contrats avec d’autres clans pour élargir le clan. Les clans établissent alors des alliances selon le principe contractuel du heer : les membres de chaque groupe ont un contrat informel et oral et doivent se soutenir les uns les autres et partager le paiement du dédommagement lorsqu’un délit est commis envers un autre clan. Les familles du groupe ont donc une responsabilité collective. Pendant les périodes de crise, les membres du groupe doivent partager leurs ressources avec ceux qui subissent des pertes, ce qui limite les risques individuels et facilite la réhabilitation après les périodes de crise.

La réorganisation de la plateforme odahgobe, qui n’est fonctionnelle que depuis une année et demie après une absence de 40 ans sur la scène sociale de l’ethnie Issa, a été plutôt motivée par l’urgence sociale.

Vu que le régime en place à Djibouti utilise couramment la pauvreté forcée comme moyen de répression de masse, la plateforme ou union des clans odahgobes a réussi atténuer d’une certaine manière cette forme de répression inhumaine. Elle a fortement réduire la contribution individuel des dédommagements   au point de le ramener de 4.000 fdj – 22 euros avant à 20 fdj – 10 centimes euros actuellement. Et avec des collectes mensuels de l’ordre de 100 fdj – 50 centimes euros par personne percevant un revenu régulier, la plateforme a pu réaliser des actions sociales en finançant les besoins de premiers nécessités de 1900 familles pendant le mois béni du ramadan 2015.

Le premier président, Feu Hassan Gouled Aptidon, et l’actuel, Ismaël Omar Guelleh, étant de la tribu Mamasan, ils avaient uniquement autorisé leur tribu de tenir des réunions ou rencontres claniques sur le territoire djiboutien et le Nord de la Somalie. Les onze autres tribus issas ne pouvaient tenir des séances de ces genres et les organisateurs de tels événements étaient poursuivis sur des chefs d’accusations fallacieuses fabriqués l’à-propos et les plus tenaces étaient éliminés physiquement.

D’après cette description, les clans semblent avoir une structure et des outils efficaces pour entretenir des relations pacifiques et promouvoir de procédés d’entraides sociales fonctionnelles. Nous sommes donc à même de nous demander pourquoi ce système traditionnel dérange autant le régime de Guelleh.

5 –  organisation clanique de l’ethnie Issa

Les Issas sont des indigènes de la Corne de l’Afrique, principalement au Sud de Djibouti, au Nord de la Somalie et dans l’Est de l’Éthiopie. Ils représentent un sous ensemble de l’une des cinq grandes « confédérations claniques » des Somalis, les Dir.

Les relations entre les groupes et à l’intérieur de ceux-ci sont réglementées par un droit appelé xeer. Il organise en particulier le paiement des dédommagements pour les blessures et décès (maag). Ce droit pénal est la base du contrat politique de la «démocratie pastorale» issa. Le « Xeer » issa s’applique aussi en cas de litige sur les biens, individuels ou tribaux, qu’ils soient d’ordre foncier ou matériel.
La population Issa est relativement homogène du point de vue ethnique (l’ethnie Issa), loi pastorale (Xeer-issa) et religieux (l’islam sunnite), elle est aussi caractérisée par un clanisme traditionnel, qui est un facteur central à la fois dans l’identité des individus, la vie politique, dans l’allocation des ressources, mais également dans le conflit.

Les tribus sont des sortes de familles au sens large, qui regroupent des individus unis par des liens étroits et héréditaires dont les critères de différenciation et les lignes de délimitation ne sont pas toujours clairement définis.

L’appartenance à une tribu est patrilinéaire : même si la mère appartient à une autre tribu, l’enfant appartient à la tribu du père ; un individu porte à la fois son prénom, celui de son père et celui de son grand-père. L’hérédité est ainsi centrale et explique que la tribu soit une composante primordiale de l’identité des issas. Les clans sont des structures d’entraide primordiales pour pallier aux aléas du quotidien (pénuries, mariage, décès, etc.). D’autre part, la tribu est la principale source de protection pour les individus vis-à-vis des autres tribus ou clans.

Les issas sont composés de 6 grandes tribus qui comprennent 12 clans, 24 divisions claniques,  48 sous-clans et ainsi de suite.

Les 6 tribus sont : Eeleye (Yonis mousse- Saad mousse – Bido mousse – Mahoure mousse et Mamasan) – Hole ou Fourlabeh (Amahadle et Saïb) – Hawle-qateh ou Waladon (Makahiil, Iidleh et Mahamuud) – Horone (Habarwalal et Guellewalal) – Ourweyne (Fiqi et Abdallah) – Wardiiq (Waaqtichiil et Ramwaaq)

6- les risques au niveau national et régional d’un tel affrontement interclanique

Les principes auxquels adhèrent l’immense majorité des Issas (Xeer-issa) ne peuvent souffrir une « guerre civile inter-Issas ». Autrement dit, selon la loi pastorale les jeunes Issas ne peuvent prendre les armes contre les membres de leurs ethnie pour défendre déjà des idéaux comme la liberté, la justice ou la démocratie sans transgresser le principe de solidarité versus Xeer-issa qui devrait prévaloir en tout circonstance, dans le temps et dans l’espace et moins pour les intérêts d’un groupe mafieux.

La haine et les rancœurs emmagasinées contre le régime qui opprime le peuple, sans distinctions de clans ou de langue, peut facilement servir de détonateur à une guerre civile et surtout des affrontements inter claniques dans l’ethnie Issa. La tribu Mamasan n’est nullement l’unique responsable de la déroute de Djibouti mais Guelleh et ses sbires jettent en pâture cette tribu qu’ils se servent sans scrupules comme rempart dans l’unique intérêt de la cour du régime tyrannique.
Particulièrement, les deux tribus, Mamasan et Odahgobe, aiguisent leurs armes dans le silence et la vigilance mutuelle pour se préparer à une guerre qui n’est aucunement la leur mais crée et initie spécialement par le régime dictatorial en place à Djibouti plus d’un quart de siècle.

Une telle guerre pourra avoir une incidence directe sur le fonctionnement de l’axe vital à l’économie de l’Ethiopie et le Nord de la Somalie dont les deux tribus sont autochtones avec des effectifs importants et comparables.

En conclusion

La liste complète des noms des initiateurs de ce probable affrontement inter-claniques sera transmis au l’UA, L’ONU, l’UE, la CPI et toutes autres organisations concernées de près ou de loin par cette affaire. Par la même occasion nous invitant la Commission africaine des Droits de l’Homme et des peuples et le conseil des droits de l’homme de l’ONU à réaliser des enquêtes introductives sur ce sujet et l’UDDESC est disposée à faciliter tous contacts ou échanges entre l’internationale et des représentants coutumiers de deux tribus.

Dans l’espoir d’une réaction régionale et internationale l’UDDESC appelle au peuple djiboutien à plus de vigilance et de retenu sans oublier que les plaies de la guerre réprouvable du Nord du pays sont encore béantes.

Fait en Suisse, le 7/7/2015
Hassan Cher Hared
Secrétaire général de l’UDDESC

31/10/08 (B471-B) AFP : Somalie: le Premier ministre promet de former un nouveau gouvernement

Le Premier ministre somalien Nur Hassan Hussein a promis vendredi de former un nouveau gouvernement d’ici deux semaines, comme le réclament les dirigeants d’Afrique de l’Est, pour tenter de sortir de l’impasse politique totale en Somalie.

"Nous allons former un gouvernement d’ici 15 jours, mais sans inclure les ministres qui ont récemment démissionné de mon gouvernement. Ceci correspond aux instructions de l’IGAD" (l’Autorité intergouvernementale de développement qui regroupe sept pays d’Afrique de l’Est dont la Somalie), a déclaré M. Hussein lors d’un point de presse à Nairobi.

"Les membres du nouveau gouvernement travailleront ensemble afin de faire des progrès en matière de sécurité, de développement et de reconstruction dans notre pays", a-t-il ajouté.

Des dissensions persistantes entre le président somalien, Abdullahi Yussuf Ahmed, et son Premier ministre paralysent l’activité du gouvernement et du Parlement depuis plusieurs semaines.

Début août, plusieurs ministres ont démissionné en dénonçant notamment la mauvaise gestion des fonds d’Etat par M. Hussein.

Réunis en sommet mercredi dans la capitale kenyane Nairobi, l’IGAD a jugé que les institutions somaliennes devraient "nommer un gouvernement (…) dans les quinze jours", dans sa déclaration finale.

Le Premier ministre a assuré vendredi qu’une nouvelle "Constitution (somalienne) serait élaborée très bientôt et soumise à un référendum", ce qui figure également dans les demandes de l’IGAD.

La Somalie, pays pauvre de la Corne de l’Afrique, est en guerre civile depuis 1991.

La capitale Mogadiscio et un nombre croissant de régions sont le théâtre depuis 2007 d’une insurrection très meurtrière, menée par des islamistes extrémistes. Le pays fait également face à une situation humanitaire catastrophique.

31/10/08 (B471-B) Compte-rendu du déjeuner-débat organisé par la Délégation de l’UE à Djibouti. (Par Jean-Paul Noël Abdi)

A l’occasion de la visite de trois parlementaires Européens : M.M. Alain HUTCHINSON Chef de la Délégation, Filip KACZMAREK et Mickel IRUJO AMEZAGA, j’ai été invité, en tant que Défenseur des Droits de l’Homme, avec M. Mohamed Adan Abdou, Président de l’UDT et Porte-parole de l’Intersyndical UDT-UGTD reconnu par le BIT, plus les responsables de plusieurs autres Associations essentiellement composées de cadres de l’Etat : point qu’ils n’ont pas passé sous silencelors des présentations..

J’ai été particulièrement touché par l’accueil privilégié que la délégation Européenne et le représentant de l’U.E. à Djibouti M. Joachim Gonzalès, m’ont réservé ainsi qu’au Défenseur des Droits Syndicaux, de l’Intersyndicale Djiboutienne.

J’ai choisi de ne faire qu’une intervention rapide, car
(pour une fois) aucun membre du Gouvernement n’était invité à ce déjeuner-débat.

En toute honnêteté je me suis abstenu d’émettre des critiques appuyées puisque :
– puisque l’équipe que j’aurais mis en cause, ne disposait pas d’une possibilité de réponse immédiate, d’une part,d’autre part

le contexte de tension militaro politique ne s’y prête pas.

Après les incidents du 10 juin 2008 à Doumeira, la mobilisation militaire est à son point culminant. Ls risques d’une guerre sont de plus en plus présents. De plus, les explosions du 29 octobre 2008 à Hargheisa et à Bossasso, chez nos proches voisins, ont développé un climat de malaise dans notre pays.

Ces deux motifs me conduisent à éviter des énervements inutiles, d’autant plus que les réactions parfois imprévibiles des « Hauts » dignitaires Djiboutiens peuvent être déplacées et catastrophiques.

Toutefois, je n’ai pas manqué de rappeler à haute voix que notre pays est totalement Mal gouverné. La société civile n’a plus de droit à proprement parler, en particulier :

1. les Syndicalistes indépendants,
2. les partis politiques de l’Opposition,
3. la Presse Libre qui a été totalement éliminée. ,

Par ailleurs, j’ai tenu à rappeler qu’en Erythrée les journalistes sont incarcérés et qu’en Somalie les forces d’occupation ont soutenu les assassinats impunis à ce jour de nombreux journalistes.

Reporter Sans Frontière a classé Djibouti en 134 ème position, ce qui est mieux que la position de l’Erythrée qui est tout en bas du classement.

A mon avis, Djibouti devrait être encore plus mal classé que l’Erythrée, car il n’y a plus de journalistes libres qui puissent exercer dans le pays sans risquer une incarcération immédiate, sous divers prétextes "sur mesure" : en ayant recours à des dispositions fallacieuses de flagrants délits, en violation de la Constitution, de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, des Pactes et Conventions signées et ratifiés par la République de Djibouti.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

31/10/08 (B471-B) Press TV : un responsable de la Police échappe à un attentat dans lequel six de ses gardes du corps ont perdu la vie. Somali police chief flees insurgent raid (En Anglais – Info lecteur)

A Somali deputy police commander has escaped an insurgent attack that killed six of his guards south of the Somali capital, Mogadishu.

The abortive attack had targeted the deputy police commander of the Medina and Dharkenley districts. Abdullahi Ali Yari had been the target of the attack on his office, a Press TV correspondent in Somalia reported.

He, however, escaped unharmed while the insurgents killed six of his guards near the office which had reportedly been targeted 19 times over the past three months.

The commander’s precinct has been the site of recurrent insurgent raids.

Besides police stations, Ethiopian bases are the regular target of the insurgents who have refused to stop resistance based on a recent peace agreement that will supposedly see a phased withdrawal of Ethiopian troops from Somalia.

In 2006, Ethiopia intervened to help Somalia’s embattled Transitional Federal Government. Ever since, the country has been the scene of the troops’ unceasing struggle against runaway insurgency.

30/10/08 (B471-B) Condamnation des attentats du Somaliland et du Puntland. Condoléances pour les victimes. Des pistes pour rechercher les commanditaires. (8 dépêches en Français et en Anglais)

__________________________________ 1 – XINHUA

Jean Ping condamne les attaques terroristes dans le nord de la Somalie

Le président de la Commission de l’Union africaine (UA) Jean Ping a condamné mercredi vigoureusement une série d’attentats suicide qui ont tué au moins 28 personnes dans le nord de la Somalie.

Dans un communiqué de l’organisation panarabe, M. Ping a condamné fermement « ces attaques terroristes, qui sont survenues au moment où de nouveaux efforts se sont déployés par l’IGAD ( Autorité intergouvernementale sur le développement), l’UA et les Nations Unies pour parvenir à la paix durable, à la sécurité et à la réconciliation en Somalie ».

Il a réitéré la détermination de l’UA pour continuer à faire tout ce qui peut soutenir les efforts pacifiques en Somalie.

Mercredi, au moins 28 personnes ont été tuées lors d’une série d’attentats à la voiture piégée dans le nord de la Somalie, dont la plupart étaient à Hargeisa, capitale de la région séparatiste de Somaliland.

Les attentats sont survenus alors que des dirigeants régionaux se sont rencontrés à Nairobi, capitale kenyane, pour discuter de l’actuelle crise en Somalie et de la performance du gouvernement de transition.

__________________________________ 2 – XINHUA

Solana condamne les attaques terroristes en Somalie

Le haut représentant de l’Union européenne (UE) pour la politique étrangère et de sécurité commune, Javier Solana, a fermement condamné mercredi les attaques terroristes dans le nord de la Somalie.

« Je condamne fermement les attentats terroristes commis aujourd’hui à Bosasso et à Hargeisa, dans le nord de la Somalie. Je transmets mes plus sincères condoléances aux familles des victimes et exprime ma sympathie aux autorités du Puntland et du Somaliland », a dit M. Solana dans une déclaration.

Selon lui, « seul le dialogue permettrait à la Somalie de trouver une solution à l’actuelle situation dans laquelle elle a vécu pendant une quinzaine d’années. Cela est dans l’intérêt non seulement du peuple somalien, mais aussi dans celui de la région et de l’ensemble de l’Afrique ».

Il a aussi tenu à exprimer son soutien à tous ceux qui travaillent en Somalie pour une paix dans le pays.

Au moins 28 personnes sont mortes et une trentaine d’autres ont été blessées mercredi dans une vague coordonnée d’attentats à la voiture piégée commis à Hargeysa, capitale de la république séparatiste de Somaliland, et dans la ville portuaire de Bossaso, capitale commerciale de la région semi-autonome du Puntland

______________________________3 – Shabelle avec AFP (En Anglais)

Selon un représentant américain, les attentats portent la marque d’Al Quaïda. // Somalia bombings have markings of Al-Qaeda: US official

The deadly coordinated suicide car bomb attacks against key targets in two Somali breakaway states Wednesday have the markings of Al-Qaeda, Jendayi Frazer, US assistant secretary of state for Africa, told reporters in Nairobi.

« Nobody has claimed responsibility for the attacks, but they have the markings of Al-Qaeda, » she said after attending a summit on Somalia in the Kenyan capital.

« We believe that these senseless attacks highlight the determination of violent extremists to undermine peace and stability throughout Somalia and the Horn of Africa. »

Frazer said Washington will continue to support regional efforts to combat terrorism.

« There is a serious terrorist threat in the Horn of Africa, concentrated in Somalia, Somaliland and Puntland and we have to address it as a region, » she said.

Frazer called for action against Eritrea for hosting Sheikh Hassan Dahir Aweys, an influential Somali cleric listed as a terrorist by Washington and who has rejected recent peace talks and ceasefires.

« What I can say is Aweys is sitting in Eritrea… he is in the UN and US terror list. Eritrea is giving a safe haven to a terrorist, we need to act accordingly, » she said.
« He is not for peace in Somalia, he is not for good governance in Somalia, he is making terrorism threats, we need to treat him accordingly, » she told AFP.

__________________________________ 4 – JDD

Attentats en Somalie: Un cheikh soupçonné

Les autorités du nord de la Somalie ont annoncé jeudi l’arrestation du cheikh Chabaab, soupçonné d’être impliqué dans une vague d’attentats suicide qui a fait au moins trente morts la veille.

Les cinq attentats de mercredi dans les régions du Puntland et du Somaliland n’ont pas ouvertement été revendiqués, mais les autorités soupçonnent les insurgés islamistes hostiles au gouvernement et à l’Ethiopie qui le soutient.

Les Etats-Unis ont imputé les attentats à Al Qaïda, qu’ils accusent d’agir à travers Chabaab.

_________________________________ 5 – Centre Info ONU

Attentat : L’ONU en Somalie en deuil après la mort de deux de ses employés

Le résident des Nations Unies et coordonnateur humanitaire pour la Somalie, Mark Bowden, a exprimé jeudi sa peine au sujet de la mort de deux employés de l’ONU dans l’attentat à la voiture piégée qui a frappé la veille un complexe du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à Hargeisa, dans le nord de la Somalie.

Mohammed Geele était conseiller local à la sécurité et travaillait pour l’ONU depuis cinq ans. Il laisse derrière lui une femme et cinq enfants. Sayid Hashi, de Borama, était chauffeur pour les Nations Unies depuis 1997 et laisse derrière lui une femme et trois fils, a précisé le Bureau du résident des Nations Unies dans un communiqué.

« Nos plus profondes condoléances vont aux familles et aux collègues de nos deux employés qui sont morts dans l’explosion », a déclaré M. Bowden. « Actuellement, notre préoccupation immédiate est le bien-être et le soutien aux familles des victimes et des employés qui ont survécu ce traumatisme. Etant donné l’extrême violence de l’attaque, nombre d’entre eux sont profondément bouleversés et pleurent la mort de leurs collègues », a-t-il ajouté.

Six autres employés ont été blessés, dont deux grièvement qui ont été évacués vers Djibouti pour y être hospitalisés. Leur état est stable désormais. L’ONU est en train d’évacuer d’autres employés qui ont besoin d’un traitement médical et d’un soutien psychologique à Nairobi. Les employés indispensables restent à Hargeisa mais leurs mouvements sont restreints, souligne le communiqué.

Au moment de l’attentat, il y avait 74 employés internationaux et 200 employés nationaux des Nations Unies travaillant à Hargeisa. Le complexe compte quatre bâtiments et le toit de certains s’est effondré.

« Alors que la Somalie est l’un des endroits les plus dangereux au monde pour les travailleurs humanitaires, Hargeisa est un endroit relativement stable et par conséquent beaucoup d’employés des Nations Unies étaient basés là », a souligné M. Bowden. « C’est grâce à cette stabilité que l’ONU a été en mesure d’aider le processus de reconstruction, construire des écoles dans un contexte de paix depuis 1998 », a-t-il ajouté.

Les agences des Nations Unies travaillent à Hargeisa et les régions du nord-ouest avec le gouvernement local et les communautés pour fournir de l’eau et des soins. L’assistance est fournie aux gens déplacés par la guerre et qui n’ont pas retrouvé une vie normale. Les agences de l’ONU apportent aussi leur aide dans les domaines de la police, de l’état de droit et de la gestion des finances publiques.

De son côté, le Conseil de sécurité a condamné jeudi « avec la plus grande fermeté » les attentats-suicide commis à Hargeisa et Bosasso, en Somalie, contre les locaux du PNUD, un bureau du gouvernement éthiopien et des services des pouvoirs publics locaux.

Dans une déclaration lue par son Président pour le mois d’octobre, Zhang Yesui (Chine), le Conseil de sécurité souligne que ces « attentats odieux », qui ont fait de nombreux morts et blessés, « semblent avoir été concertés ».

Le Conseil de sécurité présente ses « très sincères condoléances aux familles des victimes de ces attentats, ainsi qu’à la population et aux autorités somaliennes et éthiopiennes ».

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, avait également condamné mercredi ces attentats.

____________________ 6 – ChannelNewsAsia
(Somaliland) (En Anglais)

Déploiement massif des forces de sécurité à Hargeisa après les attentats meurtriers. //
Thousands of security forces were deployed on Thursday across Hargeysa, the capital of the breakaway statelet of Somaliland, a day after deadly suicide car bombings, police said.

« We are still conducting investigations and many of our security forces are deployed in Hargeysa to check all moving vehicles, » police officer Ahmed Hashi told AFP.

« There are thousands of police and military criss-crossing the town. Checkpoints were set up everywhere and they are checking vehicles, » local resident Barqad Ali said.

On Wednesday, five near-simultaneous and apparently coordinated suicide attacks struck high-profile targets in Hargeysa and in Bosasso, the economic capital of the neighbouring breakaway region of Puntland.

In Hargeysa, the bombs targeted the presidential palace, the United Nations Development Programme’s compound and Ethiopia’s diplomatic representation, killing 19 people on the spot.

According to medical sources, one of the injured died overnight, bringing to 20 the number of victims, in addition to the three bombers. At least 30 people are still hospitalised.

In Puntland, the two suicide bombers also died, but no other deaths were reported in the attacks on two anti-terrorism centres. The authorities said six members of the intelligence service were wounded in the bombings.

_________________________________ 7 – Shabelle (En Anglais)

Les forces armées du Puntland blessent un religieux, après les attentats. Puntland troops injure cleric after explosions

The security forces of Puntland semiautonomous have shot and wounded a Somali cleric in the town of Bosaso later on Wednesday after consecutive blasts rocked correspondingly the neighboring Somaliland republic, according to sources.

The residents of Bosaso told Shabelle that fuming soldiers from Puntlnd security agency have came into the house of the cleric whose name Sheikh Mohamud Ismail as well they hit two bullets on his right army then they took him to the central prison in the town after suspected him of connection consecutive deadly blasts in the city

The residents of Bosaso have expressed additional concern regarding the security forces operations on cracking down of the assailants.

There has been no claim of responsibility for the five bomb attacks in the Puntland and Somaliland regions on Wednesday.

Reports also say low flying planes are flying over the space of the town seeing that the residents are expressing concern over those aircrafts.

No curfew was imposed on the town but armed vigilant troops have been deployed on the streets.

Two other simultaneous suicide car bombs struck two separate buildings housing anti-terrorism centres run by the Puntland Intelligence Service (PIS) in the port city of Bosasso.

The president of Puntland, Mohamoud Musa Hirsi Adde, said six members of the PIS were killed in the twin blasts.

« Six members of the Puntland Intelligence Service were killed by the attack in Bosasso, » the president, who was in the economic capital of the semi-autonomous region, told reporters.

The overall death for the coordinated attacks stood at 30, including the five bombers.

____________________________________8 – Le Figaro avec AFP

Attentats en Somalie: Un cheikh soupçonné

Les autorités du nord de la Somalie ont annoncé jeudi l’arrestation du cheikh Chabaab, soupçonné d’être impliqué dans une vague d’attentats suicide qui a fait au moins trente morts la veille.

Les cinq attentats de mercredi dans les régions du Puntland et du Somaliland n’ont pas ouvertement été revendiqués, mais les autorités soupçonnent les insurgés islamistes hostiles au gouvernement et à l’Ethiopie qui le soutient. Les Etats-Unis ont imputé les attentats à Al Qaïda, qu’ils accusent d’agir à travers Chabaab.

31/10/08 (B471-B) REUTERS : l’escadre internationale doit cibler les bateaux mères au large de la Somalie pour mettre un terme aux actions des pirates. Navies must target pirate ‘mother ships’ off Somalia (En Anglais – Info lecteur)

International naval forces operating off the coast of Somalia must be prepared to take on pirate ‘mother ships’ if they are to stem rampant piracy, a senior maritime official said on Thursday.

"We want pre-emptive action against the mother ships before the pirates carry out a hijacking," said Captain Pottengal Mukundan, director of the London-based International Maritime Bureau, which monitors international piracy, referring to the ships pirates use as bases from which to launch attacks.

"The positions of the mother ships are generally known.

What we would like to see is the naval vessels going to interdict them, searching them and removing any arms on board.

"That would at least force the pirates to go back to Somalia to pick up more arms before they could come back again," he told Reuters in an interview.

U.S., European and Russian navy ships, including a fleet operating under NATO, have moved into the Gulf of Aden in recent days to try to stem the piracy threat and protect some of the 20,000 merchant vessels that use the waterway each year.

Around 60 vessels have been seized by pirates this year, with an estimated $18-30 million paid in ransom for the release of crews and ships. A Turkish vessel with 20 crew on board was seized on Wednesday.

But the laws governing what navies can do to take on the pirates are complex.

Only if pirates are caught in the act of piracy — actually boarding a ship and seizing it — can a naval ship intervene with the full force of international law.

Arriving 30 minutes after a vessel has been boarded, when there is a degree of uncertainty over whether those on board are pirates or not, is often too late, experts say. Denmark recently had to return some suspected pirates to Somalia because it couldn’t prove they were pirates after they were seized.

So fuzzy are the laws that the U.S. admiral commanding the NATO fleet was not sure what his rules of engagement would be just days before he left to take up his command this month.

Mukundan said there were currently about four ‘mother ships’ –– seized dhows or other larger fishing boats anchored near international waters — being used by pirates.

The pirates live on the mother ships, storing arms, fuel and other supplies on board, and then target ships, which can include fuel tankers, by catching up to them in high-speed boats and boarding them with rope ladders while heavily armed.

Mukundan acknowledged the legalities of taking on ‘mother ships’ were tricky, but said it could be done if governments gave their naval forces instructions to do it.

"Our position is that this is a major world waterway and it needs to be protected.

The only people that can protect it are the naval forces operating in the area.

"They need to have the direction from their government to do it," he said. "At the end of the day, it depends upon the instructions given to naval commanders on the water by their governments."

30/10/08 (B471-B) Conférence de l’IGAD à Nairobi. Un sommet qui n’a rien apporté sauf des déclarations de bonnes intentions. On dit que certains dirigeants africains dormaient en séance, ce qui montre leur intérêt pour la résolution du problème somalien. (4 dépêches)

________________________________ Info lecteur

Selon M. Abdoulwali  Ibrahim Gar-Yareh, le correspondant à Nairobi (Kenya) de Universal TV, basée a Londres, IOG et le président de l’Ouganda auraient passé la matinée de la conférence à dormir en pleine séance. Cela montre que ces deux dictateurs n’ont vraiment aucun intérêt pour la résolutions de la crise somalienne.

Le sommet de l’ IGAD sur la Somali qui s’est tenu mercredi à Nairobi,se serait conclu sur un constat d’échec, d’après ce même correspondant.

________________________________ 1 – Romandie News avec AFP

Somalie: les dirigeants d’Afrique de l’Est veulent un nouveau gouvernement

NAIROBI – Les dirigeants d’Afrique de l’Est ont appelé mercredi à la formation rapide d’un nouveau gouvernement de transition en Somalie afin de faciliter la mise en oeuvre d’un accord de paix, lors d’un sommet à Nairobi de l’Autorité intergouvernementale de développement (IGAD).

Cinq présidents de l’IGAD – organisation regroupant sept pays d’Afrique de l’Est, dont la Somalie – ont jugé que les institutions somaliennes devraient "nommer un gouvernement (…) dans les quinze jours", dans une déclaration à l’issue d’une réunion consacrée à la crise somalienne.

Des dissensions persistantes entre le président somalien, Abdullahi Yussuf Ahmed, et le Premier ministre de transition, Nur Hassan Hussein, paralysent l’activité du gouvernement et du Parlement depuis plusieurs semaines.

Le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, dont le pays préside actuellement l’IGAD, a jugé qu’"il était grand temps" de mettre un terme à cette situation, en regrettant que "la Somalie n’ait pas reçu l’attention nécessaire de l’ONU ou de la communauté internationale".

La secrétaire d’Etat adjointe américaine aux Affaires africaines, Jendayi Frazer, qui assistait au sommet, a pressé les dirigeants somaliens de cesser leurs querelles et d’éloigner les extrémistes de leurs institutions.

"Les clans somaliens, les leaders somaliens doivent se rassembler pour mieux gouverner leur pays", a-t-elle dit devant la presse.

"Nous demandons au gouvernement fédéral de transition de poursuivre le processus de rassemblement, d’améliorer son fonctionnement et d’isoler les extrémistes qui attaquent des civils, de manière à ce que nous puissions mettre fin à ces 18 années d’Etat en faillite et de gouvernement en faillite en Somalie", a ajouté Mme Frazer.

Elle a dit soutenir l’appel de l’Union Africaine en faveur d’un déploiement de forces de paix de l’ONU pour appuyer les troupes africaines qui combattent actuellement les insurgés à Mogadiscio.

"Nous pensons que le Conseil de sécurité de l’ONU devrait répondre rapidement à cette demande", a-t-elle ajouté.

Mercredi, la Somalie a été secouée par de nouvelles violences. Cinq attentats à la voiture piégée ont visé des bâtiments stratégiques et l’ONU dans le pays, tuant au moins 19 personnes et cinq kamikazes.

Les attentats, commis quasi simultanément dans les deux villes principales du nord de la Somalie, – Hargeisa, capitale de la République autoproclamée du Somaliland et Bosasso, capitale économique du Puntland, région semi-autonome – n’avaient toujours pas été revendiqués mercredi.

Le gouvernement somalien et l’opposition islamiste modérée ont signé dimanche un accord sur l’entrée en vigueur le 5 novembre d’un cessez-le-feu, appelé à ouvrir la voie au retrait d’ici début 2009 des troupes éthiopiennes présentes dans le pays depuis deux ans.

Pays en guerre civile depuis 1991, la Somalie fait face à une situation humanitaire catastrophique et est le théâtre de violences meurtrières quasi quotidiennes entre d’un côté les forces somaliennes et éthiopiennes alliées et de l’autre des insurgés dirigés par la mouvance islamiste.

________________________________ 2 – XINHUA

Somalie: un plan de paix régional pour le rétablissement de la paix

Les dirigeants régionaux participant à un sommet spécial à Nairobi mercredi ont produit un plan de paix en cinq points devant être mis en oeuvre par les dirigeants somaliens pour rétablir la paix dans la nation de la Corne de l’Afrique.

Dans une déclaration conjointe, les dirigeants du Kenya, de l’Ouganda, de Djibouti, de l’Ethiopie et du Soudan, tous les membres de l’Autorité intergouvernementale pour le développement ( IGAD), ont prévenu que l’échec de la mise en application du plan de paix forcera les pays de la région à revoir leurs options étant donné que la vie ne continuera plus comme avant.

Les leaders de la région veulent que les dirigeants somaliens forment un gouvernement sur la base de la résolution précédente du Parlement somalien du 11 octobre 2008 d’ici 15 jours à partir de mercredi.

Les dirigeants ont proposé que le gouvernement de transition somalien devrait créer une Commission de sécurité conjointe (JSC) et ses sous-commissions comme stipulées dans l’Accord de Djibouti qui seront opérationnelles le 10 novembre mais pas plus tard que le 25 du même mois.

Ils ont aussi appelé les leaders somaliens à finaliser l’élaboration de la constitution du pays, promulguer les lois électorales et celles sur les partis, et créer l’administration Banadir comme prévu dans la feuille de route d’Addis Abeba d’ici 15 jours à partir de mercredi.

Les dirigeants régionaux ont indiqué qu’ils pourraient réfléchir sur le prolongement de la période de la transition en conformité avec les dispositions de la charte fédérale de transition sur la base des progrès réalisés sur le terrain.

Ils ont vivement recommandé aux dirigeants somaliens de soumettre les rapports de progression de la mise en oeuvre des mesures sus-citées tous les deux mois au Conseil des ministres de l’IGAD, qui examinera les progrès accomplis.

"Les dirigeants ont réitéré qu’à défaut du respect de ce qui précède, l’Assemblée de l’IGAD se réunira et révisera ses options étant donné que la vie ne continuera plus comme par le passé", ont prévenu les dirigeants dans une déclaration conjointe.

L’Assemblée des chefs d’Etat et de gouvernement de l’IGAD a aussi pris la résolution de se réunir tous les six mois afin d’examiner les progrès enregistrés dans la mise en oeuvre du plan de paix de cinq points destiné à rétablir la paix en Somalie.

"Les dirigeants ont décidé de créer des mécanismes dirigés par un facilitateur pour aider à la supervision de la mise en application des décisions et rendre compte des progrès accomplis au Conseil des ministres de l’IGAD et à l’Assemblée des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Autorité".

"Les chefs d’Etat et de gouvernement ont fortement recommandé à l’ONU de prendre des mesures pour remplir sa part de responsabilité telle que prévue dans l’Accord de Djibouti signé le 19 août 2008 et ses modalités de mise en oeuvre comme acceptées par les parties, en particulier la requête de couvrir les besoins financiers d’une police forte de 10.000 hommes à partir du 5 novembre 2008," selon la déclaration.

Le sommet de l’IGAD s’est tenue alors qu’une vague d’attaques suicide a eu lieu dans le nord de la Somalie mercredi, faisant au moins 21 morts et de nombreux blessés.

________________________________ 3 – The Nation (Ke) (En Anglais)

Les Nations unies ont été critiquées pour leur "inaction" en Somalie, ce qui contribue à entretenir le climat de violence et d’insécurité. // The United Nations has come under heavy criticism for inaction in war-torn Somalia, resulting in the continued instability in the country.

Speakers at an Inter-governmental Authority on Development (Igad) summit in Nairobi on Wednesday criticised the international body for not doing much to bring peace and stability to the Horn of Africa country.

It has not had an effective government for almost two decades. President Kibaki called for the UN to "step up" and help bring security in the volatile country.

Resources

"The international community has not provided adequate resources for peacekeeping to the Transitional Federal Government to fully implement its mandate," he said.

"Kenya, therefore, appeals to the United Nations to step up and honour its mandate of maintaining international peace and security," he added.

In a communique read by Igad Council of Ministers chairman Seyoum Mesfin, the group’s heads of state and government urged the UN to quickly fulfil its responsibilities as stipulated in the Djibouti agreement of August 19 to cover the costs of the 10,000 strong police force for Somalia.

They expressed regret over the delay by the international community in responding to repeated appeals by Igad, the African Union and the UN to strengthen and provide support to the African Mission in Somalia.

In the 21-point communique, President Kibaki, southern Sudan’s Salva Kiir and Djibouti’s Omar Guelleh called on the international community to help strengthen transitional federal institutions.

They said this should be done through capacity building and provision of technical and humanitarian assistance to alleviate the suffering of thousands of the displaced people of Somalia.

Ethiopian leader Meles Zenawi said: "Somalia has not been given required support by the UN and international community at large."

He said only Uganda and Burundi had provided troops to Somalia. "I don’t see why the international community has found it difficult to do something to an African country to ensure stability

______________________________ 4 – Al Jazeera (En Anglais)

Il a été demandé aux leaders somaliens de former un nouveau gouvernement. // Somalia asked to form new cabinet

Somali leaders have been urged to form a new cabinet within two weeks in an effort to restore peace in the strife-torn country.

Five presidents attending a regional summit in Nairobi, Kenya, said on Wednesday that members of the Transitional Federal Government (TFG) should appoint a cabinet within 15 days.

The statement from the Inter-Governmental Authority on Regional Development (Igad) is likely to disappoint Somalis who had been hoping for an end to the years of violence and instability that has blighted their country.

The Somali interim government was criticised by Igad, the body that helped to create it four years ago, for failing to resolve the longstanding political deadlock.

Abdullahi Yusuf, the Somali president, and Nur Hassan Hussein, his prime minister, had previously signed an agreement in Addis Ababa, the Ethiopian capital, aimed at ending months of infighting.

But political deadlock has persisted, stalling government and parlimentary operations.

Mwai Kibaki, the Kenyan president, said: "It is necessary that [the deadlock] is overcome for positive progress to be made.

"I, therefore, call upon all the Somali leaders to put aside their differences for the sake of peace, stability and the welfare of their people."

Disappointment

Al Jazeera’s Mohammed Adow, reporting from Nairobi, said that the outcome of the meeting may disappoint many people.

"The call to form a new cabinet will be seen as disappointing to many people because it effectively gives the green light for the TFG to keep going the way they are," he said.

"There has been no significant resolutions put forward at the summit in a bid to end years of conflict in Somalia."

Meles Zenawi said he would keep Ethiopian troops in Somalia if the ICU took power [AFP]

Meles Zenawi, the Ethiopian prime minister, whose forces are battling Islamist fighters in Mogadishu, the capital, warned against neglecting Somalia.

"The transitional federal institutions are in paralysis. It is high time that this situation was addressed … and in all seriousness," he said.

"Somalia has not been given required attention either by the United Nations or the international community."

Seyoum Mesfin, the Ethiopian foreign minister, said that Yusuf and his successive prime ministers had "not managed to create any institutions of governance to speak of" since they came to power in December 2006.

"The continuing feud within the leadership … had contributed to the paralysis of the TFG," he said.

Ethiopian forces helped bring the TFG to power after ousting fighters loyal to the Islamic Courts’ Union (ICU) in 2006.

The TFG was formally established in 2004, but its influence did not extend beyond the town of Baidoa until the Ethiopian army entered Somalia nearly two years ago.

Charter to expire

Somalia’s transitional federal charter expires next year when a new constitution is to be drafted and elections held, although there is widespread scepticism over whether polls can take place.
Despite pledges from some African governments, only Uganda has contributed significant numbers to a peacekeeping force in the country.

On Sunday, a UN-sponsored peace process in Djibouti announced that a deal had been signed by the transitional government and the Alliance for the Reliberation of Somalia, the main Islamist-dominated opposition group.

The agreement provides for a ceasefire and an Ethiopian troop pullback to begin next month, with security responsibilities gradually handed over to Somali police until a UN peacekeeping force is deployed.

The main Islamist group, which now controls most of southern and central Somalia, rejected the announcement.

The al-Shabab accuses Addis Ababa of occupying Somalia and has refused to negotiate before a full withdrawal is completed.

30/10/08 (B471-B) La crise entre Djibouti et l’Erythrée fait monter la tension entre les deux pays et le risque d’un affrontement dramatique. (3 dépêches)

(Note de l’ARDHD : à noter que la diplomatie française s’agite beaucoup à l’ONU pour tenter de trouver une solution à la crise. Serait-elle inquiète à l’idée d’avoir à défendre militairement Djibouti, en cas de conflit, en application des accords de défense ?)

____________________________ 1 – Africatime avec BBC

Djibouti: "risque de guerre" avec l’Erythrée
(BBC Afrique 30/10/2008)

Omar Guelleh avertit que son pays risque de n’avoir "qu’un seul choix".

Le président djiboutien Omar Guelleh avertit que son pays va devoir entrer en guerre contre l’Erythrée à moins d’une intervention des Nations unies pour résoudre les tensions de plus en plus graves provoquées par un différend frontalier.

Le pays a accusé l’Erythrée d’avoir envahi son territoire et son ambassadeur à l’ONU a déclaré à la BBC qu’elle esquive les efforts de médiation.

Omar Guelleh a demandé l’aide du Conseil de sécurité pour aider à régler le litige. Selon lui "une poursuite de l’inaction encouragerait l’Erythrée à persister dans son attitude" ce qui, ajoute-t-il, "ne laisserait qu’un seul choix à mon pays, celui de la guerre".

Rappelons que 9 soldats djiboutiens ont déjà été tués lors d’affrontements entre les forces des deux pays il y a quelques mois, qui ont aussi fait une soixantaine de blessés.

En juin dernier, Le Conseil de sécurité avait appelé Djibouti et l’Erythrée à conclure un accord de cessez-le-feu, demandant à la partie érythréenne de retirer ses troupes de la zone des combats.

La France (l’ancienne puissance coloniale à Djibouti) demande elle aussi aux deux camps d’engager des pourparlers sur leur différend frontalier.

Elle prépare un plan qui sera soumis au Conseil de sécurité, réclamant notamment le retrait des forces érythréennes.

L’Ethiopie accusée

La frontière est située dans une zone stratégiquement importante

L’ambassadeur de l’Erythrée à l’ONU, Araya Desta, affirme de son côté que son pays n’a aucune ambition territoriale et veut vivre en bon voisinage avec Djibouti. Mais il accuse l’Ethiopie de déployer des troupes sur les hauteurs à la région frontalière entre les trois pays.

Selon lui "l’Ethiopie a construit, à parti du côté djiboutien, un réseau de routes menant à ces positions et déployé des pièces d’artillerie à longue portée et d’autres équipements lourds, qui visent le territoire érythréen".

Mais l’ambassadeur djiboutien à l’ONU, Roble Olhaye, accuse l’Erythrée d’avoir "rejeté ou esquivé toutes les tentatives internationales de médiation".

Sornettes

Répondant aux question du programme de la BBC Network Africa, le diplomate a précisé: "depuis quatre mois toutes les organisations internationales essaient de parler aux Erythréens. Toutes les organisations régionales ont essayé d’envoyer des missions à ASmara (la capitale éryhtréenne) mais elles n’ont même pas reçu de visas".

Quant aux accusations de concentrations de troupes éthiopiennes dans la région frontalière, Roble Olhaye les rejette catégoriquement, les qualifiant de "sornettes".

Son homologue érythréen de son côté déclare que son pays ne veut pas se laisser entraîner dans un "conflit artificiel".

Rappelons que depuis son indépendance en 1993, l’Erythrée a déjà été opposée à ses voisins dans deux conflits majeurs.

A noter en outre que la frontière entre le pays et Djibouti est située dans une zone stratégiquement importante, à l’entrée de la Mer rouge. Et la France ainsi que les Etats-Unis ont des forces stationnées en territoire djiboutien.

_______________________________ 2 – Les Afriques

Le gouvernement érythréen mis en embargo par les USA

Le gouvernement érythréen a dénoncé, dans un communiqué, la décision de Washington d’interdire aux entreprises américaines de vendre des armes à Asmara.

Washington a annoncé cette interdiction en accusant Asmara de « soutenir des groupes terroristes », en Somalie notamment.

« Cette mesure injustifiée est simplement provoquée par la frustration du gouvernement américain, suite aux mauvaises politiques qu’il conduit en Somalie, en Ethiopie, au Kenya et au Soudan », estime le Ministère érythréen des affaires étrangères dans ce communiqué.

Les Etats-Unis ont, à plusieurs reprises, menacé d’ajouter l’Erythrée à la liste noire des Etats soutenant le terrorisme.

______________________________ 3 – Les Afriques


L’ONU veut la paix entre Djibouti et l’Erythrée

Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont déploré la poursuite de l’occupation d’une partie du territoire de Djibouti par l’Erythrée malgré leur appel en juin dernier à y mettre fin.

Lors d’un débat public au Conseil, l’ambassadeur de France Jean-Maurice Ripert a proposé d’engager rapidement des consultations, en vue de rédiger un texte.

Il s’agirait, a déclaré le diplomate français, de « réitérer fortement les demandes adressées par le Conseil à l’Erythrée, en particulier le retrait de ses forces », et de « la condamner si elle persiste dans son refus de tout dialogue sur ce sujet ».

« Ces demandes devraient s’accompagner d’une échéance claire », a ajouté M. Ripert.